Pourquoi dit-on…? (Partie 8)

La Une

Voici quelques expressions du quotidien, mais qu’en est-il de leur histoire ?

S’OCCUPER DE SES OIGNONS

Lorsque quelqu’un se montre trop curieux sur des choses personnelles, il est préférable de lui dire de « s’occuper de ses oignons », c’est-à-dire de se mêler de ses affaires.

Deux hypothèses expliqueraient l’origine de cette expression née au début du XXe siècle.

La première vient de l’argot, l’oignon désignant les fesses. S’occuper de ses oignons, ou de ses fesses, voulait dire s’occuper de soi-même.

L’autre hypothèse vient de la traduction de l’expression « Know Your Onions » (« connaître ses oignons »). De nombreuses variétés de ce bulbe étaient cultivées aux États-Unis, ce qui rendait leur identification très difficile. Bien connaître ses oignons voulait dire bien maîtriser son sujet. Et s’occuper de ses oignons signifiait donc s’occuper uniquement de ce l’on connaît.

DEVOIR UNE FIÈRE CHANDELLE

Lorsqu’une personne vous rend service, vous lui devez obligatoirement « une fière chandelle ».

Cette expression née à la fin du XVIIIe siècle fait référence aux cierges que l’on allume dans les églises en témoignage de gratitude lorsqu’un de nos vœux a été exaucé.

L’adjectif « fière » est à prendre dans le sens « d’importante », et renforce l’idée de grande reconnaissance.

UNE AUTRE PAIRE DE MANCHES

Au Moyen-Âge, les manches n’étaient pas cousues au reste du vêtement, mais boutonnées, afin de les alterner en fonction des activités de la journée.

En signe d’amour et de fidélité, les femmes avaient pour habitude de donner l’une des leurs à leurs hommes quand ils partaient au combat. Ces derniers les attachaient à leurs lances ou à leurs boucliers. Passer une paire de manches à un autre signifiait alors que l’un des deux amants préférait s’engager dans une autre idylle.

Depuis, ce sens a été abandonné. L’expression « c’est une autre paire de manches » équivaut aujourd’hui à passer à une autre tâche, qui dans la plupart des cas, se révèle plus difficile que la précédente.

APPRENDRE PAR COEUR

Pour se préparer à un examen, certaines connaissances nécessitent d’être apprises « par cœur », c’est-à-dire complètement mémorisées.

Cette expression, née au XVIe siècle, renvoie à l’Antiquité grecque. Le cœur était alors considéré comme l’organe de la vie. C’était donc lui qui renfermait le courage (les deux mots ont la même racine), mais aussi la sensibilité, la mémoire et l’intelligence. Au Moyen-Âge, faire quelque chose « par cœur » signifiait donc le réaliser de mémoire ou par la pensée. « Souper par cœur » voulait par exemple dire manger de façon imaginaire, afin de symboliser le manque de nourriture.

L’idée reçue concernant cet organe vital a perduré jusqu’à ce que les scientifiques ne découvrent le rôle du cerveau au XIXe siècle.

PARTIR EN LUNE DE MIEL

Une fois la bague au doigt, les destinations les plus exotiques, intimes et romantiques s’offrent aux jeunes mariés pour leur « lune de miel ».

S’il désigne communément le voyage de noces, ce terme qualifiait autrefois le mois entier suivant le mariage, censé être la période la plus heureuse dans la vie des époux.

L’expression, qui s’est généralisée à la Belle Époque (fin XIXe-début XXe siècle), est né d’un rite païen pratiqué dans l’Antiquité. À Babylone, la coutume voulait que le père de la jeune mariée offre à son gendre autant d’hydromel, une boisson fermentée à base de miel, qu’il pouvait en consommer pendant le mois qui suit le mariage. Le calendrier étant à l’époque rythmé par le cycle lunaire, ce « mois du miel » (environ vingt-huit jours) était baptisé « lune de miel ».

SAVOIR OÙ LE BAS BLESSE

Une personne, qu’elle soit bien intentionnée ou pas, peut faire réagir son interlocuteur en appuyant « là où le bât blesse », c’est-à-dire en touchant sa corde sensible ou en évoquant une peine, une souffrance ou des ennuis cachés.

Issue du monde agricole du XVe siècle, cette expression renvoie au dispositif en bois, appelé le bât, mis sur le dos d’un âne ou d’un mulet afin de transporter de lourdes charges. Il devait être bien placé pour ne pas blesser l’animal. C’était d’une grande importance car les plaies ne pouvaient être remarquées qu’une fois le bât retiré.

Une personne « sachant où le bât blesse » était donc capable de prévenir les blessures dissimulées, et donc veiller au bien-être de son animal.

LA POMME DE DISCORDE

Cette expression est utilisée pour désigner un sujet de conflit.

La pomme de discorde trouve son origine dans l’Antiquité et fait partie des mythes expliquant la célèbre guerre de Troie. Pâris était considéré comme le plus beau des fils du roi Priam par les déesses Héra, Aphrodite et Athéna. À tel point que ces divinités se sont présentées devant le jeune homme en lui demandant de remettre une pomme à celle qu’il jugerait être la plus belle. Héra lui promettait la richesse, Athéna la réussite mais Pâris préféra Aphrodite qui lui promit l’amour d’Hélène, la femme du roi grec Ménélas.

Lorsque Pâris vint enlever Hélène pour vivre une relation adultère, il provoqua la colère du souverain et déclencha la guerre.

À suivre…


6 septembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE DU TRAVAIL


À la douce mémoire de…

Burt Reynolds 1936-2018, acteur américain.


Pensée et citation du jour

Les hommes peuvent atteindre un but commun sans emprunter les mêmes voies.

Amadou Hampâte Bâ


Ça s’est passé un 6 septembre…

(1952) Première émission télévisée au Canada. CBFT, Canal 2, Montréal.

(1997) Des obsèques royales pour la princesse Diana.

(2011) Coup dur pour Jean Charest. Le numéro 2 de son gouvernement, Nathalie Normandeau, démissionne.


Merci de votre assiduité – Passez une excellente journée !

Et pourquoi pas planter un arbre ?

