Thanksgiving réussie et foire manquée

Nous sommes en plein long congé de la Thanksgiving en cette sixième semaine hors du Québec. Si la télé vous montre la ruée vers les étalages des boutiques d’électronique, pendant les bulletins de nouvelles, dites-vous que ce n’est pas du cinéma ou de la fiction; c’est la pure réalité. Durant la journée, alors que tous les commerces sont fermés, la meute planifie sa soirée pour passer à l’action dès que ceux-ci ouvrent leurs portes. À grand coup de sorry, ça se piétine et ça se bouscule, comme la misère sur le pauvre monde, pour ne pas rater l’aubaine sur l’objet de convoitise. La ruée se poursuit comme ça toute la nuit. On a appris également que les achats en ligne ont explosées au point d’obliger les centres d’expédition à embaucher du personnel supplémentaire pour répondre à la demande.

2014-11-27 002Mais toute cette euphorie, en sages que nous sommes, nous a convaincu de rester au complexe pour profiter du succulent repas traditionnel servi à la salle communautaire. Dinde, pommes de terre en purée, patates douces, légumes, sauces et tout ce qui accompagne ce menu incluant le dessert, nous étaient servis pour la bagatelle de 10$. Avouez que pour ce prix, c’était l’aubaine, sans se marcher sur les pieds! Et, contrairement au Welcome dinner du 15 novembre dernier, les assiettes débordaient littéralement de victuailles. Selon les organisateurs, un nouveau record de 260 convives a été établi pour l’événement, pulvérisant l’ancienne marque de 150.

Exceptionnellement, on a eu droit à la danse et les canadiens ont pris le plancher d’assaut sous le regard ébahi des américains, du moins ce qu’il en restait. Par contre, pas question de veiller tard; à 20 heures, la disco-mobile s’éteignait. Fin des émissions et allez au dodo, gens aux tempes grises, avant de vous exciter au point de ne pouvoir dormir… Ouppélaye! L’art de casser un party. Qu’à cela ne tienne, nous sommes rentrés dans nos confortables chaumières alors que le mercure portait déjà son foulard.

Hier, les québécois s’étaient donné rendez-vous à la foire Allemande-américaine de Cape Coral pour un marché de Noël, avec des dégustations de mets typiques, des kiosques d’artisanat, des bars pour profiter de bonnes bières avec des collets épais comme ça… Enfin bref, l’affiche promettait beaucoup. À notre arrivée vers 14h30, on avait plutôt l’impression que c’était terminé. En moins de 15 minutes, on avait déjà fait le tour; un vrai Val-Jalbert. En fait, nous étions trop tôt puisque l’ouverture était prévue pour 15h. On a bien goûté au porc pané en bâton mais pour la saveur, on repassera. D’autres ont choisi les crêpes aux patates avec le même commentaire. Par contre, la bière était définitivement à la hauteur. Elle était savoureuse et bienvenue pour satisfaire un gosier asséché après une si longue marche.

Sans prendre racine, nous sommes repartis vers le Gulf Coast Town Center pour visiter quelques boutiques en compagnie de Carole et Mario, puis souper au Miller’s Ale House de l’endroit, pour enfin assister à la prestation des Hat Boys sur la grande scène extérieure. Un beau spectacle avec ses airs Motown et Oldies, mêlés à des chansons de Noël sous un frisquet et venteux 18°C.

Finalement, parlant de Noël, la féérie des lumières multicolores prend forme ici à Pioneer Village. Je vous promets de photographier les plus belles décorations pour les exposer dans l’album photos Floride – Hiver 2014-2015, en marge droite du blogue. Et comme on dit aux petits bouts d’choux énervés à la veille de la grande Fête; – Soyez patients!

Pour comprendre les différences

François-Xavier T21Aujourd’hui en parcourant ma page facebook, j’ai été attiré par le cri du cœur d’une maman qui a mis au monde un enfant atteint de Trisomie 21, une anomalie chromosomique congénitale provoquée par la présence d’un chromosome surnuméraire pour la 21e paire. Physiquement, ces personnes ont une morphologie quelque peu particulière et avec les progrès de la médecine et le suivi paramédical (telle que l’orthophonie), la qualité de vie des personnes trisomiques 21 s’est considérablement améliorée, ainsi que leur espérance de vie.

Malgré tout, les préjugés sont tenaces et le regard des autres peut être dur pour des parents. C’est précisément l’objet de cette réflexion; comprendre les différences au point de ne plus les voir. Ma nièce de 23 ans en est atteinte et elle fait la fierté de toute la famille. Elle est attachante, sociable, souriante, pleine d’énergie et justement, mord pleinement dans sa vie. Certes, elle est dans son monde, mais pour nous, aucune barrière n’existe. En observant bien ces personnes, on a beaucoup de leçon de vie à apprendre et c’est pourquoi je veux partager la confession de cette mère avec vous, afin de vous sensibiliser à son quotidien.

« J’ai de la peine ce matin! J’ai le cœur blessé! Vous allez me dire, pourquoi???

