Faudra-t-il tout recommencer ?

La Une

Malgré deux doses dans plus de 90 % des cas, trois dans d’autres, la période des Fêtes sera aussi imprévisible que l’an dernier. Le variant Omicron s’impose et ramène tout le monde à l’ordre.

Et il y en aura d’autres. Les scientifiques le prédisent. Il nous faudra probablement se faire vacciner annuellement. Qui sait. En tout cas, une chose est certaine, ce n’est pas demain la veille qu’on pourra s’en défaire de ce satané variant qui gâche nos vies.

Nous sommes un peu responsables des variants. Un regard autour de nous et on a l’impression que la bataille était gagnée depuis quelques mois. Les masques ont majoritairement disparu, du moins par ici en Floride, sauf chez les employés de magasins et d’épiceries.

La distanciation physique également. Nous sommes revenus à nos vieilles habitudes de rapprochements.

Serez-vous surpris si la santé publique imposait de nouvelles consignes ? De limiter nos soupers de Noël et, sans se confiner nouveau, de passer des Fêtes dans l’intimité ? Il y aura toujours des récalcitrants qui continueront de défier l’autorité, au risque d’en payer le prix. C’est connu d’avance !

De notre côté, au pays des gougounes, notre hiver devait se dérouler presque normalement. Après vingt mois d’attente, notre séjour allait être agréable. Par contre, les réceptions et repas à la salle communautaire sont moins invitantes. On le sait, la Floride est un État assez complotiste pour ce que sont les consignes. Le gouverneur DeSantis, un pro Trump et par le fait même républicain, gouverne comme si la pandémie n’avait jamais existé.

Un petit côté positif cependant. Dimanche dernier, j’ai pu obtenir ma troisième dose et ma douce la recevra entre Noël et le nouvel An. Mais, devant les ravages que l’omicron répand, on devra peut-être rentrer plus tôt au pays.

Les assurances nous pousseront peut-être à rentrer. Déjà, le gouvernement fédéral incite les gens à éviter les voyages non-essentiel… Nous ne sommes pas loin d’une autre fermeture des frontières.

C’est un sombre tableau mais il faut être réaliste. Les cas montent en flèches et partout dans le monde les mesures sanitaires obligent des contraintes. Espérons que « ça va bien aller » !


350e jour de l’année

16 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Normand Claveau

Bon anniversaire !


On jase là…

Et si on donnait un grand coup en obligeant les conducteurs en état d’ébriété à installer un antidémarreur sur leur voiture. En cas de récidive, le permis de conduire serait suspendu pour 10 ans.


Pensée et citation du jour

Les arbres nous fournissent deux éléments essentiels à notre survie : de l’oxygène et des livres.

André Vital


Ça s’est passé un 16 décembre…

(1965) Sept ouvriers sont tués dans la chute d’une voute de béton en construction dans l’échangeur Turcot. Cet accident révèle les manquements à la sécurité du travail sur les chantiers du Québec.

(2002) Le Canada ratifie le protocole de Kyoto, sur les changements climatiques.

(2009) L’hélicoptère de TVA s’est écrasé à Montréal. L’appareil s’est abîmé vers 7h40 en bordure de l’autoroute Bonaventure, près de la sortie menant au Technoparc. Deux personnes ont été blessées dans l’accident, soit le pilote Antoine Léger et le journaliste Réjean Léveillé.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !

Le cerf aux bois de lumière

La Une

Je me souviens du jour de Noël, en Pologne, dans les petites rues de mon village. Les plaines qui l’encerclaient étaient couvertes d’un tapis blanc. Je voyais les enfants courir dans les petites ruelles et jouer en se lançant des boules de neige. D’autres couraient vite, afin d’aller chercher des chocolats chauds au petit commerce du village. Des stands étaient remplis de fourrure et d’outils pour la chasse d’hiver.

Dans mon village, les hivers étaient durs et froids, nous devions rester au chaud pour ne pas finir malades et fiévreux. Les jours de décembre, il y avait toujours ce mystérieux monsieur avec des vêtements élégants et chers. Il nous demandait de l’appeler monsieur Oliver. Il nous racontait plein d’histoires aussi farfelues les unes que les autres, pleines de magie et d’aventures.

Monsieur Oliver était vieux, et même s’il avait l’air d’un riche, il avait un grand cœur. C’est ce que les gens disaient. Un jour, j’étais allée me promener au petit marché du village et comme d’habitude, je l’ai vu assis sur son petit banc au milieu du marché. Plein d’enfants attendaient qu’il commence son histoire du jour. Je suis allée m’assoir avec les autres et il a commencé à raconter son histoire.

Celle-ci commençait par trois enfants, trois frères. Le plus vieux se nommait Noah, le benjamin se nommait William et le cadet, Oliver. Évidemment les enfants avaient vite compris que le vieillard avait donné son prénom à un des personnages. Les frères étaient âgés de 15, 12 et 9 ans. Le vieil homme avait précisé que cette histoire se déroulait dans ce village.

Les garçons étaient nés dans une grande famille, leur maison était proche du village et était située à proximité d’une forêt, où les enfants allaient souvent jouer. À cette époque, les histoires n’étaient pas comme celles d’aujourd’hui, elles étaient racontées comme des légendes et la légende la plus racontée était celle du « cerf aux bois de lumière. » Leur mère leur racontait tous les soirs, elle leur répétait que le cerf aux bois lumineux était un personnage très distingué, mais qu’il détestait par-dessus tout qu’on brûle des feux proches de sa forêt ou qu’on touche à ses bois lumineux, sans sa permission.

Pour le cerf, la forêt était un cadeau que les ancêtres avaient laissé et lui avaient donné la responsabilité de la garder. Un matin, les frères étaient partis s’amuser dans la forêt en passant à travers le village et en saluant tout le monde. Noah, le plus vieux aimait sculpter des objets dans le bois, il avait trouvé une grosse branche dans laquelle, il avait commencé à sculpter avec son petit couteau suisse. Les deux autres frères cherchaient une occupation. Leur frère aîné avait la responsabilité de les surveiller. William avait eu l’idée de commencer un bonhomme de neige, pendant que le jeune Oliver écrivait dans son petit carnet, les mains gelés par le froid.

Soudain, dans le village, les frères avaient entendu un cri résonner dans les plaines blanches. Les trois frères cessèrent leur occupation pour se précipiter vers le village où une maison brûlait, à cause d’une lumière qui avait éclaté. Cela arrivait de temps en temps, durant l’hiver, que l’une des maisons prenne feu à cause des décorations.

Les frères immobiles regardaient les habitants essayer d’éteindre les flammes. Le cadet, Oliver, s’était retourné d’un air étrange ayant entendu un petit bruit ou son, inconnu. Vers la forêt, à l’orée de celle-ci, des lumières brillaient de toutes les couleurs sur les bois d’un cerf. Il voulait le dire à ses frères, mais le cerf était disparu en un instant.

Le soir, après que la mère eut bordé Noah, William et Oliver, l’un des frères s’était levé, pris la lampe qui était dans la garde-robe, et s’était habillé le plus chaudement possible pour ne pas que le froid de la nuit, lui gèle le corps.

En descendant l’escalier, il était passé par la cuisine qui était juste à côté, pour passer la porte qui menait vers l’extérieur, dans le jardin. Une fois sorti, il avait allumé la lampe et marchait vers la forêt sombre. Il pouvait entendre les bruits du vent à travers les branches et le froid qui tapait son manteau. En s’enfonçant dans la forêt, il regardait autour de lui.

Le frère, le jeune Oliver était un enfant très curieux qui aimait l’aventure. Après avoir entendu le bruit plus tôt, et vu le cerf, il voulait confirmer s’il existait vraiment une telle créature, aux bois de lumière. Sur le chemin, il s’était arrêté près d’une rivière gelée et avait baissé la tête pour voir la glace gelée parfaitement comme un miroir.

Ce qui était étrange, est que normalement la glace se forme de façon… naturelle. Tout à coup, de la lumière apparue sur le reflet de la glace. Oliver avait levé la tête et vu le cerf qui le regardait droit dans les yeux. Dans toute sa jeune vie, il n’avait jamais vu une telle beauté. Des lumières vertes, blanches, rouges, jaunes et bleues étaient accrochées sur les bois du majestueux cerf. Ses yeux sombres détendaient Oliver. On aurait dit que le cerf le charmait.

Oliver secoua la tête comme s’il avait l’impression de rêver. Le jeune enfant avait reculé d’un pas et déposé sa lampe. Le cerf s’était mis à faire du bruit comme s’il était paniqué. Sur le coup, Oliver ne comprenait pas trop, puis, il reprit la lampe dans ses mains. Le cerf semblait détester qu’il ait apporté une lampe à l’huile. Oliver s’était souvenu de ce que sa mère lui répétait souvent. Il ferma la lampe et s’assit sur la neige. Oliver, très à l’aise, s’était mis à discuter avec lui. Il le complimentait sur ses bois et lui posait plein de questions, sachant quand même que le cerf ne lui répondrait pas. Il avait fini par s’endormir dans le froid.

Le lendemain, il s’était réveillé, toujours au même endroit. Heureux de ce qu’il avait vu, il avait couru à l’extérieur de la forêt et était rentré dans le salon tout excité. Personne n’était là. Ils étaient tous partis au marché du village pour acheter de la nourriture. Il avait monté dans sa chambre et avait noté tout ce qu’il avait vu.

