Il faut revoir l’aide médicale à mourir

La juge Hélène Di Salvo a finalement rendu sa décision et sa sentence dans le procès de Michel Cadotte, accusé d’avoir tué sa conjointe par compassion, le 20 février 2017; deux ans moins un jour !

Depuis ce verdict, on entend beaucoup de commentaires et certains ne sont pas tendre envers l’accusé. « Il n’avait pas le droit de donner la mort. », selon la famille. Facile à dire après y avoir réfléchi sérieusement. Nous, on aurait fait quoi ?

En février 2016, l’aide médicale à mourir avait été demandée et refusée par les autorités. Jocelyne Lizotte ne voulait pas vivre ce que sa mère avait vécu. Elle voulait mourir. Elle vivait dans un CHLSD depuis trois ans, sans aucune autonomie.

« Extrêmement agitée, Madame Lizotte devait être attachée 24 heures sur 24. Elle ne reconnaissait plus personne et ne recevait plus de visite. » Michel Cadotte, incapable d’en supporter plus, a décidé de commettre l’irréparable en l’étouffant avec un oreiller.

L’irréparable… voilà où est toute la question. La vie de Madame Lizotte ÉTAIT irréparable. Il n’y avait plus rien à faire d’autre que d’attendre la mort. Ses conditions de vie étaient inexistantes au point ou un chien ou un chat malade et en fin de vie, aurait commandé à son maître l’euthanasie.

La société refuse de faire souffrir ses animaux de compagnie, mais pour un être humain, on se pose encore des questions. Il faut avoir une force d’esprit exceptionnelle pour endurer ce que Monsieur Cadotte a enduré. On aurait fait quoi à sa place. Mettons-nous sincèrement à sa place, aujourd’hui, dans nos propres conditions de vie. Aurions-nous la force de poursuivre un accompagnement interminable et sans issue ?

Avec la vie trépidante qu’on s’impose, dans ce monde de fou, on n’a pas besoin de cette souffrance que d’accompagner un proche alors que la médecine ne peut absolument plus rien pour lui ou elle. Attendre la mort et ronger son frein. Il faut pouvoir obtenir l’aide médicale à mourir de la même façon que pour notre animal de compagnie, pour qui on a souvent plus d’amour que pour un être humain.

Personnellement, la suggestion de la défense d’une peine de détention de 6 à 12 mois, m’apparaissait suffisante et raisonnable dans les circonstances. Sans jurisprudence, la juge Di Salvo se devait de condamner le geste. Dès maintenant, cette jurisprudence est créée.

Mais au-delà de cette cause, il faut revoir la loi sur l’aide médicale à mourir. Il faut élargir son application pour empêcher que des conditions médicales comme cette de Madame Lizotte ne se répètent. Parce que le fond de l’histoire est que si, en 2016, on avait permis l’assistance médicale requise et souhaitée pour quitter ce monde, nous n’en serions pas là.

La leçon de français (44)

NE PAS CONFONDRE LES VERBES ET LES NOMS HOMOPHONES

Règles

À l’oral, on peut confondre certains noms avec certaines formes conjuguées de verbes. Mais leur orthographe est très souvent différente.

Ils mentent avec aplomb. / du sirop de menthe.

Tu laçais tes chaussures. / des lacets de chaussures.

Il mit trois minutes pour répondre. / de la mie de pain.

Andy couperait le pain. / le couperet de la guillotine.

Il faut que j’aille me coucher. / une gousse d’ail.

Il ne t’a pas cru. / les crues de la Loire.

Pour distinguer ces homophones, on essaie de conjuguer le verbe et on entend alors la différence : Il se peut qu’il fasse (que nous fassions) un détour. Mais on écrit : La pharmacie est en face de la boulangerie.

Attention ! Certains noms ont pour homophones des verbes à l’infinitif.

On verse du chlore dans l’eau de la piscine. Il faut clore cette discussion.

Lorsque les deux mots ont la même graphie, seul le sens permet de les distinguer.

– L’éleveur trait ses vaches deux fois par jour. (verbe traire)

– Je trace un trait rouge. (nom masculin)

Exercices

1- Quel mot complète cette phrase ?

Pour célébrer le mariage, le maire … son écharpe tricolore.

A) sein – B) ceint – C) sain – D) saint

2- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?

Après un match très disputé, les deux joueurs de tennis quittent le terrain.

A) coures – B) court – C) cours – D) cour

3- Complétez la phrase comme il convient.

Pour plonger de ce promontoire, tu … ton appréhension en fermant les yeux.

