Enfin chez nous !

Non mais, « on est-tu bien chez nous ? » Les vacances, c’est bien beau mais toute bonne chose a une fin et c’est à cette étape que nous destinions notre dernière journée en sol américain, hier. Revenir chez soi, c’est comme remettre ses bonnes vieilles chaussettes, même défraîchies, mais combien confortables, qu’on garde et qu’on ne veut pas se départir. C’est aussi comme ce délicieux café chaud au réveil et qui nous réconforte. Des habitudes douillettes.

Parce que je dois vous dire que Garmin s’est très bien acquitté de sa tache de nous indiquer les bonnes directions et croyez-moi, c’était le bordel sur les routes hier. Je vous avais dit, dans mon article d’hier, toute la cochonnerie que Dame nature avait décidé de nous envoyer. On l’a eu ! Du réveil à 6h00 jusqu’à notre arrivée à 18h00. Des pluies diluviennes où la visibilité ne dépassait pas 200 pieds.

Et que dire du mercure… entre 3 et 5°C avec des vents froids comme l’hiver. J’ai jeté un coup d’œil au calendrier pour vérifier si c’était bien le printemps qui était arrivé depuis le 21 mars… presqu’un mois ! Ce n’est pas des farces. On a tout de même roulé 1013 kilomètres dans cet enfer.

Nous sommes rentrés au Canada par le poste frontalier des Milles-Iles et saluer nos zamis ontariens. Les affiches sont bilingues, et dans ce coin de l’Ontario, jusqu’au Québec, la concentration de francophones est tout de même importante. Donc, je décide de causer avec le douanier de faction en français.

Dès qu’il voit nos passeports en français et que je lui adresse la parole également en français, il devient muet, appuis sur quelques boutons (probablement pour avertir son compagnon de travail plus bilingue que lui) afin de pouvoir le démerder dans la langue de Molière. C’est effectivement ce qui s’est produit. Il a laissé son fauteuil et j’ai pu converser avec le bilingue. Fin de l’histoire ! Je préfère, et de loin, traverser à Lacolle… plus convivial !

Finalement, avant de rentrer au condo, c’est au restaurant des jardiniers maraîchers de La Prairie, qu’on a pris notre premier repas en sol québécois. Du bon poulet, parce que c’est aujourd’hui qu’on fera provision de victuailles. Une grosse commande !

Mais pour les friands de statistiques, notre retour à la maison nous aura fait parcourir 3 805 kilomètres, soit 1100 de plus que notre retour habituel. Mais l’expérience en valait le coup. Découvrir Memphis et Nashville et s’imprégner de cette culture unique qui a meublé notre jeunesse, c’est quelque chose de fantastique et que je vous souhaite avant de mourir, parce que lorsque vous arriverez au ciel, vous pourrez au moins partager votre expérience avec ces vedettes et qui sait, obtenir un autographe pour l’éternité.

Demain, je vous proposerai quelques notes que j’ai retenues de ce périple et surtout au niveau des hôtels et de certaines manies des amerloques, qui m’agacent beaucoup. C’est bon d’en parler parce que ça évite les ulcères.

D’ici là, en dénouement, et devant le refus de ma caméra de sortir de son étui par un temps pareil, j’ai pensé vous offrir une photo millionnaire, que j’ai pris aux Sun Studios de Memphis et qui date des années 50. Un cliché de ces immortels, dont on nous vante leurs talents et qu’on parle beaucoup à Memphis comme à Nashville.

De gauche à droite vous voyez Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Elvis Presley et Johnny Cash. Vous vous souvenez sûrement ? Eh bien, on a foulé leurs traces et confirmé leur charisme.

Voilà !