À la fin de chaque semaine, il faisait la même chose ; il allait dans le bois, près de la rivière, pour retrouver le cerf avec ses bois lumineux. Ce soir-là, le cerf semblait lui aussi plus à l’aise. Oliver pensait que l’animal était plus solitaire, froid et distant, mais il se trompait. Le cerf était un animal doux.

L’homme qui racontait l’histoire disait aux enfants qu’avant de connaître la suite, il devait leur raconter la légende du cerf. Lorsque qu’il était petit, le cerf venait de perdre sa mère à cause des chasseurs. Le maire de notre village était un homme très sociable et courageux, il avait un grand cœur chaleureux. Il avait trouvé le cerf dans la forêt, pendant l’hiver. Il venait le nourrir de temps en temps. Le cerf le considérait un peu comme un ami. Un jour, la forêt était en feu, à cause de bandits qui étaient venus voler dans le village. Le cerf était triste d’avoir perdu son habitat.

Le maire avait fait reconstruire la forêt en faisant venir des sapins et les avait plantés. Les années passèrent et le cerf n’avait pas l’air plus vieux, il avait seulement grandi. C’est comme si Dieu l’avait béni. Les habitants du village disaient que le cerf était immortel et qu’il avait sûrement été choisi pour une mission.

Le maire, rendu vieux, avait attrapé une vilaine grippe qui lui prenait la vie de jour en jour. Un matin, malgré sa mauvaise santé, il était allé près de la forêt et avait déposé une guirlande de lumières en signe d’adieu au jeune cerf. Depuis, le cerf était devenu le gardien de la forêt, nos ancêtres l’ont respecté et adoré.

Dans cette légende, le cerf était immortel, car il choisissait, à chaque 100 ans, un successeur qui le remplacerait en tant que gardien. Il avait le pouvoir de changer les âmes et de les amener dans l’au-delà, voilà le vrai sens de cette légende. C’est ce que monsieur Oliver, celui qui racontait l’histoire, nous avait dit.

L’homme continua de raconter son histoire en nous disant qu’Oliver, cette fameuse nuit, avait été porté disparu. Sa famille ne l’a jamais retrouvé. Oliver serait mort de froid la deuxième fois qu’il était allé voir le cerf. Comme la légende le disait, le cerf avait choisi son successeur.

Les enfants étaient perturbés et, en même temps, émerveillés par l’histoire du vieux monsieur. Moi, ce jour-là, je l’avais regardé et pensé que c’était l’esprit du cerf qui était peut-être venu nous raconter son histoire. Les enfants autour de moi, ne pensaient peut-être pas la même chose que moi, mais mon intuition me l’avait dit. Après cette histoire, j’étais rentré chez moi. La ma maison se trouvant proche des plaines, on pouvait y voir la forêt au loin.

Ce soir-là, les lumières illuminaient les rues et les marchés. Pendant un moment je m’étais sentie coupée du monde. Dans mes oreilles j’entendais une douce chanson, une mélodie. Me retournant vers la forêt, et je le voyais, ses grands bois majestueux, brillants de mille feux. Ce jour-là, je me demandais s’il m’avait vu ? Je lui avais fait un sourire et j’étais rentrée dans ma maison, sans rien dire à mes parents.

Maintenant, je me retrouve à vous raconter cette histoire parce qu’il y a une belle leçon à tirer de celle-ci. Les émotions guident tes actions. La curiosité guide tes pas et ton imagination. Je veux surtout que vous reteniez que le cerf représente ton histoire. Le cerf avait eu une dure vie, mais les épreuves qu’il avait traversées, ont fait de lui le cerf aux bois de lumière.

Les lumières étaient les épreuves, les réussites et les défaites. Le successeur était la suite de ton histoire. Celui qui continuera de parler de toi ou de penser à toi. Même s’il ne pense plus à toi, il continuera de vivre.

Un conte de Jasmine Mailloux, 14 ans


349e jour de l’année

15 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU THÉ


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gaétane Michaud

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le durcissement de l’esprit est beaucoup plus sérieux que celui des artères.

Napoleon Hill


Ça s’est passé un 15 décembre…

(1964) La Chambre des communes adopte l’unifolié en tant que nouveau drapeau du Canada. L’étendard sera hissé pour la première fois le 15 février 1965.

(2008) Les pneus d’hiver deviennent obligatoires au Québec, du 15 décembre au 15 mars. Modifié pour le 1er décembre en 2019.

(2012) Le dernier tronçon de l’autoroute 30, qui contourne l’île de Montréal entre Vaudreuil-Dorion et Sorel-Tracy, est finalement accessible à la circulation.


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Au suivant…

La Une

Un moment donné, ce sont les infirmières qui ont réglé leur négociation par de substantielles augmentations de salaire. Puis, d’autres employés de la fonction publique ont suivi.

Dernièrement, ce sont les employés de garderies qui ont touché le magot. Du rattrapage de 28 %. Ce conflit étant maintenant réglé, la SAQ veut aussi sa part du gâteau. Et finalement, voilà que les ambulanciers sont insatisfaits de leur sort. Encore là, c’est une grosse question de salaires.

Et les débrayages vont continuer. En cette période pré-électorale, le temps est stratégique et très bien choisi. Tout le monde l’a compris.

Mais c’est toujours la même interrogation qui vient mettre le pavé dans la marre.

Qui va payer ?

Viendra un moment où il faudra passer à la caisse ; augmentations de taxes et d’impôts principalement. Ces syndiqués vont devoir aussi payer pour leurs avantages. C’est une roue qui tourne où tous les CONtribuables devront mettre leurs mains dans leurs poches.

La population est vieillissante et inévitablement, les besoins aussi.

J’ai une suggestion pour les gouvernements et principalement celui du Québec, en matière de taxation.

Qu’est-ce qu’on attend pour taxer les gains de loterie ? À partir d’un certain montant, une taxe devrait être perçue. Les États-Unis et leur Powerball, entre autres, le font. Pourquoi pas nous ? Et les citoyens étrangers doivent payer un montant supérieur.

Ça pourrait libérer un peu le fardeau des CONtribuables qui eux, n’ont aucun pouvoir autre celui de toujours payer. Eux aussi ont une limite.

Dans l’année électorale qui vient, on va se faire bombarder de promesses chiffrées avec la meilleure des intentions des partis politiques. Malheureusement, les gouvernements n’impriment pas de monnaie, alors c’est toujours le CONtribuable qui paie.

Avez-vous remarqué… quand le gouvernement dévoile des programmes qui donnent de l’argent aux CONtribuables, c’est toujours à une date postérieure. Quand c’est un montant qu’on doit payer, c’est tout de suite.

Leurs initiative$ ont toujours un prix. Et qui paye ? Vous connaissez déjà la réponse !


348e jour de l’année

14 décembre 2021

Pensée et citation du jour

La venue au monde d’un bébé traduit chaque fois l’espoir en des jours meilleurs.

Demis Roussos


Ça s’est passé un 14 décembre…

(1960) Inauguration de l’aéroport de Dorval, devenue en 2004, Montréal-Pierre Elliott Trudeau.

(1972) À Wabush, au Labrador, un pirate de l’air prend deux personnes en otage à bord d’un avion, dont une hôtesse de l’air, pendant une durée de 5 heures. Son but : détourner l’appareil qui se dirige vers Montréal avec 52 passagers à son bord. Armé d’une carabine de calibre 22, il ordonne qu’on le conduise à Vancouver.

(2000) Quatorze ans après avoir été le théâtre de la plus grave catastrophe nucléaire civile de l’histoire, la centrale de Tchernobyl a été définitivement fermée par les autorités ukrainiennes. Le bilan de l’accident de 1986 a été dramatique : plus de 4000 ouvriers ont été tués lors de l’accident et des travaux qui ont suivi et 70 000 ont souffert ou souffrent d’un handicap dû aux radiations. Mais on estime au total à 3,4 millions de personnes, dont quelque 1,26 million d’enfants, le nombre d’Ukrainiens affectés par le drame.


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D’où vient le sapin de Noël ?

La Une

Notre sapin de Noël vient de loin. Qu’il soit de plastique ou naturel, il a fait un long chemin pour s’installer jusque dans nos salons et devant nos maisons. Quelle est son histoire ? Que vient-il nous rappeler ?

1- La naissance de la vie.

Pas de feu, pas de vie. Certainement, la première création physique de la vie sur terre est venue lorsqu’un éclair a frappé la « soupe » chimique primordiale qui recouvrait la surface du globe, écrit Tony Van Renterghem, dans son livre La fabuleuse histoire du père Noël.

2- Le premier mythe.

À un moment de la préhistoire, un orage éclate et balaie le flanc d’une montagne. Un serpent éclair illumine le ciel. Il vole alors le feu au ciel et enflamme un arbre. Un seul arbre brûle. La majorité du groupe fuit dans la grotte, mais une jeune femme crie tout en restant sur place, elle observe. C’est alors qu’une branche se casse et tombe sur le sol. La jeune femme s’avance et ramasse la branche, qui continue de brûler. Elle l’apporte à la grotte où elle la dépose au pied de l’homme le plus âgé du groupe… Ils finissent par se réjouir tous, et continueront d’entretenir cette flamme.

3- Crainte et reconnaissance.

