La leçon de français (53)

LE PARTICIPE PASSÉ EMPLOYÉ AVEC L’AUXILIAIRE AVOIR

Règles

Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » ne s’accorde jamais avec le sujet du verbe.
Simon a franchi les obstacles / Simon et Dylan ont franchi les obstacles.

Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » s’accorde avec le complément d’objet direct (COD) du verbe, seulement s’il est placé avant le participe passé.

Des obstacles étaient sur le parcours, Simon les a franchis.

Simon a franchi quoi ? « les » (mis pour les obstacles) = accord au masculin pluriel.

Astuce ! Lorsqu’il est placé avant le participe passé, le COD est le plus souvent un pronom. Il faut donc chercher quel nom il remplace pour bien accorder le participe passé.

Les épisodes que Gladys a vus plusieurs fois l‘ont vivement intéressée.

  • « que » est un pronom relatif (mis pour les épisodes)
  • « l’ » un pronom personnel (mis pour Gladys).

Attention ! Il ne faut pas confondre le COD avec le COI (complément d’objet indirect).

  • COD : Le professeur a posé une énigme difficile, mais Éva l’a résolue.
  • COI : Le professeur a posé une question difficile, mais Éva lui a répondu.

Exercices

1- Complétez la phrase avec le participe passé qui convient.

M. Blain avait une puissante moto, mais il l’a … à ses voisins

A) revendue – B) revendu – C) revendus – D) revendues

2- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Les élèves que le principal … se rendront au secrétariat.

A) a convoqué – B) avait convoqué – C) a convoqués – D) ont été convoqués

3- Quelle est la réponse correcte à cette question ?

L’imprimeur a-t-il numéroté les pages de ces livres ?

A) Oui, il les a numérotés. – B) Oui, il les a numérotée.

C) Oui, il les a numéroté. – D) Oui, il les a numérotées.

4- Quel groupe sujet complète cette phrase ?

… ont présenté un exposé sur les vaccins; le professeur les a félicités

A) Fabien et Laura – B) Des infirmières – C) Amandine et Laura – D) Un groupe d’élèves

5- Complétez la phrase avec les participes passés qui conviennent.

Des virus s’étaient … dans l’ordinateur; le technicien les a … .

A) introduit / supprimé – B) introduits / supprimé

C) introduits / supprimés – D) introduit / supprimés

6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Cette organisation … aux pays touchés par la famine toutes les provisions qu’elle … réunir.

A) a envoyée / a pu – B) a envoyé / ont pu –

C) a envoyé / a pu – D) avais envoyé / avais pu

7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Comme la passerelle …, les ouvriers l’… .

A) était mal fixé / ont consolidé – B) était mal fixée / ont consolidée

C) était mal fixé / ont consolidée – D) était mal fixée / ont consolidé

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A* – 2) C** – 3) D*** – 4) A**** – 5) C – 6) C***** – 7) B******
* Le participe passé s’accorde avec le pronom personnel « l’ » (mis pour une puissante moto), placé avant le verbe.
** Accord du participe passé avec « que » (mis pour les élèves) placé devant le verbe. D’autre part le sujet du verbe de la proposition subordonnée « le principal » est au singulier.
*** Le pronom personnel « les », avec lequel le participe passé doit s’accorder, remplace « les pages », féminin pluriel.
**** Le participe passé « félicités », accordé avec « les » est au masculin pluriel; seule la première réponse convient puisque sur les deux prénoms, il y en a un au masculin.
***** Les deux verbes sont à conjuguer à le 3e personne du singulier. Les COD de chacun des verbes sont post-placés, donc pas d’accord.
****** Le premier participe passé st employé avec l’auxiliaire « être », donc accord avec le sujet. Le second doit s’accorder avec « l’ », mis pour « la passerelle ».

Résultats d’un sondage pancanadien sur l’endettement

L’ENDETTEMENT, UN PROBLÈME MOINS AIGU AU QUÉBEC QU’AILLEURS AU PAYS

TORONTO | (Agence QMI) Il n’est pas toujours facile de joindre les deux bouts en cette ère de consommation effrénée, alors que les dépenses du tiers (33%) des Canadiens augmentent plus rapidement que leurs revenus. Mais les Québécois semblent mieux placés que le restant des Canadiens pour gérer leur endettement.

C’est ce qu’indique un sondage sur l’endettement commandé par la Banque Manuvie.

Ce coup de sonde révèle toutefois de bonnes nouvelles pour les Québécois, qui sont ceux (32%) étant les moins susceptibles d’avoir d’autres dettes qu’une hypothèque comparativement à leurs homologues du reste du Canada (51%).

Les trois principales dettes des Québécois sont l’hypothèque (57%), les cartes de crédit (46%) et le prêt automobile (41%).

Les priorités financières des citoyens de la Belle Province, selon le sondage, ont trait à l’épargne en vue des vacances (35%), l’épargne pour la retraite (33%) ainsi que la provision de sous pour ne pas être pris au dépourvu en cas d’urgence (30%).

VIVRE SELON SES MOYENS

Pour contrôler leurs dettes, les Québécois réduisent d’abord les dépenses pour le superflu – bijoux, jeux vidéo, spa, etc. – (52%), réduisent les dépenses de divertissement – cinéma, restos, concerts – (44%), analysent les dépenses familiales et consolident les dettes à haut taux d’intérêt pour un prêt à un taux moindre (29%), et consultent un conseiller pour les aider (7%).

Pour parvenir à freiner leur endettement ou même à l’enrayer, les Québécois affirment, toujours selon le sondage, vivre selon leurs moyens disponibles (49%), se faire à manger au lieu de recourir aux restaurants (47%) et payer le montant total de la carte de crédit à temps (43%).

Le sondage a été réalisé en ligne, du 17 au 22 avril 2019, par Ipsos, pour le compte de Banque Manuvie. Quelques 2003 Canadiens âgés de 20 à 69 ans ont été interrogés. Ceux-ci provenaient de toutes les provinces et leur ménage avait un revenu supérieur à 40 000$.

L’aide médicale à mourir; vous avez encore des doutes ?

Quand l’espoir n’est plus là !

Quand tout a été tenté !

Quand la souffrance devient insoutenable !

Quand nos forces sont épuisées !

Quand on attend que la mort nous délivre…

Il ne nous reste qu’une seule solution; l’aide médicale à mourir, afin de quitter dans la plus profonde dignité. Le respect ultime de ses dernières volontés.

Aujourd’hui, je veux partager avec vous cette touchante et émouvante histoire racontée par Patrick Lagacé, dans l’édition de La Presse + du 21 juillet dernier. Puisse-t-elle guider votre réflexion.

PETITE RÉVOLUTION À LA MAISON ADHÉMAR-DION Patrick Lagacé

En février, le chanteur Marc Hervieux a reçu un appel de Claudette Dion, de la célèbre famille Dion. Mme Dion avait une demande spéciale pour le ténor.

Pourrait-il venir rencontrer une de ses fans qui vivait ses derniers moments, à la Maison de soins palliatifs Adhémar-Dion de Terrebonne ?

Claudette Dion, porte-parole de la Maison qui porte le nom de son papa, a expliqué la situation : la jeune mère de famille devait assister à un spectacle de Marc Hervieux en janvier…

Mais la maladie s’est interposée.

Marc Hervieux a accepté sur-le-champ. Il a regardé son horaire. Par hasard, il s’en allait le lendemain à Las Vegas voir le spectacle de la plus connue des Dion, Céline.

– Si je passe demain matin, sur le chemin de l’aéroport, ça va ?

C’était parfait. Rendez-vous fut donc pris pour le lendemain matin, Marc Hervieux allait arrêter chemin Saint-Charles, à Terrebonne, en route vers l’aéroport.