A) vaincs – B) vins – C) vint – D) vingt

4- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras de cette phrase ?

Au pôle Nord, le monde scientifique voit chaque année fondre la banquise.

A) verbe – B) adverbe – C) adjectif – D) nom commun

5- Complétez la phrase comme il convient.

Je crains qu’il ne … un temps épouvantable.

A) fasse – B) face – C) fasses – D) faces

6- Complétez la phrase comme il convient.

Comme elle … d’un début d’angine, Sylvia se … chez le médecin.

A) soufre / rend – B) souffre / rangs – C) souffre / rend

7- Complétez la phrase comme il convient.

Il importe que tu … à … si tu ne … pas manques le début du spectacle.

A) soit / leurre / veut – B) sois / l’heure / veux

C) soies / l’heure / vœux – D) soie / leur / vœu

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) B** – 3) A*** – 4) A – 5) A**** – 6) C***** – 7) B
* Il s’agit du verbe « ceindre », peu utilisé aujourd’hui.
** Ne pas confondre « le court de tennis » avec « la cour de récréation ».
*** Il s’agit du verbe « vaincre », aux formes conjuguées souvent particulières.
**** Le verbe est conjugué à la 3e personne du singulier.
***** Les deux verbes sont conjugués à la 3e personne du singulier.

Trois gouttes de lumière…

L’APRÈS

À peine la journée commencée et… il est déjà six heures du soir.

À peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi.

… et le mois est déjà fini.

… et l’année est presque écoulée.

… et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.

… et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.

Et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière…

Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste…

N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent…

Mettons de la couleur dans notre grisaille…

Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.

Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste. Essayons d’éliminer les « après »…

je le fais après…

je dirai après…

J’y penserai après…

On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.

Car ce qu’on ne comprend pas, c’est que :

après, le café se refroidit …

après, les priorités changent …

après, le charme est rompu …

après, la santé passe …

après, les enfants grandissent …

après, les parents vieillissent …

après, les promesses sont oubliées …

après, le jour devient la nuit …

après, la vie se termine …

Et après, c’est souvent trop tard …

Alors… Ne laissons rien pour plus tard… Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments,

les meilleures expériences,

les meilleurs amis,

la meilleure famille…

Le jour est aujourd’hui… L’instant est maintenant…

Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.

Boucar Diouf

Jalousie maladive

Amoureusement parlant, la jalousie se définie comme un sentiment douloureux que font naître les exigences d’un amour inquiet, le désir de possession exclusive de la personne aimée, la crainte de son infidélité. Voici une histoire vécue et racontée dans le numéro de mai dernier du magasine Coup de Pouce, sur le sujet. Malheureusement, toutes les histoires semblables ne se terminent pas comme celle-ci, mais dramatiquement.

C’est la lecture que je vous propose aujourd’hui.

JALOUSIE TOXIQUE

Je sortais d’une douloureuse peine d’amour lorsque j’ai rencontré Jacob. Au début, il était très attentionné, et j’ai rapidement emménagé chez lui. J’étais heureuse mais, très vite, les remarques ont commencé : « Tu ne peux pas porter ça pour sortir : tous les gars vont regarder ton décolleté ! », « Ta robe n’est pas trop moulante ? » ou « Tu devrais porter le chandail que je t’ai offert, il te va si bien ! »

Ces premières marques de jalousie ne m’affectaient pas outre mesure. Je défendais mon chum en affirmant que sa petite jalousie était cute. Mais, tranquillement, je me suis mise à me questionner. Étais-je aguicheuse ? François St Père, psychologue spécialisé dans la thérapie de couple, explique que le mécanisme de la jalousie est complexe. « La jalousie se définit comme une tentative subtile de contraindre la liberté de l’autre. C’est souvent insidieux. Au début d’une relation, on est emballé. La jalousie peut être même interprétée comme une forme d’amour. On se dit que l’autre doit vraiment nous aimer pour avoir si peur de nous perdre. Mais plus la relation avance, moins les tentatives sont subtiles et plus elles deviennent répétitives. »

Ensuite, il a commencé à bouder quand un homme m’adressait un sourire. J’avais droit à des : « Suis-le donc, un coup parti ! » ou « T’es pas gênée de faire ça devant moi ? » J’ai fini par arrêter d’aller faire l’épicerie, non pas parce qu’il m’en empêchait, mais parce que j’étais lasse de me justifier. Plus ça allait, plus je m’isolais à cause de ses comportements inadéquats. Et si nous sortions, je rasais les murs pour ne pas attirer l’attention. « La jalousie est un cercle vicieux, note François St Père, auteur de l’ouvrage Le burnout amoureux. Notre liberté est brimée, ce qui nous pousse à nous isoler. Et le fait qu’il n’y ait plus qu’une seule personne qui pose un regard sur nous affecte notre estime de soi. On devient même fortement convaincu qu’on ne mérite pas d’être aimé et qu’on n’a pas de valeur. »