Pour les hommes de la préhistoire, la vie devient un peu moins inconfortable, mais ils vivent tout de même avec la crainte d’avoir offensé le Grand Esprit de la nature. Ils ont le sentiment d’avoir une dette envers le ciel. Pour lui rendre hommage, ils font des tentatives d’apaisement. Périodiquement, ces hommes du passé déposent des offrandes sacrificielles sur les branches d’un arbre et y mettent le feu. Ils espèrent ainsi retourner en quelque sorte le feu au ciel, au Grand Esprit, aux dieux.

4- Le sens du rituel.

Avec le temps, l’arbre de Feu devient l’arbre de Noël. Le rituel du sapin des Fêtes nous rappelle d’être reconnaissant pour la lumière et la chaleur reçues grâce au feu, qu’on a une responsabilité à cause de la connaissance fondamentale que ce feu nous apporte et qu’on a peut-être aussi une dette envers le ciel pour le vol du feu par le serpent éclair.

5- Pourquoi un sapin ?

Le sapin est un arbre à feuillage persistant, il ne perd pas ses épines. Le choisir nous suggère que les jours rallongeront bientôt. Autre explication : saint Boniface, au VIIIe siècle, tente de convaincre les peuples du nord de l’Europe d’opter pour le christianisme. Il fait abattre un immense chêne (leur arbre sacré) et lorsque ce dernier tombe, seul un jeune sapin vert en sort indemne. Nous appellerons cet arbre « arbre de l’Enfant Jésus », aurait dit le saint.

Source : Danielle Choquette, Psycho. Journal de Montréal du 23 décembre 2018


347e jour de l’année

13 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LE JOUR DU SOUVECIR ACADIEN (N.-B.)


À la douce mémoire de…

PIERRE LACROIX 1948-2020, ex-directeur général des Nordiques de Québec et de l’Avalanche du Colorado dans la LNH.


On jase là…

Avec le nombre important des personnes qui conduisent en état d’ébriété, pourquoi n’impose-t-on pas l’obligation d’installer un antidémarreur sur son automobile ? On attend quoi ?


Pensée et citation du jour

Lorsqu’il n’y a pas de nuages à l’horizon, il se trouve toujours quelqu’un pour déclarer que ça ne peut pas durer.

Jean Simard


Ça s’est passé un 13 décembre…

(1992) Manon Rhéaume, de la région de Québec, devient la première femme à participer à un match professionnel de hockey en saison régulière, prenant place devant le filet des Knights d’Atlanta de la Ligue internationale lors d’une rencontre remportée 4-1 par Salt Lake City.

(2000) Les nouveaux paquets de cigarettes sont maintenant sur les tablettes des commerçants. Ces paquets comportent des mises en garde avec des photos-chocs. Ils montrent des gencives attaquées par le cancer, des dents malades et des tumeurs au cerveau. Les avertissements indiquent également que le cancer peut tuer, nuire aux enfants et causer l’impuissance.

(2003) Après une traque de huit mois, Saddam Hussein est capturé dans la cave d’une ferme d’Ad-Daour, à 15 kilomètres au sud de Takrit, sa ville natale. Le dictateur déchu est découvert dans un trou dissimulé par des briques et de la terre. Les soldats saisissent deux fusils mitrailleurs AK-47, un revolver et 750 000 dollars en coupures de 100 dollars.


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Trottinette

La Une

Il était une fois, en l’an 1725, dans la banlieue de la ville allemande de Leipzig, une famille de souris qui habitait au fond d’une vieille grange. Le bâtiment, construit derrière une grande maison jaune, regorgeait de bottes de foin, de brindilles et de graines éparpillées dans tous les recoins. Un véritable paradis pour les souris, n’eût été des visites occasionnelles du chat Méchoui en quête de nourriture.

La plus jeune de la famille, la petite souris Trottinette, en avait bien peur. Dès qu’elle le voyait apparaître dans la porte entrouverte de l’étable, prise de panique, elle s’enfuyait par son passage secret, une petite fissure au bas d’un mur près du vieil âne. Ce dernier la laissait gentiment passer entre ses pattes sans alerter le chat.

Le vilain matou était pourtant bien nourri par la famille Bach qui habitait la maison jaune et le chérissait particulièrement. Le chat n’avait certainement aucun besoin de chasser les souris pour s’offrir le luxe d’un festin superflu. Hélas, l’autre jour, il avait dévoré Trottino, le petit frère de Trottinette, et il n’avait laissé que la queue ! La pauvre souris en avait sangloté toute la nuit.

Lorsqu’elle s’enfuyait ainsi hors de la grange, Trottinette n’était pas sauvé pour autant. Tremblante de peur et de froid, elle ne savait où aller et finissait par se cacher derrière un piquet de clôture ou sous une branche de cèdre. Elle attendait que le cruel Méchoui daigne ressortir du bâtiment, la bedaine bien tendue et les babines humides, pour s’en aller dormir sur son coussin de velours dans la maison jaune.

Un jour qu’elle se trouvait ainsi tapie derrière un tas de neige, immobile et retenant son souffle, elle entendit du bruit au-dessus d’elle.

– Bonjour, petite souris ! Que fais-tu là ? Vite, rentre chez toi, tu vas geler tout rond, la tempête arrive ! Et ce soir, c’est Noël !

Effarouchée, Trottinette figea sur place.

– Eh bien ! tu ne sembles pas jasante ! Que se passe-t-il ? Es-tu muette ? Aimerais-tu que je t’apprenne à chanter ? Ça te réveillerait peut-être ! Moi je m’appelle Sibémol, et toi ?

Trottinette ravala sa salive et se garda bien de répondre. Il n’était pas prudent de parler à un oiseau étranger. Peut-être s’agissait-il d’un ami de Méchoui qui allait la trahir, sait-on jamais… Mais l’oiseau chantait si bien, c’était un enchantement d’entendre ses trilles, ses trémolos joyeux et ses douces mélodies. Trottinette décelait une telle pureté dans sa voix et une telle joie dans son chant qu’elle se laissa finalement séduire.

– Oh ! oui, bel oiseau, j’aimerais beaucoup chanter comme toi ! Ça me ferait oublier le danger qui me guette à chaque instant. Hélas ! je n’ai pas de voix, je n’arrive même pas à murmurer faiblement mon nom. Mais toi, Sibémol, où as-tu appris à chanter si bien ?

– C’est simple, répondit l’oiseau, je n’ai qu’à m’installer sur le rebord de la fenêtre de la maison jaune et à écouter. Tant de belle musique résonne mystérieusement dans cet endroit-là, tu n’as pas idée ! Je me laisse alors envoûter pendant des heures, parfois si tard dans la soirée que j’en oublie d’aller dormir ! Et ça me fait du bien à moi aussi, car je suis menacé par le danger comme toi. Le vilain Méchoui aime tout autant les hamburgers à l’oiseau que les sandwiches à la souris, tu sais !

Trottinette aurait voulu monter sur la fenêtre, elle aussi, pour entendre les préludes et les menuets qu’on jouait dans cette étrange maison jaune, mais allez donc grimper tout un étage quand vos pattes n’ont que quelques millimètres de haut ! Sibémol eut beau battre des ailes et la pousser, la tirer, la soulever par la queue, rien n’y fit.

Nos deux amis étaient si occupés à trouver une solution qu’ils n’entendirent pas s’approcher un grand monsieur aux larges bottes et à la longue perruque blanche. Il semblait se diriger allègrement vers la fameuse maison, tirant derrière lui un énorme sapin coupé. C’est l’oiseau qui l’aperçut le premier et il se mit à crier à tue-tête pour avertir sa nouvelle amie d’aller se cacher.

– Vite, vite ! Sauve-toi ! Quelqu’un s’en vient !

Puis, au passage de l’étranger, il commença à siffler en faisant semblant de rien.

– Tiens ! dit l’homme, un oiseau qui chante un air ! Comme c’est joli ! Mais… ma foi, il s’agit du thème de la Fugue en do mineur que j’ai composée, hier ! Quoi ?!? Est-ce que je rêve ? Cet oiseau copie ma musique ? Je n’en reviens pas ! Quel mystère, grands dieux, quel mystère !

Quelque peu ébranlé, monsieur Jean-Sébastien Bach baissa les yeux et aperçut à ses pieds une petite souris tremblante et paralysée par la peur. De toute l’intensité de son regard muet de souris, elle implorait l’homme de lui sauver la vie. Son ami l’oiseau, lui, avait déjà disparu dans les airs.

– Oh ! comme tu es mignonne toi ! s’exclama l’homme en se penchant avec bonté. Ne crains rien, je ne te ferai aucun mal.

Au même instant, une idée de génie effleura l’esprit du musicien : « Et si j’offrais cette souris à mes enfants, en guise de cadeau de Noël, moi qui n’ai pas d’argent pour leur acheter des surprises ? » Aussitôt dit, aussitôt fait ! À la vitesse de l’éclair, il rabattit son large chapeau sur Trottinette qui s’en trouva prisonnière. Il s’en fut alors à la hâte vers la maison pour chercher, au grenier, une vieille cage d’oiseau inutilisée depuis des années. Avec mille précautions, il réussit à y déposer une Trottinette complètement affolée qui se demandait bien ce qui lui arrivait. Heureusement qu’au loin, elle entendait son ami Sibémol lancer des arpèges en fortissimo, ce qui la rassurait un peu. Monsieur Bach apporta ensuite la cage dans la maison et la déposa discrètement à l’étage, dans un placard, non sans l’avoir recouvert de sa cape de laine afin que personne ne l’aperçoive.

