Une mascarade écologique

Visuellement menée par une jolie adolescente suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, le voyage qui l’a transporté en bateau de la suède jusqu’à New York, s’avère une grande mascarade écologique.

Comment à seize ans peut-on être aussi portée vers l’écologie non polluante, si ce n’est qu’être poussé par des adultes beaucoup plus connaissant de la chose mais avec un pouvoir de séduction et de promotion moins évident. Quand on prend connaissance des à-côtés de l’expédition, on est loin de l’écologie pure et l’avion demeure un incontournable. Ça ressemble étrangement à une opération de relations publiques.

Mario Dumont y allait de son opinion arrêtée le 30 août dernier dans les pages du Journal de Montréal. Une opinion qui justement met bien en évidence toute l’organisation qui s’agite autour de Greta. Ce qu’on ne voit pas et surtout qu’on n’ébruite pas trop… c’est justement l’avion entre autres. Il va sans dire que je seconde entièrement cet article que je partage avec vous aujourd’hui.

GRETA ET NOUS… MENÉS EN BATEAU Mario Dumont

La jeune militante écologiste Greta Thunberg est arrivée par voilier à New York hier, après une traversée de l’Atlantique « sans émission de carbone ». Elle vient sur notre continent pour participer au sommet mondial de l’ONU sur le climat, à la fin septembre.

On ne peut reprocher à une jeune fille d’être conscientisée aux enjeux de société et encore moins lui reprocher d’être une militante engagée. On peut même fermer les yeux sur certaines contradictions dans le discours de celle qui semble porter candidement la voix de sa génération.

SAUF QUE…

Sauf que je mets un cran d’arrêt à une opération immense de relations publiques, qui dépasse la jeune fille et qui semble destinée à nous prendre pour des nonos.

Greta est arrivée en voilier. Quelques médias ont relayé sans nuance qu’elle a fait un voyage « zéro émission de carbone ».

Soyons sérieux : ce voilier de course a été construit avec des matériaux ultra polluants. Pas pour apporter des denrées aux populations pauvres, mais pour pratiquer une forme de course de voiliers qui s’adresse aux multimillionnaires. Les navigateurs qui accompagnaient Greta retournent en avion et un autre équipage va arriver à New York en avion pour prendre en charge le voyage de retour.

Plus loufoque, la jeune militante affirme ne pas savoir par quel moyen de transport elle va retourner chez elle en Suède. Jouons aux devinettes ! En oui ! Je pense qu’elle va rentrer à la maison en avion.

Elle ne le dit pas maintenant. Son père le sait. Ses responsables des relations publiques le savent. Est-ce qu’elle sait et ment pour préserver son image ? Ou on la garde dans l’ignorance elle-même ? Dans un cas ou dans l’autre, ÉNORME malaise.

TOUS LES AUTRES EN AVION

Tout est absurde dans cette histoire de voilier. D’abord, l’opération totale aura généré plus de déplacements en avion que si elle avait fait un simple aller-retour avec son père dans un siège en classe économique.

Ensuite, elle vient participer à un sommet où les centaines de participants de partout au monde se seront tous déplacés en avion. Pour pousser sa logique au boycottage de l’avion polluant, il aurait fallu réclamer la fin de ces rencontres internationales et proposer qu’elle se tiennent par vidéoconférence.

Aussi sincère que soit son militantisme, Greta est prisonnière de la logique en cul-de-sac. Pour faire son voyage en voilier, elle a dû s’associer à la richissime famille de la princesse Caroline de Monaco. Eux aussi profitent de son image, à grands frais. Cette solution n’est d’aucune façon accessible au commun des mortels.

Greta amplifie le problème qui est au cœur des changements climatiques. Politiciens, compagnies, organismes, tout le monde joue à fond la carte des changements climatiques pour améliorer son image. Pendant ce temps, on offre peu de solutions concrètes et applicables pour les gens ordinaires.

J’ai hâte de voir le nombre de médias qui seront à l’aéroport le jour de son vol de retour…