Encore et encore

AbsurditéPour demeurer dans l’esprit de mon dernier article, deux autres invraisemblances viennent enrichir la mollesse de notre belle société. Comme s’il n’y en avait pas assez, on en rajoute. Je veux parler bien sûr de la petite fille à qui on interdit la lecture dans son autobus et de la bouffonnerie de la Cour supérieure sur la définition d’une pizza.

On a toujours dit que la lecture amène au calme et à la détente. Ça nous permet de se concentrer sur le récit et de forger notre imaginaire. Un chauffeur d’autobus scolaire a interdit à une fillette de 8 ans de lire son livre durant son transport entre l’école et la maison et vice versa. Qu’est-ce qui pousse un adulte à agir de la sorte? Il me semble que si tout le monde prenait un livre, la balade serait beaucoup plus calme, détendue, voire relaxe. Ce n’était pas un bouquin de 800 pages, mais un petit livre de son âge.

Mais où l’imbécilité, l’absurdité et le ridicule sont à dénoncer, c’est envers la direction de l’école et les responsables du service de transport scolaire pour leur incapacité à régler cette niaiserie et qui maintenant, prend des proportions insoupçonnées. Selon eux, le chauffeur est le maître absolu à bord et lui seul peut décider et imposer sa loi. Allo! Les administrateurs! On vous paie pour quoi au juste? Vous avec manqué une belle occasion de justifier votre salaire et d’accomplir les tâches qui vous incombent.

Imaginez un seul instant si un brillant chauffeur d’autobus de nos services de transport en commun interdisait à ses passagers de passer leur temps à écouter de la musique, lire, écrire, où je ne sais quoi. Je pense qu’il ne ferait pas long feu dans ce boulot, à moins que son bon boss mette ses culottes pour le ramener à la raison.

L’autre fait divers tout aussi insignifiant c’est qu’un juge de la Cour supérieur a statué sur ce que devrait être une pizza dans un conflit entre deux restaurateurs qui se chamaillent pour un problème d’exclusivité d’un territoire. Chicane entre une pizza contre une focaccia. Il faut avoir du temps, et beaucoup d’argent à perdre, pour entamer des procédures dans cette chicane de clochers. Il me semble que la Cour supérieure a mieux à faire. Une chance que le ridicule ne tue pas!

Mais comme on dit, il faut des imbéciles pour créer l’imbécilité et des mous pour engendrer la mollesse! En tout cas, ça noirci quelques pages de textes et ça fait du bien d’en parler.