Une mise au point rafraîchissante

Depuis le temps qu’on associe grosseur et mauvaise alimentation, le texte qui suit est plus que rafraîchissant et me rejoint, alors qu’on parle d’habitudes de vie. Sous la plume de Hugo Duchaine, et publié dans le Journal de Montréal du 1er juin dernier, il rapporte les propos de Jo-Anne Gilbert, Docteure en kinésiologie, tenus lors du congrès de l’ACFAS, devenue l’Association francophone pour le savoir, à Gatineau récemment.

PARLER DE SANTÉ PLUTÔT QUE DE POIDS

Les professionnels de la santé doivent cesser de parler de poids avec leurs patients et se concentrer sur leurs habitudes de vie, a plaidé hier une kinésiologue au congrès de L’ACFAS à Gatineau.

Fini l’idée du « poids santé », selon Jo-Anne Gilbert, qui croit que celui-ci donne une image fausse de l’état réel d’une personne. Elle souligne qu’une personne mince peut fumer et mal s’alimenter, alors qu’une personne avec de l’embonpoint peut faire de l’exercice fréquemment et bien dormir, par exemple.

Docteure en kinésiologie et anciennement responsable de la promotion de la nutrition à Santé Canada, Madame Gilbert se consacre maintenant à accompagner des clients dans la gestion de leur poids.

GARE AUX DIÈTES EXCESSIVES

Elle déplore notamment les risques associés aux diètes excessives dans lesquelles se lancent souvent aveuglément les personnes déterminées à perdre du poids. Or, un régime doit être maintenu « à vie » pour garder ses résultats. « C’est ça qu’on oublie de dire », souligne-t-elle.

Elle croit qu’en évitant de parler de poids, les personnes en quête d’une meilleure santé éviteront de ne se concentrer que sur manger moins pour y arriver. Selon elle, il faut parler de nourriture saine, d’activité physique, de sommeil et de stress.

Elle reconnaît que les personnes sans surplus de poids sont généralement en meilleure santé. Cependant, elle ajoute que divers problèmes peuvent causer une prise de poids. Il ne suffit donc pas de maigrir pour se guérir, estime-t-elle.