La Une

Dans une étude publiée en 2019, dans le magazine Science, des scientifiques suisses ont évalué qu’il nous faudrait planter environ un billion (mille milliards) d’arbres sur la planète afin de contrer efficacement les effets des changements climatiques.

PLANTER UN ARBRE, UN GESTE FORT

Pourquoi ne pas embarquer dans le mouvement et planter un arbre ? À vos pelles, et voici techniquement comment faire.

1- L’arbre que vous avez acheté doit absolument être transporté dans un véhicule dont la caisse est hermétique afin de le protéger contre le dessèchement.

2- Creusez une fosse deplantation dont le diamètre excède de 30 cm le diamètre de la motte de racines de l’arbre à planter et une profondeur qui fait 30 cm de plus que la hauteur de sa motte. La moitié de l’espace sur lequel s’appuie la motte doit être constitué de sol existant ameubli sur lequel est ensuite ajoutée une épaisseur égale de terreau de plantation.

3- Enlevez le pot de plastique qui recouvre le système de racines de l’arbre (photo 1). Nettoyez le pot et retournez-le chez votre pépiniériste ou mettez-le dans le bac de recyclage.

4- Placez l’arbre dans la fosse de façon que son collet – c’est la partie où les racines s’unissent au tronc – soit au même niveau que la surface du sol environnant. Vous pouvez vous servir du manche de votre pelle pour vous assurer que la partie supérieure de la motte, où est situé le collet, soit au même niveau que la surface du sol existant (photo 2).

5- Ajoutez ensuite le terreau autour de la motte par couches successives de 15 cm d’épaisseur en prenant soin de le compacter légèrement avec vos mains (photo 3). Le terreau doit être composé de deux parties de terre existante mélangées à une partie de compost. N’oubliez pas d’ajouter au terreau une ou deux poignées de champignons mycorhiziens pour arbres et arbustes.

6- Stabilisez l’arbre à l’aide d’un tuteur de métal planté du côté des vents dominants. Fixez l’attache à l’extrémité du tuteur de sorte qu’elle soit située aux deux tiers de la hauteur totale du tronc de l’arbre. Pour éviter de le blesser, enfoncez le tuteur avec un outil appelé plante-tuteur, sorte de cylindre creux fixé à deux poignées.

7- Finalement, aménagez une cuvette en terre autour de l’arbre pour permettre la rétention d’eau durant les deux années qui suivront la plantation. Cette cuvette doit avoir un diamètre équivalent à celui de la fosse de plantation avec des rebords ayant environ 10 cm de hauteur. Arrosez abondamment une fois par semaine (photo 4).

Bonne plantation !

Source: Albert Mondor, Cahier CASA, Journal de Montréal, 28 aout 2021, p14


5 septembre 2021

À la douce mémoire de…

Gilles Pelletier 1925-2018, comédien et acteur québécois.

Lise Payette 1931-2018, femme politique, écrivaine, animatrice de télévision et de radio canadienne.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Thomas GagnonGuy Langlois

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le repliement sur soi n’apporte aucune lumière aux autres.

Nelson Mandela


Ça s’est passé un 5 septembre…

(1918) Naissance de Rin Tin Tin, un chien berger allemand célèbre qui tourna dans 26 films.

(1971) Création du réseau de télévision TVA.

(1979) Le Canada frappe sa première pièce d’or et la met en vente au pays, aux États-Unis et en Europe. Cette pièce, qui arbore la feuille d’érable, remporte un vif succès.


Merci de votre assiduité – Passez une excellente journée !

La vérité toute crue

La Une

Vous avez lu Martineau ce dernier mardi ? Non ? Vous avez manqué un texte criant de vérité. Pas un seul mensonge, rien que la vérité toute crue et incontestable. Un bijou d’article que je vous offre aujourd’hui.

J’AURAIS DONC DÛ ME FAIRE VACCINER…

Après la perte de l’odorat et la décoloration des orteils, des chercheurs viennent de trouver un autre symptôme bizarre de la COVID-19.

Lorsqu’une personne non vaccinée attrape la COVID-19 et tombe gravement malade, il paraît qu’elle s’intéresse soudainement aux autres !

Elle se rend compte qu’il n’y a pas que son nombril qui compte !

On appelle ça le DCE – le « déballonnement chronique de l’égo ».

VIVE LA VIE EN SOCIÉTÉ

Le premier signe qu’une victime de la COVID-19 souffre du déballonnement de l’égo ?

Elle sort sa carte d’assurance maladie.

Eh oui ! Après des mois à envoyer promener la majorité des Québécois, à leur dire de manger de la chnoute et à le traiter de moutons, la personne, soudainement, découvre les vertus de la vie en société !

« Oh, que c’est plaisant de savoir que je ne suis pas seul et que l’ensemble des contribuables québécois vont payer pour mes soins de santé ! »

« Que c’est agréable de savoir que tous les Québécois qui se sont fait vacciner et que j’ai traités de tous les noms ces 18 derniers mois vont généreusement ouvrir leur portefeuille pour m’aider à me débarrasser de ce virus que j’ai attrapé après avoir léché la face de mon voisin lors d’un super gros party illégal en Beauce, party au cours duquel Maxime Bernier est monté sur une table de pique-nique, s’est mit en chest et nous a montré ses muscles pendant que 300 individus chaudailles portant des t-shirts des Frères Tadros se dandinaient au son de We’re Not Gonna Take It de Twisted Sisters ! »

VIVE LES TRAVAILLEURS EN SANTÉ

Deuxième signe que la personne souffre du DCE : elle s’inquiète soudainement du sort des travailleurs de la santé !

« J’espère que les médecins ne seront pas trop débordés, aujourd’hui, et que les infirmières ne seront pas trop au bout du rouleau, car je veux qu’ils prennent bien soin de moi ! »

Du jour au lendemain, cette personne qui a toujours trouvé que les travailleurs de la santé se plaignaient la bouche pleine et que le ministre Dubé était un triple idiot, fait preuve de compassion à leur endroit !

Je dirais même : de reconnaissance !

Oui, oui, je vous le dis !

À l’hôpital Jefferson de West Virginia, il y a même une non-vaccinée qui a dit « Merci » à une infirmière !

