Salmigondis

EN ANGLAIS SEULEMENT

L’autre jour alors que je furetais sur Internet, je tombe sur une suggestion : « Dix films à voir sur Netflix pour se changer les idées ». Alors je pitonne pour découvrir ces divertissements. Dix titres en anglais. Pas un seul en français. De la grosse merde.

Nous sommes au Québec et ils ne sont pas foutus de proposer des titres francophones. Netflix aura besoin de plus que ça pour me convaincre. Ça ne m’intéresse pas du tout, mais il fallait le dénoncer parce que personne n’en parle.

UNE AUTRE RAISON D’ACHETER LOCAL

C’est l’histoire du Québécois qui éteint son réveille-matin fabriqué en Chine, sort ses draps tissés en Inde, enfile ses vêtements produits en Indonésie, boit son jus d’orange de Floride, met son lait américain dans son café brésilien, le tout acheté chez Walmart, et saute ensuite dans sa voiture japonaise pour se rendre au bureau de chômage pour obtenir de son gouvernement 2 000 $ en aide et ne comprend toujours pas pourquoi il ne trouve plus d’emploi dans son pays.

UN MASQUE S’APPELLE UN MASQUE

C’est quoi le problème de vouloir changer les mots. Ce qu’on appelait jadis un aveugle est devenu un non-voyant. Un sourd est devenu un malentendant et maintenant que le masque est devenu un incontournable, voilà qu’un le renomme un couvre visage, un couvre figure, un couvre face et j’ai même entendu un cache face.

Il me semble que le mot « masque » veut bien dire ce qu’il est. Un chat est un chat, un chien est un chien et la langue française comporte assez de mots qu’il n’est pas nécessaire d’en rajouter inutilement. Quand on recommande de porter le masque, on sait de quoi on parle. Alors on porte le masque, point à la ligne.

ALLO… LA TERRE APPELLE LA LUNE

Oui, on a vraiment l’impression que nos journalistes, analystes et spécialistes durant cette pandémie, semblent être surpris du taux de chômage élevé que l’on constate depuis quelques jours. Étaient-ils sur la lune ? Dès que le gouvernement Legault a imposé le confinement et fermé les commerces le 16 mars dernier, ces mêmes bonzes de l’information prévoyaient justement les hauts taux de chômage que l’on observe présentement.

Il faut croire qu’ils n’ont pas tellement de nouvelles fraîches à offrir. Encore une chance que cette pandémie est là sinon, on chercherait la nouvelle à diffuser. Un peu de sérieux messieurs dames. Le taux de chômage ce n’est rien de nouveau… passez à autre chose s’il vous plaît.

DEUX BEAUX SPECTACLES

Pour terminer sur une bonne note positive, la fin de semaine qui vient de se terminer nous aura permis de revoir quelques-uns de nos artistes. Le confinement n’est là que depuis deux mois et ce temps a paru une éternité. À commencer par En direct de l’univers, samedi soir. Comme on nous a habitué dans cette émission musicale et entraînante, c’était plein de tendresse et de rythme. Un 90 minutes de pur plaisir qu’il faisait bon revoir. On sentait la vigueur et la frénésie des artistes.

Puis, dimanche, c’était au tour d’Une chance qu’on s’a. Quel beau titre éloquent pour souligner le travail des surfemmes et surhommes qui assurent les services essentiels au risque de leur propre vie depuis les tout début de cette pandémie. Des humains qui ont souvent délaissé leur propre famille pour se dévouer à rendre le quotidien des personnes vulnérables plus digne et plus respectueux. Ils ont toute notre admiration.

Deux magnifiques spectacles réussis qui nous auront permis de verser quelques larmes devant tout cet amour qui s’en dégageait. Un immense merci aux artistes et à ceux et celles qui ont rendu possible ces touchantes réalisations. Pour reprendre une phrase célèbre de mon mentor René Lévesque; « nous sommes quelque chose comme un grand peuple ». Merci beaucoup.