– À ce soir, petite souris ! Et… ne fait pas de bruit d’ici là, hein ?

Trottinette pleura longtemps avant de s’endormir. « Où suis-je ? Que va-t-il m’arriver ? Pourquoi cet homme m’a-t-il enfermée dans la maison de Méchoui ? Va-t-il m’offrir à ce chat en guise de cadeau de Noël ? Oh ! là là… Comment mon ami Sibémol pourrait-il me sauver ! »

La fatigue et les émotions vinrent à bout de la pauvre malheureuse. Elle finit par trouver le sommeil, blottie dans un coin de la cage, les quatre pattes en l’air et le museau appuyé sur les barreaux rouillés.

Ce sont des chants de Noël qui la réveillèrent, quelques heures plus tard, au beau milieu de la nuit. Toujours au fond du placard, elle ne se rappelait plus ce qui lui était arrivé. Mais les hymnes qui montaient du rez-de-chaussée lui semblaient si beaux qu’elle se crut au paradis. On aurait dit des voix d’anges chantant en canon sur les doux accords d’un clavecin. « Ça y est ! songea-t-elle, non sana un frisson de terreur, je suis morte ! Voilà que j’entends de la musique divine ! Je dois être au ciel ! »

Soudain, un bruit de pas dans l’escalier la ramena à la réalité et elle se souvint aussitôt de ses aventures de la veille. Monsieur Bach s’empara de la cage et, la balançant à bout de bras, il s’écria tout joyeux :

– Viens, ma petite souris, tu vas faire des heureux !

« Des heureux ? Ah mon Dieu ! » Trottinette imagina Méchoui en train de se lécher les babines. « C’est maintenant que je meurs pour vrai ! » pensa-t-elle en se couvrant les yeux. Ce qu’elle entrevit au pied de l’escalier la laissa bouche bée. Un magnifique sapin illuminé de bougies et rempli de bonbons trônait au milieu de la place. Jamais de toute sa vie, elle n’avait rien vu d’aussi splendide. Au fond du salon, madame Magdalena jouait du clavecin avec, autour d’elle, une ribambelle d’enfants, petits et grands, qui chantaient un choral composé par leur père spécialement pour Noël. C’était si merveilleux que Trottinette en oublia momentanément ses craintes et se sentit soudain apaisée.

Mais les chants s’arrêtèrent pile dès que les enfants aperçurent la cage.

– Oh ! la jolie petite souris ! Quel beau cadeau de Noël ! Merci, papa, tu es formidable !

Chacun voulut prendre Trottinette dans ses mains, la caresser, la dorloter, la tripoter. Wilhelm et Jean-Chrétien s’en furent chercher du pain et du fromage, Christophe versa de l’eau dans une écuelle, Carl Philip Emmanuel mit de la paille au fond de la cage.

Attendris, Jean-Sébastien Bach et sa femme regardaient leurs enfants tout excités par la présence de la souris. Ces gens n’étaient pas riches et, à part quelques friandises qui ornaient l’arbre, ils ne pouvaient acheter à leurs trop nombreux enfants les étrennes qu’ils auraient aimé leur offrir pour Noël. Mais ce soir, de les voir si heureux, les consola.

– Ils ont du cœur, nos petits. Ce ne sont pas les richesses matérielles qui les réjouissent, mais les choses simples et vraies, les choses de la nature. Que Dieu les bénisse ! Ils sauront trouver le bonheur dans les merveilles de la terre et auprès des êtres innocents et pleins de vie comme cette minuscule petite souris.

Trottinette, quant à elle, se délectait dans le plaisir et jouissait d’un bonheur sans pareil. Jamais elle n’avait été l’objet d’autant d’attention et de tendresse. Cela dépassait largement le plus flou de ses rêves. L’espace de quelques heures, elle perdit complètement la notion du temps et de la réalité. Plus tard dans la nuit, quand la fête fut terminée et que les parents prirent dans leurs bras les plus jeunes tout ensommeillés pour les conduire à leur lit, on décida de percher la cage de Trottinette bien haut sur le dessus de la cheminée, hors de portée du chat, au cas où… De toute façon, pour cette nuit, il n’y avait aucun danger, puisque sire Méchoui semblait parti célébrer Noël hors de la maison.

Méchoui… Envoûtée par les délices de la fête, Trottinette l’avait complètement oublié, celui-là ! Juste ciel, elle se trouvait justement prisonnière dans la maison même de son éternel ennemi ! Qu’allait-il arriver quand ce dernier reviendrait de sa promenade nocturne et l’apercevrait juste à la portée de ses griffes et de ses dents, à un mètre à peine du sol, sur la cheminée de sa propre demeure ? Les enfants prétendaient que le chat n’arriverait pas à grimper jusque-là, mais qui sait ? S’il se sentait affamé, le matou trouverait peut-être des forces supplémentaires pour sauter aussi haut… « Oh ! mon Dieu ! Protégez-moi, je ne veux pas mourir par une nuit pareille ! Tout a été si extraordinaire… »

La nuit s’installa, longue et angoissante, Trottinette ne ferma pas l’œil malgré le calme et le silence de la maison. Rien ne se passait pourtant, à part les ronflements de monsieur Bach qui venaient de temps en temps, rappeler à la souris qu’elle se trouvait bien en vie et qu’elle ferait mieux de dormir si elle voulait se sentir en forme et vigilante le lendemain. Heureusement, l’infâme Méchoui ne semblait pas vouloir revenir de sa nuit de débauche au fin fond de la campagne. Peut-être s’était-il délecté d’une perdrix ou d’un vieux rat pour son festin de Noël et n’aurait plus faim demain matin ?

Aux premières lueurs de l’aube, on entendit soudain le cri d’un oiseau déchirer le silence et lancer dans l’air vif une mélodie joyeuse et tonitruante. « Mon ami Sibémol, c’est mon ami Sibémol qui me fait signe, du rebord de la fenêtre ! » songea Trottinette, tout émue. « Il est encore vivant, Dieu soit loué ! » Au même instant, des pas lourds résonnèrent dans l’escalier. Monsieur Bach avait entendu l’oiseau, lui aussi, et descendait ranimer le feu dans la cheminée.

– Quelle belle mélodie chante cet oiseau ! Je pense que je vais la mettre sur papier et la transformer en arioso, tant c’est joli !

Il s’installa à sa table de travail près de la fenêtre, trempa sa plume dans l’encre et se mit à dessiner des notes sur des portées. Là seulement, il aperçut Trottinette dans sa cage.

– Ah ! bonjour petite souris, je t’avais oubliée ! As-tu bien dormi ? Je parie que tu n’avais jamais connu un tel Noël ! Mais que se passe-t-il ? Tu me sembles effrayée, ce matin. Ne crains rien, dès que mes enfants seront levés et avant même que ne revienne notre chat, nous te redonnerons ta liberté. Tu nous as apporté tant de joie… J’irai moi-même te reconduire dans un petit coin secret de notre grange. Tu pourras reprendre ta vie de souris libre, bravement et fièrement, comme cet oiseau qui chante si bien à la fenêtre.

Ce matin-là, Jean-Sébastien Bach composa un oratorio de Noël en si bémol qui ressemblait à un hymne à la vie et à la liberté, en l’honneur de Trottinette. L’oiseau Sibémol s’en fut répété cet hymne par-delà les toits jusqu’au bout du monde.

On dit que Trottinette mena une vie heureuse et fort longue, eut de nombreux enfants et… ne fut jamais dévorée par Méchoui !

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


346e jour de l’année

12 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA RADIO ET DE LA TÉLÉVISION EN FAVEUR DES ENFANTS


À la douce mémoire de…

CLAUDE CASTONGUAY 1929-2020, ministre québécois, père de l’assurance-maladie et de la régie des rentes du Québec.


On jase là…

Quelle délicatesse et respect à St-Louis, hier, à l’occasion de la visite des Canadiens de Montréal. L’organisation des Blues s’est assurée de faire chanter l’hymne national canadien dans les deux langues. Bravo !


Pensée et citation du jour

Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler.

Julien Gracq


Ça s’est passé un 12 décembre…

(1973) Les premières pièces de la monnaie olympique, destinée à aider au financement des Jeux de 1976 à Montréal, sont mises en vente.

(1985) Un DC-8 de Arrow Airlines s’écrase quelques secondes après avoir décollé de Gander (T.-N.) pour le Kentucky, tuant 248 membres de la 101e division aéroportée de l’armée américaine ainsi que les huit membres de l’équipage, des militaires américains qui rentraient dans leurs foyers pour Noël. C’est jusque-là le pire accident aérien de l’histoire du Canada.

(2008) À Alma au Québec, un jury, composé de 12 membres, prononce un verdict d’acquittement dans une cause portant sur le suicide assisté. C’est une première dans l’histoire juridique du Canada. Stéphan Dufour a été reconnu non-coupable. Il était accusé d’avoir aidé son oncle malade à s’enlever la vie, le 9 septembre 2006.