Troisième et dernier signe qu’une victime de la COVID-19 souffre de ce mal étrange…

À la toute fin, juste avant qu’elle pousse son dernier soupir, la personne, qui a maintenant l’égo complètement dégonflé, dit à une infirmière de se pencher et lui chuchote à l’oreille : « Dites… à mes enfants d’aller se faire vacciner, s’il vous plaît… »

PRENEZ UN NUMÉRO

Savez-vous ce que j’aimerais entendre, un jour ?

J’aimerais qu’une infirmière dise à une personne non vaccinée qui a attrapé la COVID-19 et qui a un besoin urgent de soins :

« Désolé, monsieur, j’aimerais bien vous soigner, mais une citoyenne qui s’est toujours comportée de façon responsable et qui s’est fait vacciner, elle, a besoin d’être opérée à la hanche. Donc, prenez un numéro et attendez. »

Malheureusement, c’est le contraire qui arrive. C’est la personne responsable qui doit attendre…

Pourquoi ?


4 septembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE DES VENDEURS DE JOURNAUX À LA CRIÉE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Caroline PrévostMariette BleauClaude RiendeauMadeleine BeauchampAnne CaronJean-Guy Hamel

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs.

Oscar Wilde


Ça s’est passé un 4 septembre…

(1962) Première session d’enregistrement des Beatles.

(1972) Bob Barker anime la première de The Price Is Right sur la chaîne CBS. Il sera à la barre du populaire quiz télévisé jusqu’au 15 juin 2007 pour un total de 6 586 épisodes.

(2012) Après 34 jours de campagne où les chefs des toutes les formations politiques ont sillonné la province afin de convaincre la population de leur faire confiance, les Québécois ont fait leur choix: Pauline Marois devient la première femme élue premier ministre du Québec et le Parti québécois retrouve le pouvoir après trois mandats passés sur les bancs de l’opposition. Son gouvernement sera minoritaire.


Passez une excellente journée !

Pourquoi dit-on…? (Partie 7)

La Une

Voici quelques expressions du quotidien, mais qu’en est-il de leur histoire ?

BAYER AUX CORNEILLES

Une personne qui contemple en l’air quelque chose d’insignifiant peut « bayer aux corneilles ».

Cette expression est née au XVIe siècle. Le verbe « bayer » tire son sens de « béer » qui signifie « avoir la bouche ouverte » et est souvent confondu avec « baîller ». Quant aux corneilles, elles désignaient des objets insignifiants, sans importance.

Bayer aux corneilles voulait donc dire « rester bouche ouverte à regarder en l’air, contempler ou désirer des choses sans intérêts ».

AVOIR LE BÉGUIN

Lorsqu’une personne est séduite par les charmes d’une autre, elle peut « avoir le béguin » pour elle, c’est-à-dire tomber amoureuse.

Cette expression née au XVIe siècle tire ses origines des chapeaux des bonnes sœurs. Le mot « béguin » désignait alors la coiffe en toile blanche que portaient les religieuses du couvent des béguines.

Son nom vient du prêtre Lambert le Bègue, qui a fondé cet ordre à Liège, en Belgique. Or, à la même époque, le terme « s’embéguiner », c’est-à-dire mettre un béguin, s’est mêlé à l’expression déjà existante « se coiffer de quelqu’un », signifiait en être épris.

Cette référence à la coiffe a donné naissance à plusieurs expressions comme « avoir le béguin » ou encore « être la coqueluche », la coqueluche désignait alors le capuchon porté par les nouveau-nés.

FAIRE CHOU BLANC

On dit d’une personne qui a manqué son coup qu’elle a fait « chou blanc ».

Au jeu de quilles, très en vogue au XVIe siècle, on disait d’un joueur qui n’avait pas marqué un seul point qu’il avait fait « coup blanc » Or, dans le Berrichon, le mot « coup » se prononçait « choup ».

L’expression est restée et est toujours employée de nos jours.

RENTRER BREDOUILLE

Longtemps utilisée par les chasseurs qui revenaient chez eux sans gibier, l’expression « rentrer bredouille » est aujourd’hui tombé dans le langage commun.

Elle ne trouve pourtant pas son origine dans le vocabulaire de la chasse. Au départ, elle n’était employée que pendant une partie de Trictrac, un jeu de poches de Backgammon très apprécié du XVIIe au XIXe siècle. Joué à l’aide de petits pions appelés les « bredouilles » celui qui perdant la partie sans avoir remporté un seul.

Au XIXe siècle, la forme de l’expression s’est progressivement transformée pour s’appliquer à une femme rentrant d’un bal sans y avoir trouvé de cavalier puis plus généralement à toute tentative marquée par l’échec.

UNE BÊTE DE SOMME

Lorsqu’un travail pénible est réalisé par une personne, on dit parfois de cette dernière qu’elle est une « bête de somme ».

Cette expression serait née au XIIe siècle. À cette époque, la « somme » désignait la charge que l’on mettait sur le dos des animaux pour voyager ou transporter des denrées d’un lieu à un autre.

Un fardeau qui pouvait s’avérer très lourd et que seuls certains animaux comme les ânes, les bœufs ou les chevaux pouvaient transporter. Ceux-ci ont donc par extension été nommés des « bêtes de somme ».

Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’expression commencera à être employée familièrement avec le sens figuré que l’on connaît.

TOMBER À PIC

On dit d’une personne qui arrive à point nommé qu’elle « tombe à pic ».

Cette expression tire ses origines du jeu de paume. Un point particulier à ce jeu s’appelle la « chasse pic », lorsque la balle tombe à un endroit précis du terrain.

Le fait de réaliser ce point, à certains moments décisifs de la partie, assure un avantage au joueur qui le marque. Quand la balle « tombe à pic », elle permet de marquer le bon point au bon moment.

PAYER EN MONNAIE DE SINGE

Toutes les personnes qui règlent leurs dettes avec de belles paroles sans verser l’argent escompté le font « en monnaie de singe ».

Cette expression populaire remonte au XIIIe siècle, lorsque le rois Louis IX a décidé d’instaurer un péage à l’entrée du pont qui enjambait la Seine entre Paris et l’Île de la Cité.

Les habitants de la capitale devaient alors s’acquitter de quatre deniers pour pouvoir le traverser. Mais une exception était tolérée par le monarque. Elle concernait les forains et les montreurs d’animaux et en particulier ceux qui avaient un singe.

