Tout savoir sur la foudre…

FoudreIl ne se passe pas une semaine sans que le tonnerre gronde et que les éclairs ne dansent dans le ciel. Nous sommes en pleine période d’instabilité avec le taux d’humidité élevé, et nos téléphones intelligents y vont d’alertes successives pour nous prévenir du danger. Parce que danger il y a. Saviez-vous que la foudre se déplace à près de 40 000 km/s? Et que voltage peut atteindre le million de volts?

Cela étant dit, voici ce qui est important de savoir sur ce puissant phénomène naturel.

1) Peut-on toucher à une personne foudroyée?

R) OUI – Il n’y a aucun danger à porter secours à une victime de la foudre. Elle n’est pas conductrice d’électricité.

2) Dans ma maison, si je ferme les fenêtres, y-a-t-il du danger?

R) OUI – La foudre peut traverser la vitre et la brique.

3) Est-ce exact qu’en comptant le nombre de secondes entre l’éclair et le coup de tonnerre, et en divisant le résultat par 3, on évalue la distance de la foudre?

R) OUI – Par exemple, si 9 secondes séparent l’éclair du tonnerre, alors la foudre est à 3 kilomètres de nous.

4) La foudre peut-elle frapper de nouveau au même endroit?

R) OUI – La foudre peut s’abattre plus d’une fois au même endroit. À preuve, L’Empire State Building, à New York, a déjà été frappé 15 fois en 15 minutes.

5) Durant un orage est-ce que je peux quand même vaquer à certaines occupations comme laver la vaisselle ou prendre un bain?

R) NON – Il faut éviter tout contact avec l’eau, parce qu’elle est conductrice d’électricité.

6) Est-ce qu’il y a danger d’utiliser un téléphone relié à une ligne terrestre pendant un orage?

R) OUI – Il faut éviter d’utiliser ce type de téléphone, car la foudre voyage par les fils et les cordons électriques.

7) Si je suis à l’extérieur, puis-je me réfugier dans une tente?

R) NON – Aucun abri n’est sécuritaire à l’extérieur, ni même un véhicule récréatif en fibre de verre. Dans le pire des cas, réfugiez-vous dans une voiture. Surtout pas sous un arbre.

8) Une fois l’orage passée, est-ce qu’on peut quitter notre abri immédiatement?

R) NON – Idéalement, il faut y rester une trentaine de minutes après le dernier grondement de tonnerre. Le tiers des blessés par foudre sont atteints après la fin d’un orage.

9) Est-ce qu’il faut éviter les zones surélevées et ne pas s’approcher trop près d’une clôture en fil de fer durant un orage?

R) OUI – Il ne faut pas être l’objet le plus élevé des environs. Les golfeurs, qui se retrouvent avec un bâton en fer au milieu d’un terrain dégagé, courent donc de grands risques.

10) Si l’orage me surprend alors que je suis sur un plan d’eau, est-ce que je dois rejoindre le rivage très rapidement?

R) OUI – L’eau, conductrice d’électricité, est votre pire ennemi.

11) Comme un orage est toujours électrique, est-il redondant de dire orage électrique?

R) OUI – Orage suffit dans ce cas! À noter qu’il existe toutefois des orages magnétiques, qui n’ont rien à voir avec la météo.

12) Est-ce exact que plus l’orage est loin, plus le tonnerre est perçu comme un grondement. Plus il est rapproché, plus il ressemble à un claquement sec?

R) OUI – De plus, lorsque l’éclair est court et droit, les ondes sont perçues comme un seul coup de tonnerre. Mais si le trajet est long et ramifié, on entend alors une succession de grondements.

13) La probabilité d’être frappé par la foudre au cours de ma vie, serait de 1 sur 100 millions. Est-ce exact?

R) NON – La probabilité est plutôt d’environ 1 sur 1 million. Selon Environnement Canada, la foudre tue de 6 à 12 personnes chaque année au pays, et blesse sérieusement 60 ou 70 autres.

Vous voilà maintenant renseigné et prêt à faire face à la menace.

Source : ici.radio-canada.ca

Quand la nature s’offre en spectacle

éclair1Qu’y a-t-il de plus beau que de sillonner une obscure route de campagne à la tombée de la nuit, d’y rouler en deçà de la limite de vitesse permise et de s’offrir un spectacle naturel gratuit mais combien saisissant? Pas grand-chose en fait. Une fois de plus, le hasard a bien fait les choses.

Ce soir, nous revenions de Saint Constant, Louise et moi, par une température très clémente et humide. Depuis quelques minutes, la météo annonçait une veille d’orages violents dans le secteur. Bof! Une veille ne veut pas nécessairement dire que ça se produira, mais quelques petits éclairs fendent le ciel noir quelques fractions de secondes en signe d’avertissements annonciateurs.