Son emprise était telle que j’ai même abandonné mes études. Quand j’avais des travaux d’équipe, je devais prendre rendez-vous dans un lieu public pour que Jacob puisse m’espionner. Je n’en pouvais plus de ce regard au-dessus de mon épaule…

Comme je finissais tard à mon travail, il venait aussi m’y conduire et m’y chercher. Je trouvais ça gentil. Mais, petit à petit, il a commencé à arriver avant la fin de mon quart pour m’attendre dans les bureaux. Si je disparaissais de sa vue, j’avais droit à tout un interrogatoire, une fois dans la voiture. « Pourquoi es-tu allé là ? Pourquoi untel t’a suivi ? Pour te sauter, j’imagine ? » À la maison, il était évident qu’il espionnait mon ordinateur, car il me parlait de sujets dont j’avais discuté dans des messages privés. Une fois, pendant que nous faisions l’amour, il a même osé me demander si j’avais couché avec un homme qui m’avait fait une demande d’amitié sur les réseaux sociaux.

J’ai enduré cette vie pendant deux ans. « Parfois, on le sait avec notre tête que ça n’a pas de sens mais, émotionnellement, ce n’est pas aussi évident. On devient convaincu qu’on ne mérite pas mieux », indique François St Père.

Un jour, une amie que j’avais négligée depuis longtemps est venue me voir au travail. C’est elle qui m’a ouvert les yeux. Elle m’a brassée comme seule une amie peut le faire. J’ai pleuré, je l’ai détestée et je suis rentrée chez moi. J’ai ruminé ce qu’elle m’avait dit pendant quelques jours. Puis je me suis réveillée : « Elle a tellllllement raison » Un jour, mon chum étant au travail, j’ai appelé mon amie et lui ai dit que j’étais prête à partir. Elle est venue me chercher et je n’ai plus revu Jacob. Pendant des mois, il m’a écrit pour s’excuser et me dire qu’il ne comprenait pas. J’ai bloqué son numéro et l’ai menacé de porter plainte.

Même si cette histoire est derrière moi, elle a laissé des traces. Profondes. Dans mes relations amoureuses aussi bien qu’amicales. À la moindre remarque sur mon habillement ou mes agissements, je me braque. « C’est normal, explique l’expert. À la suite d’un traumatisme – dont celui que cause la jalousie –, notre cerveau emmagasine des informations. Ensuite, dès que survient un élément – remarque, geste, allusion – qui réactive notre mémoire émotionnelle, on réagit instinctivement. » Ça entraîne parfois des frictions avec mon conjoint actuel, car j’interprète mal ses paroles. Au compliment : « Wow ! Tu es sexy ! » moi, j’entends : « Tu es trop peu vêtue. » J’ai laissé, un jour, la jalousie s’infiltrer dans ma vie. Elle ne s’y aventurera plus jamais.

Source : Nadine Descheneaux, Coup de Pouce, mai 2019

Salmigondis

UNE TAPE SUR LES DOIGTS
Il n’y a pas d’autre qualificatif pour Yanaï Elbaz condamné à 39 mois de prison pour ce qu’on a appelé le pire scandale de corruption au Canada, et qui se retrouve en libération conditionnelle moins de 6 mois après y être entré. Cet ancien directeur général adjoint du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), qui a favorisé la firme SNC-Lavalin dans le contrat de construction de ce méga centre hospitalier, a reçu 10 des 22,5 millions $ dont le reste est allé à feu Arthur Poster, que la mort s’est chargée de sentencier pour l’éternité.

Et, cerise sur le sundae, il n’a eu rien à rembourser du magot empoché. Dans cette affaire, Pierre Duhaime ancien PDG de SNC-Lavalin, avait écopé de 20 mois à purger dans sa maison évaluée à un million $, érigée sur le bord de l’eau. Vous, pauvres CONtribuables, essayez d’obtenir pareille sentence. Les poches vides, vous allez sécher ! Point à la ligne. Et après on nous demande de croire en la justice…

LES PLAQUES D’IMMATRICULATION ILLISIBLES
Depuis quelque temps, je remarque plusieurs véhicules automobiles, dans la grande région de Montréal, qui circulent avec une plaque d’immatriculation tellement endommagée, qu’il est impossible de la lire; peinture des caractères écaillée et effacée, écrasée, souillée, bref, à être remplacée. Les policiers devraient porter une attention spéciale à ce phénomène qui se répand de plus en plus. Rouler avec une telle plaque sur un véhicule est une infraction au Code de sécurité routière, passible d’une amende de 30 à 60$.