Plutôt que de payer en monnaie sonnante et trébuchante, ils pouvaient réaliser un spectacle avec leur animal afin de distraire et amadouer les gardes.

À suivre…


3 septembre 2021

À la douce mémoire de… (médium 20 gras)

Stéphane Lizotte (2001), famille.

Pauline Geoffrion (1951-2011), famille.

Pierre Nadeau (1936-2019), journaliste et animateur québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean-Marc MalenfantYves Laquerre

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’optimiste est l’homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste est l’homme qui regarde vos pieds.

Gilbert K. Chesterton


Ça s’est passé un 3 septembre…

(1928) Découverte de la pénicilline par le savant écossais Alexander Fleming.

(1971) Explosion chez Bell. Une bombe endommage gravement la centrale de communication de Bell Canada, à Dorion. Elle ne fait aucun blessé mais cause des dégâts évalués à 300 000 $.

(1981) Entrée en vigueur de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.


Passez une excellente journée !

VaxiCode : une tempête dans un verre d’eau

La Une

Le code QR comme VaxiCode, déclaré infaillible ? Il n’en fallait pas plus pour que des pirates informatiques s’y attaquent pour déculotter le gouvernement.

Il y en a qui ont vraiment du temps à perdre !

Évidemment les commentaires n’ont pas tardé à alimenter les discussions et les tribunes radiophoniques, chacun y allant de ses mises en garde.

Finalement, c’était une grosse tempête dans un verre d’eau, d’autant plus que l’exemple des codes QR de notre premier ministre Legault et compagnie, publiés dans le Journal de Montréal étaient des versions anglaises. Déjà là, j’ai émis des doutes.

On dénonce la possibilité de se faire voler nos informations personnelles. Grosse farce !

L’application ne transmet que les spécifications des deux doses reçues, votre nom et votre date de naissance…

LES RÉSEAUX SOCIAUX

Des renseignements bien limités si on les compare avec toutes les données personnelles qu’on transmet d’heure en heure et sans réserve sur les réseaux sociaux.

Par exemple, quand le restaurateur demande à voir votre code QR, il devrait aussi demander à voir votre frimousse sur votre carte d’assurance maladie pour éviter la fraude et s’assurer que les deux concordent. Votre permis de conduire peut en faire tout autant.

Et pour ceux qui trouvent que les pirates ont été très rapide a saboter la sécurité du code QR, dites vous que c’est aussi vieux que depuis l’existence des ordinateurs, que des pirates s’applique à s’infiltrer dans les systèmes d’exploitations.

C’est le même phénomène que sur vos téléphones intelligents et vos tablettes. Il ne se passe pas un mois sans qu’Apple ou Android ne procèdent à des mises à jour de leurs systèmes d’exploitation. Pourquoi pensez-vous ? C’est parce que les pirates ont trouvé des failles… c’est comme la saucisse Hygrade.

LIBERTÉ ET PRIVILÈGES

Dormez sur vos deux oreilles et profitez de la vie avec votre passeport vaccinal, grâce aux deux doses que vous avez sagement reçues. Les portes vous sont ouvertes. Les complotistes et non-vaccinés seront privés de VOS avantages et privilèges, que vous attendiez depuis 18 mois.

Ça c’est la liberté ! Votre liberté ! Votre récompense !


2 septembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gilles Sorel

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le courage croît en osant et la peur en hésitant.

Syrus


Ça s’est passé un 2 septembre…

(1972) Premier match de la «Série du siècle», au hockey.

(1990) Entrée en vigueur de la Convention internationale des droits de l’enfant.

(2003) Le Québécois Éric Gagné établit une nouvelle marque du baseball majeur en réussissant un 55e sauvetage consécutif. Il abat le record établi par Tom Gordon des Red Sox de Boston pendant les saisons 1998 et 1999.


Passez une excellente journée !

Ygreck, et ses perles d’août

La Une

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles d’août, parues dans le Journal de Montréal.


1er septembre 2021

À la douce mémoire de…

Michel Beaudoin 1951-2018, ex-directeur des ressources humaines à la Ville de Longueuil. Un négociateur patronal agréable à côtoyer.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Julie Sénéchal

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’amitié est un filtre qui nous fait voir la vie sous un jour plus clair et plus coloré, même si celui-ci est triste et gris.

Hervé Desbois


Ça s’est passé un 1er septembre…

(1824) Cérémonie de pose de la première pierre de l’église Notre-Dame de Montréal.

(1923) Tokyo, capitale du Japon, est secouée par un tremblement de terre de 7,9 à 8,2 qui provoque des dégâts énormes dans cette ville surpeuplée. Bilan humain : 105 385 morts et disparus.

(1985) 73 ans après son naufrage, l’épave du Titanic est retrouvée, par l’équipe du professeur Robert Duane Ballard. Le paquebot repose par 3.800 mètres de fond.


Passez une excellente journée !

La vaccination obligatoire

La Une

Oui, je suis de ceux qui sont d’accord avec le gouvernement du Québec, d’obliger les travailleurs de la santé à se faire vacciner.

La sanction de suspendre les récalcitrants sans solde est justifiée et a l’appui de 80 % de la population. Si ce personnel est à l’aise de se passer de salaire pour une longue période, grand bien leur fasse. Mais c’est illogique qu’ils ne soient pas vaccinés. Ce sont des premiers intervenants.

C’est un non-sens, quand notre travail est de prendre soin des malades. D’être confronté constamment à la maladie sous toute ses formes et qui peux vous faire mourir en toute connaissance de cause.

Ce personnel doit recevoir les vaccins parce que leur travail est indispensable. Quand on côtoie la maladie quotidiennement on devrait comprendre sans réserve, le fait de se protéger par un vaccin qui met toutes les chances de son côté.

Il faut que cette protection doive s’étendre à tous les travailleurs exposés à intervenir auprès des gens. J’inclus les pompiers, policiers, intervenants sociaux, premiers répondants et tout ce qui gravite autour d’une clientèle hétéroclite qui demande des soins.

On soigne pour guérir, alors le vaccin est indispensable.

Partout, au début de cette pandémie, on espérait un vaccin pour ralentir l’hécatombe de morts qui tombaient comme des mouches. L’espoir de s’en sortir animait tout le monde.