Je n’écris pas souvent, je suis sur plusieurs groupes de mamans et ce matin on parlait de la Trisomie 21. Un sujet avec lequel je vis à tous les jours. Un sujet qui me tient à cœur. Un sujet pour lequel je vais me battre jusqu’à la fin de mes jours.

Comme plusieurs ici vous savez que mon tout petit François-Xavier est trisomique. Mon fils est comme tous les autres petits garçons. Il aime ce que tous les petits garçons aiment; les autos, des bateaux, sa tablette, son Nintendo DS, et ses crayons. Mon fils est heureux. Mon fils respire le bonheur comme surement la plupart de vos cocos! Mon fils ne manque de rien. Il va dans un CPE, il commence à parler, il sait plusieurs lettres de l’alphabet, il compte jusqu’à 10. Mon fils n’est pas mieux que les autres mais c’est MON FILS, mon trésor, le trésor le plus précieux que la vie m’a donné, mis à part ma fille!

De grâce avant de répondre à des questions de ce genre, posez-vous seulement une question: est-ce que je blesse une maman en disant cela?

Je ne suis pas une égoïste parce que j’ai décidé de m’occuper de mon fils au lieu de le laisser mourir à sa naissance! Parce que oui il a eu 3 opérations majeures. J’ai sacrifié ma carrière pour prendre soins de mon fils, des gens entrent et sortent de chez nous. Des ergothérapeutes, des physiothérapeutes, etc.! Malgré tout cela je me sens bien seule quand les gens me regarde avec dégout, je me suis sentie bien seule quand je me suis fait demandé: – pourquoi vous l’avez gardé?

… Désolée du roman mais je voulais juste vous sensibiliser à ce que je peux (et toutes les mamans d’enfants différents) vivre!

(C’est un texte que j’ai écrit ce matin sur une page de maman) Je sais qu’à moi seule je ne pourrai jamais changer les choses. Mais je vais peut-être toucher plusieurs personnes. Et qui sait peut-être changer la vie d’une maman…

Dannie, maman de François-Xavier, T21. »

En conclusion à cette réflexion, je vous invite à relire l’article, sur le sujet, que j’avais publié le 3 décembre 2010 sur ce blogue, en cliquant le lien suivant : https://normandnantel.com/2010/12/03/dieu-et-les-enfants-handicapes/

La Thanksgiving ou les États-Unis en folie

ThanksgivingSi le congé férié de l’Action de Grâces au Canada est toujours célébré le deuxième lundi d’octobre, il en va de même aux États-Unis, exception faite de la date qui est le jeudi suivant le 26 novembre. En fait, la Thanksgiving, comme on l’appelle ici, a la même signification et raison d’être; remercier le Seigneur pour l’abondance des récoltes. Si l’origine de cette célébration remonte aussi loin qu’en 1620, il fallut attendre le 3 octobre 1789 pour que George Washington, alors président des États-Unis d’Amérique, décrète le premier Thanksgiving Day.

Aujourd’hui, c’est le plus grand happening de toute l’année qui s’étend sur quatre jours. Étant un jour férié et chômé, tous les commerces et institutions sont fermés à travers le pays. Pour illustrer l’ampleur du phénomène, prenez le Boxing Day, tel qu’on le connaît et multipliez-le par 10. Le géant WalMart ne fait pas exception à la règle et cesse ses opérations pour cette seule journée de l’année. Partout la dinde est à l’honneur et il est possible de les acheter depuis le début de novembre pour aussi peu que 0,59$ la livre. Imaginez, une grosse dinde de 14 livres pour 8$ et quelques cents.

Ici, à Pioneer Village, un souper est prévu à la salle communautaire et tout de suite après, hop! Pas de soirée dansante comme à l’habitude, c’est la course aux aubaines qui commence. Le Black Friday! Je ne parle pas pour nous qui sommes plus sages évidemment. Les magasins et centres commerciaux ouvrent leurs portes vers 18h00 jusqu’au milieu de la nuit pour certains, alors que d’autres le sont pour 28 heures consécutives. C’est l’euphorie et principalement chez les revendeurs de produits électroniques et ce, même si les aubaines ont débuté au début du mois.

Vous savez combien les américains sont friands du football de la NFL… Eh bien, Il y a trois matchs de prévus à l’horaire de la télé nationale… et canadienne puisque TVA Sports les diffuse toute la journée. Mon ami Robert doit être au septième ciel de cette nouvelle.

Nous en sommes à notre troisième expérience de Thanksgiving et j’observe que, mis à part le congé qui s’ensuit, la réputation économique de l’événement est surfaite. Un peu comme au Québec où le boxing day débute toujours une semaine ou deux avant Noël, les «aubaines» sont déjà affichées et offertes depuis les premiers jours de novembre. On constate également que les big deals sont généralement attribués à des marques très peu connues ou à des articles de qualité discutable et douteuse. Ça demeure un mythe qui perdure et qui fait quand même rouler l’économie. Les restaurants bondés en font foi. Alors je lève mon verre aux amerloques et bonne Thanksgiving.

Pour votre information et votre culture générale, voici la reproduction du décret de George Washington du 3 octobre 1789, démontrant le caractère religieux de cette fête. C’est toujours intéressant de pouvoir lire la syntaxe de l’écriture de l’époque.