Bizarrement, on en voit sur des automobiles haut de gamme… c’est un simple oubli ou c’est volontaire ? Manque de fric ? Est-ce que l’hiver a été trop dur pour le matériel ? Quoi qu’il en soit, un petit effort pour remédier à la situation.

AH, LA PUBLICITÉ
Fin d’après-midi, milieu de soirée, ce sont deux périodes propices à diffuser des publicités de bouffe à la télé. Et pour influencer la clientèle cible, on atteint presque la perfection. Tout est réussi. Il y a une éternité, le poulet du colonel offrait un plein baril de bon poulet frit. À la télé, il débordait littéralement, au point où il devenait impossible d’y mettre un couvercle. Les pièces de poulet étaient placées avantageusement pour bien les montrer, pour nous mettre l’eau à la bouche et saliver rien qu’à les regarder. Hélas, rendu au comptoir de livraison, il y avait un couvercle. Rien ne dépassait et on se demandait si la quantité de morceaux de poulet y était vraiment.

Autre publicité « trompeuse », les hamburgers ! Peu importe la chaîne de restaurants, la présentation à la télé est toujours parfaite. Le pain respire la fraîcheur, la boulette dépasse largement le pain tout en étant parfaitement symétrique, la laitue est impeccable et est placée au niveau. La garniture ? Même présentation sans faute. Et là, on en bave. On se lance vers le frigo ou l’armoire, trouver quelque chose à grignoter. La publicité a atteint son but… bouffer au plus coupant. Rendu au restaurant, on déchante. Le pain est souvent trop mou, la boulette, ne déborde pas le pain parce qu’elle est trop petite et placée toute croche, pour les garnitures bah ! par trop de précaution, ça passe par le même trou. Ah, la publicité… toujours trompeuse parce que le produit final est bien différent de ce qu’on nous vend à la télé.

PRÉTENTIEUX !
Assez prétentieuse et hautaine la dernière publicité de Honda. Celle qui implique des gens qui éprouvent toutes sortes de problèmes sur la route; circulation dense, difficultés à se stationner, bref, des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien en conduisant leur bagnole qui n’est pas une Honda, évidemment. Ils racontent leurs mésaventures à un prétentieux qui répond en disant qu’il ne sait pas de quoi il parle puisqu’il est lui-même heureux propriétaire d’une Honda.

On aura tout entendu. Comme stupidité, c’est assez spécial. Est-ce vraiment nécessaire un spot publicitaire de la sorte qui finalement deviendra une risée pour celui ou celle qui tombera en panne avec SA HONDA ! Décidément, il y a de ces concepteurs qui usent d’imagination trop fertile. Ça parait que le « pot » est légalisé.

LA VORACITÉ DES BANQUES
Nos riches, que dis-je, nos immensément riches banques canadiennes, ne cessent d’ajouter ou de modifier des frais financiers pour remplir encore plus leurs goussets. Bientôt, des frais de cinq dollars seront retenus si vous osez admirer l’entre deux seins de la caissière… une espèce en voie de disparition.

Trêve de plaisanterie, la dernière en lice, la Canadian Imperial Bank of Commerce, ou si vous préférez la CIBC, modifie ses frais pour la protection de découvert sur les comptes de ses clients. Autrefois des frais de 5$ étaient retenus chez l’utilisateur-payeur, lorsque le retrait occasionnait un solde négatif du compte. À compter du 1er août 2019, 4$ seront retenus mensuellement pour chaque compte qui possède cette protection… que vous l’utilisiez ou non. Pas beau ça ?

En somme, cette protection, si vous ne l’utilisiez pas ne vous coûtait absolument rien, maintenant elle vous coûtera 48$ annuellement par compte. Qu’attend le gouvernement pour mettre de l’ordre dans ces frais financiers de toutes sortes qui ne font qu’empiffrer ces grosses institutions de généreux dollars ? Quand votre liste de frais s’étale sur deux ou trois pages, il y a un ménage à faire. Malheureusement, il n’y a jamais eu de volonté politique d’y mettre son nez depuis belle lurette.

Prendre racine

Le printemps, c’est la période idéale pour se lancer dans le bouturage. Voici comment s’y prendre.