« Une heure plus tard, me raconte Marc Hervieux, Claudette me rappelle : la dame avait demandé l’aide médicale à mourir et elle venait d’avoir sa réponse. Elle allait la recevoir le lendemain matin, à peu près au moment où je pensais passer la voir… »

La suite à la fin de cette chronique.

****

Ce qui frappe dans le bout de l’histoire que je viens de commencer à vous raconter, c’est bien sûr la générosité de cœur de Marc Hervieux. Comme d’autres, sans faire de selfie ni de communiqué de presse, Hervieux fait des gestes semblables. Je note que c’est moi qui l’ai sollicité, quand j’ai eu vent de cette histoire.

Mais socialement, je vous dirais que ce qui est frappant, pour ne pas dire révolutionnaire, c’est qu’une maison de soins palliatifs offre l’aide médicale à mourir (AMM).

Dans le spectre des années 2012 à 2015, au cœur du débat sur la fin de vie, les Québécois ont envoyé un signal clair à leurs élus : nous voulons avoir accès à l’aide médicale à mourir. Le Québec s’est doté d’une telle loi, suivi par le fédéral (qui a été forcé par la Cour suprême).

Des Québécois étaient (et sont encore) réticents. Parmi les récalcitrants : les maisons de soins palliatifs. Quand Québec préparait sa loi, les maisons de soins palliatifs avaient été catégoriques : jamais l’aide médicale à mourir ne serait administrée sous leur toit.

Ce raisonnement était en phase avec celui de la communauté des soins palliatifs : la douleur, ça se soulage, c’est notre métier, notre mission. Mettre fin à la vie n’est pas notre mission. Ça n’arrivera jamais chez nous…

La mission particulière des maisons de soins palliatifs – tenues à bout de bras par les communautés où elles sont ancrées, à coup de bénévolat et de campagnes de financement – a convaincu le gouvernement du Québec de ne pas forcer ces institutions à offrir l’aide médicale à mourir.

Quelques années plus tard, le réel a rattrapé les maisons de soins palliatifs. Sur 34, elles sont désormais 7 à offrir ce soin. La réflexion est en cours dans plusieurs autres maisons de soins palliatifs, m’a dit Marie-Julie Tschiember, de l’Alliance des maisons de soins palliatifs : « Le temps qui passe et les témoignages rassurants des maisons qui donnent l’AMM contribuent à la réflexion des dirigeants des autres maisons. »

***

La première fois qu’une résidante de la Maison Adhémar-Dion a demandé l’aide médicale à mourir, ce soin était disponible et légal au Québec… Mais la Maison ne l’offrait pas.

On a donc transporté la femme à l’hôpital, pour qu’elle puisse y recevoir ce soin.

Nicole Vaillancourt, DG de la Maison Adhémar-Dion, se souvient du cas avec émotion : « Les infirmières de la Maison étaient tellement attachées à cette femme qu’elles ont refusé de la lâcher. Elles l’ont accompagnée à l’hôpital pour ses derniers moments. »

N’empêche : il y avait quelque chose de troublant dans le fait qu’une résidante en fin de vie, avec l’épuisement que cela suppose, doive subir le bouleversement de monter dans une ambulance pour aller à l’hôpital afin de recevoir un soin parfaitement légal. L’épisode avait secoué bien des artisans de la Maison Adhémar-Dion.

Nicole Vaillancourt a plaidé pour un changement, devant le conseil d’administration.

– Avec quel argument ?

– Que quitter la Maison Adhémar-Dion en ambulance pour aller mourir à l’hôpital, ce n’est pas de la dignité.

Elle ne prononce pas le mot « dignité » à la légère : elle a accompagné dans la maladie son frère Alain, champion de sports équestres, qui s’est éteint par un soir d’éclipse en 2012. On devine que l’expérience fut marquante, à vie. Elle est entrée à la Maison Adhémar-Dion comme bénévole, d’abord aux cuisines, puis aux soins, où elle a donné des bains aux résidants et procédé à la toilette funéraire de ceux qui venaient de mourir. « C’est là, dit-elle, que j’ai compris que les soins palliatifs, c’est la dignité jusqu’à la fin. »

En janvier 2018, Nicole Vaillancourt, devenue DG, a donc présenté son plan au conseil d’administration. En mars, le C.A. tranchait : go. En juillet, une première femme a reçu l’aide médicale à mourir.

La première femme qui a reçu l’AMM a permis aux employés de la Maison Adhémar-Dion qui le désiraient d’assister à ses derniers moments. Michel Houle, intervenant social, a eu une épiphanie, si j’ose dire : « D’avoir pu assister à cela m’a permis de comprendre de quoi il s’agit. Maintenant, quand j’en parle, je parle en connaissance de cause. C’était serein, c’était beau. »

Depuis un an, ce soin qui est un ultime geste de liberté sur son destin a été prodigué cinq fois à la Maison Adhémar-Dion. Il demeure, là comme ailleurs, l’exception à la règle chez les gens en fin de vie.

La règle ?

Aller au bout de la dernière seconde de vie possible.

****

Quand Claudette Dion l’a rappelé, Marc Hervieux a donc compris en ce jour de février qu’attendre au lendemain matin pour aller rencontrer une fan en fin de vie n’était pas une option.

– Je vais être là ce soir, a-t-il promis à Claudette Dion.

Et ce soir-là, le ténor s’est pointé dans la chambre de la femme, qui était entourée de ceux qui l’aimaient et qu’elle aimait. Elle était contente de voir le ténor, mais ce dernier devinait sa douleur.

Il lui a tenu la main, ils ont bavardé.

Marc Hervieux lui a chanté deux chansons, Quand on n’a que l’amour et Caruso. Elle avait raté le concert de Marc Hervieux en janvier. Elle l’a eu pour elle, et ses proches, en concert privé.

La dame était jeune, trop jeune. Marc Hervieux a perdu son père jeune, trop jeune, lui aussi, quand il était ado. À sa fan souffrante, Marc Hervieux a donc parlé de Dollard, son père…

– Si tu vois Dollard, dis-lui allô, dis-lui que je m’ennuie de lui…

La femme s’est éteinte le lendemain, d’une maladie qu’elle n’avait pas choisie, mais au moment qu’elle avait choisi.

En apprendre sur les nuages

La météo c’est devenu un incontournable sur tout ce qui a de portable, téléphone, internet, télévision. Partout on veut savoir le temps qu’il fera afin de mieux planifier nos sorties à l’extérieur. Mais les nuages eux, comment les interpréter ? Comment savoir leurs significations, leurs prédictions, bref, ce qu’ils nous réservent.

Le dernier numéro d’août de la revue Camping Caravaning nous a donné réponses à ces questions, que je voudrais partager avec vous.

LIRE LES NUAGES Danielle Goyette

Ils s’étirent en longues enfilades fines, ils se moutonnent, ils se font lourds, ils se font voile… Les nuages prennent une multitude de formes, portent une multitude de noms et peuvent aussi nous prévenir du temps qui s’amène. Levons ensemble les yeux vers le ciel pour mieux les comprendre.

Les nuages hantent la troposphère, cette partie de l’atmosphère proche de la Terre. Ils se forment à partir de vapeur d’eau contenue dans l’air, qui s’élève, se condense, se refroidit et finit par se solidifier. Ils se composent alors de fines particules d’eau réunies à l’état liquide, qui se précipitent en pluie ou, à l’état solide, en grêle ou en neige.

