La CIBC… sans aucun scrupule !

Je ne vous apprends rien sur la pandémie que subie toute la planète présentement. Par conséquent, beaucoup d’entreprises sont fermées et il est difficile de faire ses courses. Partout, on essaie de nous accommoder, sauf ma banque, la CIBC, ou Canadian Imperial Bank of Commerce, dans un français maquillé.

Toujours est-il que lorsqu’on connaît la gourmandise de ces manufactures à dollars on constate qu’ils sont voraces, et n’existent que pour s’emplir les poches de plus en plus. Vous avez vu les accommodements qu’ils ont consenti sur le bout des lèvres ? Ils n’ont rien perdu. Leurs taux d’intérêts n’ont jamais diminué. Ce sont des conciliants… à profits.

Tout ce préambule pour vous raconter ce qui m’arrive. En fait, ce qui m’est arrivé récemment.

Parce que les postes de ventes de billets de Loto-Québec sont rares, voire tous fermés, je décide de m’abonner aux jeux en ligne pour me procurer automatiquement mon billet de 6/49 et Québec49 pour chacun des tirages. Les autres jeux ne m’intéressent pas. Le coût ? 5 $ par tirage et il faut déposer un minimum de 20 $, par carte de crédit, dans notre compte pour que Loto-Québec puisse se payer.

Tout va bien. Les tirages se déroulent et vient le moment où je dois rajouter un autre 20 dollars pour qu’il y ait un minimum de fonds dans mon compte. Je m’exécute !

La surprise arrive ! Au moment de recevoir mon relevé mensuel de carte de crédit Visa, je remarque deux débits très clairement identifiés par cette description sans équivoque et limpide comme de l’eau de roche :

« FS AV ESP/VIR SOL/CHQ PR/VERS » 5,00 $.

Ne comprenant absolument pas cette chinoiserie, je téléphone à CIBC-Visa pour obtenir des précisions pour qu’on m’éclaire.

J’apprends, avec étonnement, que ce sont des frais considérés comme des avances de fonds pour l’achat de loterie, donc facturés comme tel. C’est pas beau ça ?

De la fraude légale !

Pourquoi de tels frais ?

Un cinq piastres, comme ça, dans leurs poches, chaque fois que j’ajoute 20 dollars à mon compte Loto-Québec. De l’argent vite gagnée par ces gros bonzes de la finance qui demandent toujours des taux d’intérêts abusifs frisant les 20 % sur le crédit.

Comme je paie entièrement le solde de ma carte de crédit chaque mois, et que je profite de ce crédit sans intérêts, ils ont trouvé un tour de passe-passe pour se faire du fric sur mon dos. En québécois, j’appelle ça des salauds !

Jamais, autant Loto-Québec que la CIBC, ne m’ont informé d’une telle pratique. Probablement des petits caractères quelque part qui demandent d’être scrutés à la loupe. C’est dégueulasse ! Avez-vous déjà pris la peine de regarder tous les frais de services demandés par les banques. Jamais personne ne s’est mis le nez là-dedans. Non, il ne faudrait pas parce que les surprises nous feraient mourir.

Ne regardez pas trop la caissière parce qu’on pourrait vous demander des frais démesurés. Même là, les caissières sont une espèce en voie de disparition. Aujourd’hui, on discute avec des machines qui imposent de plus en plus de frais de service. Une machine ça n’a pas de cœur… et ça rapporte beaucoup plus. Aucun bénéfice marginal et avantage social à payer.

Inutile de vous dire que je vais mettre fin à mon abonnement avec Loto-Québec. Pour ce qui est de la CIBC, auquel je suis membre depuis 32 ans, ce serait trop compliqué de changer d’institution avec tous les dépôts directs et retraits automatiques instaurés au fil des années, mais pour moi, ce sont des profiteurs, sans aucun scrupule et insatiables.

Ils sont très loin d’avoir une mince sympathie de ma part, et je ne voulais pas étouffer cet abus toléré.