1- On perce un trou de drainage dans un petit pot en plastique de 5 à 7,5 cm.

2- On remplit le pot de terreau pour plantes d’intérieur ou pour semis. On mouille bien la terre et on laisse drainer. À l’aide d’un crayon, on fait un trou dans la terre.

3- Avec un couteau bien aiguisé et désinfecté, on coupe sous un nœud (point d’insertion d’une feuille) un segment de tige de 5 à 10 cm comprenant trois à cinq nœuds.

4- On retire les feuilles à la base de la tige sur une longueur de 2 à 6 cm, et on plante la bouture jusqu’au deuxième ou troisième nœud.

5- On recouvre le pot d’un sac de plastique transparent perforé pour créer un milieu humide.

6- On expose notre bouture à la lumière vive, mais indirecte. Quand le bouturage est réussi, on voit de nouvelles feuilles apparaître.

Bonne expérience !

Source : Revue Coup de Pouce, mai 2019

Sur la bonne voie

Je l’avoue, depuis que j’ai l’âge de voter, j’ai toujours voté Parti québécois. Je suis un indépendantiste convaincu. Lors du dernier scrutin, malgré la baisse de popularité évidente de ce parti, il a encore eu mon vote. Même si j’étais contre l’idée de mettre la souveraineté en veilleuse, à mon humble avis, c’est tout le contraire qu’il faut préconiser. Il faut constamment faire la promotion de l’indépendance.

Puis est arrivé François Legault, ex-péquiste que je crois toujours nationaliste, qui prend les bonnes décisions, les bonnes orientations et qui apporte la vivacité que le peuple québécois doit retrouver. Je suis enchanté de ce que je vois et, indirectement, sa fibre nationaliste renaît. L’article de Mathieu Bock-Côté dans les pages du Journal de Montréal d’hier, rejoint beaucoup mon opinion sur le sujet, ma fierté d’être québécois et surtout, d’espérer la réalisation du projet, amorcé il y a cinquante ans, par le prophète René Lévesque qui était en avance sur tout le monde pour l’avenir du Québec.

C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LE RETOUR DE LA FIERTÉ QUÉBÉCOISE Mathieu Bock-Côté

Dans un mois exactement, nous commencerons la célébration de la fête nationale. Comme d’habitude, nous sortirons les drapeaux et les radios diffuseront des chansons québécoises. Nous redécouvrirons la richesse incroyable de notre patrimoine musical.

Peut-être nous rappellerons-nous un peu notre histoire, aussi belle que tragique, aussi inspirante que déprimante.

Comme d’habitude, nous dirons notre fierté d’appartenir à ce peuple si particulier, qui s’entête à vivre dans sa langue et à faire rayonner sa culture sur un continent qu’il a déjà exploré de mille manières, mais qui, aujourd’hui, le voit mieux comme une nation excentrique, et au pire, comme une tribu anachronique.

FIERTÉ

Nous rappellerons, chacun le faisant à sa manière, que nous ne céderons pas, et nous proclamerons que dans un siècle, nous poursuivrons encore la belle aventure de l’Amérique française.

Mais il y aura une différence majeure, cette fois avec les années précédentes : tout cela ne sonnera pas faux. Pour la première fois depuis longtemps, cette fierté ne sera pas artificielle. Elle ne viendra plus au terme d’un long exercice d’optimiste forcé, mais de manière assez spontanée.

Car quelque chose s’est passé au Québec depuis un an : nous avons rompu avec un régime libéral qui, fondamentalement, s’était retourné contre la nation.

Nous avions à Québec un gouvernement au service d’Ottawa, qui cherchait de toutes les manières possibles à neutraliser notre différence, pour faire de nous des Canadiens un peu plus originaux que les autres. Le régime libéral version Couillard nous humiliait collectivement.

L’élection de la CAQ, le 1er octobre dernier, a changé quelque chose dans l’atmosphère politique.

En gros, les Québécois francophones, qui se divisaient entre eux exagérément depuis vingt ans, et se condamnaient ainsi à l’impuissance politique dans leur propre pays, ont repris le contrôle de leur destin.

Ce retour à la normale a réanimé notre identité, comme en témoigne la résolution tranquille du gouvernement dans le dossier sur la laïcité.

Ceux qui me lisent le savent : je suis un indépendantiste « à la vie, à la mort ». Le rêve qui m’habite, la cause de ma vie, c’est que le Québec devienne un pays, qui existera dans le monde en son nom et qui ne portera plus son identité comme un fardeau, mais comme un trésor.