LE POIDS D’UN NUAGE

Bien qu’il puisse avoir l’air doux et léger comme de la ouate, le nuage peut peser étonnamment lourd. Un cumulonimbus qui s’étend sur une surface de 1 000 km3 avec une densité d’eau de 0,8 g/m3 pèse quelque 800 000 tonnes ! Et il peut flotter dans le ciel ? Les gouttelettes demeureront en suspension dans le nuage tant et aussi longtemps que l’air pourra soutenir leur poids. Mais lorsque ces gouttelettes s’agitent soit par le mouvement des courants d’air ou des tourbillons dans le nuage et qu’elles fusionnent, prenant ainsi de plus en plus de poids, elles finissent par former de « lourdes » gouttes de pluie.

DES NUAGES MORTELS

Les nuages qui entourent les planètes Jupiter et Saturne sont remplis d’ammoniac alors que ceux qui flottent autour de Vénus sont gorgées d’acide sulfurique. Ces deux composés chimiques sont extrêmement toxiques et il vaudrait mieux ne pas se retrouver sous une averse de l’une ou l’autre de ces planètes au risque d’y laisser sa peau… dans tous les sens du terme !

OÙ VOIT-ON LE PLUS DE NUAGES ?

Selon les données météorologiques, on trouverait plus de nuages sur la ceinture entourant la Terre près de l’Équateur, les zones océaniques de ce secteur étant plus touchées par une haute densité d’humidité. La zone des 50es parallèles de latitude dans les hémisphères nord et sud, plus sensible aux dépressions atmosphériques, serait aussi sujette aux formations nuageuses plus fréquentes.

POUR LES RECONNAÎTRE DANS LE CIEL

Voici quelques-uns des types de nuages que l’on peut observer dans le ciel.

LES STRATUS

Flottant à basse altitude entre le sol et deux kilomètres d’altitude, ces nuages dont le nom signifie « couches » sont bas, uniformes et souvent gris. Ils apportent des précipitations plutôt faibles et peuvent être générateurs de brouillard.

LES NIMBOSTRATUS

Très bas dans le ciel, ces gros nuages sombres, gris, aux formes épaisses et imprécises, annoncent souvent la venue imminente de bonnes précipitations de pluie ou de neige.

LES CUMULONIMBUS

Ces gros nuages denses souvent en forme de dômes, qui s’étirent verticalement sur des altitudes de plusieurs kilomètres, sont souvent gris ou même noirs et annoncent de forts orages ou des tempêtes de grêle.

LES CUMULUS

Les cumulus, mot qui signifie « amas », forment des groupes de petits ou gros nuages denses en figure verticale boursoufflée et d’une blancheur éclatante. Ils se distinguent souvent par leur base plate. Ils peuvent s’étendre à la verticale sur plusieurs kilomètres d’altitude. Les gros cumulus annoncent souvent des averses.

LES ALTOSTRATUS

Plutôt grisâtres, ces nuages en longue nappe s’étendent aussi dans le ciel à une altitude allant de deux à sept kilomètres. Ils cachent le soleil ou laissent filtrer un soleil blanchi.

LES ALTOCUMULUS

Ces amas de grosses boulettes blanches collées les unes aux autres ou en forme de galets plats peuvent se regrouper dans une zone du ciel ou s’étaler en une longue bande. Ils flottent à une altitude de deux à sept kilomètres et laissent parfois tomber quelques précipitations passagères. Ses rayons.

LES CIRROSTRATUS

Nuage unique, il peut s’étendre en un grand voile fin dans tout le ciel, ou en partie, et ce, à quelques 4,5 à 12 kilomètres d’altitude. Il cache très peu le soleil et laisse souvent filtrer ses rayons.

LES CIRROCUMULUS

Ces nuages en nappes de petits moutons tout blancs collés les uns aux autres présagent l’arrivée d’un front froid ou chaud.

LES CIRRUS

Ils s’étirent comme de longs cheveux et affichent un aspect fibreux de filaments blancs. Ils gravitent entre 5 et 13 kilomètres d’altitude.

UNE RARETÉ

LE NUAGE LENTICULAIRE

Parmi les nombreux aspects que peuvent adopter les nuages, la forme lenticulaire constitue certainement celle qui étonne le plus. Sa consistance laiteuse et ses ovales peuvent même rappeler une soucoupe volante. Ce nuage demeure souvent immobile au sommet d’une onde stagnante provoquée par un vent pulsé vers le ciel le long du flanc d’une montagne, par exemple.

C’EST NOUVEAU !

LE VOLUTUS

Une toute nouvelle espèce de nuage a été intégrée en 2017 à l’Atlas international des nuages ! Ce volutus ressemble à un long rouleau de nuage.

L’ASPERITAS

Autre nouveauté en 2017 dans l’Atlas, l’asperitas se dessine dans le ciel comme une grosse vague de mer qui se soulève. Rare, il est inoubliable quand on l’aperçoit dans le ciel, dit-on.

CE QUE L’HISTOIRE EN DIT

Dans son traité des Météorologiques, diffusé en Occident au 12e siècle, Aristote décrivait les nuages comme des météores aqueux qu’il avait baptisés « hydrométéores ». À la même époque, certains croyants prétendaient qu’ils étaient plutôt une manifestation mystique du « voile de Dieu » alors que l’éclair dévoilait la lumière du paradis !

C’est à partir du 13e siècle que les encyclopédistes se penchent sur l’étude naturelle de ces formations qui pourraient se composer d’air et d’eau. Au 19e siècle, les montées en ballons permettent d’approcher ces formations dans le ciel et de mieux comprendre leur composante en vapeur d’eau.

Si un certain Jean-Baptiste de Lamarck, naturaliste français, élabore une première ébauche de classification des nuages en 1802, c’est le scientifique et météorologiste britannique Luke Howard qui, en 1804, se servira du latin, alors la langue de la science, pour publier une classification par noms des différentes formations nuageuses. Il fut même baptisé le « parrain des nuages ».

En septembre 1986, une version enrichie de la nomenclature d’Howard sera finalement publiée dans le premier Atlas international des nuages.

Trois gouttes de lumière…

SIGNIFICATIONS PROFONDES

La prière n’est pas une roue de secours dont tu fais usage, quand tu as un souci… mais elle est le volant qui donne la bonne direction, tout au long de la vie !

Pourquoi est-ce que le pare-brise d’une voiture est-il si large et les rétroviseurs sont si petits ? Parce que notre passé n’est pas aussi important que notre futur ! Alors, regarde vers l’avant et avance !

L’amitié c’est comme un livre. Ça ne prend que quelques secondes pour brûler, mais ça prend des années à s’écrire !

Toute chose est temporaire dans la vie. Si elles sont bonnes, profites-en, elles ne dureront pas pour toujours ! En revanche, si elles sont mauvaises, ne t’en fais pas, elles ne dureront pas non plus.

Les vieux amis sont de l’or ! Les nouveaux amis, sont du diamant ! Si tu trouves un diamant, n’oublie pas l’or ! Car pour que le diamant tienne, tu as besoin d’une base en or !

Souvent quand nous perdons espoir et pensons que c’est la fin… Dieu sourit depuis là-haut et dit « Du calme, bien aimé(e); c’est juste un virage, pas la fin !

Quand Dieu règle tes problèmes, tu as alors foi dans ses capacités; quand IL ne règle pas tes problèmes, c’est qu’IL a foi dans tes capacités.

Une personne aveugle demanda à Dieu : « Y a-t-il quelque chose qui soit pire que de perdre la vue » ? Dieu a répondu: « Oui, perdre ta vision » !

Quand tu pries pour les autres, Dieu t’écoute et les bénit, et parfois, quand tu es en sécurité et dans la joie, rappelle-toi, que quelqu’un a prié pour toi.