« Une proclamation du président des États-Unis d’Amérique.

« Considérant que c’est le devoir de toutes les Nations de reconnaître la providence de Dieu Tout-puissant, d’obéir à sa volonté, d’être reconnaissantes pour ses bienfaits, et humblement implorer sa protection et sa faveur, et tandis que les deux Chambres du Congrès m’ont, par leur Comité mixte, demandé de recommander au Peuple des États-Unis qu’un jour public d’action de grâce et de prières soit observé en reconnaissance aux nombreux signes de faveur de Dieu Tout-puissant, particulièrement en ayant donné au Peuple les moyens d’établir pacifiquement une forme de gouvernement pour sa sûreté et son bonheur.

« Maintenant donc, je recommande et assigne que le premier jeudi après le 26e jour de novembre soit consacré par le Peuple de ces États au service du grand et glorieux Être, qui est l’Auteur bienfaisant de tout ce qu’il y a eu, qu’il y a et qu’il y aura de bon. Nous pouvons alors tous nous unir en lui donnant notre sincère et humble merci, pour son soin et sa protection, appréciés du Peuple de ce Pays, avant que celui-ci ne soit devenu une Nation de pitié ; pour les interpositions favorables de sa Providence lors de nos épreuves durant le cours et la fin de la récente guerre ; pour le grand degré de tranquillité, d’union, et d’abondance, que nous avons depuis appréciées ; pour le pacifisme et la raison qui nous ont été conférés pour nous permettre d’établir des constitutions de gouvernement pour notre sûreté et notre bonheur, en particulier la Loi nationale récemment instituée, ; pour la liberté civile et la liberté religieuse formant à elles seules une vraie bénédiction ; pour les moyens que nous avons d’acquérir et de répandre la connaissance utile ; et d’une manière générale pour toutes les grandes et diverses faveurs qu’il nous a bien heureusement conférées.

« Nous pouvons alors nous unir en offrant le plus humblement nos prières et supplications au grand Seigneur et Gouverneur des Nations et le solliciter pour pardonner nos transgressions nationales et autres transgressions ; pour nous permettre à tous, en poste public ou privé, de remplir nos nombreuses fonctions respectives, correctement et ponctuellement ; pour permettre à notre gouvernement national de rendre bénédiction à toutes les personnes, en étant constamment un Gouvernement de lois sages, justes, et constitutionnelles, discrètement et loyalement exécutées et obéies ; pour protéger, guider et bénir tous les Souverains et toutes les Nations (particulièrement celles qui ont montré de la bonté envers nous), afin de leur assurer paix et concordance, et assurer un bon gouvernement ; pour favoriser la connaissance et la pratique vraies de la religion et de la vertu, ainsi que davantage de science parmi eux et nous, et accorder généralement à toute l’Humanité un tel degré de prospérité temporelle comme lui seul sait pour être le meilleur.

« Donné sous ma main à la Ville de New-York le troisième jour d’octobre par année 1789 de notre Seigneur. »

Les contes approchent…

Contes de Noël2Dans un mois, nous fêterons Noël. Une période de l’année que j’affectionne particulièrement et qui fait rejaillir en moi, tant de souvenirs. La fébrilité de l’Avent, le scintillement des lumières multicolores dans le traditionnel sapin, les festivités, les élans de générosité, la famille, les amis, la joie, l’amour, on pourrait ajouter plein de qualificatifs tout aussi évocateurs pour cette Fête de la Nativité. Ici en Floride, une fois la Thanksgiving passée, on assiste aux mêmes rituels que ceux observés dans les paysages enneigés du Nord, exception faite de la neige bien sûr.  Les décorations abondent et on peut sentir toute l’effervescence que cette Fête provoque.

Mis à part le vague souvenir des visites chez mes grands-parents, alors que j’étais tout petit, j’ai connu mon premier arbre de Noël à 17 ans, au moment de rencontrer ma Loulou. Décorer ce symbole frais coupé et au parfum unique, me fascinait. Chez-nous, on n’avait pas de place pour décorer un arbre de Noël et c’est probablement une des raisons pourquoi j’adore cette période; combler un vide. Jouer les Père-Noël me permettait encore plus de m’imprégner de cette ambiance et croyez-moi, ma personnification du personnage était tellement crédible, que les chérubins ne voyaient que du feu, avec leurs grands yeux de diamants scintillants.

Et pour mieux se préparer à cette célébration, quoi de mieux que raconter des histoires fantastiques. Pour une septième année il me fait plaisir de partager douze nouveaux contes pour attendre Noël, qui iront rejoindre les 60 déjà existants dans les archives de ce blogue. Dès le 1er décembre et à tous les deux jours jusqu’au 23, ces courtes et belles histoires seront disponibles ici, pour votre divertissement. Ce sera l’occasion de prendre une pause détente au moment du dodo des petits, pour leur raconter une belle histoire avant de se retrouver au pays de l’imaginaire, au royaume des fées, des princesses, des lutins et pourquoi pas dans l’atelier du Père Noël.