Pour le travail, je traverse souvent l’Atlantique et je ne cesse d’expliquer à nos cousins français que le Québec deviendra un jour un pays, car tel est son destin. Je ne veux pas que le monde oublie le bel appel du Québec libre.

INDÉPENDANCE

De ce point de vue, le présent gouvernement, avec son autonomisme, ne va pas assez loin. Son nationalisme ne va pas assez loin non plus.

Mais globalement, il va dans la bonne direction. Depuis quelques mois, j’ai vu notre peuple se redire qu’il avait le droit d’exister. Pour le dire avec les mots d’un autre, cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi fier d’être Québécois.

Au pays des acronymes

Un acronyme c’est un sigle qui se prononce comme un mot.

En voici 25, assez imaginatifs, dont certains vous feront sourire.

 

1. Quelle lettre marque la surprise? —– O

2. Quelles sont celles qui commandent dans une abbaye? —— AB

3. Quelles sont celles qui commandent une quantité suffisante? — AC

4. Quelles sont celles qui portent le poids des ans? —— AG

5. Quelles sont celles qui ne restent pas oisives? —— OQP

6. Quelles sont celles qui disent : Il n’y a pas de Dieu? —— AT

7. Quelles sont celles qui sont détestées? —— AI

8. Quelles sont celles qui désignent un début de personne? —– BB

9. Quelles sont celles qui se soumettent? —— OBI

10. Quelles sont celles qui peuvent servir dans un combat? —— ÉP

11. Quelles sont celles qui sont synonymes d’enfer? —— GN

12. Quelle lettre transparente est dépensée surtout en été? —— O

13. Pour quelles lettres l’argent est-il nécessaire? —— HA

14. Quelles lettres sont précieuses en composition littéraire? —— ID

15. Quelles lettres sont coupées en petits morceaux? ——

16. Quelle est la lettre qui pose toujours un problème? —— K

17. Quelles sont celles qui sont synonymes de passé? —— IR

18. Quelles sont celles qui sont brisées? —— KC

19. Quelle est la lettre que l’on respire? —— R

20. Quelles sont celles qui vont çà et là à l’aventure? —— RE

21. Quelles sont celles qui ont de l’affection? —— ME

22. Quelles sont celles qui favorisent la fuite de l’orgueil? —— ABC

23. Quelles sont celles qui mettent un poulet en pièces? —— DPC

24. Quelles sont celles qui font disparaître les fautes d’orthographe? —- FAC

25. Quelles sont celles qui expriment qu’une personne est morte? —— DCD

Merci Gilles

La leçon de français (43)

NE PAS CONFONDRE : cessesc’ests’estsaitsais

Règles

Ses : déterminant possessif, peut être remplacé par un autre déterminant possessif : Le joueur lace ses chaussures. Je lace mes chaussures.

Ces : déterminant démonstratif, peut être remplacé par un autre déterminant démonstratif : Ces places sont libres. Cette place est libre.

C’est : est formé du verbe « être » au présent de l’indicatif précédé du pronom démonstratif élidé « c’ ». Il peut être remplacé par l’expression « cela est ». Le 1er mai, c’est un jour férié. Le 1er mai, cela est un jour férié.

S’est : est formé du verbe « être » au présent de l’indicatif précédé du pronom personnel élidé « s’ ». Il peut être remplacé par « me suis » en conjuguant le verbe à la 1ère personne du singulier. Il s’est rendu au collège. Je me suis rendu au collège.

Sait, sais : formes conjuguées du verbe « savoir », elles peuvent être remplacées par d’autres formes conjuguées de ce verbe. Jordan sait cuisiner. Je sais cuisiner. Jordan saura cuisiner. Je saurai cuisiner.

Astuce ! Pour bien choisir entre « ses » et « ces », il faut examiner le sens de la phrase.

Jody prend soin de ses livres. les livres lui appartiennent

– Parmi ces livres, lequel Jody choisit-il ? les livres qui lui sont proposés

Exercices

1- Complétez la phrase avec le mot qui convient.

Quand on ne … pas ce que signifie un mot, on consulte un dictionnaire.

A) c’est – B) s’est – C) sait – D) sais

2- Quels mots complètent cette phrase ?

Comme … truffes sont parfumées, le cuisinier en achètera pour préparer… spécialités.

A) ces / ses – B) ces / sait – C) c’est / ses – D) ses / c’est

3- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Mouillé jusqu’aux os, Jimmy suspend ses vêtements près du radiateur.

A) déterminant démonstratif – B) déterminant possessif

C) déterminant indéfini – D) pronom possessif

4- Par quels mots peut-on remplacer es mots en gras ?

