Pas l’temps d’avoir le temps

GirouetteÇa peut paraître drôle un titre comme celui-là mais en y pensant bien, il décrit pas mal ce qui se passe dans notre quotidien depuis notre retour de Floride. De vraies queues de veaux seraient aussi révélatrices de notre quotidien.

C’est comme lorsqu’on revient de vacances. Les premières journées, nous sommes encore sur le même rythme en se demandant par où commencer. Il faisait un beau soleil jusqu’à hier et nous avons profité de cette douceur de Dame nature pour faire un peu de ménage autour de la caravane; Dépoussiérer, sortir et laver les meubles de jardin, vider le gazébo de son contenu remisé pour la saison froide, passer le balai, garnir l’extérieur avec les petits nains de jardin qui avaient vraiment hâte de retrouver leur environnement, pendant que Loulou se chargeait de la lessive accumulée.

On s’est rendu visiter nos petits-enfants et leurs parents, sans oublier les cadeaux apportés dans nos bagages. Une invitation à souper chez ma sœur, puis le lendemain chez la sœur de Louise. Enfin, les déclarations d’impôts à compléter pour quelques proches parce que le temps presse; le 30 avril est à côté. Chaque soir venu, le bivouac était invitant et on ne se faisait pas prier pour tomber rapidement dans les bras de Morphée.

Cette semaine en est une de rendez-vous; Médecins, coiffeur, banquier, tests de toutes sortes, on s’exécute tôt, au cas où notre médication serait modifiée. Pas qu’on est malade mais avec les progrès de la médecine, peut-être ont-ils trouvé le remède miracle à tous les maux. En plus, parce que nous retournons au pays des gougounes en octobre, il faut stabiliser la médication sur 90 jours pour pouvoir partir le body en paix. Pas de chance à prendre.

À travers toute cette poutine, il m’a fallu faire un tour chez notre concessionnaire automobile pour une campagne de rappels sur notre bagnole électrique… Mais là, j’ai eu le temps de prendre le temps de lire mes journaux des six derniers jours sur ma tablette, en attendant la bonne nouvelle qui allait venir trois heures plus tard; Aucuns frais Monsieur! Ah, que cette courte phrase sonnait à mon oreille comme une symphonie. Mon conseiller a eu droit à un merci bien senti, accompagné de mon plus beau sourire. Il venait d’ensoleiller ma journée alors qu’il tombait des clous.

Cependant et plus que tout, vous m’avez manqué chers lecteurs et lectrices. Je n’avais pas l’énergie créatrice pour pondre un article en fin de soirée, un moment propice pour moi. Mais là je me reprends et je commence à carburer au beat de l’écriture… maintenant que j’ai réglé mon problème d’ordinateur.