En apprendre sur les nuages

La météo c’est devenu un incontournable sur tout ce qui a de portable, téléphone, internet, télévision. Partout on veut savoir le temps qu’il fera afin de mieux planifier nos sorties à l’extérieur. Mais les nuages eux, comment les interpréter ? Comment savoir leurs significations, leurs prédictions, bref, ce qu’ils nous réservent.

Le dernier numéro d’août de la revue Camping Caravaning nous a donné réponses à ces questions, que je voudrais partager avec vous.

LIRE LES NUAGES Danielle Goyette

Ils s’étirent en longues enfilades fines, ils se moutonnent, ils se font lourds, ils se font voile… Les nuages prennent une multitude de formes, portent une multitude de noms et peuvent aussi nous prévenir du temps qui s’amène. Levons ensemble les yeux vers le ciel pour mieux les comprendre.

Les nuages hantent la troposphère, cette partie de l’atmosphère proche de la Terre. Ils se forment à partir de vapeur d’eau contenue dans l’air, qui s’élève, se condense, se refroidit et finit par se solidifier. Ils se composent alors de fines particules d’eau réunies à l’état liquide, qui se précipitent en pluie ou, à l’état solide, en grêle ou en neige.

LE POIDS D’UN NUAGE

Bien qu’il puisse avoir l’air doux et léger comme de la ouate, le nuage peut peser étonnamment lourd. Un cumulonimbus qui s’étend sur une surface de 1 000 km3 avec une densité d’eau de 0,8 g/m3 pèse quelque 800 000 tonnes ! Et il peut flotter dans le ciel ? Les gouttelettes demeureront en suspension dans le nuage tant et aussi longtemps que l’air pourra soutenir leur poids. Mais lorsque ces gouttelettes s’agitent soit par le mouvement des courants d’air ou des tourbillons dans le nuage et qu’elles fusionnent, prenant ainsi de plus en plus de poids, elles finissent par former de « lourdes » gouttes de pluie.

DES NUAGES MORTELS

Les nuages qui entourent les planètes Jupiter et Saturne sont remplis d’ammoniac alors que ceux qui flottent autour de Vénus sont gorgées d’acide sulfurique. Ces deux composés chimiques sont extrêmement toxiques et il vaudrait mieux ne pas se retrouver sous une averse de l’une ou l’autre de ces planètes au risque d’y laisser sa peau… dans tous les sens du terme !

OÙ VOIT-ON LE PLUS DE NUAGES ?

Selon les données météorologiques, on trouverait plus de nuages sur la ceinture entourant la Terre près de l’Équateur, les zones océaniques de ce secteur étant plus touchées par une haute densité d’humidité. La zone des 50es parallèles de latitude dans les hémisphères nord et sud, plus sensible aux dépressions atmosphériques, serait aussi sujette aux formations nuageuses plus fréquentes.

POUR LES RECONNAÎTRE DANS LE CIEL

Voici quelques-uns des types de nuages que l’on peut observer dans le ciel.

LES STRATUS

Flottant à basse altitude entre le sol et deux kilomètres d’altitude, ces nuages dont le nom signifie « couches » sont bas, uniformes et souvent gris. Ils apportent des précipitations plutôt faibles et peuvent être générateurs de brouillard.

LES NIMBOSTRATUS

Très bas dans le ciel, ces gros nuages sombres, gris, aux formes épaisses et imprécises, annoncent souvent la venue imminente de bonnes précipitations de pluie ou de neige.

LES CUMULONIMBUS

Ces gros nuages denses souvent en forme de dômes, qui s’étirent verticalement sur des altitudes de plusieurs kilomètres, sont souvent gris ou même noirs et annoncent de forts orages ou des tempêtes de grêle.

LES CUMULUS

Les cumulus, mot qui signifie « amas », forment des groupes de petits ou gros nuages denses en figure verticale boursoufflée et d’une blancheur éclatante. Ils se distinguent souvent par leur base plate. Ils peuvent s’étendre à la verticale sur plusieurs kilomètres d’altitude. Les gros cumulus annoncent souvent des averses.

LES ALTOSTRATUS

Plutôt grisâtres, ces nuages en longue nappe s’étendent aussi dans le ciel à une altitude allant de deux à sept kilomètres. Ils cachent le soleil ou laissent filtrer un soleil blanchi.

LES ALTOCUMULUS

Ces amas de grosses boulettes blanches collées les unes aux autres ou en forme de galets plats peuvent se regrouper dans une zone du ciel ou s’étaler en une longue bande. Ils flottent à une altitude de deux à sept kilomètres et laissent parfois tomber quelques précipitations passagères. Ses rayons.

LES CIRROSTRATUS

Nuage unique, il peut s’étendre en un grand voile fin dans tout le ciel, ou en partie, et ce, à quelques 4,5 à 12 kilomètres d’altitude. Il cache très peu le soleil et laisse souvent filtrer ses rayons.

LES CIRROCUMULUS

Ces nuages en nappes de petits moutons tout blancs collés les uns aux autres présagent l’arrivée d’un front froid ou chaud.

LES CIRRUS

Ils s’étirent comme de longs cheveux et affichent un aspect fibreux de filaments blancs. Ils gravitent entre 5 et 13 kilomètres d’altitude.

UNE RARETÉ

LE NUAGE LENTICULAIRE

Parmi les nombreux aspects que peuvent adopter les nuages, la forme lenticulaire constitue certainement celle qui étonne le plus. Sa consistance laiteuse et ses ovales peuvent même rappeler une soucoupe volante. Ce nuage demeure souvent immobile au sommet d’une onde stagnante provoquée par un vent pulsé vers le ciel le long du flanc d’une montagne, par exemple.

C’EST NOUVEAU !

LE VOLUTUS

Une toute nouvelle espèce de nuage a été intégrée en 2017 à l’Atlas international des nuages ! Ce volutus ressemble à un long rouleau de nuage.

L’ASPERITAS

Autre nouveauté en 2017 dans l’Atlas, l’asperitas se dessine dans le ciel comme une grosse vague de mer qui se soulève. Rare, il est inoubliable quand on l’aperçoit dans le ciel, dit-on.

CE QUE L’HISTOIRE EN DIT

Dans son traité des Météorologiques, diffusé en Occident au 12e siècle, Aristote décrivait les nuages comme des météores aqueux qu’il avait baptisés « hydrométéores ». À la même époque, certains croyants prétendaient qu’ils étaient plutôt une manifestation mystique du « voile de Dieu » alors que l’éclair dévoilait la lumière du paradis !

C’est à partir du 13e siècle que les encyclopédistes se penchent sur l’étude naturelle de ces formations qui pourraient se composer d’air et d’eau. Au 19e siècle, les montées en ballons permettent d’approcher ces formations dans le ciel et de mieux comprendre leur composante en vapeur d’eau.

Si un certain Jean-Baptiste de Lamarck, naturaliste français, élabore une première ébauche de classification des nuages en 1802, c’est le scientifique et météorologiste britannique Luke Howard qui, en 1804, se servira du latin, alors la langue de la science, pour publier une classification par noms des différentes formations nuageuses. Il fut même baptisé le « parrain des nuages ».

En septembre 1986, une version enrichie de la nomenclature d’Howard sera finalement publiée dans le premier Atlas international des nuages.

Une réflexion sur “En apprendre sur les nuages

  1. Ping : Tout savoir sur les nuages | michmich32

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s