Nina s’est fait une entorse en jouant au badminton; ses parents sont inquiets.

A) s’était / les – B) sait / ces – C) c’est / sais – D) ses / c’est

5- Complétez la phrase avec les mots qui conviennent.

Tu … tenir ta langue; … pourquoi on n’hésite pas à te confier … secrets.

A) sait / s’est / ses – B) s’est / sait / ses

C) sais / sais / ces – D) sais / c’est / ces

6- Quels mots permettent de compléter la phrase ?

Le clown … étalé de tout son long sur la piste, mais il ne … pas fait mal.

A) s’est / s’est – B) s’est / c’est – C) c’est / c’est – D) c’est / s’est

7- Quelle est la nature grammaticale des mots en gras ?

Ces chansons plaisent beaucoup à M. Olivier, mais pas du tout à ses enfants.

A) déterminant possessif / déterminant démonstratif

B) déterminant démonstratif / déterminant démonstratif

C) déterminant possessif / déterminant possessif

D) déterminant démonstratif / déterminant possessif

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) A – 3) B – 4) A – 5) D – 6) A – 7) D
* Le verbe « savoir » est conjugué à la 3e personne du singulier.

Bernard Landry, un vrai patriote

Hier, on célébrait la Journée nationale des patriotes. Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) remettait, à titre posthume, sa plus haute distinction ; la médaille René-Lévesque. L’engagement patriotique de Bernard Landry fut le travail de toute une vie. Parti le 6 novembre dernier, il aura marqué le Québec jusqu’à la fin de sa vie. Je me souviens d’une entrevue qu’il donnait à la télévision quelque temps avant sa mort. Affaibli par la maladie, ses convictions étaient toujours là. Pour se rappeler son parcours, voici le texte que le MNQ publiait hier dans les pages du Journal de Montréal. Je veux le partager avec vous.

L’ENGAGEMENT PATRIOTE À LA MANIÈRE DE BERNARD LANDRY (1937-2018)

Les Papineau, Chénier et De Lorimier ont écrit en 1837-1838 une page d’histoire mémorable et conféré au mot patriote une portée bien plus grande que le simple amour de la patrie. Un patriote chez nous est celui ou celle qui fait don de soi pour le bien de ses compatriotes et qui met son talent au service de toute la nation, au point d’y sacrifier ses intérêts particuliers.

Depuis, chaque moment historique et chaque région du Québec ont fourni leur lot de patriotes, de pionniers, d’entrepreneurs, de chercheurs, d’institutrices rurales ou de valeureuses mères de famille. Le nom de la plupart d’entre eux est tombé dans l’oubli, mais leur survit aujourd’hui un héritage, un patrimoine tangible, des œuvres, des institutions et des communautés dynamiques fières de leurs racines. Il arrive cependant que le talent de certains soit tel qu’il confine au génie et que leur parcours patriotique soit à ce point exemplaire qu’il confine à l’héroïsme. Ce sont ces quelques libérateurs du peuple du Québec que le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) compte commémorer par la médaille René-Lévesque, sa plus haute distinction.

Le parcours de Bernard Landry se confond pratiquement avec chacune des grandes avancées du Québec depuis sa Révolution tranquille. Dès sa prime jeunesse, il se déclare « présent » partout où il peut servir, à la tête des premières associations étudiantes, puis dans l’antichambre de la nationalisation de l’électricité, dans nos rapports privilégiés avec la France ou lors de la mise sur pied du système d’éducation.

Sa longue marche vers le pouvoir s’accélère en 1976 alors qu’il se joint au premier cabinet du gouvernement Lévesque; le seul ministre économique à pouvoir tenir tête à Jacques Parizeau. Il rédige alors Bâtir le Québec, véritable programme économique d’un pays souverain. Dès 1985, il se dit prêt à succéder à René Lévesque ! S’il cède de bonne grâce la place de premier ministre du Québec à Lucien Bouchard en 1996, il ne manque pas sa chance en mars 2001 avec pour objectif, bille en tête, de faire au plus tôt du Québec un pays. Son bref passage à la tête de l’état est remarquable. Il organisa d’abord une direction collégiale, accordant une large place aux poids lourds de son cabinet; les Pauline Marois, Guy Chevrette ou François Legault. Affrontant la crise du début du siècle, il multiplie les initiatives économiques : sauvetage de l’usine Packard-Bell à Sainte-Thérèse, tarifs d’électricité préférentiels pour les créateurs d’emploi et fondation à Montréal de la Cité du multimédia, un héritage inestimable qui ouvrait la porte à l’économie du savoir. Finalement, le 7 février 2002, le gouvernement Landry conclut avec le peuple Cris une entente historique, la paix des braves, qui marque une nouvelle ère dans les relations avec les Autochtones donnant une envergure internationale à ce pacte entre nations amies.