Se soucier, n’enlève pas les soucis de demain; ça ne fait qu’enlever la paix d’aujourd’hui !

Un médicament polyvalent

La metformine est un médicament polyvalent que les diabétiques de type 2 connaissent depuis le début de leur maladie.

Aussi, conséquemment à de récentes recherches, il pourrait atténuer les symptômes du syndrome de l’X fragile, forme héréditaire de déficience intellectuelle à l’origine de certains cas d’autisme. 

Cependant, il pourrait également prévenir le cancer, selon des observations cliniques. Richard Béliveau, Docteur en biochimie en a fait le sujet de son article, le 15 juillet dernier, dans les pages du Journal de Montréal, que je veux partager avec vous aujourd’hui.

L’EFFET ANTICANCÉREUX DE LA METFORMINE, UN MÉDICAMENT CONTRE LE DIABÈTE Richard Béliveau

En plus de ses propriétés hypoglycémiantes utilisées pour le traitement du diabète de type 2, plusieurs observations suggèrent que la metformine pourrait également exercer une action anticancéreuse. Selon une étude récente, ce potentiel anticancéreux serait considérablement augmenté en affamant les tumeurs par la restriction calorique.

SENSIBILITÉ À L’INSULINE

La metformine est un médicament de la classe des biguanidines utilisé comme traitement de première ligne pour réduire la glycémie chez les patients diabétiques ou qui sont en voie de développer la maladie (prédiabétiques).

L’effet hypoglycémiant de cette molécule est dû à une réduction marquée de la production de glucose par le foie, de même qu’à une amélioration de la sensibilité périphérique au signal de l’insuline qui permet d’améliorer la capture du glucose par différents organes (les muscles, en particulier) et de réduire ainsi la glycémie.

Même si cette action ne permet pas de guérir le diabète, elle permet néanmoins d’atténuer les dommages aux vaisseaux sanguins causés par l’hyperglycémie chronique et par le fait même de réduire le risque de maladies cardiovasculaires.

EFFETS ANTICANCÉREUX

Plusieurs études ont montré que les patients diabétiques traités à la metformine avaient un risque de cancer significativement réduit comparativement à ceux qui étaient traités à l’aide d’autres médicaments hypoglycémiants.

Par exemple, une méta-analyse de 11 études qui ont examiné cette association montre une réduction de 31% de l’incidence globale de cancer chez les patients qui reçoivent la metformine, un effet protecteur observé pour plusieurs cancers très communs comme ceux du côlon, du pancréas, du sein et du poumon.

La réduction de l’incidence de cancers liés à l’obésité comme ceux du côlon et du sein est biologiquement plausible, car la metformine diminue les taux d’insuline et prive donc ces cancers d’un facteur très important pour leur progression.

Le rôle de la metformine dans le traitement du cancer suscite donc énormément d’intérêt, avec environ 200 essais cliniques randomisés qui sont en cours pour évaluer plus précisément son potentiel anticancéreux seul, ou en combinaison avec d’autres traitements.

AFFAMER LE CANCER

De plus en plus d’études suggèrent qu’il est possible de sensibiliser les cellules cancéreuses à l’action de certains agents anticancéreux en restreignant l’apport énergétique de façon à forcer les cellules à ralentir leur croissance. Par exemple, il a été montré que le jeûne retarde la croissance tumorale et augmente les effets de la chimiothérapie contre plusieurs types de cellules cancéreuses, tout en améliorant la capacité du système immunitaire à empêcher la progression tumorale.

Il semble qu’un phénomène similaire pourrait augmenter le potentiel anticancéreux de la metformine. En utilisant des modèles d’animaux auxquels on avait greffé des mélanomes prélevés à partir de patients traités à leur clinique, une équipe de chercheurs a récemment montré qu’un jeûne intermittent de 24h permettait de réduire considérablement les niveaux de glucose présents à l’intérieur des tumeurs.

Ce phénomène n’est pas suffisant en tant que tel pour freiner la progression du cancer, mais ils ont observé que l’addition de metformine au traitement provoquait une diminution marquée de la croissance tumorale.

Les mécanismes impliqués dans cette synergie sont très complexes, mais disons simplement qu’en conditions de carence en glucose, la présence de la metformine active une cascade moléculaire qui va mener à l’activation du processus d’apoptose et donc à l’élimination des cellules cancéreuses

L’impact de la restriction calorique sur le traitement du cancer est intéressant, mais il faut souligner que la recherche en est encore à un stade précoce et qu’il est important que les patients n’entreprennent pas un jeûne sans en discuter avec leur oncologue traitant.

Les personnes touchées par le cancer ont souvent subi des pertes de poids importantes et il peut être dangereux qu’elles se privent de nourriture pendant des périodes plus ou moins prolongées.

Contrôle des entrées et sorties entre le Canada et les États-Unis

Récemment, l’Association canadienne des Snowbirds, dont je suis membre, nous faisait parvenir les dernières nouvelles en vigueur depuis le 11 juillet 2019, sur le contrôle des entrées et sorties entre le Canada et les États-Unis, de leurs citoyens respectifs. Voici la teneur de cette communication.

CONTRÔLE RÉCIPROQUE

L’Association canadienne des « snowbirds » (ACS) fait le point pour ses membres sur le système coordonné de données sur les entrées et les sorties entre le Canada et les États-Unis, aussi appelé initiative sur les entrées et les sorties. Ce système permet l’échange d’information, de telle sorte que la fiche d’entrée dans un pays puisse servir à établir la fiche de sortie de l’autre pays.

Auparavant, le Canada et les États-Unis échangeaient seulement aux points d’entrée terrestres des renseignements biographiques sur les ressortissants de pays tiers (autres que le Canada et les É.-U.), les résidents permanents du Canada qui ne sont pas citoyens américains, et les résidents permanents légitimes des É.-U. qui ne sont pas citoyens canadiens.

Depuis le 11 juillet 2019, l’initiative sur les entrées et les sorties englobe l’échange d’information aux points d’entrée terrestres sur tous les voyageurs, y compris les citoyens canadiens et américains.

Par conséquent, quand un Canadien entre aux États-Unis par un point d’entrée terrestre, ses données sont désormais transmises automatiquement à l’Agence des services frontaliers du Canada et il est considéré par cette dernière comme ayant quitté le Canada. À son retour au Canada, ces données sont transmises à l’agence américaine des douanes (CBP), qui crée alors une fiche de sortie. Autrement dit, les agents de la CBP sauront maintenant précisément quand vous êtes entré aux États-Unis et en êtes ressorti.

Les données biographiques ainsi échangées comprennent le prénom, le second prénom, le nom de famille, la date de naissance, la nationalité et le sexe du voyageur, de même que le type et le numéro de document de voyage utilisé (p. ex. passeport) ainsi que le pays émetteur. Outre les données biographiques présentement recueillies sur les voyageurs aux points d’entrée par le Canada et les États-Unis, la date et l’heure de l’entrée ainsi que le point d’entrée sont enregistrés par chacun des deux pays et ces données sont échangées pour la création des fiches de sortie.

RÈGLES D’IMMIGRATION ET DE FISCALITÉ

Rappelons que les règles d’immigration et de fiscalité touchant les snowbirds canadiens restent inchangées. Aux fins de l’immigration, à titre de citoyens canadiens voyageant aux États-Unis comme touristes, nous sommes limités à « six mois moins un jour » (182 jours) dans une période de 12 mois. Par exemple, si vous entrez aux États-Unis le 1er novembre 2019, votre période de 12 mois se conclura le 31 octobre 2020. Durant cette période, vous serez limité à 182 jours.