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Sainte-Anne-Des-Monts : l’éboulis désastreux du 11 décembre 1963

La Une

Pour trois frères des quatre victimes, les images de ce qu’ils appellent « le déboulis » sont toujours bien vives dans leur mémoire.

– Ça ne s’oubliera jamais, laisse tomber Roland Therrien, le benjamin de la famille aujourd’hui âgé de 69 ans.

– Ça a été un déchirement toute notre vie, ajoute son frère Jacques, 72 ans. (Entrevue accordée en 2013).

– Après le souper, l’électricité s’est mise à manquer, raconte le septuagénaire. Je voyais le feu dans les poteaux. J’ai entendu du monde parler qu’un « déboulis » venait d’arriver. Je suis allé voir. Il y avait un précipice. Je suis allé sur le bord. On m’a dit qu’il y avait un camion de tombé. J’ai tout de suite pensé à mes frères. Je les ai cherchés, mais je ne les trouvais pas.

Quelques minutes plus tard, la maison de la famille de Gérard Vallée bascule dans le gouffre.

– Le poêle à bois était allumé, relate Jacques. Le feu a pris dans la maison en tombant.

La dizaine de personnes qui se trouvaient à l’intérieur ont pu sortir à temps.

Presque simultanément, c’est au tour de la maison de Norbert St–Laurent de glisser dans le Saint–Laurent.

– Il dormait dans sa maison, se rappelle Fernand. Ils sont venus le chercher dans le fleuve.

Il en a été tout autant pour la résidence de Georges Pelletier qui a été poussée dans la mer par le torrent de boue.

– La glaise est rentrée dans le Café La Tourelle, propriété d’Alfred Ross, continue Jacques. Tout le monde a eu le temps de sortir. Le camion qui était à côté est tombé dans le cratère.

Un couple, Sylvert Miville et Ghislaine Ross, circulait lorsque le sol argileux s’est dérobé sous les roues de leur véhicule.

– Ils sont tombés, puis ont versé avec le tapon de terre, décrit Jacques. L’auto a arrêté quand le terrain a cessé de glisser.

Les quatre frères Therrien ont eu moins de chance.

– Mes frères ont piqué du nez dans le cratère, puis ensuite, ils ont versé sur le top, explique Roland. Ils sont morts sous l’impact. Ce n’est que le lendemain matin que les corps de Jean–Baptiste, Raymond, Onésime et Benoit Therrien, âgés de 20 à 32 ans, ont pu être récupérés. Raymond était marié et père de trois filles.

Outre les quatre décès et les neuf maisons envasées, renversées sur le toit ou déplacées de leur fondation, au total, vingt-et-une maisons ont dû être démolies ou déménagées.

Selon Jacques, Roland et Fernand Therrien, deux comités de soutien avaient été mis sur pied, l’un pour les pertes matérielles, l’autre pour les pertes de vie.

– Ma famille n’a jamais eu un cent pour le décès de mes frères, déplore Jacques Therrien. On a communiqué avec le curé de l’époque, Thomas Chouinard, puis avec le diocèse, qui nous ont répondu qu’ils n’avaient jamais eu d’argent. C’est pas vrai !

Les trois frères attribuent d’ailleurs la faillite de l’entreprise de leur père, quatre ans plus tard, au fait qu’il n’avait reçu aucune indemnité pour le décès de ses quatre fils, qui étaient aussi ses employés, tout comme pour la perte de son camion-benne.

Source : Les éphémérides d’Alcide


345e jour de l’année

11 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MONTAGNE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvain RaymondLouis-François PaquinPierrette Lapointe

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les gens qui savent faire des efforts, qui s’accrochent à quelque chose de plus grand qu’eux ou qui veulent se dépasser, se sentent plus heureux.

Lise Daignault


Ça s’est passé un 11 décembre…

(1946) L’UNICEF a été fondée en 1946 pour faire face aux besoins d’urgence des enfants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle est la seule organisation des Nations Unies consacrée exclusivement à l’enfance.

(1958) La Société Saint-Jean-Baptiste remet son prix Duvernay à l’écrivaine Anne Hébert.
Après avoir écrit plusieurs recueils depuis 1942, Hébert a fait publier son premier roman, « Les chambres de bois », en 1958.

(2004) Un petit garçon de sept ans a eu la vie sauve grâce à l’implantation d’un cœur mécanique à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal. Le petit Richard avait été admis à l’urgence de l’institution à la mi-octobre souffrant d’essoufflement et de fatigue, situation d’autant plus inquiétante que son petit frère de 10 mois était décédé d’une atteinte cardiaque en juin dernier.


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Contourner les prévisions

La Une

La pandémie est toujours là mais on a appris à vivre avec. Les scientifiques nous prédisent d’autres pandémies, à l’échelle planétaire, auxquelles on n’échappera pas.

Chez beaucoup de commerçants ce fut de durs moments. On l’a vu, l’an dernier, alors que des restaurateurs avaient inséré une taxe COVID sur leurs menus, lors de la période de déconfinement. Ils voulaient éponger leurs pertes.

On connaît l’histoire. C’était illégal et le gouvernement y a mis fin.

Un phénomène semblable et insidieux ; les denrées alimentaires. On prévoit de fortes augmentations et on a l’impression que quelqu’un, quelque part, veut se « refaire ».

Qui, au bout de la chaîne alimentaire en paiera le prix ? Riche ou pauvre, ce sera encore et toujours le CONsommateur. Le pauvre et la classe moyenne encore plus siphonnés.

Réalité identique ici, en Floride. Le prix des denrées et autres produits de consommation ont fait un bon prodigieux. Certains plus que d’autres.

Une exception : ici, existe un restaurant d’hamburgers et de lait frappé. Son nom ? Steak & shake ! Pour deux personnes, vous pouvez y bouffer deux gros hamburgers délicieux, avec une généreuse portion de frites et sodas à volonté pour 12-13 dollars, taxes incluses. Et les laits frappés sont énormes.

Avec un taux de change qui se situe entre 30 et 35 %, les soldes sont bienvenus. Le soleil et la chaleur ont leurs prix.

On fait notre bouffe nous-mêmes mais une visite chez Steak & Shake, de temps en temps, demeure une sortie économique.

Et nous, les CONsommateurs, si on prenait le taureau par les cornes et qu’on décidait de contourner ces sombres prédictions qui sont en fait des certitudes ? Si on y allait d’une action collective ?

Dès aujourd’hui, on n’achète que des denrées en solde, en spécial. Les circulaires en sont remplis d’offres qu’on ne peut refuser, alors pourquoi pas. Certains le font déjà, et réalisent des économies substantielles.

Ce qui est hors de prix, on laisse ça sur les étalages. Du bœuf haché à 8 et 9 $ la livre… On attend les soldes. On applique la même rigueur. On magasine d’une autre façon, parce que dans le fond, c’est nous, par nos choix, qui pouvons ramener les pendules à l’heure et changer la tendance. On doit modifier nos habitudes.

Les entreprises ont besoin de nous… Mais pas à n’importe quel prix.

Évidemment, il faut que l’action soit collective pour avoir un impact important. Dans le cas contraire, vous en retirerez quand même un bénéfice personnel qui vous laissera une peu plus d’argent dans vos poches, et que vous contrôlez.

Vous commencez quand ? Moi, je me lance !


344e jour de l’année

10 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES ANIMAUX


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Nicole LandryClaude Landriault

Bon anniversaire !


On jase là…

Savez-vous pourquoi les poules n’ont pas de seins…? Parce que les coqs n’ont pas de mains.


Pensée et citation du jour

Le plus grand besoin de l’être humain, c’est de quitter la prison de sa solitude.

Erich Fromm


Ça s’est passé un 10 décembre…

(1948) Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations Unies.

(1997) Première du film « Les Boys ». Ce long-métrage de fiction en couleur est réalisé par Louis Saïa et produit par Richard Goudreau. Parmi les interprètes, on retrouve Marc Messier, Rémy Girard et Patrick Huard.

(2007) Le Canada se dote d’une seule Bourse combinant les actions et les dérivés avec la fusion des marchés montréalais et torontois ; la Bourse de Montréal MXX et celle de Toronto X annoncent qu’elles créent le Groupe TMX, par la voie d’une offre d’achat en actions et au comptant.


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Signification et origine des traditions de Noël

La Une

On en apprend encore : les incontournables de Noël sont demeurés au fil du temps. Mais d’où viennent ces us et coutumes ? Voici quelques-unes de leurs significations.

Le 25 décembre

La date du 25 décembre ne correspond pas à la naissance de Jésus-Christ. Elle a été fixée par le pape Libère en 354. Le but étant de créer une fête de Noël permettant de concurrencer d’autres religions dont les calendriers comptaient déjà des célébrations sacrées en fin d’année, mais aussi la fête païenne du solstice d’hiver.

La bûche

Dès le Moyen Âge, une grosse bûche était mise dans la cheminée pour se consumer le plus longtemps possible et chaque famille se réunissait à Noël autour d’elle. Les cendres étaient conservées pour protéger le foyer. Ce sont des pâtissiers français qui au XIXe siècle eurent l’idée d’en faire un dessert.

Les chaussettes sur la cheminée

Saint Nicolas, un évêque du IVe siècle (fêté le 6 décembre principalement dans l’Est de la France), est à l’origine de cette tradition. Il aurait glissé des pièces d’or dans des chaussettes qui séchaient près de la cheminée pour 3 sœurs dans la misère.