Les vaccins sont enfin arrivés et les complotistes ont débuté leur propagande provocatrice et totalement inutile, installant le doute chez plusieurs.

Quand tu épouses la cause des ces emmerdeurs, tu te mets dans le trouble. Combien de victimes ont demandé le vaccin une fois étendues sur un lit d’hôpital, intubés et souffrant, pour se rendre compte de leur erreur ? Beaucoup !

Il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes. Certes, il y aura des contestations, mais je pense que le gros bon sens triomphera.

Les gens de la santé sont des spécialistes qui ont étudié longtemps pour arriver à donner des soins de qualité et comprendre leur mission. Lorsqu’ils s’opposent à la vaccination, ils balaient du revers de la main, tous les efforts qu’ils ont mis à parfaite leur art. C’est ça qui demeure inconcevable et incompréhensible.

Des vaccins, on en a eu depuis notre tendre enfance : les maladies contagieuses, la polio, le BCG, la rougeole, la H1N1, la pneumonie, la simple grippe… vous vous souvenez de la vieille école ? Ça nous aura permis de se rendre où nous sommes, et la liste pourrait s’étirer. Alors pourquoi on se questionne aujourd’hui ?

Certains prétendent que le vaccin a été développé trop vite… Nous sommes en 2021 et tous les chercheurs du monde se sont donnés la main pour trouver LE vaccin. Voilà pourquoi on l’a eu si rapidement. Tout le monde a mis l’épaule à la roue.

L’intention du gouvernement s’impose.


31 août 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean Duval

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Bien des hommes pourraient voir s’ils enlevaient leurs lunettes.

Friedrich Hebbel


Ça s’est passé un 31 août…

(1888) Premier crime du tueur en série Jack l’Éventreur.

(1966) Premier vol du premier avion à décollage vertical, le Harrier.

(1997) Décès accidentel de Diana Spencer, la princesse de Galles (Diana Frances Mountbatten-Windsor, née Spencer), fut la première femme de Charles, prince de Galles.


Passez une excellente journée !

Quand la marginalité s’impose

La Une

Jadis, on répartissait les gens selon leur sexe, leur appareil génital les distinguant. C’étaient des garçons ou des filles, sans aucun égard à leur orientation sexuelle. Facile n’est-ce pas ?

D’entrée de jeu, je vous dirais que je n’ai rien contre les gais, lesbiennes et autres non genrés, mais plutôt contre les changements sociétaires que cela provoque et à bien des niveaux.

Masculin, féminin, trop simple !

Mais non ! Ça ne faisait plus l’affaire. La morphologie s’est transformée.

L’orientation sexuelle devenait l’objet de la différence. Moi, je l’appelle la marginalité parce que la masse, ou le regroupement ne représente pas la majorité des êtres humains.

Parce que maintenant on parle d’acronymes : les LGBT, LGBTQIA+, LGBTQ2S+ et LGBTTIQQ2SAA.

On en perd son latin.

En clair, ils englobent les lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles, c’est-à-dire pour désigner des personnes non hétérosexuelles, non cisgenres ou non dyadiques. On ajoute également les groupes élargis.

Avez-vous imaginé à quoi pourrait ressembler un formulaire d’embauche ? Le masculin et le féminin sont retirés. On remplace le sexe par le genre. Déjà que Monsieur ou Madame n’existent plus. Garçon et fille non plus. Et toute la langue française qui doit être conséquente de ces nouvelles orientations… on n’est pas sorti de l’auberge !

Une société malade qui sort du placard comme un ressort, s’affiche abondamment en bafouant les normes élémentaires établies depuis la nuit des temps. L’orientation sexuelle n’a rien à voir dans le débat, c’est l’imposition des genres qui fait défaut et sa propagation exagérée.

DES COLLÈGES EMBOÎTENT LE PAS

Si je vous parle de ça, ce que récemment, j’apprenais que 3 collèges privés de la Rive-Sud de Montréal ont pris le virage LGBT, LGBTQIA+, LGBTQ2S+ et LGBTTIQQ2SAA, en adoptant une tenue vestimentaire non genrée.

Ce sont les collèges Jean de la Mennais de La Prairie, Durocher de Saint-Lambert, et Héritage à Châteauguay.

Terminée la Collection garçon et la Collection fille, remplacées par la Coupe droite, ou la Coupe ajustée.

Je n’en reviens tout simplement pas qu’on en soit rendu là !

Si on veut pousser l’absurde, dans ces lieux d’enseignements, on devrait bannir les toilettes. Plus d’urinoir, plus de distinction entre les pénis et les vulves. Tout le monde pisse assis et au même endroit.

Même choses pour les vestiaires et les douches. Tous dans le même local. Tant qu’à faire partie des LGBTTIQQ2SAA… autant l’être dans toutes les phases du quotidien.

LES HÉTÉROS

Dans cet acronyme, je ne vois pas de « H » pour hétérosexuel. Pourquoi ? On les classe où ? Ils représentent pourtant la majorité mondiale, non ?

Ils prennent leur trou et rentrent dans le rang de cette société perdue. Il y a une limite à l’ouverture. Malheureusement, la marginalité a le vent dans les voiles.


30 août 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean Duval

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Nous créons notre propre réalité par la manière dont nous choisissons de percevoir le monde extérieur.

Elliot Perlman


Ça s’est passé un 30 août…

(1944) Maurice Duplessis prend le pouvoir au Québec.

(1959) Cérémonie marquant la fin de l’utilisation des tramways à Montréal.

(1962) Approbation du projet de nationalisation de l’électricité au Québec.


Passez une excellente journée !

L’amitié

La Une

La vie sur terre est un passage.

L’amour est un mirage, mais l’amitié est un fil d’or qui ne se brise qu’à la mort.

Tu sais ? l’enfance passe, la jeunesse suit, la vieillesse la remplace puis la mort nous ramasse.

La plus belle fleur du monde perd sa beauté, mais une amitié fidèle dure pour l’éternité.

L’amour est une bougie.

L’amitié est une étoile.

Une bougie peut s’éteindre.

Alors qu’une étoile brille toujours.

L’amitié, c’est la chaleur du cœur contre les intempéries de la vie.