À des fins fiscales, tout Canadien qui passe à peu près quatre mois ou plus aux États-Unis chaque année civile, serait avisé de soumettre le formulaire 8840 de l’IRS afin d’être considéré comme un non-résident. Le calcul sur trois ans, connu sous l’appellation de critère de présence importante ou substantial presence test, permet de déterminer si vous devez ou non remplir le formulaire 8840. Si vous passez généralement au moins quatre mois par année aux É.-U., l’ACS vous recommande fortement de soumettre ce formulaire au plus tard à la date limite du 15 juin, pourvu que votre séjour ne dépasse pas 182 jours dans une année civile donnée.

Bon séjour !

La leçon de français (52)

LA VOIX ACTIVE – LA VOIX PASSIVE

Règles

Un verbe est à la voix active quand le sujet fait l’action : Le contrôleur vérifie les billets.

Un verbe est à la voix passive quand le sujet subit l’action : Les billets sont vérifiés par le contrôleur.

Le complément d’objet direct du verbe actif devient le sujet du verbe passif et le sujet du verbe actif devient le complément d’agent du verbe passif.

Remarque ! Tous les verbes à la voix passive sont conjugués avec l’auxiliaire être.

Le complément d’agent est le plus souvent introduit par les prépositions « par » et « de ».

  • Le pavillon noir était hissé par les pirates.
  • Le pavillon noir était redouté de tous les navires marchands.

Attention ! Seuls les verbes transitifs directs peuvent être employés à la voix passive puisque c’est le complément d’objet direct qui devient sujet.

Le complément d’agent peut être sous-entendu : Les drapeaux tricolores seront sortis pour le 14 juillet.

Pour mettre la phrase à l’actif on utilise alors le pronom « on » : On sortira les drapeaux tricolores pour le 14 juillet.

Exercices

1- À quelle voix le verbe en gras est-il conjugué ?

Le surveillant est intervenu pour rétablir le calme.

A) Voix active – B) Voix passive

2- Quelle phrase à la voix active correspond à cette phrase à la voix passive ?

Le panneau d’affichage électronique de la mairie a été actualisé.

A) On a actualisé le panneau d’affichage électronique.

B) La mairie a actualisé le panneau d’affichage électronique.

C) Le panneau d’affichage électronique est actualisé par la mairie.

3- Quel est le complément d’agent de cette phrase ?

Avec deux minutes d’avance, le marathon de Londres est remporté, à la surprise générale, par un coureur irlandais.

A) la surprise générale – B) un coureur irlandais

C) deux minutes d’avance

4- Quelle est la seule phrase à la voix active ?

A) Les rhinocéros sont traqués par les braconniers.

B) Les infractions routières sont sanctionnées par des amendes.

C) Les touristes se sont égarés par erreur dans les rues de la vieille ville.

5- À quel temps et à quelle voix le verbe en gras est-il conjugué ?

Le transport de cette énorme cuve sera assuré par un convoi exceptionnel.

A) futur simple de l’indicatif / voix passive

B) futur antérieur de l’indicatif / voix active

C) présent du conditionnel / voix active

D) présent du conditionnel / voix passive

6- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

De nouveaux vaccins … par une équipe de chercheurs norvégiens.

A) ont été découvert – B) auront découverts

C) avait été découvert – D) ont été découverts

7- Complétez la phrase avec le complément d’agent qui convient.

Le terrain de football est envahi … .

A) depuis dix minutes – B) par suite d’une décision litigieuse de l’arbitre

C) de supporters enthousiastes – D) pour féliciter les vainqueurs

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) A* – 3) B – 4) C – 5) A – 6) D – 7) C**
* Dans la phrase à la voix passive, le complément d’agent n’est pas exprimé. Dans ce cas, le sujet de la voix active est le pronom indéfini « on ».
** À noter que le complément d’agent est introduit par la préposition « de ».

Avis aux « snowbirds » du Québec

Beaucoup de « snowbirds » commencent à songer à la migration hivernale vers des cieux plus cléments.

Dans son dernier numéro de « Nouvelles CSA » l’Association canadienne des snowbirds (ACS), a appris qu’il existe une contradiction entre les critères de résidence de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) et ceux de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Pour rester admissible à votre assurance maladie, vous devez être présent au Québec au moins 183 jours par année civile (1er janvier au 31 décembre). Les absences de 21 jours consécutifs ou moins ne sont pas comptabilisées, ni les jours de départ et de retour. Une fois tous les sept ans, un citoyen peut s’absenter du Québec 183 jours ou plus au cours d’une année civile. Dans ces circonstances particulières, vous devez aviser le ministère de la Santé avant votre départ et remplir le formulaire Départ temporaire du Québec, disponible auprès de la RAMQ.

Selon la RAMQ, si vous disposez d’une résidence hors Québec, vous devez demeurer au Québec et y être présent au moins 183 jours dans l’année pour bénéficier de la protection offerte par le régime d’assurance automobile du Québec.

Bien que la RAMQ permette un nombre illimité d’absences du Québec d’au maximum 21 jours consécutifs, la SAAQ n’a pas de telle disposition. Nos membres doivent donc tenir compte de ces différences pour veiller à rester couverts à la fois par la RAMQ et la SAAQ. Nous recommandons fortement à tout membre couvert par la SAAQ qui excède les 183 jours permis, de contacter la SAAQ
directement afin de vérifier son statut.

Les représentants de l’ACS travailleront avec le gouvernement du Québec à résoudre cette contradiction. Nous présenterons un compte rendu dans Nouvelles « CSA ».

Qui paie pour les tatouages ratés ?

On le sait et on le voit, les tatouages sont à la mode depuis bon nombre d’années. Tout aussi différent les uns des autres, ça demeure du travail d’artiste qu’on aime bien exposer.

Mais, qui paie, si un tatouage est raté, mal fait ou inachevé ? Quels sont les droits des consommateurs à cet égard ? Voici quelques éclaircissements d’ÉDUCALOI.

Ces dernières années, l’industrie du tatouage s’est largement démocratisée. Bien sûr, cela a aussi contribué à augmenter les conflits entre tatoueurs et clients insatisfaits. Mais comment la loi encadre-t-elle cette industrie ? Quels sont vos recours ?

Aucune loi spécifique n’encadre les services de tatouage. Mais ça ne veut pas dire que les tatoueurs peuvent faire n’importe quoi ! Ils doivent suivre les règles établies par le Code civil du Québec et la Loi sur la protection du consommateur.

Un tatoueur doit notamment respecter les règles de l’art dans la confection du tatouage, c’est-à-dire les méthodes de travail reconnues par les tatoueurs.

Si les règles de l’art ne sont pas respectées et que des dommages en découlent, vous pourriez vous tourner vers les tribunaux pour tenter d’être indemnisé.

UN VÉRITABLE CONTRAT

Même si vous considérez le tatoueur comme un artiste, son œuvre doit correspondre à ce qui a été convenu avec vous.

Il doit donc exécuter son travail conformément au contrat.

Une entente verbale est un contrat, mais un document écrit pourra prévoir de manière plus claire le travail qui doit être accompli par le tatoueur. Il sera aussi plus facile de prouver ce qui avait été convenu, si ça tourne mal et que vous devez vous adresser aux tribunaux pour être dédommagé.

Plusieurs affaires ont en effet donné lieu à des indemnisations pour des clients insatisfaits. En voici un exemple : en 2016, un client s’est entendu avec un tatoueur pour un tatouage sur le bras au coût de 800$. Alors qu’il s’est d’abord trompé sur les dimensions du tatouage, le tatoueur ne s’est finalement pas rendu disponible pour le terminer. Le client l’a donc poursuivi et le tribunal a condamné le professionnel à lui payer 2 400$ pour faire corriger et terminer le tatouage.