Pour mes lecteurs et lectrices snowbirds qui sont loin de leurs petits-enfants, pourquoi ne pas prendre votre tablette, ordinateur ou Skype, et profiter de cet instant privilégié pour leur faire le récit en conversation vidéo, pour leur plus grand plaisir. C’est toujours plus captivant quand l’histoire est racontée par Mamie ou Papi, et surtout lorsqu’ils n’hésitent pas à se substituer aux personnages. Vous verrez… C’est magique!

Alors, c’est un rendez-vous?

La rénovation

2014-11-21 001C’est sous un changement de décor que s’est majoritairement déroulée cette cinquième semaine sous le soleil, les nuages et même la pluie. Contrairement aux années précédentes, alors que la pluie était aussi inexistante que des pattes d’anguilles, jusqu’à la fin décembre, Dame nature se fait quelque peu instable. On a qu’à voir le bordel de neige de Buffalo pour se rendre compte que ses caprices sont sans limites.

Qui dit temps maussade dit, c’est le temps de faire autre chose que se faire dorer la couenne au soleil. Avec l’aide de Benoît, le temps était venu de remplacer le vieux tapis de notre Florida room, par une brillante céramique qu’on avait choisi au préalable. En expert qu’il est, il s’est exécuté avec la dextérité du maître pour réaliser un travail de qualité alors que mon coup de main se limitait à tailler les tuiles de céramique avec le couteau requis et installer six tuiles de vinyles préencollées sur les marches menant dans la maison. Voyez par vous-même le résultat partiel sur la photo qui agrémente cet article. Mettons que j’ai appris comment on effectue ce travail.

Comme je le disais précédemment, mercredi et jeudi, les rues du camping étaient désertes. Quelques braves portaient encore du court mais les chaumières devenaient des endroits où il faisait bon se réchauffer. Il y a des moments comme ça et on en profite pour faire quelques courses dans les nombreux centres commerciaux des environs. Quelques nouveaux arrivants ont fait leur entrée et Louise est toujours assidue à son bingo deux soirs par semaine. La chance l’a quelque peu laissée tomber cette semaine mais elle ne désespère pas et attend impatiemment que son amie Carole à Mario, se pointe le bout du nez pour l’accompagner. Peut-être sera-t-elle exaucée cette semaine. Je spécifie Carole à Mario parce que des Carole, il y en a beaucoup ici.

Parlant justement de Carole à Mario, j’ai une anecdote à vous raconter. Une histoire invraisemblable voire impossible à réaliser et tenant d’une chance tout à fait inouïe s’est produite ce matin même. Carole et Mario ont quitté les Cantons de l’est en fin de nuit, pour se rendre ici et ils devraient arriver demain ou au plus tard mardi.

Alors qu’il furetait sur Internet en matinée, Benoît, qui est le frère de Mario, décide d’aller vérifier les caméras de surveillance sur les autoroutes qu’ils devraient emprunter, histoire de constater de visu, l’état des routes. 2014-11-23 001À 9h51 très exactement et par le plus pur des hasards, le VUS de Mario traînant une remorque, apparait en plein centre-gauche de l’image diffusée par la caméra de surveillance. Wow! Comme synchro, c’est assez difficile à battre. Avouez que la probabilité de tomber pile est assez basse, ou presque nulle. Moi, à la place de l’ami Benoît, je me serais empressé d’aller chercher un billet de loterie… Il n’y a même pas songé!

Et c’est ainsi que se poursuit notre évasion hivernale au pays des gougounes. On annonce deux jours de pluie, mardi et mercredi, mais pour le reste, le soleil et la chaleur seront présents.

Couper dans le gras

Philippe CouillardÇa brasse au Québec avec la décision du gouvernement Couillard de moduler les frais de garde en fonction des salaires des chefs de familles. Personnellement je ne suis pas contre une telle mesure qui aurait due toujours exister. J’ai toujours penché pour le principe de l’utilisateur payeur, et selon ses revenus lorsqu’il obtient un service subventionné.

Là où je m’interroge est sur la manie qu’ont les gouvernements de toujours chercher des revenus supplémentaires chez les CONtribuables, alors qu’ils ne coupent jamais dans leur propre cour. Les libéraux sont passés maîtres dans cet art. Du gras autour de l’os il y en a beaucoup dans l’administration publique. Tout ce qu’ils savent affirmer c’est que le Québec est dans le rouge, même le rouge foncé et jamais on entend parler d’imposer un régime minceur de leur côté. Leurs budgets ne cessent d’augmenter.

Je vous rappelle que, mis à part la courte séquence minoritaire de 18 mois du gouvernement Marois, les libéraux en détiennent une bonne part du déficit puisqu’ils étaient au pouvoir depuis 2002. C’est aussi sous leur règne que la Caisse de dépôt a été dépouillée de 40 milliards de dollars et que la corruption a été dévoilée au grand jour. Alors expliquez-moi comment il se fait que ces mêmes personnes, qui ne salivent qu’à fouiller dans nos poches, ont été reportées au pouvoir majoritairement l’hiver dernier? Les libéraux au pouvoir, les manifs reprennent vie. C’est viscéral!

