Bouillon de culture…

FÉLIX LECLERC (1914-1988)

Hier soir, TVA présentait un reportage sur Félix Leclerc et je l’ai visionné avec beaucoup d’intérêt. Émotif par moment, ce documentaire était un bel hommage pour ce grand bonhomme qui avait à cœur la langue française. Je me souviens de ce personnage et principalement de ses chansons. Chez nous, mon père fredonnait tout le temps Le Petit Bonheur, pour endormir les enfants. Avec un timbre de voix qui s’approchait de celui de Félix, c’était magique à tout coup. J’adorais ce moment.

Les hommages qui lui ont été rendus depuis son décès sont nombreux et témoignent de la grandeur de cette personne. Il aura été un des très grands Québécois, au même titre que René Lévesque qui, de fait, ont très mal encaissé la défaite référendaire de 1980.

Après le reportage, j’ai eu envie d’en connaître plus, de partager avec vous, un résumé de sa biographie. Sans énumérer tous les honneurs qui lui ont été remis, je vous invite à poursuivre votre recherche et les découvrir. Fait inusité, il est décédé dans son sommeil, le 8 août 1988 à 8 heures.

Félix Leclerc (né Joseph Félix Eugène Leclerc le 2 août 1914 à La Tuque au Québec – décédé le 8 août 1988 à Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans au Québec) est un auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain, animateur radiophonique, scénariste, metteur en scène et acteur québécois, et un homme engagé pour la souveraineté du Québec et pour la défense de la langue française.

Félix Leclerc est le sixième des onze enfants de Fabiola Parrot (1880-1946) et Léonidas Leclerc (1879-1965) (généralement connu sous le nom de Léo Leclerc). Il commence ses études à l’Université d’Ottawa, mais est obligé de les arrêter en raison de la Grande Dépression économique des années 1930.

Félix Leclerc occupe divers petits emplois avant de devenir animateur radiophonique à Québec de 1934 à 1937. En 1937, il écrit des scénarios pour le compte de Radio-Canada à Trois-Rivières, développant des pièces dramatiques à la radio, comme Je me souviens. Il y chante ses premières chansons. Il joue aussi dans les feuilletons radiophoniques Rue Principale, Vie de famille et Un homme et son péché. Il publie bon nombre de ses scénarios et fonde une compagnie théâtrale qui présente ses pièces à travers le Québec.

En 1950, l’imprésario parisien Jacques Canetti, de passage au Québec, entend un enregistrement du fantaisiste montréalais Jacques Normand de la chanson « Le Train du Nord ». Vivement impressionné, Jacques Canetti fait enregistrer à Félix Leclerc une douzaine de chansons aux studios de la station radiophonique montréalaise de CKVL, et l’invite à chanter en France, où il obtient beaucoup de succès. Il se produit au théâtre l’A.B.C. à Paris. Il signe ensuite un contrat d’enregistrement de disques de cinq ans avec la marque Polydor. Il revient au Québec en 1953. Le chétif, dont on se moquait gentiment hier, vient de conquérir le monde, sans rien changer à son allure, à ses textes ou à sa parlure, comme il se plaisait à le dire lui-même. D’un coup, la chanson québécoise vient de gagner ses lettres de noblesse.

Félix Leclerc enregistre en 1951 un premier album contenant notamment Moi, mes souliers, Le Train du Nord, Bozo et Le Petit Bonheur.

Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros en 1958 pour son deuxième album, Le Train du Nord.

Il continue à donner des spectacles, entre autres dans les cabarets montréalais, où on l’entend au Café Continental au début des années 1950. Il est aussi présentateur dans le cadre de différentes émissions télévisées culturelles, dont l’une sur les légendes du Québec pour Radio-Canada. Au cours de l’année 1958, Félix Leclerc conçoit avec le père Bernard de Brienne le projet pour l’année suivante de partir conjointement en grande tournée de concerts en Europe, notamment en France.

Félix Leclerc publie en 1961 un recueil de pensées, Le Calepin d’un flâneur. Il est rapidement reconnu comme un chanteur culte et un auteur francophone essentiel par les Québécois.

En 1962, Félix, son père et l’un de ses frères sortent miraculeusement indemnes d’un très grave accident automobile. Il retournera ensuite à Paris enregistrer la chanson Ton visage de Jean-Pierre Ferland.

Félix Leclerc divorce en 1968 et se remarie avec Gaëtane Morin, avec laquelle il aura un garçon (Francis Leclerc) et une fille (Nathalie), puis fait paraître le livre Chansons Pour Tes Yeux. En 1969, il est l’auteur de l’un de ses albums les plus populaires : J’Inviterai l’Enfance.

À la suite de graves événements politiques au Québec courant 1970-1971 (notamment assassinat du ministre Pierre Laporte le 17 octobre 1970), Félix Leclerc devient indépendantiste passionné et déclare :

« J’ai marché pendant trop longtemps dans les sentiers fleuris et embaumés. Il est plus que temps que j’emprunte des sentiers plus fréquentés, les chemins trop souvent piégés sur lesquels marchent six millions de mes frères ».

Il enregistrera à cette époque deux de ses plus célèbres chansons, L’alouette en colère et 100 000 façons de tuer un homme.

Le 13 août 1974, il participe, avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois, au spectacle de la Superfrancofête, sur les plaines d’Abraham à Québec, devant plus de 100 000 spectateurs. Cette prestation est immortalisée sur l’album J’ai vu le loup, le renard, le lion.

En 1976, Félix Leclerc célèbre à Paris la victoire du Parti québécois (PQ) aux élections de la Belle Province de Québec, en compagnie des chanteurs Raymond Lévesque et Pauline Julien et il refera une grande tournée en France en 1977.

Félix Leclerc crée en 1983 la Fondation Félix-Leclerc afin de promouvoir la culture francophone et il encourage aussi la composition et la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes et les jeunes poètes francophones.

Le 4 avril 1983, Félix Leclerc est invité au Printemps de Bourges pour une soirée d’hommage où se retrouvent plus d’une dizaine de musiciens, dont Maxime le Forestier et Yves Duteil.

Il meurt dans son sommeil, le 8 août 1988 à huit heures, sur l’île d’Orléans, près de Québec, où sont dispersées ses cendres. Une pierre tombale est érigée dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, où des admirateurs viennent parfois déposer fleurs et souliers qui ont beaucoup voyagé.

Félix Leclerc a été à l’origine de la tradition des chansonniers québécois. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois.

Ami de Raymond Devos, il partageait avec lui un goût pour la langue française et le désir de défendre la création artistique de qualité. Félix Leclerc est le père de trois enfants : le photographe et cadreur (opérateur de prises de vues) Martin Leclerc, le réalisateur Francis Leclerc et Nathalie Leclerc, directrice générale et artistique de l’Espace Félix-Leclerc et vice-présidente de la Fondation Félix-Leclerc.

En hommage à Félix Leclerc, les récompenses de la chanson québécoise s’appellent désormais les Prix Félix.

Le fonds d’archives de Félix Leclerc est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Au Québec, à titre posthume, divers parcs, rues, écoles et autres endroits publics ont été nommés en son honneur.

Source : Wikipédia

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