Attention ! Votre tatoueur vous a fait signer une clause indiquant qu’il n’est pas responsable en cas de blessure ? Ce genre de clause n’est pas valide au Québec. S’il vous blesse en effectuant le tatouage, vous pourrez donc quand même engager des poursuites.

Source : Journal de Montréal, 10 juillet 2019, p-26

Voici un homme qui comprenait les femmes

William Golding, né le 19 septembre 1911 à St Columb Minor dans les Cornouailles et mort le 19 juin 1993 à Perranarworthal, est un écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste.

Voici ce qu’il écrivait au siècle dernier sur la supériorité des femmes. Opinion que je partage entièrement, il va sans dire.

Je crois que les femmes sont inconscientes de prétendre qu’elles sont égales aux hommes. Elles sont bien supérieures et l’ont toujours été. Quoi qu’il en soit, si vous donnez à une femme, elle vous le rendra encore plus grand.

Si vous lui donnez du sperme, elle vous donnera un enfant.

Si vous lui donnez une maison, elle vous donnera une famille.

Si vous lui donnez de la nourriture, elle vous fera un repas.

Si vous lui donnez un sourire elle vous donnera son cœur.

Elle multiplie et élargie tout ce qu’on lui donne.

Donc, si vous lui donnez de la merde, attendez-vous à recevoir une tonne de merde.

Il y a 50 ans aujourd’hui, l’homme foulait la lune

C’est fou comme le temps passe. Il y a 50 ans aujourd’hui, l’homme foulait la lune pour la première fois. Un événement historique que je ne peux effacer de ma mémoire alors que je me revois, devant notre téléviseur noir et blanc, très attentionné à visionner ces images quelque peu floues, ce que la race humaine tentait de conquérir depuis toujours.

La terre était à l’écoute de ce moment exceptionnel. Ce que les bandes dessinées, dont Les aventures de Tintin avec « Objectif Lune » et « On a marché sur la lune » nous avaient fait rêver, devenait réalité !

Mais, saviez-vous qu’il y avait un peu de nous autres là-dedans? Eh oui, l’entreprise Héroux-Devtek de Longueuil, où mon père a travaillé, a fabriqué les pattes du module lunaire. Toute une fierté du génie québécois que vous découvrirez.

Pour souligner la conquête de la lune, La Presse + a publié un excellent reportage sur le sujet le 13 juillet dernier, et c’est le texte que je vous propose aujourd’hui, pour rafraîchir vos mémoires.

EXPLORATION SPATIALE

LA LUNE, 50 ANS PLUS TARD Philippe Mercure et Mathieu Perreault

Samedi prochain, cela fera 50 ans que Neil Armstrong a fait ses premiers pas sur la Lune. Quel est le bilan du programme Apollo ? Et pourquoi la Lune suscite-t-elle un regain d’intérêt depuis quelques années ?

TOUJOURS LE MÊME RÊVE

Impossible de surestimer la force du symbole. Il y a 50 ans, l’être humain a foulé pour la première fois le sol d’un autre monde que la Terre, marquant un jalon de l’histoire humaine. Si bien qu’un demi-siècle plus tard, on rêve de rééditer l’exploit.

La conquête de la Lune est une prouesse technologique indéniable. Elle a servi de catalyseur scientifique à toute une nation. Elle a tellement frappé l’imagination qu’elle fait encore rêver aujourd’hui.

Mais quand Neil Armstrong a posé le pied sur la Lune, le 20 juillet 1969, c’est un geste ni scientifique ni même purement symbolique qu’il a accompli. C’était avant tout une déclaration politique.

« La science a fait du pouce sur la conquête de la Lune. On a découvert plusieurs choses très intéressantes et utiles. Mais ce n’était pas l’objectif. Le mandat était d’atteindre la Lune pour battre les Russes », rappelle Roger Launius, historien de l’espace et auteur du livre Apollo’s Legacy – Perspectives on the Moon Landings (« L’héritage d’Apollo – Perspectives sur les atterrissages sur la Lune »).

Au début des années 60, les Américains se font en effet outrageusement dominer dans la course à l’espace. En 1957, l’URSS lance Spoutnik 1, le premier satellite à entrer en orbite autour de la Terre. En 1961, le Soviétique Iouri Gagarine devient le premier homme dans l’espace. John F. Kennedy réplique l’année suivante avec son fameux discours dans lequel il annonce que des Américains iront sur la Lune.

« Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile », dit le président américain de l’époque.

Le 20 juillet 1969 marque donc une victoire des États-Unis sur l’Union soviétique en pleine guerre froide.

« En 1969, le message des États-Unis, c’est : je suis le plus gros, je suis le plus fort. C’est « Make America Great Again ». »

— Yves Gingras, historien des sciences à l’UQAM

Pour l’historien de l’espace Roger Launius, c’est en fait « la culmination de l’histoire à succès classique américaine ».

« C’est exactement l’histoire que nous adorons raconter, dit-il. C’est comme l’attaque de Pearl Harbor pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous avons été surpris, nous avons tiré profit de l’occasion pour montrer le meilleur de nous-mêmes et nous avons gagné la guerre. »

Quand il porte sa casquette de scientifique rationnel, Robert Lamontagne, astrophysicien et coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec, ne peut que déplorer cette démonstration de force.

« On est allés sur la Lune en grande partie pour les mauvaises raisons », dit-il. M. Lamontagne, est pourtant le premier à reconnaître l’irrésistible puissance symbolique de ce premier pas fait sur un autre astre que la Terre. Un geste qui a changé sa vie… et celle de milliers d’autres personnes.

L’ÉTINCELLE

Robert Lamontagne a 12 ans lorsqu’il voit Neil Armstrong descendre du module lunaire d’Apollo 11 pour marcher dans la poussière lunaire.

« Quand on les a vus débarquer, à la télévision, à travers ces images un peu fantomatiques… Je suis convaincu que je ne suis pas le seul à être sorti dehors pour regarder la Lune et me dire : il y a quelqu’un là, maintenant ! », raconte-t-il.

Il évoque une « sensation qu’on est promis à des choses plus grandes, que l’humanité peut quitter son berceau ». À cette époque, le jeune Lamontagne joue avec les figurines de Major Matt Mason, jouet-astronaute fabriqué par Mattel. Ce n’est pas un hasard si, plus tard, il se retrouve à étudier les étoiles et à diriger un observatoire astronomique, l’Observatoire du Mont-Mégantic.

« L’étincelle [s’est produite] à ce moment-là, témoigne-t-il. Et je ne suis pas le seul : j’ai des collègues de mon âge et on a tous vécu à peu près les mêmes choses. Il y a toute une flopée de carrières scientifiques qui ont germé dans les années 70. »

UN CATALYSEUR

C’est sans doute le grand paradoxe de la conquête lunaire : si celle-ci a été motivée par des raisons politiques, elle a été un véritable catalyseur pour les sciences et les technologies. Il faut dire que les Américains ont mis le paquet.

En 1966, trois ans avant l’alunissage d’Apollo 11, la NASA monopolisait une proportion astronomique de 4,41 % du PIB américain, contre environ 0,5 % aujourd’hui.

Panneaux solaires, défibrillateurs, outils sans fil, ordinateurs de bord, montres au quartz : le développement de nombreuses innovations a été propulsé par les besoins du programme Apollo. Yves Gingras, historien des sciences, souligne à quel point le lancement de Spoutnik par les Soviétiques, en 1957, a été un « coup de tonnerre » qui a amené le gouvernement américain à bonifier l’enseignement des sciences aux enfants.