Et pour finir sur une note triste, ils nous ont déjà fait la promesse que ce sera pire en 2015. Les «miettes» que les garderies leur rapporteront seront insuffisantes. Et entre vous et moi, dans votre propre quotidien, si vous êtes pris à la gorge est-ce que vous planifiez des projets coûteux? Je ne crois pas. Vous attendez que votre situation financière s’améliore et c’est une très sage et logique décision car il y va de VOTRE fric. La vision d’un gouvernement est de VOUS satisfaire avec VOTRE argent, même par des projets farfelus, pour le reprendre ensuite en impôts et en taxes, quand ce n’est pas de laisser la dette aux générations futures. C’est toute la différence et collectivement, on va tous mourir endettés.

Farces à part…

Humour3Un petit garçon demande à son père:

– Papa quand tu fais l’amour avec maman, elle est quoi pour toi?

Le père surpris lui répond :

– Elle est la porte du paradis.

Son fils lui demande alors :

– Et toi, tu es quoi pour elle?

Le père lui répond :

– Je suis la clé de son paradis!

Alors son fils lui chuchote à l’oreille :

– Méfie-toi du voisin, je crois qu’il a un double!!!

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Pour sa fête, un petit garçon, voulait un vélo dix vitesses. Son père lui dit :

– Mon fils, je t’en donnerais bien un, mais l’hypothèque sur la maison est de 80,000$ et ta mère vient de perdre son emploi. Nous n’en avons malheureusement pas les moyens.

Le jour suivant, le père voit son fils qui sort par la porte avant avec sa valise. Il lui demande :

– Mon fils où vas-tu ainsi?

Le petit Patrick répond :

– Je sortais de ma chambre hier soir, puis je t’ai entendu dire à maman que tu te retirais. Puis maman t’a dit, – Attends je vais venir aussi! Si vous pensez que je vais rester ici tout seul avec une hypothèque de 80 000 $ et sans vélo!

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C’est un enfant qui a été frappé par la voisine. La mère, furieuse, va lui demander des explications :

– Pourquoi avez-vous frappé mon fils?

– Parce qu’il est mal élevé : il m’a traité de grosse.

– Et vous croyez qu’en le frappant vous allez maigrir?

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DANS UN BUREAU ARABE :

– Nom?

– Abu Abdalah Sarafi

– Sexe?

– 4 fois par semaine!

– Non, non, non! Homme ou Femme?

– Homme, femme, et quelques fois les chameaux.

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Un petit garçon arrive en courant vers sa mère :

– Maman, j’ai vu le coq s’accoupler dix fois, ce matin!

Sa mère :

– Va donc dire ça à ton père, il comprendra.

Le petit garçon va informer son père :

– Papa, maman m’a dit de te dire que j’ai vu le coq s’accoupler dix fois ce matin et que tu comprendrais…

Son père :

– Est-ce que les dix fois, c’était avec la même poule?

– Non.

– Va donc le dire à ta mère, elle comprendra.

La débandade des casinos

Casinos du QuébecAinsi donc, l’achalandage des quatre casinos du Québec et en dégringolade spectaculaire depuis cinq ans. Tiens tiens, ça vous fait pleurer? Ça vous désole? Pas moi! Et pas le moindre du monde.

Les administrateurs, dans leur tour d’ivoire avec leur généreuse rémunération sertie d’indécentes primes de départ et plein d’avantages marginales n’ont rien vu venir, ou n’ont pas voulu voir. Normal, ils sont dans leur bulle de profits. Ils vendent du rêve et présentement au Québec ce rêve est inaccessible. Le CONtribuable est saigné à blanc de toute part et bien malin qui pourrait prédire où ça va s’arrêter. Quand l’économie dépend des revenus des casinos, c’est le bordel pour ne pas dire le bout d’la m…

Avez-vous remarqué la panoplie d’offres de loteries chez votre dépanneur du coin, avec ses dizaines de «gratteux»? Ça n’a plus aucun sens et il faut quasiment agrandir les comptoirs pour espérer mettre le présentoir. Quoi penser aussi des loteries sur terminaux et les sempiternelles Mini, Super, 6/49, Québec 49, avec ou sans extra et paris sportifs, sans oublier les billets qui permettent des jeux supplémentaires sur l’ordinateur personnel, dont on donne les résultats durant de longues minutes au bulletin télévisé de nouvelles, en fin de soirée…, avouez qu’on y perd rapidement son latin. Et je vous fais grâce des tirages spéciaux tout au long de l’année. Les Fêtes s’en viennent avec leurs billets à 20$. Bref, il y en a trop pour des CONtribuables qui n’ont plus de sous à dépenser.

Les touristes viennent nous visiter durant la grosse saison d’été et ils se font exploiter par les augmentations substantielles et ciblées des hôtels, des bars, des restaurants et des rafraichissements durant les festivals. Ajoutez à cela une taxe de vente avoisinant les 16% et une dévaluation de 35% de notre dollar face à l’Euro et 15% à la devise américaine. et vous obtenez un vrai coquetel explosif qui siphonne le plus garni des portefeuilles. Alors il ne reste pas grand-chose pour les casinos et pour l’impossible rêve de faire fortune instantanément.