L’origine du mot Noël

Il aurait pour origine les termes gaulois noio (nouveau) et hel (soleil), en référence à la fête populaire du solstice d’hiver.

Le sapin

L’épicéa est l’arbre de l’enfantement (donc de la renaissance) et de la vie éternelle (car il ne perd pas ses aiguilles pendant l’hiver) pour les peuples celtes qui l’associent au mois de décembre. Le sapin de Noël apparut pour la première fois en France en 1521 en Alsace (à Sélestat). C’est seulement à la fin du XIXème siècle que la tradition se répand en France.

Les boules de Noël

Jusqu’au XIXe siècle, les fruits et notamment les pommes et les oranges servaient à décorer le sapin de Noël pour symboliser l’arbre du paradis. Pour remplacer les fruits après de mauvaises récoltes, un artisan verrier aurait eu l’idée de les remplacer par des boules en verre.

La dinde

C’est au XVIe siècle que Christophe Colomb la ramène d’Amérique (oiseau inconnu jusque-là en Europe). Le nom DINDE est dû au fait que les colons pensaient avoir accosté en Inde, alors qu’ils venaient de débarquer en Amérique. La tradition de la dinde de Noël viendrait au fait qu’elle est plus grosse que le poulet et moins onéreuse qu’une oie. Elle permet ainsi de nourrir toute une famille avec un seul plat.


343e jour de l’année

9 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LA CORRUPTION


À la douce mémoire de…

JEAN PAGÉ 1946-2019, animateur sportif québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Carole OuimetJohanne Jacques

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le sourire est un moyen peu coûteux de changer de tête.

Carly


Ça s’est passé un 9 décembre…

(1939) Adoption des nouvelles armoiries du Québec et de la devise « Je me souviens ».

(2004) La Cour suprême du Canada donne son accord à la légalisation du mariage gai le tribunal juge que le gouvernement fédéral a l’autorité pour redéfinir la notion du mariage il permet cependant aux groupes religieux de refuser de célébrer des mariages gais.

(2014) Ainsi, le Québec comptait 8,21 millions d’habitants le 1er juillet 2014 comparativement à 8,18 millions à la fin de l’année 2013.


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Un point commun

La Une

En cette période où on ne peut plus rien dire, j’ai décidé de tout dire, de livrer le fond de ma pensée. Il y a trop de questions que je me pose envers les criminels qui usent d’armes à feu, dont les gangs de rue, et les ravages des proxénètes envers les jeunes filles. Montréal s’américanise dangereusement avec ces fusillades mortelles.

Il ne se passe pas une seule journée sans qu’un crime ne soit commis par ces bandits.

Au bout du compte, des innocents courent le risque d’en payer le prix. Qu’ont en commun ces individus ? Leurs noms ! Leur identité sociale ! Leur couleur !

Quand on regarde les bulletins de nouvelles à la télé, on nous montre des Noirs, en forte majorité, avec des noms étrangers qui sont loin de « sonner » Québécois. Ceux qui crient au racisme agissent comme tels.

On l’a vu à Québec, encore des personnes d’autres communautés culturelles. Je ne rêve pas ! Je ne fabule pas non plus ! Je constate !

C’est le point commun !

Pourquoi c’est comme ça ? Qu’est-ce qui a changé ? C’est un phénomène qu’on ne voyait pas il y a moins de 10 ans.

Sont-ils nés au Québec ? Ils ne travaillent pas ? Ils ne vont pas à l’école ? Ils veulent s’enrichir sans travailler et en abusant des jeunes filles perdues dans cette société malade.

Sont-ils issus de l’immigration ? Si c’est le cas, Il y a quelqu’un qui a manqué le bateau. Les critères d’admissions au pays ont-ils été laissés de côté ou son trop permissifs ?

Il serait grand temps que ces officiers de l’État prennent leur rôle au sérieux pour que n’entre pas qui veut, au Canada.

C’est du n’importe quoi !

Dès qu’un immigrant est reconnu coupable d’une infraction criminelle, il devrait être expulsé, sans possibilité de retour, après avoir purgé sa peine. Devenir un citoyen Canadien n’est pas un droit, mais un privilège assorti de conditions.

On voit le même phénomène au Québec avec la langue de la majorité : il n’est pas normal qu’un immigrant ne puisse parler français pour s’établir au Québec. Ça devrait être la condition numéro 1, tout en haut de la liste. Point !

Tu ne parles pas français ? Oublie le Québec ! Il y a neuf autres provinces et territoires qui vont t’ouvrir les bras.

Lâchez-moi les incitations communautaires. Des vœux pieux ! Il faut de la fermeté de nos institutions pour qu’on reste maître chez nous.

Des bandits, des profiteurs et des étrangers qui quittent leur pays par la peur, pour défier la loi ici, dans un pays de tolérance comme le nôtre, agissent sans conscience en profitant largement de notre insouciance et de nos bontés. On n’a pas besoin de ça.

Pour ces mêmes communautés culturelles qui adoptent et endossent notre société, ils méritent d’en faire partie et de profiter pleinement de nos privilèges. Les autres, allez jouer ailleurs !


342e jour de l’année

8 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

L’IMMACULÉE CONCEPTION (Fête chrétienne)


À la douce mémoire de…

JOHN LENNON 1940-1980, Chanteur-compositeur-interprète des Beatles.


Pensée et citation du jour

Ceux qui ont le pouvoir, n’ont pas toujours la sagesse de gouverner.

Carly


Ça s’est passé un 8 décembre…

(1852) L’Université Laval de Québec est fondée officiellement.

(2014) Lise Thibault a plaidé coupable aux chefs d’abus de confiance et de fraude envers les gouvernements du Canada et du Québec. L’ex-lieutenante gouverneure du Québec a enregistré son plaidoyer de culpabilité ce matin.

(2014) Les joueurs des Canadiens de Montréal sont allés offrir leurs condoléances à la famille de Jean Béliveau au Centre Bell, avant de se diriger à Brossard pour la séance d’entraînement. L’entraîneur Michel Therrien a dit espérer que les jeunes joueurs de l’équipe aient saisi toute l’importance de l’héritage que laissent d’anciens joueurs comme M. Béliveau.


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La tempête

La Une

Le téléphone avait sonné à plusieurs reprises avant que madame Légaré ne délaisse son rouleau à pâte pour saisir le combiné, les mains pleines de farine.

– Allo ? Vous voulez parler à Charles ? Il est dehors, en train de pelleter. Une urgence ? Juste un moment, je vais le chercher.

Il neigeait à plein temps depuis deux jours. On ne voyait pas à trente mètres. Dans ce village perdu du grand Nord, tout semblait baigner dans une blancheur opaque, balayée par des vents furieux.

Charles secoua rapidement ses bottes, enleva ses mitaines et s’empara du combiné.

– Vous n’êtes pas sérieuse ! Pas par ce temps-là ! Et puis, c’est la veille de Noël… Bon, d’accord, je prépare la voiture.

Madame Légaré déposa un rapide baiser sur le front de son fils, seul ambulancier de garde en l’absence de son cousin actuellement parti en voyage. Elle savait que pour sauver une vie, il n’hésiterait pas à risquer la sienne.

– Sois prudent, mon grand, et ne t’en fait pas pour moi. Les voisins m’emmèneront à l’église et, si tu n’es pas revenu, je t’attendrai pour le réveillon. Après tout, quatre-vingt kilomètres, ce n’est pas le bout du monde ! Quoique par ce temps…

– Promis m’man ! T’inquiète pas !

Charles se rendit immédiatement à la petite maison de la rue voisine pour chercher le bébé malade et sa mère. La jeune Anne semblait pâle et défaite. Elle n’habitait la région que depuis quelques semaines, seule avec son petit garçon de dix mois, et elle ne connaissait personne. Pourquoi fallait-il que son bébé tombe malade dans cet endroit désertique et précisément en cette nuit de Noël ?

Brûlant de fièvre, l’enfant s’était mis, depuis quelques heures, à respirer difficilement, d’un souffle court et rauque, puis il était tombé en convulsions. Épouvantée, la mère avait appelé l’hôpital de la ville la plus proche. Devant la gravité du cas, le médecin avait demandé à voir le petit absolument.

– Venez en ambulance, madame, de toute urgence.

Charles avait installé et bien attaché le bébé dans l’incubateur de l’ambulance, sous la surveillance de la mère, puis il avait ouvert la valve de la bonbonne d’oxygène en souhaitant que le pauvre bébé tienne le coup sur le chemin quasi impraticable où ils devaient s’engager.

Déjà, on avait annoncé au poste de radio local que les routes et l’aéroport resteraient fermés pendant toute la durée de la tempête. Mais Charles avait une vie à sauver. Il n’avait pas le choix de tenter la traversée de ce désert de neige recouvert d’épinettes chenues et rabougries.

Dans cette taïga infinie balayée par le vent, on ne trouvait pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. Personne, absolument personne n’habitait la région entre le village et la grande ville située très loin à l’est. Seul le loup y laissait parfois quelques traces, mêlant ses hurlements à ceux de la bourrasque.

Le jeune homme agrippa le volant, le cou tendu et l’œil rivé vers l’avant. Il eut à peine un regard ou une parole pour la mère de l’enfant, concentrant toute son attention sur la route. Elle aurait pourtant eu besoin de se sentir réconfortée, la pauvre Anne ! Mais elle se contenta de renifler silencieusement en priant tous les saints du ciel de sauver son garçon.