« Ça a changé l’éducation scientifique aux États-Unis », affirme-t-il.

UN RETOUR ?

En science et en technologies, les avancées d’il y a 50 ans paraissent habituellement ridiculement désuètes aujourd’hui. La conquête de la Lune fait exception. En 2019, tant les Américains que les Chinois échafaudent des plans pour ramener des êtres humains sur la Lune. Et, malgré les progrès technologiques réalisés depuis, c’est loin d’être simple.

« Dans les années 70, aller sur la Lune, c’était devenu la routine. On y était allés six fois. Aujourd’hui, il faut pratiquement repartir à zéro parce que l’expertise s’est perdue. Il y a plein de savoir-faire non codifié qui n’est plus là. »

— Yves Gingras, historien des sciences à l’UQAM

Selon lui, ce retour sur la Lune est motivé par les mêmes raisons que celles qui avaient provoqué la course à l’espace dans les années 50 et 60. « Les Chinois viennent d’aller sur la face cachée de la Lune et les Américains sont obligés de réagir en montrant à nouveau leur puissance », analyse l’historien.

Il se montre personnellement très critique du projet. « Sur le plan scientifique, il n’y a aucune maudite raison d’aller sur la Lune. C’est pour se péter les bretelles. C’est un symbole, mais quand on y réfléchit, c’est un symbole de déclin. Parce qu’il s’agit pour les Américains de refaire ce qu’ils ont fait il y a 50 ans », dit-il. Même l’idée d’utiliser la Lune comme base pour conquérir Mars ne convainc pas l’historien des sciences, qui juge qu’on devrait envoyer des robots et non des humains dans l’espace.

L’historien américain Roger Launius admet qu’il y a de la « gloire et de la géopolitique » dans l’idée de retourner sur la Lune. Il estime toutefois que la possibilité d’extraire un jour des ressources joue un rôle. Il compare le projet à la conquête des Amériques, au XVIe siècle, alors que les nations européennes exploitaient les richesses des colonies conquises.

M. Launius observe également que la symbolique a changé depuis 1969. La NASA a déjà annoncé qu’une femme foulerait le sol lunaire en 2024, et il s’attend à ce que les minorités visibles soient représentées. « Vous pouvez être sûr que les astronautes qui seront choisis seront représentatifs de tous les Américains », dit-il.

En remettant sa casquette de scientifique, Robert Lamontagne estime, comme Yves Gingras, que les missions habitées ne sont pas essentielles à la science. Mais il ne peut s’empêcher de se rappeler le gamin qu’il était et qui a vu Armstrong faire son fameux « pas de géant pour l’humanité » sur la Lune.

« D’un point de vue social, de l’image qu’ils véhiculent, les humains dans l’espace ont leur rôle parce qu’ils sont des ambassadeurs, dit-il. Quand ces gens-là parlent, ils ont un vernis qu’aucun robot n’aura jamais. »

LE DESTIN DES 12 ASTRONAUTES QUI ONT MARCHÉ SUR LA LUNE Mathieu Perreault

Des 24 astronautes qui ont atteint la Lune avec le programme Apollo, 12 en ont foulé le sol. Voici qui ils étaient et ce qu’ils ont fait après ces pas historiques.

NEIL ARMSTRONG – Apollo 11 – 21 juillet 1969

« Un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour l’humanité. » Cette phrase de Neil Armstrong, le premier homme à fouler le sol lunaire, est passée à la postérité. Par la suite, il a participé aux enquêtes sur les accidents d’Apollo 13 et de la navette Challenger en 1986. À sa mort en 2012, sa famille l’a qualifié de « héros américain malgré lui » (reluctant) en raison de sa réserve.

BUZZ ALDRIN – Apollo 11 – 21 juillet 1969

Contrairement à son confrère, Buzz Aldrin a été très actif sur la scène publique après son retour. Il est le seul astronaute à avoir communié sur la Lune. À partir des années 80, il a fait la promotion de missions habitées vers Mars, appuyant le concept d’une navette circulaire se rendant en continu de l’orbite terrestre à l’orbite martienne.

PETE CONRAD – Apollo 12 – Novembre 1969

Après sa mission lunaire, Pete Conrad a été l’un des neuf astronautes qui ont séjourné dans la station spatiale Skylab, en 1973. Il est mort en 1999 dans un accident de moto et, depuis, la NASA respecte ses dernières volontés en décorant de lumières multicolores un sapin de Noël en son honneur, chaque année à Houston.

ALAN BEAN – Apollo 12 – Novembre 1969

Alan Bean a lui aussi séjourné dans Skylab. Il a pris sa retraite tôt de la NASA, à 49 ans, pour se consacrer à la peinture de scènes spatiales. Sa spécialité était de peindre la Lune en couleur, notamment en utilisant de la poussière lunaire rapportée dans le cadre d’Apollo. Il est mort l’an dernier.

ALAN SHEPARD – Apollo 14 – Février 1971

Premier Américain dans l’espace en 1961, Alan Shepard a été le plus âgé des astronautes d’Apollo – il est né en 1923. Sa vie personnelle, professionnelle et publique est digne d’une hagiographie. Il est mort en 1998 d’une leucémie.

EDGAR MITCHELL – Apollo 14 – Février 1971

Deux ans après sa mission lunaire, Edgar Mitchell a fondé un institut de parapsychologie qui a miné sa réputation. Elle a souffert encore davantage peu avant sa mort en 2016, quand la NASA l’a poursuivi pour avoir mis aux enchères une caméra utilisée sur Apollo 14.

DAVID SCOTT – Apollo 15 – Juillet-Août 1971

La carrière de David Scott a été entachée par plusieurs décisions d’affaires malheureuses, à commencer par sa décision d’emmener avec lui vers la Lune des lettres affranchies qu’un commerçant allemand a par la suite vendues à prix d’or. La NASA l’a puni, et il a par la suite eu maille à partir avec des partenaires d’affaires en cour. En 2015, il a vendu pour 1,6 million US sa montre Bulova qu’il avait apportée sur la Lune en secret.

JAMES IRWIN – Apollo 15 – Juillet-Août 1971

Le séjour sur la Lune de James Irwin l’a mené vers un retour à la foi et il a consacré une bonne partie de sa vie par la suite à la recherche des restes de l’arche de Noé sur le mont Ararat, en Turquie. Il est mort d’une crise cardiaque en 1991.

JOHN YOUNG – Apollo 16 – Avril 1972

John Young est l’astronaute d’Apollo qui a été le plus fidèle à la NASA, volant deux fois à bord de la navette spatiale et ne prenant sa retraite qu’en 2004, à l’âge de 74 ans. Il est mort en 2018.

CHARLES DUKE – Apollo 16 – Avril 1972

L’un des astronautes les plus secrets du programme Apollo, Charles Duke est devenu par la suite pasteur, affirmant que la foi avait sauvé son mariage après ses années d’astronaute. Il devait participer à la mission Apollo 13, qui n’a pas pu se poser sur la Lune, mais a attrapé la rubéole juste avant le décollage. Il a aussi posé sur le sol lunaire une photo de famille avec sa femme et ses deux fils, qu’il a ensuite photographiée.

HARRISON SCHMITT – Apollo 17 – Décembre 1972

Seul astronaute du programme Apollo ayant eu une carrière politique, Harrison Schmitt a été sénateur fédéral du Nouveau-Mexique de 1976 à 1982. Il a ensuite fait carrière en aérospatiale, travaillant notamment sur l’exploitation minière de la Lune, et s’est illustré à plusieurs reprises comme climatosceptique en mettant en doute le lien entre les activités humaines et le réchauffement de la planète.

