50 ans de pur plaisir musical

C’est un secret de Polichinelle, mon amour de la musique. Tous mes instants de loisirs sont consacrés à cette activité en solo et avec mon groupe Boomerang. On joue de tout, pour s’amuser, faire danser, se rappeler et rejouer les grands succès des années 40 à ce jour. Dieu sait combien cette époque regorge de succès millionnaires.

Un groupe fêtait en août, son cinquantième anniversaire d’existence et c’est le groupe SANTANA, du nom de son soliste Carlos Santana. Cédric Bélanger en a fait le sujet de son article dans les pages du cahier Weekend du Journal de Montréal du 24 août dernier. Étant amateur de ce groupe musical avec ses grands succès comme Black Magic Woman, Oye Como Va et Evil Ways entre autres, je voulais le partager avec vous qui êtes peut-être aussi des adeptes du son particulier de Carlos Santana. Le voici.

LE MOIS HALLUCINANT DE SANTANA
Cédric Bélanger

Il y a cinquante ans, le guitariste américano-mexicain Carlos Santana connaissait un gros mois d’août. Après une prestation mémorable à Woodstock, le 16, il présentait le premier album du groupe qui porte son nom, le 30. La carrière d’un des plus redoutables guitaristes de l’histoire du rock and roll était lancée.

Si on veut y aller d’un clin d’œil facile, mais ô combien de circonstance, on peut même parler d’un mois d’août hallucinant pour Santana.

Pourquoi hallucinant ? Parce que le guitariste, a-t-il relaté récemment dans une entrevue accordée au New York Times, a donné son célèbre concert à Woodstock sous l’effet de la mescaline que lui avait offerte Jerry Garcia, des Grateful Dead, à son arrivée sur le site, au début de l’après-midi.

Croyant que son groupe allait jouer durant la nuit suivante et que l’effet de la drogue se serait évanoui, Santana a ingurgité la mescaline pour apprendre ensuite qu’il devait monter sur scène deux heures plus tard.

« J’hallucinais sur la scène. Mon langage corporel le prouve. Je luttais avec ma guitare. Pas de manière conflictuelle, mais comme un surfer, je luttais pour maintenir un équilibre. »

DES SOUVENIRS MERVEILLEUX

Dopé ou pas, Santana avait quand même profité au maximum de cette vitrine exceptionnelle. Encore aujourd’hui, la prestation de son groupe, le seul débarqué à Woodstock sans avoir fait paraître au préalable au moins un album, est considérée comme une des plus marquantes du célèbre rassemblement musical.

Santana en avait profité pour déballer sept des neuf titres de ce fameux premier album finalement lancé deux semaines plus tard. L’interprétation vers la fin de sa prestation, alors qu’il avait réussi à dompter l’effet de la drogue, de Soul Sacrifice avait particulièrement marqué les esprits. En quelques minutes, Santana était devenu un grand nom du rock.

De cette journée, le vétéran musicien préfère se rappeler l’ambiance qui régnait sur le site.

« C’était une chose merveilleuse et je vais m’en souvenir jusqu’à ce que je quitte cette planète. Comment les gens peuvent se rassembler dans l’unité et l’harmonie, j’en ai été témoin avec mes yeux et mon cœur. Pas de bagarres. À partager du granola ou une couverture. J’ai vu que les humains peuvent coexister dans la bienveillance. »

EVIL WAYS, LE FEU DE LANCE

Malgré l’élan donné au groupe par leur concert à Woodstock, le premier extrait de son album, Jingo, n’a pas obtenu le succès escompté. Il a fallu attendre le second single Evil Ways, sorti en décembre 1969, pour que Santana se hisse pour la première fois dans le top dix aux États-Unis.

Originaire de San Francisco, le sextuor avait concocté un son unique en son genre, pour l’époque, en insérant dans son blues-rock d’évidentes influences jazz, latines et même des rythmes africains.

Santana a cimenté son statut de star du rock dès l’album suivant. Sorti en septembre 1970, Abraxas comprenait alors des reprises de Black Magic Woman et Oye Como Va qui allaient devenir des classiques de son répertoire.

Un grand chapitre de la riche histoire du rock était en train de s’écrire.

Le groupe Santana a lancé son vingt-cinquième album, Africa Speaks, en juin. La formation est actuellement au cœur d’une tournée qui souligne les vingt ans de la sortie de son album qui lui a valu son plus grand succès commercial, Supernatural.