La véritable amitié c’est comme la santé… tu n’en connaît la valeur que lorsque tu l’a perdu.

Tout le monde entend ce que tu dis, les amis écoutent ce que tu dis, les meilleurs amis devinent ce que tu ne dis pas.

Vivre sans amis, c’est mourir sans témoins.


29 août 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Richard Héroux

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Se venger, c’est se mettre au niveau de l’ennemi; Pardonner, c’est se dépasser.

Francis Bacon


Ça s’est passé un 29 août…

(1893) Invention de la fermeture éclair.

(1907) Le pont de Québec s’effondre durant sa construction. Près d’une centaine d’ouvriers y trouvent la mort.

(2005) L’ouragan Katrina frappe les côtes de la Nouvelle Orléans, faisant 1 800 morts.

Samedi, de rigoler

La Une

Un homme retrouve un de ses amis assis dans un fauteuil roulant pour handicapé…

– Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?

– Un accident de voiture: les médecins ont dit que je resterai paralysé à vie.

– Mon pauvre ! C’est épouvantable !

L’autre lui fait signe de se pencher et lui glisse à l’oreille :

– C’est un secret, ne le répète à personne, mais je n’ai rien, j’ai tout simulé pour toucher les mille dollars de l’assurance, et ça a marché !

– Et tu vas jouer au paralytique toute ta vie pour cent briques ?

– Bien sûr que non, la semaine prochaine, je pars pour un pèlerinage à Lourdes…


Un homme est transporté aux urgences à l’hôpital avec les deux oreilles sérieusement brûlées.

– Comment est-ce arrivé ? Lui demande le médecin de service.

 – Figurez-vous que j’étais en train de repasser une chemise, et voilà que le téléphone a sonné. Alors machinalement, j’ai porté le fer à mon oreille et j’ai fait : « Allo ! »

– D’accord pour l’oreille droite, je comprends, mais l’autre ?

– L’autre, c’est quand j’ai voulu appeler l’ambulance.


Un homme est en train de s’enivrer en buvant cognac sur cognac. Une dame qui se trouve à la table voisine lui dit :

– Monsieur, vous devriez arrêter. Songez que chaque année, l’alcool tue plus de trente mille Français…

Et l’autre répond :

– Je m’en fous, je suis belge !


– Ma petite fille se marie la semaine prochaine !

– Ah, vraiment ? Félicitations ! Et le mari vient d’où ?

– De Faïsbouck, mais ne me demande pas où c’est !


Deux copines discutent :

– Et toi, c’est qui ton auteur préféré ?

– Mon amant.

– Ah bon ? Et qu’est-ce qu’il écrit ?

– Des chèques.


Un médecin examine une vieille dame qui est en pleine agonie. Il demande à son mari :

– Ça fait longtemps qu’elle râle comme ça ?

– Depuis qu’on est marié.


Le lave-vaisselle de Juliette tombe en panne. Elle appelle un réparateur. Elle doit partir travailler et elle lui précise :

– Je laisserai la clef sous le paillasson. Réparez la machine, laissez la facture sur la table, je vous enverrai un chèque. Au fait, ne vous inquiétez pas pour mon chien Fido, il ne vous fera aucun mal. Mais quoi qu’il arrive, ne parlez pas au perroquet !

J’insiste bien: NE PARLEZ JAMAIS À MON PERROQUET !!!

Lorsque le réparateur arrive à l’appartement, il est accueilli par un énorme chien qui n’a vraiment pas l’air commode du tout. Mais, comme Juliette l’avait dit, le chien est resté couché dans son coin sans se préoccuper de lui.

Le perroquet, par contre, le rend complètement dingue. Il crie sans arrêt, lance des jurons et le traite de tous les noms. Au bout d’un certain temps, le réparateur qui n’en peut plus, lui crie :

– Ta gueule, connard de volaille !

Et le perroquet de répondre :

– Vas-y Fido, attaque !

Les hommes n’écoutent jamais ce qu’on leur dit !


28 août 2021

Pensée et citation du jour

On ne va jamais si loin que lorsque l’on ne sait pas où l’on va.

Rivarol


Ça s’est passé un 28 août…

(1981) Découverte du SIDA.

(1994) Tiger Woods devient à 18 ans, le plus jeune golfeur à remporter le championnat américain de golf amateur.

(2005) Le maire de La Nouvelle-Orléans ordonne l’évacuation de toute la ville à l’approche de l’ouragan Katrina. Il touchera la ville dans la soirée et fera des dégâts humains considérables.

LES LEÇONS D’AMOUR – ÉDITH PIAF (1915-1963)

La Une

Les plus vieux ont connu Édith Piaf, décédée à 47 ans. Cette grande chanteuse internationale chantait l’amour et aussi ses déceptions. Le texte qui suit, ravivera les mémoires et pour les autres, c’est une femme à découvrir partie trop jeune et qui ne l’a pas eu facile. Voici son histoire.


Elle est née avec le nom Edith Giovanna Gassion, fille d’une chanteuse de rue et d’un acrobate de cirque qui l’a abandonné avant même sa naissance. Sa mère, sur le point d’accoucher, n’a pas atteint la maternité : Édith est née dans la rue, sous un lampadaire, en face du 72 rue de Belleville à Paris, le 19 décembre 1915.

Sa mère était trop pauvre pour l’élever et l’a donné en garde à sa grand-mère maternelle, qui, au lieu de biberon, la nourrissait avec la bouteille de vin, avec l’excuse qu’ainsi les germes seraient éliminés.

Le père en hérita alors qu’il était sur le point de partir à la guerre de 14-18, la grand-mère en hérita de nouveau (propriétaire d’une maison close à Bernay, Normandie). Édith y fut élevée par des prostituées.

Quand elle eut à peine quatre ans, une méningite la rendit aveugle, mais bientôt elle recouvra la vue, grâce au pieux pèlerinage, expliqua sa grand-mère, fait avec sa petite-fille à l’église de Sainte-Thérèse de Lisieux, ville française, département du Calvados, région de la Basse-Normandie.

Les premières années de la vie d’Édith furent difficiles, son adolescence fut encore pire. Quand elle eut dix ans, son père tomba gravement malade. Alors, elle commença à chanter dans les rues, pour quelques pièces que les passants lui jetaient.

