Les cocus

Un cocu se définit par « une personne dont le conjoint est infidèle ». Pour la pandémie, transposons-la comme suit : « une personne dont son semblable est délinquant ». Ne trouvez vous pas de similitudes ?

Ce sont nous, les cocus. Enfin, tous ceux et celles qui observent religieusement les consignes. Nous sommes la majorité silencieuse dont on n’entend pas parler. Les covidiots prennent toute la place. Et on les écoute, on leur donne de l’importance. Ils deviennent « rentables ».

Depuis un bon moment, j’écoute les lignes ouvertes à la radio et les interventions ne cessent de m’étonner. Ils prennent un malin plaisir à relater leurs frasques avec fierté.

Nous sommes vraiment des cocus.

LES FÊTES

C’est fou le nombre de personnes qui ont profité du temps des Fêtes pour visiter toute la famille. Bizarrement, les animateurs ne leur demandaient pas pourquoi ils avaient fait fi des consignes.

Pas du tout !

Ils voulaient se faire raconter leur désobéissance.

Comme le disait le Docteur Marquis de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, 7 patients hospitalisés sur dix, avouaient avoir visité familles et amis durant la période des Fêtes.

Malgré les interdits.

Dans quelle sorte de monde vivons-nous ?

Pourtant, le message du gouvernement Legault était clair et limpide : Restez chez-vous !

LES VOYAGES

Les députés sont censés être intelligents. On a eu la preuve que certains ne le sont pas ! Plus on creuse, plus on s’aperçoit que le nombre de covidiots polluait leurs rangs.

Le député de la CAQ qui a quitté le pays pour voir son amoureux est impardonnable. Je suis déçu que le chef ne l’ait pas réprimandé. L’excuse qu’il n’avait pas vu son conjoint depuis longtemps est très faible. Que fait-il des grands-parents qui n’ont pas vu leurs petits enfants depuis mars dernier ? Pas trop fort. Facetime, Zoom, Messenger, Skype, ça existe.

Même constat pour les voyageurs qui en ont profiter pour aller au soleil. Encore là, les animateurs préféraient se faire raconter leurs voyages au lieu de chercher à connaître la raison de leur je-m’en-foutisme. Pire encore, une auditrice s’est vantée d’avoir voyagé à trois reprises en ajoutant qu’elle projetait de repartir très bientôt.

Un pied de nez aux cocus !

Et Justin qui permet les voyages mais demande de les éviter ? Oups ! Il me semble qu’il y a une incompatibilité.

Ton beau-frère a laissé son auto chez toi, avec ses clés et la consigne de ne pas l’utiliser. Une fois qu’il a quitté, tu pars avec la bagnole, faire l’épicerie. Ça se ressemble pas mal. Un peu comme le plat de bonbons sur la table de cuisine devant les enfants. Quelle sera leur réaction ?

RASSEMBLEMENTS DANS LES HÖTELS

Ils sont tellement solidaires les hôteliers qu’ils ont fermé les yeux sur les rassemblements dans leurs établissements. Le fric n’a pas de conscience, il n’a qu’une couleur. Quand une personne loue 5 chambres sur le même étage et adjacentes par-dessus le marché, ça devrait allumer une lumière. Mais non ! On ferme les yeux, pendant que les cocus s’en privent. « On n’est pas des polices nous autres » qu’ils affirment pour se défendre. Désolant !

Quand ils savent qu’ils ne courent aucun risque de répression, pourquoi ne pas en profiter alors ? On s’excusera en promettant de ne pas recommencer. Fin des émissions.

QUARANTAINE OBLIGATOIRE

C’est tellement drôle que je soupçonne son concepteur de ne pas avoir terminé son secondaire. Un violent coup de mouchoir pour terroriser les voyageurs qui rentrent au pays et qui doivent, sous peine d’un autre coup de mouchoir, se mettre en quarantaine.

Les robots sont en état d’alerte. Ils vont surveiller les délinquants en appelant sur les cellulaires et se faire répondre qu’ils sont chez eux. Vous choisissez de pitonner le « 1 » et le tour est joué. Fini ! Vous pouvez être à 30 kilomètres de là, que le robot est assuré que vous êtes bien chez vous. Wow ! Ça c’est de la pogne ! Une façon musclée d’inciter les gens à ne pas voyager et d’obliger la quarantaine surveillée en broche à foin.

Les cocus ? Pas de problème, en toutou docile, ils sont toujours confinés après 10 mois.

J’PENSE À ÇA…

Ce n’est pas la fameuse semaine de relâche 2020 qui a tout déclenché ? Alors, raison de plus pour ne pas répéter la même erreur cette année. L’idée de séquestrer les voyageurs de retour au pays, dans des hôtels (pour qui ça devient alléchant pour donner un coup de pouce à leur industrie), à leurs frais est la chose à faire. La Nouvelle-Zélande l’a fait, et avec succès ! Alors, allons-y !

Malheureusement, Justin y pense, y pense encore, y pense toujours… et il va rendre publique sa décision en début de semaine. Vous pariez quoi ?

LES COCUS

Quand on regarde la situation du point de vue de ceux et celles qui respectent les consignes à la lettre, des snowbirds qui ont choisis de ne pas voyager et du personnel soignant qui ne compte plus les heures pour soigner sans discernement beaucoup de covodiots, et de toute la désobéissance étalée partout, force est d’admettre que l’appellation de cocu résume très bien le sentiment que ceux qui font l’effort depuis près d’une année. C’est plate, mais c’est ça !

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