Maintenant, il y a nous, la clientèle locale. Où pourrions-nous trouver de l’argent à dépenser pour les casinos quand les augmentations de toutes sortes sont comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Nous sommes plus sélectifs par la force des choses, sans oublier le maudit crédit qui nous ronge… Les casinos sont comme les patients sur l’organigramme du le réseau de la santé; tellement loin dans les priorités des dépenses personnelles, qu’ils sont invisibles, Et ce qu’on ne voit pas, ne nous attire pas.

Finalement, le premier janvier arrive à grand pas et qu’est-ce qui nous tombe dessus, à part la neige, à cette date supposée joyeuse du Jour de l’An? Des A-U-G-M-E-N-T-A-T-I-O-N-S de tarifs! Ça commence présentement, ils nous préparent…; le téléphone, le câble, l’électricité, le chauffage, le mazout, la garderie, le cellulaire, la bière, les taxes tout augmente comme par magie. C’est devenu un incontournable. C’est le cadeau du Jour de l’an pour tout le monde. Et qui paie pour toutes ces belles choses??? Et oui, le CONtribuable! C’est pour ça qu’on prend un bon coup solide avec la dinde, la tourtière et les patates pilées… Pour oublier! Alors pensez-vous que nous sommes attirés par les casinos? Poser la question, c’est y répondre.

Le bébé qui ne devait pas naître

Geneviève et ElliotLa semaine du diabète vient à peine de se terminée et partout on a mis l’accent sur cette maladie chronique sournoise qui indispose la vie de plusieurs personnes. Évidemment, la période est propice à la sensibilisation auprès du public et, par la même occasion, Diabète-Québec sollicite des dons afin de faire progresser la recherche. La technologie aide à faire de grands pas mais il reste encore beaucoup à faire pour y parvenir. Étant moi-même diabétique, cette cause me tient à cœur. Afin de vous sensibiliser à cette réalité médicale, je veux partager avec vous, l’histoire de Geneviève… tirée de la revue Plein-Soleil, de Diabète Québec.

« Je ne me souviens pas du jour où les médecins ont rencontré mes parents pour leur annoncer la raison de mon hospitalisation :

– Votre bébé est malheureusement une victime innocente du diabète.

Je n’en ai aucun souvenir mais eux n’oublieront jamais cette journée dramatique où tout semble s’écrouler :

– Mon bébé est mal en point, j’ai peur, je suis désemparée, qu’est-ce qui se passe? Je m’en occupe pourtant bien, j’en prends soin comme de la prunelle de mes yeux, elle est mon plus grand trésor et je l’aime plus que tout, je vous en prie : aidez-moi…

On se sent alors désemparée et en totale vulnérabilité. On refuse de croire ce qu’on nous dit, une sourde colère nous envahit qui nous fait détester le médecin qui nous l’apprend. Le verdict tombe comme un couperet : le diabète.

– Va-t-elle guérir? Y a-t-il une solution, un remède un traitement ici ou ailleurs pour la ramener à la santé et en faire un bébé comme les autres?

Vous connaissez la réponse malheureusement…

Mes parents ont tant cherché des réponses et des solutions mais sans grands succès. Avec en plus cette peur qui sans cesse revenait : et si mon enfant se mettait à m’en vouloir parce que je lui fais mal plusieurs fois par jour. Quant à moi, je n’ai jamais connu une journée sans injection d’insuline et j’ai appris à vivre avec ma réalité de malade chronique. J’en ai traversé des moments de révolte, de découragement, de vouloir tout envoyer promener parce que je voulais tout simplement être comme toutes les autres et pas toujours celle qui est différente…

Moi aussi je voulais avoir un chum sans craindre de me retrouver en hypoglycémie devant lui ou nos amis. Eux étaient relax, mais moi je devais avoir l’air relax même si par moments je me demandais s’il faisait vraiment chaud ou si c’était mon taux de sucre qui descendait rapidement. Le diabète t’est imposé 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et tu dois en tenir compte dans toutes les activités. Impossible de l’oublier!

Mais mon plus grand drame fut le jour où j’ai parlé d’avenir et de la possibilité d’avoir un enfant. On m’a alors répondu que je ne pourrais jamais être maman en raison de mon diabète. Impossible pour toi d’avoir un enfant… Diabète maudit, je te déteste… C’est trop injuste, trop cruel, trop excessif… Qu’ai-je fait pour être ainsi pénalisée? De quoi suis-je donc coupable pour ne pas pouvoir être mère?

Par chance, j’ai un tempérament qui ne se laisse pas décourager facilement. Quand j’ai une idée dans la tête… Bien des années plus tard et grâce à la recherche, et j’aimerais surtout dire grâce aux trouvailles des chercheurs et chercheuses en diabète, je suis récemment devenue maman d’un beau bébé en santé qui me comble de bonheur et de joie de vivre. Ce qui était impossible il y a quelques années est devenu une réalité, possible à gérer avec succès.

