Victimes… d’injustices

C’est assez révoltant de constater comment les victimes d’actes criminels ont de la difficulté à faire reconnaître leurs droits on ne peut plus légitimes. Le monstre gouvernemental qu’est l’IVAC, sans la moindre compassion et respect, leur met des bâtons dans les roues avec toutes sortes de contraintes bureaucratiques qui font en sorte de ne pas leur rendre ce qui leur revient de plein droit.

La moindre petite ligne, article ou alinéa écrit en petits caractères, quand ce ne sont pas des dispositions incompréhensibles ou incroyables, ajoutent à leur malheur, les obligent à se battre malgré leurs souffrances. Elles deviennent des victimes, victimes d’une situation et d’un acte criminel qu’ils n’ont jamais cherchées.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je veux partager avec vous.

Maudites victimes fatigantes!

En lisant l’histoire de Katy Bolduc, publiée hier sous la plume d’Élisa Cloutier, une question nous vient en tête.

Qu’est-ce que ça prend pour être considéré comme une victime par l’IVAC?

ALLEZ, VA TRAVAILLER

Nous sommes en octobre 2015. La fille dort. Elle est attaquée à la machette par un gars en pleine crise de psychose. Elle est défigurée. Blessée à l’épaule. Traumatisme crânien. Fractures au coude et au nez. Insomnie. Stress post-traumatique. Crises de panique. Incapable de travailler.

Et l’IVAC lui a donné… 10 semaines d’indemnisation. Après, débrouille-toi. Relève-toi les manches et retourne travailler. Allez, hop, un peu d’effort! Arrête de brailler, pends-toi en main, aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie, plus qu’hier moins que demain, tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir, après la pluie vient le beau temps, etc.

Heu… C’est parce que la fille n’est pas tombée en bas d’une échelle. Elle ne s’est pas fait voler son sac à main. Elle a été attaquée à la machette! En pleine nuit! Pendant qu’elle dormait! You-hou, l’IVAC? Vous pensez qu’après deux mois, cette femme pouvait continuer sa vie comme s’il ne s’était rien passé? Vous vivez sur quelle planète, au juste?

LE MONDE À L’ENVERS

Samedi, c’est ma collègue Claudia Berthiaume qui nous racontait l’histoire de Dave Courage, ce technicien de scène qui a été grièvement blessé par Richard Henry Bain lors de l’attentat au Métropolis, le 4 septembre 2012. Souffrant de douleur chronique, Courage a de la difficulté à s’asseoir, à se tenir droit, à dormir. Il n’a pas travaillé depuis cinq ans. Malgré ça, il a dû se battre bec et ongles pour être indemnisé!

« Le criminel violent est en prison à vie et on lui paie tout. Moi, la victime, il faut que je me batte et que je poursuive le gouvernement pour avoir des miettes », a-t-il dit. Drôle de société qui s’intéresse plus au sort des agresseurs qu’à celui des agressés…

On a l’impression qu’on blâme la victime. « Cet individu avait juste à ne pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, c’est tout. » Alors que l’agresseur, lui, fait pitié. « C’est une victime de la société, il a pris trop de drogues ou de médicaments, sa mère ne l’a pas allaité, il a grandi dans un shack, son père le battait, il était sous l’influence de certains animateurs de radio, etc. »

Le monde à l’envers. Tu te sens quasiment honteux de t’être fait agresser… « Excusez de m’être fait tirer dessus, je vous le jure, je ne recommencerai plus! »

TOUS VICTIMES!

Bizarre, quand même… C’est comme si tout le monde, aujourd’hui, était une victime sauf… les victimes! On leur a volé leur statut. Le journaliste guadeloupéen Michel Reinette disait : « Quand on est une victime, on a toujours l’impression d’être coupable. »

Le contraire s’applique malheureusement de plus en plus quand on est coupable, la société s’empresse de nous faire passer pour une victime. Qui sait? Une société qui ne cesse de se victimiser ne veut peut-être pas voir les vraies victimes, car ça lui rappelle à quel point elle se plaint pour rien…

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