Après la politique, l’autre passion de Landry fut l’enseignement, notamment pour y transmettre ses valeurs cardinales en matière économique : le libre-échange, le nationalisme économique, le rôle stratégique de l’État du Québec et l’importance de diversifier l’économie autour d’entreprises de chez nous. Jamais le partenariat fécond entre l’État québécois et les entreprises francophones, « Québec inc. », n’aura eu de promoteur aussi constant, enthousiaste et efficace.

En décidant de conférer sa plus haute distinction à titre posthume à Monsieur Bernard Landry, le MNQ souhaite souligner sa contribution exceptionnelle e unique à l’édification du Québec moderne, à son enrichissement, à son affirmation et à son rayonnement international. On le sait, la modestie et la pudeur sont aussi l’apanage d’un bon patriote. Faisons donc en sorte que leur contribution ne sombre pas dans l’indifférence, car c’est bien par la reconnaissance accordée aux meilleurs d’entre nous que notre nation saura se rendre digne d’entrer dans l’Histoire.

Savoir conserver une bonne cote de crédit

On le sait, aujourd’hui, la carte de crédit est indispensable en voyage, pour des achats imprévus, des cadeaux à l’occasion de certains anniversaires. En fait, c’est le morceau de plastique qui trône au sommet quand vient le temps de choisir son mode de paiement. Mais, ce peut être aussi votre pire cauchemar si vous l’utilisez à mauvais escient, ou si vous le gérez de la mauvaise façon.

En contrepartie, s’en servir intelligemment permet de reporter son remboursement de plusieurs semaines, en planifiant ses achats au lendemain de la date de production de son relevé. Mais l’important, c’est de l’utiliser pour protéger et conserver sa cote de crédit.

Voici un article d’Amélie Cournoyer, puisé dans le numéro d’avril 2019 de la revue Coup de Pouce, qui suggère des façons de bien la conserver.

SEPT FAÇONS DE GARDER UNE BONNE COTE DE CRÉDIT Amélie Cournoyer

S’il n’y a pas de recette magique pour établir et maintenir une bonne cote de crédit, il y a par contre plusieurs pièges à éviter. Voici 7 choses à savoir…

1- ON GARDE NOS SOLDES LE PLUS BAS POSSIBLE
L’idéal est que notre solde dû, reste à moins de 35% de la limite de crédit autorisé et ce, même si l’on acquitte la totalité du solde à la fin de chaque mois.

2- ON RÈGLE NOS FACTURES À TEMPS
Tout retard de paiement de 30 jours ou plus est une tache au dossier qui persiste pendant six ans, et ce, peut importe si l’on doit 20$ ou 2 000$. On veille donc à régler le montant minimal chaque mois… ou plus !

3- ON REMBOURSE NOS DETTES À INTÉRÊTS ÉLEVÉS EN PREMIER
Aux yeux des prêteurs, il est préférable d’honorer nos dettes possédant les plus hauts taux d’intérêts en premier… un conseil qui vaut aussi pour notre portefeuille.

4- ON ÉVITE DE MULTIPLIER LES DEMANDES DE CRÉDIT
Chaque fois qu’un prêteur se renseigne sur notre crédit, une note est inscrite à notre dossier, ce qui fait diminuer notre cote.

5- ON REGROUPE NOS DEMANDES DE CRÉDIT
Suivant la logique du point 4, quand on magasine une voiture ou une résidence par exemple, on tente d’effectuer nos recherches dans un court laps de temps pour que nos demandes soient considérées comme une seule par les agences de crédit (Equifax et TransUnion).

6- ON LIMITE L’OUVERTURE DE COMPTES POUR UN MÊME TYPE DE CRÉDIT
On évite d’avoir plusieurs cartes de crédit pour ne pas accroître le risque de s’endetter. Cela dit, il est bien vu de posséder et d’utiliser plusieurs types de crédit (une carte de crédit, un prêt personnel, une marge de crédit, un prêt hypothécaire, etc.), que l’on rembourse dans les délais, évidemment !

7- ON CHÉRIT NOS VIEUX COMPTES
Parce qu’ils fournissent un meilleur portrait de nos habitudes de remboursements, on conserve nos comptes plus anciens – que ce soit une carte de crédit ou un prêt personnel – plutôt que d’en ouvrir des nouveaux.