Je suis maintenant impliquée au sein de Diabète Québec car je sais que les efforts engagées, tant au soutien à la recherche qu’auprès des personnes atteintes de diabète et de leur famille, portent fruits. Ce travail acharné donne des résultats importants dans la vie quotidienne. Sans Diabète Québec qui se bat sans compter pour améliorer la vie des personnes atteintes de diabète, la réalité serait bien différente. C’est donc moi, aujourd’hui, qui vient cogner à votre porte, à celle de votre cœur, afin de pouvoir continuer à trouver des solutions pour le diabète. Sans votre soutien, il est impossible de réussir un tel projet.

Appuyer Diabète Québec c’est donner de l’espoir à toutes les personnes atteintes de ce fléau dévastateur. Merci de votre don si précieux pour nous. Les chercheurs en diabète du Québec se joignent à moi pour vous remercier de leur donner les moyens de devenir des trouveurs!»

Pour vos dons : www.diabete.qc.ca

Ça bouge, ça fête et ça danse

2014-11-15 010Ce titre pourrait résumer la semaine qui vient de se terminer à Pioneer Village. Dans quelques jours, le19, nous aurons déjà un mois de complété au pays des gougounes. Je sais que l’hiver a enfilé son manteau blanc au Québec mais ici, la dernière semaine, le soleil faisait monter le mercure autour des 30°C. J’en ai profité pour poursuivre mon circuit de vélo d’une trentaine de minutes quotidiennement et je dois avouer bien humblement que j’y prends goût.

Dans le complexe, ça bouge! D’autres snowbirds sont arrivés et les sites s’animent allègrement. Les visages maintenant devenus familiers, provoquent des accolades aux premiers contacts. On prend plaisir à se revoir parce que les années se suivent et ne se ressemblent pas. Certains sont contraints de sauter un hiver pour cause de maladie, d’autres deux, mais on savoure toujours les retrouvailles. Les activités aussi prennent leur envol; pétanque, galets, vélos, sports de raquettes ainsi que la piscine sont populaires dans ce coin de paradis.

Nos amis Lucie et Robert en était à leur dernière semaine avec nous et, au moment d’écrire ces lignes, ils sont à quelques heures de mettre le cap sur leurs quartiers d’hiver à Homestead, au sud de Miami. Mais cette semaine a été fertile en événements. Lundi, nous leur avons fait visiter Fishermen’s Village, près d’ici, à Punta Gorda. Un immense quai de boutiques qui débouche sur un restaurant, genre pub, où nous avons cassé la croûte. C’est un endroit charmant pour les férus de magasinage, que nous aimons fréquenter au moins une fois par hiver.

Mardi, c’était au tour de l’ami Ben, de vieillir d’une année. Et oui, 56 ans le «vieux»! Connaissant son faible pour les mets chinois, c’est au Asia Buffet de Cape Coral, que sa conjointe Linda avait manigancé un souper entre amis. Un secret de Polichinelle parce qu’il était déjà au courant. Mais bon, on s’est bourré la face au point de sortir rond comme un œuf. Le lendemain, c’était au tour de Lucie de souffler ses chandelles (je ne vous dis pas combien, parce que les dames n’aiment pas ça) mais Louise, son conjoint Robert et moi, avons célébré l’événement au restaurant italien Carrabba’s, toujours à Cape Coral, qu’ils découvraient. Si vous aimez la cuisine italienne et que vous passez dans le coin, je vous le recommande fortement. C’est notre coup de cœur depuis cinq ans.

Jeudi en soirée, débutait le Ice Cream Social Bingo. Un événement mensuel qui en était à son premier rendez-vous de la saison. Un bingo avec jeu de cartes traditionnel qui se joue par groupe de 4 personnes. Mais la particularité et la popularité de cette aventure c’est ce qui la précède; pour deux dollars, les joueurs ont droit de déguster de la succulente crème glacée de différentes saveurs, dans leurs propres bols. Il y en a pour tous les goûts, sans compter les sorbets et la crème glacée sans sucre pour diabétiques. Un happening que je vous dis et croyez-moi, c’est salle comble.

Finalement samedi, toute la population s’était donnée rendez-vous à la salle communautaire pour le Welcome Back Dinner. Un repas communautaire qui souligne les retrouvailles et donne le coup d’envoi à toute une série de soupers à prix modique suivi de la danse, qui tiennent l’affiche jusqu’à la fin mars. Sitôt les premières notes de l’orchestre jouées, c’est le branle-bas de combat vers la piste de danse. La meute qui s’émoustille jusqu’à 22 heures. Si vous pensez un seul moment que les snowbirds sont des gens tranquilles, détrompez-vous! De vrais adolescents que rien n’arrêtent. Et je vous fais une petite confidence…; certains chaussent de vrais souliers conçus spécialement pour la danse. Non les amis, ce n’est pas d’la p’tite bière! Oh que non! Et pour l’occasion, le duo Skye animait la portion musicale avec des succès des belles années ’60 et ’70. Ça démarre sur les chapeaux de roues.

