Encore un problème insensé de religion

Vous vous souvenez de la mort de cette maman qui venait d’accoucher de son bébé et qui avait refusé de recevoir une transfusion sanguine parce qu’elle était témoin de Jéhovah ?

Un autre cas semblable, mais concernant un enfant de 5 ans cette fois-ci, a dû être réglé en Cour supérieure le 23 juillet dernier et heureusement à la faveur de l’enfant. Voici cette histoire…

EN COUR POUR TRANSFUSER UN ENFANT DE CINQ ANS Martin Lavoie, Journal de Québec

QUÉBEC | Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec a obtenu un ordre de la cour pour procéder à une transfusion sanguine sur un enfant de cinq ans, à laquelle ses parents, témoins de Jéhovah, s’opposaient.

L’enfant, qui souffrait de troubles respiratoires nocturnes et avait de la difficulté à avaler et à manger devait subit l’ablation des amygdales le 30 juillet dernier.

Le CHU n’a pas confirmé au Journal si l’opération avait finalement eu lieu comme prévu.

Si les parents de l’enfant consentaient à l’opération, ils avaient aussi demandé à l’hôpital de respecter leurs croyances religieuses.

Or, le recours à au moins une transfusion sanguine était inévitable selon l’hôpital. Valérie Larouche, hémato-oncologue pédiatrique qui assure le suivi de l’enfant depuis 2014, a donc témoigné devant la Cour supérieure le 23 juillet.

ANÉMIE CHRONIQUE

Elle a précisé que l’enfant souffrait d’anémie chronique. Son hémoglobine n’était qu’à 76 g/l et un taux de 100 g/l était nécessaire pour procéder de manière sécuritaire à la chirurgie.

Il devenait donc essentiel qu’il reçoive une transfusion sanguine la veille de l’opération et il n’y avait pas d’autre choix.

La Dre Larouche a ensuite fait référence à des études faisant « état d’un taux élevé de complications chez des patients qui n’ont pas de transfusions ».

Si cette chirurgie est considérée comme étant à « risque intermédiaire », ses complications « sont graves ».

« Le risque est alors significatif, pouvant aller de séquelles permanentes au décès. » Il était donc impossible d’entreprendre la chirurgie sans pouvoir, au besoin, recourir à des transfusions.

Le jugement rapporte que « la mère est reconnaissante des soins dispensés à on fils, parce qu’en Afrique, elle croit qu’il serait mort. Elle craint cependant que le sang provenant de la transfusion soit souillé, que la transfusion puisse causer une maladie, par exemple le VIH », précise-t-on.

LA RELIGION EN CONFLIT

Dans sa décision, la juge France Bergeron a souligné que « les convictions religieuses des parents et leurs valeurs entrent en conflit avec l’intérêt de l’enfant ».

La juge écrit que « la Cour suprême a établi que le droit à la liberté ne comprend pas le droit des parents de refuser à leur enfant un soin jugé nécessaire par le médecin, pour lequel il n’y a aucune autre solution ».

Elle a ajouté que la démonstration de la Dre Larouche n’est pas contredite.

La juge a finalement autorisé le CHU de Québec à procéder aux transfusions requises au stade préopératoire, et jusqu’à 15 jours après la chirurgie en cas de complications.

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