Dans ses premières représentations, Édith chantait seulement la Marseillaise, parce que c’était la seule chanson qu’elle connaissait.

Après la Première Guerre mondiale, son père revint du front et l’amena à vivre la vie des artistes de petits cirques itinérants, puis la misérable vie des rues des artistes indépendants. Édith révéla son talent et sa voix exceptionnelle dans des chansons populaires en chantant dans les rues avec son père, comme sa mère l’avait fait avant elle.

En 1933, à 17 ans, elle a une fille avec son amant Louis Dupont, appelée Marcelle, qui mourut de méningite à l’âge de deux ans en 1935.

Son autobiographie est intitulée « Au bal du hasard ».

SA VIE AMOUREUSE

Édith n’est pas précisément ce qu’on appelle une jolie femme, et ne mesure que 1,53 m. C’était une sorte de femme fatale dégageant un charme particulier ensorcelant beaucoup d’hommes.

Il y eut des petits voyous, des artistes de rue, puis des hommes célèbres comme Marlon Brando, Yves Montand, Charles Aznavour et George Moustaki. Elle s’amusait à les éblouir, les séduire puis les abandonner.

Il y eut aussi le célèbre champion boxeur Marcel Cerdan et l’acteur John Garfield.

Même la célèbre Marlene Dietrich, qui lui a donné un diamant d’un quart de carat pour une chaude nuit d’amour.

Édith a continué à vivre « La vie en rose » en dépit d’un terrible accident de voiture dans lequel elle eut de multiples fractures. Les médecins lui prescrivirent alors de la morphine, elle en devient très vite dépendante.

« Depuis quatre ans, je vivais presque comme un animal ou une folle : rien n’existait pour moi en dehors du moment où je me faisais mon injection et finalement sentais l’effet de la drogue. »

Piaf s’injectait la drogue à travers ses vêtements et ses bas, quelques instants avant de rentrer en scène. La seule fois où elle a chanté sans morphine, ce fut un vrai désastre, elle fut même huée par le public.

Puis, elle commença à boire de façon incontrôlée malgré l’hostilité de ses amis. Elle cachait ses bouteilles d’alcool, et rien n’y fit.

Quoi qu’il en soit, le public l’adorait : car elle était l’icône de la France d’après-guerre, une vraie diva.

Toutefois, cette vie sauvage et vide ne la rendait pas heureuse, elle l’assumait parfaitement. C’était sa nature parfaitement identifiée par sa célèbre chanson « Non, je ne regrette rien », chanson qui remplissait ses yeux de larmes.

Elle atteignit 46 ans sans trop savoir comment, quand, soudain, elle trouva le grand amour. Ce qui déboucha sur une relation qui choqua le monde entier. Il s’agissait de Théo Sarapo, un jeune Grec de 20 ans son cadet.

Édith affirma que c’était son dernier amour et le plus grand de sa vie. Elle l’épousa et tout le monde pensait que c’était un « gigolo » qui voulait profiter de sa richesse.

Il était difficile de croire à l’amour d’une femme mûre et célèbre avec un jeune adonis grec, mais Édith criait à qui voulait l’entendre que Théo était le seul homme qu’elle avait vraiment aimé.

Un an après son mariage avec Théo, le jeune Grec, en 1963, Édith Piaf mourut à son domicile, sur le boulevard Lannes à l’âge de 47 ans, victime d’une cirrhose avancée, ses fonctions vitales détruites par la morphine.

Le grand amour de sa vie n’avait duré qu’un an.

Théo Sarapo était le seul héritier d’Édith Piaf. Les droits d’enregistrement, droits d’auteur et de films sont tous allés dans son compte bancaire ! Cela confirmait les soupçons de tous !

L’image de gigolo, opportuniste et sans scrupules, était repartie dans le monde entier, tandis que le silence du Grec confirmait tous ces soupçons.

Cependant, sept ans plus tard il faisait de nouveau les manchettes des journaux, Théo Sarapo mourait dans un accident de voiture. Il avait survécu 7 ans jusqu’à épuiser le « fameux » héritage de sa femme, qui n’était, en fait, qu’une longue liste de dettes.

La maladie et la toxicomanie d’Édith Piaf l’avaient mis en faillite totale avec des dettes jusqu’au cou. Théo Sarapo paya silencieusement, comme il le pouvait, toutes les dettes de sa bien-aimée.

Après avoir remboursé jusqu’au dernier centime, il disparut dans un accident de voiture à Limoges. Accident ou suicide ? Pourquoi aurait-il voulu de la vie, sans pouvoir la partager avec son seul amour ?

Sur sa table de nuit, on a trouvé une carte disant : « Édith pour toi, mon amour. »

Théo a enseigné au monde et ses détracteurs une belle leçon d’amour. Pendant les sept années nécessaires au remboursement des dettes de sa bien-aimée Édith, jamais on ne l’a vu avec une autre femme.

Il a été enterré à côté d’elle, pour enfin être à nouveau ensemble et chanter en duo dans l’au-delà :

Non ! Je ne regrette rien.

Ni le bien qu’on m’a fait,

Ni le mal,

Tout ça m’est bien égal.

Non ! Je ne regrette rien.

J’ai payé, balayé, oublié…

Je me fous du passé !

Avec mes souvenirs

J’ai allumé le feu,

Mes chagrins, mes plaisirs,

Je n’ai plus besoin d’eux !

Balayé mes amours,

Avec tous leurs trémolos,

Balayés pour toujours,

Je recommence à zéro !

Non ! Rien de rien !

Non ! Je ne regrette rien.

Car ma vie,

Car mes joies,

Aujourd’hui,

Ça commence avec toi…

ÉPILOGUE

C’était donc son histoire.

Les gens jugent à priori toujours sévèrement, à cause des préjugés et la suspicion pour ternir souvent le véritable amour et les bonnes intentions.

Aussi parce qu’Édith nous a montré que toute une vie, qu’aimer et apprécier n’était pas nécessaire. Elle nous a enseigné qu’un an suffit pour passer « le reste de sa vie » avec quelqu’un de spécial.

D’où le titre « Les leçons d’amour. »


27 août 2021

À la douce mémoire de…

Stevie Ray Vaughan 1954-1990, musicien international de blues.