EUGENE CERNAN – Apollo 17 – Décembre 1972

Dernier homme à avoir marché sur la Lune, il a connu du succès dans les affaires dans le pétrole avant de militer, dans la décennie qui a précédé sa mort en 2017, pour un retour des missions lunaires.

SOURCES : NASA, BBC, CNN

LE QUÉBEC, PREMIER SUR LA LUNE Philippe Mercure

« Thanks for your beautiful legs. » C’est en ces mots coquins que Buzz Aldrin a remercié des artisans québécois sans qui la mission Apollo 11 n’aurait pas été possible. En effet, ce premier contact historique entre l’homme et la Lune du 20 juillet 1969 a une dimension québécoise : les pattes du module, techniquement les premières à toucher le sol lunaire, avaient été fabriquées à Longueuil par l’entreprise Héroux (aujourd’hui Héroux-Devtek).

Gaston Bernier se souvient très bien des pièces d’aluminium en question. À l’époque, il était inspecteur chez Héroux.

« On ne savait rien de tout ça. Quand je les ai inspectées, je ne savais même pas ce que c’était », raconte l’homme, aujourd’hui âgé de 84 ans. M. Bernier confie que des rumeurs selon lesquelles l’entreprise avait décroché un important contrat relié à un voyage sur la Lune circulaient bel et bien au sein de l’entreprise. Mais les employés croyaient à une blague.

« Aller sur la Lune ! Voyons donc. On ne croyait pas à ça. Pour nous, c’était une affaire impossible. Ça ne nous rentrait pas dans la tête », raconte M. Bernier.

Gaston Bernier a néanmoins joué un rôle dans le succès du premier pas de l’être humain sur la Lune. Car les premiers morceaux qu’on lui a soumis, il les a rejetés ! Il s’agissait de tiges d’aluminium faisant 8 pouces de diamètre (environ 20 cm) et environ 170 cm de long.

« Il y avait des tolérances très strictes. Les cylindres devaient être parfaitement ronds. Sauf qu’à cause de la façon dont ils avaient été fabriqués, ils avaient des faiblesses et étaient un peu ovales. J’ai dit : « Ils ne sont pas bons, ils ne sont pas dans les tolérances » », raconte M. Bernier.

INGÉNIOSITÉ

Éric Therrien, gestionnaire de projet chez Héroux-Devtek, n’était pas là à l’époque. Mais il confirme qu’il a fallu bien des essais-erreurs pour accoucher de pattes parfaites. Le problème est que lors des premiers essais, on couchait les pièces à l’horizontale pour les usiner. Or, comme les parois d’aluminium étaient très minces, le poids de l’outil utilisé déformait légèrement les pièces. « Il a fallu changer la machine pour faire un usinage vertical », explique M. Therrien.

Fernand Michon, surintendant de l’outillage et de la machinerie chez Héroux, et responsable de cette délicate opération d’usinage, a trouvé la solution.

« Son rôle était de concevoir les machines servant à fabriquer les pièces qui leur était commandées. […] Il avait remarqué qu’un des problèmes était que le tour qui usinait les pattes réchauffait le métal et le déformait. Pour éviter le réchauffement, il a imaginé un système avec un simple engrenage de vélo qui contrôlait la vitesse de rotation de la patte, réduisait la chaleur, et évitait la déformation », raconte avec fierté Jacques Michon, le fils de Fernand Michon, disparu en 2008.

Cette réussite a valu à l’équipe de Héroux la gratitude des astronautes d’Apollo 11 lors d’une cérémonie en décembre 1969, au pavillon Hélène-de-Champlain à Montréal.

DE BELLES JAMBES

« Ma mère, qui accompagnait mon père à cette réception, avait un petit carnet d’autographes. Armstrong et Collins l’ont signé, mais Aldrin, qui avait plus d’humour, y a inscrit un message à l’intention non pas de ma mère, mais de mon père », rigole Jacques Michon.

« Thanks for your beautiful legs (merci pour vos très belles jambes) », y lit-on, en référence aux pattes du module lunaire. Un précieux document conservé dans les archives de la famille Michon.

Comment une entreprise canadienne s’est-elle retrouvée impliquée dans la course à la Lune ? M. Therrien explique que c’est l’entreprise américaine Northrop Grumman qui avait confié cet important contrat à la boîte de Longueuil. « On avait déjà des contrats d’entretien de trains d’atterrissage avec Northrop Grumman. Les sous-traitants qu’ils avaient utilisés n’avaient pas réussi à construire les pattes du module lunaire, alors ils se sont tournés vers nous », explique M. Therrien.

En tout, 60 pattes ont été construites pour l’ensemble du projet Apollo. Aujourd’hui, 24 de ces pattes se trouvent encore sur la Lune (celles des missions Apollo 11 à 17 à l’exception d’Apollo 13, qui a connu des problèmes et n’a jamais touché la Lune). Une patte est actuellement exposée au Centre des sciences de Montréal.

FIERTÉ

Gaston Bernier affirme ressentir une certaine fierté en pensant que les pièces qu’il a inspectées ont joué un rôle dans ce moment historique.

« Elles ont fait la job ! Elles n’ont pas cassé et il n’y avait pas de défauts », dit-il, précisant du même coup qu’il n’en fait pas grand cas. « Ce sont les gens qui m’en parlent, dit-il. Quand tu as vu de gros trains d’atterrissage, des pièces comme ça, c’est une affaire de rien. »

Chez Héroux-Devtek, en tout cas, on ne se prive pas de brandir encore aujourd’hui ce prestigieux contrat. « C’est une carte de visite assez importante qu’on met toujours au premier plan à chacune de nos présentations marketing, dit Éric Therrien. On dit un peu à la blague qu’on a été les premiers à toucher la Lune et ça fait rire beaucoup de gens. Mais il reste que c’est une entreprise du Québec qui a fabriqué ces pattes. »

— Avec la collaboration de David Santerre

LA COURSE À LA LUNE Philippe Mercure

À la fin des années 50 et tout au long des années 60, l’URSS et les États-Unis se livrent une course de tous les instants pour conquérir notre satellite naturel. Les Soviétiques dominent les premières manches. Mais ce sont finalement les Américains qui frapperont le coup de circuit qui marquera l’histoire quand Neil Armstrong posera le pied sur la Lune, le 20 juillet 1969.

JANVIER 1959

La sonde soviétique Luna 1, destinée à s’écraser sur la Lune, rate sa cible, mais devient le premier engin à atteindre les environs de l’astre.

SEPTEMBRE 1959

Quelques mois après le demi-échec de Luna 1, la sonde soviétique Luna 2 se fracasse sur la Lune, établissant le tout premier contact d’un engin construit par l’être humain avec le sol lunaire.

OCTOBRE 1959

La sonde soviétique Luna 3 envoie les premières photos de la face cachée de la Lune.

AVRIL 1961

Le Soviétique Iouri Gagarine devient le premier homme dans l’espace.

MAI 1961

Moins d’un moins après le vol de Gagarine, les Américains répliquent en envoyant l’astronaute Alan Shepard dans l’espace.

AVRIL 1962

La sonde américaine Ranger 4 est la première à se fracasser sur le côté sombre de la Lune.

FÉVRIER 1966

La sonde soviétique Luna 9 est la première à se poser sur la Lune sans s’y écraser.

AVRIL 1966

La sonde soviétique Luna 10 est la première à se placer en orbite autour de la Lune.

DÉCEMBRE 1968

La mission Apollo 8 envoie les premiers êtres humains en orbite autour de la Lune.

JUILLET 1969

Dans le cadre de la mission Apollo 11, Neil Armstrong devient le premier homme à poser le pied sur la Lune.