Souvenirs d’une élection historique

15 novembre 1976Vous vous rappelez le 15 novembre 1976? Moi oui et en plus, mes souvenirs sont clairs comme si c’était hier. Le Parti Québécois réussissait l’impossible; faire élire un gouvernement indépendantiste avec une majorité écrasante de 71 députés contre les 28 libéraux moribonds de l’ère Bourassa. Un exploit sans demi-mesure mené par un homme près du peuple; René Lévesque. Avec les Parizeau, Marois, Charron, Payette, Burns et le père de la Loi 101 Camille Laurin, pour n’en nommer que quelques-uns, ils ont représenté le meilleur gouvernement des 50 dernières années. C’était l’euphorie! Alors que René Lévesque remerciait les citoyens en célébrant son éclatante victoire, les caméras de télévision balayaient la salle et on pouvait y voir des partisans pleurer de joie, comme si le peuple se libérait soudainement de ses chaînes.

Durant cette campagne électorale, les anglos nous promettaient les pires calamités; déménagements massifs vers l’Ontario, présence importante de l’armée partout au Québec, menaces de chaos et d’anarchie, tout était en place pour nous promettre des années sombres comme l’effondrement des marchés financiers et j’en passe… Un régime de peur! J’avais un sergent qui travaillait avec moi à l’époque et qui s’époumonait à dire que si le PQ prenait le pouvoir, il déménageait en Ontario… Je lui ai offert d’aller le reconduire et je portais fièrement mon macaron sur lequel on pouvait voir un balai symbolisant le balayage péquiste attendu. Finalement, au lendemain de la grande victoire, il est resté au Québec devant la civilité de ses concitoyens. Rien des promesses d’horreur ne s’est manifesté.

Ce fut toute une victoire inespérée mais combien enivrante. On sentait les fibres nationalistes et patriotiques s’épanouir comme des fleurs au soleil et l’avenir s’ouvrait à nous. La nouvelle équipe s’est alors mise au travail et nous a donné des réformes audacieuses qui durent encore après toutes ces années; La Loi 101, la Société de l’Assurance Automobile du Québec, la réforme du financement des partis politiques et le premier referendum qui en faisait pâlir plus d’un.

Malheureusement, le rêve d’un pays a perdu beaucoup de plumes depuis, principalement depuis le referendum perdu par la peau des fesses de 1995. Mais au-delà de tout ça, jamais je n’ai vécu une aussi belle campagne électorale que celle de 1976. Une campagne émotive, chargée d’espoir et vulgarisée par René Lévesque, notre Moïse à nous, qui était peut-être dix ans en avance de son temps mais combien rassembleur. Malheureusement, il n’a jamais été remplacé mais quelle soirée et quelle époque à conserver dans la mémoire du temps.

La vaccination, la meilleure protection!

Vaccination4Diabète et infections à pneumocoque ne font pas bon ménage!

C’est aujourd’hui la journée mondiale du diabète, cette maladie insidieuse dont plusieurs de ses victimes ne savent même pas qu’ils en sont atteints. Alors j’ai déniché cet article de Santé et Services sociaux Québec, publié dans la dernière édition de la revue plein soleil de Diabète-Québec et que je veux partager avec vous sur le danger des infections à pneumocoque pour les diabétiques.

Le pneumocoque est une bactérie qui peut affecter sérieusement votre santé. En effet, pour les personnes diabétiques, le risque d’attraper une infection grave à pneumocoque serait une fois et demie plus élevée que pour les autres, pouvant être jusqu’à quatre fois supérieur pour les personnes diabétiques âgées de moins de 40 ans. Chaque année, des dizaines de milliers de Québécoise et de Québécois souffrent d’une infection à pneumocoque malgré le fait qu’un vaccin peut la prévenir.

Cette bactérie s’attrape le plus souvent par contact avec les gouttelettes respiratoires (expulsées dans l’air par la toux ou les éternuements, par exemple) d’une personne infectée. Les infections à pneumocoque ne doivent pas être prises à la légère car elles peuvent entraîner des complications nécessitant plusieurs jours de repos à l’hôpital ou à la maison. Le bactérie peut causer une infection des poumons, des méninges (les membranes qui enveloppent le cerveau) ou du sang. Certaines de ces infections laissent des séquelles permanentes, telles que la surdité ou des dommages au cerveau, et peuvent même provoquer la mort dans certains cas. La plupart des cas concernent les très jeunes enfants (âgés de moins de 5 ans) u les personnes âgées (âgées de 65 ans ou plus).

La vaccination demeure le meilleur moyen de vous protéger! Si vous n’avez jamais été vacciné contre les infections à pneumocoque, les possibilités de le faire sont nombreuses. Que ce soit au cours d’une visite chez votre médecin ou à l’occasion de la vaccination contre la grippe à l’automne, vous pouvez demander de recevoir le vaccin contre le pneumocoque. Chez l’adulte, une seule dose de ce vaccin au cours de la vie est habituellement suffisante pour être protégé.

Au Québec, le vaccin est offert gratuitement aux bébés, aux personnes ayant une maladie chronique, comme le diabète, ainsi qu’à toutes les personnes âgées de 65 ans ou plus.

Informez-vous auprès du CLSC de votre centre de santé et de services sociaux, de votre médecin, de votre pharmacien ou, encore, visitez le site internet à l’adresse suivante; http://www.msss.gouv.qc.ca/pneumocoque.