Un détour de plus de 80 kilomètres

Smiley gênéEnfin l’été et qui dit été dit chaleur, soleil et tour de machine, comme disait mon père du temps de ma jeunesse. Hier soir, alors que cette nostalgie s’emparait de Louise et moi, quoi de mieux qu’une jolie ballade qui ne devait pas prendre plus de deux heures, mais qui en a pris quatre finalement. Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand-chose alors pour toutes les personnes qui ont subi mes sarcasmes devant un GPS, voilà l’occasion de vous moquer de moi. Je me dévoile et je me mets à nu.

Pour vous placer dans le contexte, disons que j’ai de la difficulté à bien situer les villages du long de la rivière Richelieu. Est-ce que St-Denis est du côté est ou ouest de la rivière. Même chose pour St-Marc et St-Roch. Alors rien de mieux que le GPS pour nous guider et c’est ici que mon récit commence.

La mission est de prendre possession d’un sac de sport au camping Domaine des érables à St-Roch-de-Richelieu, pour le livrer au camping Les arpents verts de Napierville. Une petite ballade tranquille qui s’est transformée en marathon. Me rappelant être déjà allé à ce camping dans le passé, je fais une recherche dans mes favoris du GPS et, chanceux, je trouve le Domaine de l’érable. J’indique cette destination au bidule et nous voilà en route. Il est 19h30 et le coucher de soleil s’annonce magnifique.

J’enfile sur la 30 Est et mon co-pilote de plastique m’informe que je devrai emprunter la 20 Est plus loin. Comme dans mon esprit, je suis persuadé que c’est par la 30 que je dois passer, je fais fi de ses instructions et je reste sur ma route. À Calixa-Lavallée, j’emprunte la sortie 107 et je roule, roule et roule encore pour aboutir sur la 20 Est à… Beloeil ! C’est alors que mon GPS m’annonce que je devrai sortir à St-Simon, avant Drummondville. C’est là que j’allume ! La destination que j’avais programmée au départ était le Domaine DE L’Érable, une érablière que j’avais fréquentée il y a quelques années. Toute une différence ! Je venais de réaliser mon erreur.

Mais je n’étais pas au bout de mes peines. Je programme la bonne adresse du camping et je prends le Chemin des Patriotes en longeant le Richelieu vers St-Ours, dans l’espoir de prendre le petit traversier qui m’amènera à St-Roch, de l’autre côté. Vous vous doutez bien qu’en arrivant à St-Ours, il n’y avait que de l’eau et pas de passerelle. On a continué jusqu’à Sorel pour revenir du bon côté de la rive et reprendre la 30 Ouest jusqu’à la sortie 126 et aboutir où nous devions être vers 20h30. Il était 21h45. J’étais à dix minutes de là 75 minutes plus tôt et 80 kilomètres en moins. Méchant détour !

Une fois le sac de sport récupéré, ça été un jeu d’enfant d’aller à Napierville et de compléter notre mission. Sur le coup de 23h30, nous revenions à la maison avec près de 300 kilomètres de plus à l’odomètre. Il y a des jours comme ça où tout semble aller de travers. On fait confiance à une machine et finalement elle n’y était pour rien. C’est votre humble serviteur qui n’a pas fait les choses convenablement, en ajoutant la bonne adresse de destination comme à son habitude. Ça m’apprendra. Mais le bon côté de l’aventure est que ça me fait de la bonne copie pour le blogue tout en vous permettant de vous payer ma tête. Un fait demeure cependant, ce fut tout un tour de machine et mieux vaut en rire.