L’accident se produisit à mi-chemin. Charles perdit le contrôle de l’ambulance sur une plaque de glace au sommet d’une colline. La voiture tournoya en spirale puis finit par s’immobiliser, embourbée dans un fossé rempli de neige, tous phares éteints. Le moteur cala et refusa de redémarrer. Même l’appareil téléphonique à bord avait cessé de fonctionner.

Charles n’osait bouger et retenait sa respiration.

– Anne ? Vous n’avez rien, j’espère ? Et le bébé ?

– Non, non, tout va bien. J’ai seulement eu très peur. Et vous ?

Charles poussa un juron en secouant la tête.

– Ça va… Merde ! Comment va-t-on sortir d’ici ? Prenez l’enfant et collez-le contre vous pour éviter qu’il gèle, car le froid va nous gagner en quelques minutes. Je vais essayer de nous tirer de cette méchante situation.

Il se retint pour ne pas qualifier la situation de « dramatique » ou de « désespérée », car il était certain de ne rencontrer personne pour les dépanner. Pas une seule maison ne se dressait dans les parages, il le savait. Et la route était fermée. Il s’extirpa de l’ambulance avec difficulté, et commença courageusement à enlever la neige tout autour de la voiture avec sa pelle, souhaitant réussir à remettre le moteur en branle avant qu’il ne soit trop tard. Pendant ce temps, la jeune femme affolée serrait son bébé malade tout contre elle.

– Ah ! mon petit, mon tout-petit, s’il fallait que tu meures de froid…

Par la fenêtre, elle voyait à peine Charles se débattant contre la rafale. Au fur et à mesure qu’il déblayait, le vent rabattait les paquets de neige sur la voiture. On aurait dit que l’hiver furieux secouait l’ambulance en poussant des grincements de dents. Anne se mit à prier.

– Mon Dieu, protégez-nous ! Parce que c’est Noël, je vous en prie, faites quelque chose ! Je ne veux pas mourir, je ne veux pas que nous périssions tous les trois…

Soudain, à travers le givre de la vitre, elle distingua une vague lueur au loin, comme une lumière diffuse, imprécise, émanant de derrière les arbres. Elle baissa la fenêtre et se mit à crier.

– Charles, Charles, regardez là-bas ! Je vois de la lumière.

– Impossible ! Personne n’habite ici.

– Oui, oui, je suis certaine ! Juste là, dans cette direction.

Charles écarquilla les yeux et vit la clarté, lui aussi. Sauvés ! Ils étaient sauvés ! Mais d’où venait donc cette illumination ? De qui pouvait-il bien s’agir ? La ligne de distribution électrique ne passait pas par là, il ne pouvait donc pas s’agir d’une résidence nouvellement bâtie. Quoi alors ? Des Indiens ayant fait un feu de camp par une nuit pareille ? Nulle flamme ne pourrait résister à un vent d’une telle intensité. Alors ?

– Ne bougez pas, Anne, je vais voir et je reviens tout de suite.

Elle le regarda s’éloigner, le cœur serré mais plein d’espoir. Fasse le ciel qu’il trouve du secours, sinon ils allaient à coup sûr périr gelés tous les trois. Heureusement, le jeune homme ne mit pas de temps à réapparaître.

– Venez, suivez-moi avec le bébé.

– Dehors avec ce bébé ? Par ce vent ?

– Emmitouflez-le bien sous votre manteau. Là où je vais vous mener, il fait bon et chaud.

Il l’aida à sortir de l’ambulance. Elle le suivit en titubant, enfoncée dans la neige jusqu’aux genoux. Ensemble, ils descendirent jusqu’au bas de la colline d’où provenait la lueur. Soudain, Anne s’arrêta, ébahie, n’en croyant pas ses yeux. Au beau milieu de la forêt, comme surgit de nulle part, un magnifique arbre de Noël brillait de mille lumières. Il étincelait comme si toutes les étoiles du ciel s’étaient donné rendez-vous en ce point précis de l’univers.

Auprès de l’arbre, il faisait en effet beau et chaud, le vent s’étant miraculeusement calmé. Il ne tombait plus qu’une petite neige fine, brillante et légère.

Anne souffla sur sa manche et se trouva aussitôt entourée d’un nuage de paillettes d’argent.

Ils restèrent là tous les deux, immobiles et stupéfaits. Par quel miracle, par quel prodige un arbre de Noël se dressait-il là ? Ils ne voyaient même pas de traces de pas sur la neige. Et ce bien-être, cette douceur, cette paix…

– Regardez, Charles, mon bébé semble aller mieux. Il respire parfaitement bien à présent. Il est sauvé, je crois.

De bonheur et de soulagement, ils versèrent des larmes de joie, serrés l’un contre l’autre.

– Attendez-moi ici, Anne, je vais retourner à l’ambulance. Peut-être mon téléphone fonctionne-t-il de nouveau ?

Il revint quelques instants plus tard, abasourdi.

– Vous ne croirez pas ce que je vais vous raconter. L’ambulance a été tirée du fossé et remontée sur la route, dans la direction de notre village. Pourtant, je n’ai vu nulle trace de charrue. Il s’agit d’un miracle, un véritable miracle, un cadeau du ciel pour Noël !

Ils se remirent à sangloter et à remercier le ciel, bouleversés. Le sapin de Noël continuait de briller de tous ses feux, dans la nuit silencieuse. Ils restèrent sur place pendant de longues minutes, muets d’admiration, puis ils quittèrent l’arbre à regret en se retournant à plusieurs reprises.

Une fois installés dans l’ambulance, ils n’arrivèrent plus à distinguer la lueur, comme si l’arbre s’était éteint tout à coup. Anne pressa son bébé sur son cœur.

Ils retournèrent lentement au village sur la route soudainement recouverte de neige durcie et parfaitement carrossable. Même le ciel paraissait s’être dégagé et rempli d’étoiles. Au fur et à mesure qu’ils approchaient de chez eux, la tempête reprenait toutefois de la vigueur et balayait le chemin de poudrerie. À leur arrivée sur la rue principale, les gens sortaient justement de la petite église au son des cloches joyeuses. On les voyait se souhaiter « Joyeux Noël », secoués par la bourrasque.

Charles se racla la gorge en se tournant vers Anne.

– Si vous êtes seule cette nuit, aimeriez-vous venir réveillonner avec ma mère et moi ? On couchera le bébé dans mon lit. Les tourtières de maman sont les meilleures de tout le canton, je vous le garantis ! Et les beignes, je les ai faits moi-même avec elle !

La jeune femme répondit d’un sourire éclatant, en battant des paupières. Sans s’être consultés, ni l’un ni l’autre ne parlèrent du phénomène étrange qui s’était produit dans la forêt, préférant garder jalousement leur secret au fond de leurs cœurs. Qui d’ailleurs les aurait crus ?

Ainsi débuta leur merveilleuse histoire d’amour…

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


341e jour de l’année

7 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’AVIATION CIVILE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Josée FournierJason Michaud

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Il est toujours sage de regarder en avant, mais il est difficile de regarder plus loin qu’on ne peut voir.

Winston Churchill


Ça s’est passé un 7 décembre…

(1941) Les Japonais attaquent Pearl Harbor. Les États-Unis déclarent la guerre au Japon. Le Canada emboîte le pas.

(2001) La Cour d’appel de l’Ontario donne raison à l’hôpital Montfort d’Ottawa, le seul hôpital universitaire francophone en Ontario. Celui-ci était menacé de voir sa taille réduite dramatiquement par le gouvernement Harris. Il s’agit de la deuxième victoire de Montfort contre la province.

(2005) La campagne Grandir en santé, de la Fondation de l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal, a amassé plus de 125 millions de dollars. Entourés de petits patients, Céline Dion et René Angélil, marraine et parrain de la campagne, en ont fait l’annonce.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !

Se laisser manger la laine sur le dos

La Une

Les Québécois sont habitués à cette maxime. Il suffit qu’un non-francophone prononce deux mots de français, pour qu’on s’emballe. On devient fou comme « d’la marde », pour employer une expression populaire. On a toujours agi en mouton. Alors faut-il se surprendre de ce coup fumant de Geoff Molson ?

Jeff Gorton

Non ! Parce que monsieur Molson a choisi Jeff Gorton, comme vice-président hockey. Un Américain, unilingue anglophone, pour tenter d’améliorer son club et peut être, remporter une 25e coupe Stanley. Imaginez, à Montréal, une ville francophone dans le seul État du Québec, noyée dans toute l’Amérique anglophone.

C’est quoi le problème ?

Aucun Québécois bilingue n’était assez compétent pour remplis ce rôle ?

Rapidement, je pense au regretté Pierre Lacroix qui a gagné deux coupes Stanley (1996, 2001), avec l’Avalanche du Colorado. Puis à Julien Brisebois, actuel directeur général du Lightning de Tampa Bay, avec lui aussi deux coupes Stanley (2020, 2021).

Gorton, lui, a certes transiger d’excellents joueurs, mais il a été congédié deux fois, avec les Bruins de Boston et les Rangers de New-York, sans jamais remporter le précieux trophée.

De plus, Gorton devra trouver un directeur général « bilingue lui » qui, tous les deux s’en remettront au président Geoff Molson.

