Un monument s’éteint!

Jean BéliveauJean Béliveau a rejoint son Créateur mardi soir, à l’âge vénérable de 83 ans, après une vie on ne peut plus remplie. Ce Monsieur, plus grand que nature, aura marqué la vie de beaucoup de personnes, tout autour de la planète. Toutes les stations de radio et de télévision, de plus de vingt pays, sans oublier les réseaux sociaux, lui ont rendu un hommage bien mérité.

Ce qui a surtout retenu mon attention, c’est sa grandeur humaine qui a été mise à l’avant plan, plus que ses exploits sportifs. Il a été dans l’organisation des Canadiens de Montréal, comme joueur et administrateur, plus de 60 ans. Capitaine des glorieux durant 10 ans, il détient encore ce record de longévité conjointement avec Saku Koivu, en plus d’être, encore aujourd’hui, le meneur au chapitre des points en séries éliminatoires. Il vient maintenant d’entrer dans la légende immortelle.

Il a toujours fait l’unanimité et respecté le peuple. Les anecdotes rapportées par monsieur tout-le-monde et par les gens de hockey sont à l’unisson pour décrier combien il était exceptionnel. Déjà on s’active pour immortaliser son souvenir; peut-être nommer un trophée de la Ligue Nationale de Hockey en son nom, ou nommer le futur amphithéâtre de Québec en son honneur.

Quoi qu’il en soit, il sera exposé en chapelle ardente au Centre Bell, dimanche et lundi et ce sera une reprise de l’hommage grandiose réservé à une autre légende disparue; Maurice Richard.

Chacun a son anecdote ou sa petite histoire sur Monsieur Béliveau, mais la mienne date du début des années soixante, alors qu’il était l’invité d’honneur à l’école de mon quartier, afin de clôturer la saison de hockey amateur à Longueuil. Il m’avait remis sa carte de hockey, autographiée de sa main. Ce qui m’avait surtout frappé, en plus de sa taille gigantesque, c’était qu’on pouvait lire facilement sa signature, suivie de son fameux numéro 4. Par la suite, je l’ai croisé à quelques reprises et chaque fois, il demeurait aimable, poli et gentleman. Monsieur Béliveau, c’était la grâce, la noblesse et l’élégance, tant sur patin que dans la vie de tous les jours.

Cette réputation est loin d’être surfaite et j’ai bien aimé la délicatesse de la direction du Wild, avant le match qu’ils disputaient aux Canadiens hier soir au Minnesota; tout en soulignant le décès de Monsieur Béliveau, jumelé également au décès dimanche dernier de Murray Oliver, ex-joueurs des défunts North Stars du Minnesota, Jean Béliveau2l’hymne national du Canada a été interprété en français et en anglais. De la grande classe, à l’instar de Jean Béliveau lui-même.

Au revoir Monsieur Béliveau. Vous faites partie des rassembleurs et de là-haut, vous pourrez mesurer l’ampleur de votre passage sur cette terre, tout en continuant de briller parmi les étoiles. Probablement que le Rocket vous attend déjà.