Le français, odieusement massacré !

Qu’elle mouche a piqué Valérie « sœur sourire » Plante au sujet du français. Dorénavant, à la Ville de Montréal, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin dans les écrits.

La langue française, y a rien là ! On peut la massacrer comme on veut. Et c’est ce que Madame a décidé : écouter l’idée de la mairesse d’arrondissement Émilie Thuillier, sans autres questions.

Madame sourire, c’est elle qui a déjà fait un discours exclusivement en anglais… elle avait oublié la version française ! Avez-vous circulé à Montréal depuis les 5 dernières années ? C’est le bordel ! Des cônes, des cônes et encore des cônes. De la construction partout. Ça c’est une priorité Madame Plante. Pas le fait que le masculin l’emporte sur le féminin depuis que la langue française existe.

Ce n’est pas du sexisme ou de l’abus sur les femmes, ou de la violence conjugale. Ce sont des règles de français. Êtes-vous au courant qu’on vit une pandémie planétaire ? Des morts en quantité industrielle. Ça c’est une autre priorité, une vraie !

Les mots n’ont plus de sens avec votre règlement à la con. Vous avez été élue pour gouverner la ville, ses infrastructures, son administration et surtout l’écoute de ses citoyens. Pas s’attaquer à la langue française. C’est comme votre aversion pour les voitures. Vous êtes en train de changer la vocation des rues pour les rendre piétonnières. Avez-vous souper avec Luc Ferrandez ?

À tout événement, chers lecteurs et lecteures (parce que lectrice, ça fait pas in), je vous propose le super article de Sophie Durocher sur le sujet, paru récemment dans le Journal de Montréal. Jugez par vous-même, comment on gouverne quand nos priorités deviennent idiotes.

FEMMAGE AUX FEMMES

Je voudrais ici rendre femmage à Valérie Plante. Oui femmage, parce que dans le mot hommage il y a « homme », c’est trop masculin, patriarcal, dominant, ark, beurk.

Je voudrais rendre femmage à Valérie Plante parce qu’en pleine pandémie, alors que Mtl est l’épicentre des morts, elle sait garder son sens des responsabilités…

Radio-Canada nous apprend qu’aujourd’hui, « le comité exécutif recommandera que la Ville adopte désormais un mode de communication épicène », donc qu’il s’attaque « à la suprématie du masculin sur le féminin en français ».

Des gens meurent à la poche dans les CHSLD mais… on va consacrer nos énergies à écrire « la police » au lieu de « les policiers ».

Mais pourquoi s’arrêter là ? Féminisons tout(e), rajoutons des « e » partout, entre moie et voues, appelons la ville Montréale !

DIVERS TYPES DE GENRE HUMAIN

Si vous avez envie de rire, le reportage d’Émilie Dubreuil sur le site de Radio-Canada va vous mettre une banane dans le visage : on a l’impression que c’est tiré d’un compte satirique.

On y apprend que la mairesse d’arrondissement Emilie Thuillier, qui est derrière cette idée, pense qu’il y a urgence d’agir contre le fléau du masculin.

« À partir du mois de juin, malgré la pandémie, on va commencer les formations ».

Et en quoi vont consister ces formations ? À réapprendre aux employés de la Ville à parler français.

« Au lieu de dire, par exemple : La Ville cherche un responsable de la communication non genrée, il faudrait dire ou écrire : La Ville cherche responsable de la communication non genrée ». Il faudra apprendre à dire « Le ou la juriste ».

Comme on peut le lire dans le document : « Au 21e siècle, il est temps de revoir notre façon de s’exprimer pour assurer l’inclusion des divers types de genre humain ».

Je lisais ça en fin de semaine, et je me suis dit que rendu là, rendu à ce niveau de sottise, la Ville devrait donner un coup de fil à l’artiste française Typhaine D.

Cette féministe végane (c’est elle qui le précise, pas moi) qui est aussi « professeuse », qui se bat pour que le féminin l’emporte sur le masculin. En fait, elle ne dit plus « le féminin », elle dit « la féminine ».

Selon Typhaine D, il faudrait dire « Elle était une fois » et rajouter des « e » partout.

Elle écrit donc « moie », « noues », « voues », elle dit « jamaise » et « toujoures », « c’est belle » au lieu de « C’est beau ! », parle de « commatriotes » au lieu de « compatriotes ».

Je suggère donc tout de suite à Montréal de contacter Typhaine D pour qu’elle devienne « professeuse » auprès des Montréalais, pour leur montrer à baragouiner ce dialecte qu’on appelle « épicure épicène ».

C’EST SI BELLE

Quand elle faisait campagne pour devenir mairesse de Montréal, Valérie Plante a inondé la ville d’affiches avec le slogan percutant : L’homme de la situation.

J’espère qu’elle ne ferait pas la même chose aujourd’hui.

Homme, c’est tellement patriarcal, sexiste, synonyme de masculinité toxique.

Aujourd’hui, son affiche devrait proclamer : « L’individue.e humain.e non-genré.e non binaire de la situation ».