Croyez-vous sincèrement que monsieur le vice-président va apprendre le français ? Il vit et travaille dans un monde d’anglophones. Il aura tellement de travail, qu’il restera un anglophone. Son DG se chargera de parler à la presse.

Et deux têtes dans le secteur hockey… ça va finir par faire des flammèches.

Je donne la chance au coureur… une seule ! Mais je dois avouer que sa tête ne me revient pas. Enfin ! Je me trompe peut-être. L’avenir nous le dira.

Stéphane Laporte a signé un article intéressant sur l’unilingue anglophone, le 4 décembre dernier dans La Presse+. C’est ce que je vous propose aujourd’hui.

APPRENDRE LE FRANÇAIS

Le nouveau vice-président aux opérations hockey du Canadien de Montréal, Jeff Gorton, s’est assis devant la délégation de journalistes sportifs, pour la première fois, avec l’épinglette du CH sur son veston. Il a pris la parole, en faisant, d’entrée de jeu, son effort de gouverneur général du Canada, en y allant au son : « Bonjour à tous. C’est avec beaucoup de fierté que j’ai accepté le rôle de vice-président this opérations hockey avec les Canadiens de Montreal. La plus grande franchise dans l’histoire du hockey, avec le but de ramener la Coupe Stanley in Montreal. Merci Geoff Molson pour cette confiance. »

Puis il a quitté son texte des yeux, regardé l’auditoire et imploré : « I hope it was OK ? » Rires épars. Dans sa tête, on entendait : « It’s done, my god ! »

Oui, c’était OK. Plus qu’OK même, si on le compare à Saku Koivu en 10 ans de capitanat.

Gorton a ajouté, en anglais, qu’il allait essayer d’apprendre notre langue et qu’il fallait être patient avec lui. Un journaliste lui a demandé ce qu’il voulait dire par apprendre notre langue : allait-il se contenter de quelques mots d’usage ou allait-il vraiment la parler ? Il a répondu qu’il voudrait être aussi bon que possible, que sa femme lui a acheté un programme de leçons de français, mais qu’il ne peut rien promettre, parce qu’il y a 30 ans, il a tenté de devenir bon au golf et qu’il est toujours pourri. Rires généralisés.

Alors, doit-on s’attendre à ce que Jeff Gorton améliore sa connaissance du français durant son règne, ou les 32 secondes consécutives prononcées vendredi demeureront-elles, dans les annales, son plus long discours à vie dans la langue de Serge Savard ?

Beaucoup répondront à cette question : Who cares ? L’important, ce n’est pas que le gars qui prend les décisions hockey du Canadien sache parler français ; l’important, c’est qu’il sache faire gagner le Canadien !

Dit ainsi, ça se défend, mais la réalité est tout autre. Une équipe sportive ne fait pas que gagner. Surtout pas tout le temps. Mais ce qu’une équipe sportive fait, tout le temps, c’est vivre avec la ville qu’elle représente. Les bons jours et les mauvais jours.

Ça fait 54 ans que les Maple Leafs de Toronto n’ont pas gagné la Coupe Stanley, pourtant, ils n’ont jamais essayé de mettre un francophone à leur tête, encore moins un francophone unilingue ! Ils ont toujours eu un dirigeant capable de communiquer avec la langue de la majorité des médias et des partisans de leur ville. Pour vivre le hockey avec eux.

Des anglophones liés au Bleu-blanc-rouge qui ont réussi à établir un dialogue avec les francos, il y en a eu dans la grande histoire du Tricolore : Scotty Bowman, Larry Robinson, Bob Gainey… Même Sam Pollock, qui était de l’époque de la vendeuse de chez Eaton, répondait en français aux questions de Lionel Duval, à La soirée du hockey. Ce n’est sûrement pas un hasard, si ça remonte aux belles années.

Depuis les temps durs, rarissimes sont les anglos tricolores qui acceptent de donner des entrevues dans la langue de JiC, si on fait exception du propriétaire, Geoff Molson, un exemple à suivre pour tous les hauts placés du Québec.

Vous me direz que tout le monde n’est pas doué pour les langues, que c’est toujours ben pas de sa faute, s’il s’avère que le pauvre Jeff Gorton est aussi poche en français qu’au golf. Ça n’a rien à voir : 100 % de tous les Québécois unilingues francophones qui accèdent à la LNH parviennent à apprendre l’anglais, assez bien pour comprendre les directives du coach et discuter avec les boys.

Il y a même des Québécois unilingues francophones qui parviennent à maîtriser assez bien l’anglais, durant leurs années de hockeyeurs, pour devenir coachs et diriger à leur tour les joueurs de la LNH dans la langue de Don Cherry. Pourquoi ? Parce qu’ils le veulent. Pourquoi ils le veulent ? Parce qu’ils n’ont pas le choix.

Le problème de Jeff Gorton, c’est qu’il a le choix. Parce qu’il aura à ses côtés un directeur général parfaitement francophone. C’est bien pensé. Sauf que nous, on aimerait que le grand boss du hockey soit en mesure de s’exprimer dans la langue du nom de la franchise : Canadien avec un e. Je sais, je sais, ce seront deux grands boss. Égaux. Bien sûr, tellement égaux qu’il y en a un qui choisit l’autre. On est plus dans The Bachelor que dans Occupation double !

J’oserais demander à Jeff Gorton d’apprendre le français avec autant de volonté qu’il en a mis pour apprendre le golf. Il peut même consacrer la moitié des heures qu’il a passées sur les terrains de golf à ses cours de français. Il va constater que les résultats seront tellement plus satisfaisants !

Qu’est-ce que ça va changer ? Est-ce que le Canadien sera meilleur ? D’une certaine façon, oui. Parce que son décideur sera conscient de l’une des identités, jadis essentielle, de cette équipe : permettre à une diversité de réaliser son rêve. Le désir de ceux qui ne l’ont pas facile parvient souvent à de belles grandes choses. Comme à 24 Coupes Stanley.

En échange, on vous promet de crier : « Go Habs go ! »

Vous voyez bien qu’on peut s’entendre.

Good luck pour la grosse job qui vous attend !

Vous voyez bien que le français est facile à comprendre !


340e jour de l’année

6 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE NATIONALE DE COMMÉMORATION ET D’ACTION CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES


À la douce mémoire de…

JOHNNY HALLYDAY 1943-2017, Chanteur-compositeur-interprète et acteur français.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Pierre Despatie

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Quand on est allé si loin qu’on ne peut pas faire un pas de plus, on a seulement fait la moitié de ce qu’on est capable de faire.

Proverbe hollandais


Ça s’est passé un 6 décembre…

(1900) Alphonse Desjardins fonde la première caisse populaire.

(1989) Tragédie à l’École polytechnique de Montréal. 14 jeunes femmes et leur assassin trouveront la mort.

(2015) Guy Turcotte a été déclaré coupable des meurtres non prémédités de ses deux enfants, au terme de son second procès. Les jurés avaient l’air grave quand ils sont entrés dans la salle d’audience. Ils ont rendu leur décision peu après midi, au septième jour de leurs délibérations.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !

Mieux vaut en rire

La Une

Tous les 10 ans, d’anciens copains se retrouvent pour passer une bonne soirée ensemble. Au moment de fêter leurs 40 ans, ils se retrouvent.

Au début ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le lieu mais l’un d’eux propose :

– Allons au restaurant « Chez Pilou », la serveuse est vraiment jolie et porte toujours un chemisier avec un décolleté bien plongeant.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

————-

10 ans plus tard, pour leurs 50 ans, ils se retrouvent à nouveau et se demandent où passer la soirée mais l’un d’eux propose :

– Allons au restaurant « Chez Pilou », on y mange très bien et la carte des vins est excellente.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

————–

10 ans plus tard, quand ils fêtent leurs 60 ans, ils se retrouvent à nouveau et se demandent comme d’habitude où passer la soirée et l’un d’eux propose :

– Allons au restaurant « Chez Pilou », c’est calme et non-fumeur.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

————-

10 ans plus tard, pour leurs 70 ans donc, ils se retrouvent et se demandent comme d’habitude où passer la soirée et l’un d’eux propose :

– Allons au restaurant « Chez Pilou », c’est bien adapté aux fauteuils roulants et il y a un ascenseur.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

—————

Dernièrement, ils fêtaient leurs 80 ans et se demandaient où aller. L’un d’eux proposa :

– Allons au restaurant « Chez Pilou ».

Et tous de répliquer :

– Bonne idée, nous n’y sommes jamais allés !

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Ne riez pas, un jour, ce sera votre tour !


339e jour de l’année

5 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES BÉNÉVOLES


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Kim Angelina Légaré

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour…

La politesse est le ciment du couple.

Guy de la Rigaudie


Ça s’est passé un 5 décembre…

(1984) Tous les pays membres de l’ONU adoptent un projet de traité d’interdiction de la torture.

(1996) L’Académie française décerne à Robert Charlebois sa Grande médaille de la chanson française pour l’ensemble de son œuvre. Le chanteur est le premier Québécois honoré de la sorte par les Immortels.

(2008) L’ancien joueur de football O.J. Simpson a été condamné à 15 ans de prison ferme à Las Vegas pour vol à main armée et enlèvement, 13 ans après un acquittement très controversé dans une affaire de double meurtre.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !