Le Bloc débloque !

Mario BeaulieuEnfin, un leader qui n’a pas la langue de bois. Un chef de parti qui montre ses vraies couleurs, qui dévoile ses vraies intentions. Je veux parler de Mario Beaulieu, qui vient d’obtenir la chefferie du Bloc québécois à Ottawa.

Son élection est sans équivoque et il n’a pas eu peur d’affirmer énergiquement son action de vouloir travailler pour la souveraineté du Québec. Dès ce pavé jeté dans la marre fédéraliste, on a vu les autres partis sortir l’épouvantail à moineau. Du déjà vu ! Comme ils n’ont que quatre députés, le Bloc n’est pas vraiment équipé pour faire trembler les colonnes du Temple, mais c’est rafraîchissant d’entendre cette voix nationaliste clamer haut et fort, son idéal politique.

C’est l’erreur que quelques-uns de ses prédécesseurs on fait, de camoufler les raisons fondamentales de leur existence et se contenter de faire du temps avant la retraite. Comme le Parti québécois, cette mauvaise habitude de mettre en veilleuse l’option nationale pour se concentrer à être un bon gouvernement, ça ne fonctionne plus !

À l’aube de se choisir un nouveau chef, un examen de conscience s’impose et le Parti québécois doit revenir à ses valeurs fondamentales de faire du Québec un pays, même s’il doit représenter longtemps l’opposition officielle. C’est connu, les gouvernements s’usent vite et tôt ou tard on les remplace. Il doit sans cesse faire comme Mario Beaulieu, développer l’option et en faire la promotion en toutes occasions. Le peuple décidera du moment, démocratiquement et en toute connaissance de cause, de se lancer dans l’aventure.

Le nouveau chef du Parti québécois devra être un Mario Beaulieu ou quelqu’un d’aussi déterminé. Le temps des cachettes est révolu et il faut dire les vraies affaires. La clarté, ça existe. Bonne chance Monsieur Beaulieu et que le PQ s’en inspire.