Pensée et citation du jour

Penser sans cesse à se mettre au travail ne labourera pas le champ.

Proverbe irlandais


Ça s’est passé un 27 août…

(1955) Première parution du Livre des records Guinness.

(2002) Production d’une dernière voiture à l’usine General Motors de Boisbriand en banlieue de Montréal.

(2009) Jacques Demers, ex-entraîneur de hockey, est nommé au Sénat par le premier ministre Stephen Harper.

Pourquoi dit-on…? (Partie 6)

La Une

Voici quelques expressions du quotidien, mais qu’en est-il de leur histoire ?

À L’EMPORTE-PIÈCE

Une personne sans tact ou simplement agacée peut parfois dire ou faire quelque chose « à l’emporte-pièce ».

Au début du XVIIe siècle, le « cautère emporte-pièce » désignait un objet tranchant en acier qui, une fois chauffé au rouge, permettait de découper des tissus en brûlant les contours, ou de cicatriser une blessure.

Le tranchant de cet instrument destiné à découper d’un seul coup des morceaux de matériaux tendres, comme le cuir et du carton, a été utilisé un siècle plus tard dans le langage courant pour désigner des « propos mordants ».

Le caractère plus violent, pour les propos comme pour les manières, n’est apparu qu’au milieu du XIXe siècle. L’emporte-pièce désigne également un ustensile de cuisine.

TOMBER EN PANNE

Lorsqu’un véhicule ne fonctionne plus, on utilise les expressions « tomber en panne » ou « être en panne ».

Leur origine est commune et vient du monde de la marine. Au cours du XVIe siècle, les capitaines des navires à voile utilisaient l’expression « bouter le vent en penne » afin d’ordonner aux marins d’orienter les voiles de manière à immobiliser le bateau.

Deux siècles plus tard, cette expression sera abrégée pour devenir « mettre en panne » le voilier. C’est sa popularisation dans le domaine automobile qui a ensuite associé le verbe « tomber ».

AVOIR DU CHIEN

On dit familièrement des femmes ayant du charme, de l’élégance, voire du sex-appeal, qu’elles « ont du chien ».

L’origine de cette expression, née au XIXe siècle, vient du sens figuré accordé au mot « chien ». Si depuis le Moyen Âge, un « chien » est considérée comme une insulte utilisée envers quelqu’un de méprisable (« sale chien »), le mot peut être aussi usité comme un adjectif où il devient alors un synonyme de « canaille », qui vient du latin « canis » (chien).

Avec le temps, c’est ce dernier sens qui a évolué dans le langage populaire pour parler d’une fille dont la personnalité est irrésistible, attirante. Il est à noter qu’au Québec, cette locution se dit d’une personne qui a du mordant. Un sens qui, ici, a un rapport plus direct avec la race des canidés.

POSER UN LAPIN

D’une personne qui ne se rend pas à un rendez-vous et qui ne prévient pas celle qui l’attend, on dit qu’elle lui a « posé un lapin ».

Cette expression aurait été popularisée par Jean de La Fontaine (1621-1695) dans sa fable Le lièvre et les grenouilles. Dans cette histoire, le lièvre est décrit comme un animal « fuyant et fuyard, méfiant et peu fiable ». Une réputation qui a ensuite servi de base à la métaphore « poser un lapin », qui décrivait au XIXe siècle une situation dans laquelle un individu s’arrangeait pour ne pas payer ses dettes.

Cette locution a ensuite été généralisée dans le langage familier pour illustrer un rendez-vous manqué, pourtant fixé d’un commun accord.

FILER À L’ANGLAISE

On dit d’une personne qui part sans dire au revoir, sans se faire remarquer qu’elle « file à l’anglaise ».

Il peut s’agir d’une vengeance relativement récente vis-à-vis du peuple d’Outre-Manche qui utilise l’expression « to take french leave » (filer à la française) pour signifier la même chose.

Parmi d’autres explications, au XVIe siècle, un créancier était appelé un Anglais, et on imagine bien le débiteur filer à l’anglaise lorsque son créancier rodait dans les parages.

COMPTER FLEURETTE

Lorsqu’un homme fait la cour à une femme en lui tenant des propos galants, on dit qu’il lui « conte fleurette ».

Plusieurs hypothèses sont émises pour expliquer l’origine de cette expression qui date du XVIIe siècle.

La première renvoie au terme « fleurette » qui désignait autrefois une petite fleur sans valeur. Le verne « fleureter » signifiait quant à lui « dire des balivernes ».

Par extension, « conter fleurette » s’appliquait aux phrases futiles prononcées par un séducteur prêt à tout pour plaire. Une autre piste renvoie aux florettes, pièces de monnaie frappées d’une fleur de lys et utilisées au XVe siècle.

On serait passé de « conter florette » à « conter fleurette » deux siècles plus tard, en référence à l’argent promis à une femme pour la conquérir.

AVOIR LA BERLUE

Lorsqu’une personne a des hallucinations ou qu’elle se fait de fausses idées à propos d’une chose, on dit familièrement qu’elle « a la berlue ».

Cette locution est liée à l’origine du mot « berlue ». Utilisé dès le XIIe siècle, il viendrait du latin « biluca », synonyme d’étincelle. La berlue désignait alors un problème oculaire provoquant la perception de petits points noirs ou d’une lumière éblouissante par un individu.

Si ce symptôme n’est aujourd’hui plus utilisé par les ophtalmologistes, le grand public a popularisé cette expression dans le courant du Moyen Âge pour lui donner le sens figuré que l’on connaît.

À suivre…


26 août 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Claudette Matte

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Quand tout est fichu, il y a encore le courage.

Daniel Pennac


Ça s’est passé un 26 août…

(1977) Adoption de la « Loi 101 ». Le Québec officialise le français et en assume sa primauté dans l’affichage, l’éducation et au travail.

(1984) Le patineur de vitesse Gaétan Boucher est admis au Temple canadien de la Renommée; il est l’athlète canadien qui a remporté le plus de succès aux Jeux olympiques d’hiver.

(2007) La ville de Longueuil rend hommage à l’un de ses plus prestigieux citoyens en dévoilant devant l’entrée du Colisée une statue de bronze représentant Jean Béliveau.