Vers 21h30 et arrivé à une intersection, je vois les signaux lumineux d’un passage à niveau s’activer sur ma gauche. Je décide donc de tourner à droite et de me diriger vers Saint Mathieu. Nous sommes en pleine campagne, sous une nuit ébène et seuls sur une route sinueuse et douce. Avec son récent bitume tout lisse et doux au point où je n’ai pas envie de rouler vite, je souhaite apprécier pleinement le spectacle qui s’offre à nous.

Un magnifique feu d’artifice monochrome s’éclate devant nos yeux éblouis. Une répétition d’éclairs qui se succèdent rapidement et qui déchirent le ciel au point d’éclairer intensément l’horizon. Je dois me concentrer sur la route et Louise en profite plus que moi. Il ne pleut pas et le vent a également pris congé. Mais quelle chance de pouvoir être un témoin privilégié de toute cette puissance qui impressionne. Dans l’entrée d’un champ, on distingue une automobile garée pour apprécier la nature qui s’offre en spectacle. Je n’avais jamais vu pareille démonstration de force des éléments. Une puissance d’énergie incomparable et doublée d’un formidable pouvoir de destruction.

Durant les vingt minutes du trajet menant à la maison, on a eu droit à une manifestation grandiose de ce que la nature est capable. J’aurais regardé longtemps sans m’en lasser. C’était indescriptible. Lorsque je suis arrivé à la maison, je n’avais qu’une seule envie ; vous faire partager mon enthousiasme devant cette découverte.

Quand on voit cette démonstration de force, on ne peut que s’incliner devant cette nature qui impose le respect. C’était plus majestueux que le plus beau des feux d’artifices qu’il m’a été donné de voir. Gens de la grande région de la Rive-Sud de Montréal, l’avez-vous vu?

Des trucs pour mieux écrire

Bien écrireJe reçois beaucoup de courriels et de commentaires sur mes articles. Comme tout le monde, je me promène sur les réseaux sociaux et je lis ce qui s’écrit, par défaut ou conscience professionnelle peu importe, je relève quelques fautes d’orthographes ou d’accords de verbes. Certaines erreurs reviennent souvent et j’ai pensé vous donner mes trucs pour mieux écrire. Des méthodes simples qui m’ont été suggérées par mon professeur de français de 8ième année et dont je fais religieusement usage depuis ce temps.

D’abord, je vous dirai qu’il y a deux choses indispensables à faire pour améliorer sa syntaxe et son français écrit; se relire, et avoir à portée de la main un dictionnaire.

Se relire permet de corriger une foule d’erreurs de frappe. C’est fou comme on peut accrocher deux touches d’un minuscule clavier en même temps, avec nos gros doigts. Avant de publier votre texte, relisez-le ! Vous constaterez rapidement la différence et vos textes seront beaucoup plus concis et clairs.

Quant au dictionnaire, il y en a plein en ligne, certains gratuits, accessibles sur votre téléphone, votre tablette ou ordinateur. Pour ma part, j’utilise le Robert mobile que j’adore. Dès que vous avez le moindre doute sur la façon d’écrire votre mot, vous le consultez.

Alors pour revenir à nos moutons je vous propose la leçon suivante qui traite des différences entre c’est / ces / s’est / ses / sais / sait. Une erreur fréquemment observée sur le net.

c’est => pronom démonstratif (qui sert à démontrer) + verbe être. Il peut être suivi d’un nom, d’un pronom ou d’un adjectif. Si vous pouvez remplacer virtuellement c’est par ceci est ou cela est, vous devez l’écrire ce cette façon. Voyez les exemples : C’est une auto! C’est lui! C’est joli!

ces => déterminant démonstratif (qui sert à démontrer) est suivi d’un nom au pluriel. Exemple : Ces pommes sont délicieuses.

s’est => pronom réfléchi (qui indique que l’action émanant du sujet fait retour à lui-même) + verbe être. Exemples : Il s’est endormi. Ginette s’est regardée dans le miroir.

ses => déterminant possessif (qui marque une relation d’appartenance, un rapport de possession, de dépendance). S’emploie devant un nom au pluriel. Exemple : Il écoute ses disques.

sais => verbe savoir, présent de l’indicatif 1ère & 2e personne du singulier. Exemples : Je sais nager. Tu sais conduire.

sait => verbe savoir, présent de l’indicatif 3e personne du singulier. Exemples : Simon sait ce qu’il doit faire. Il sait jouer aux cartes.

Voilà pour cette première leçon et je compte bien vous en proposer d’autres de temps en temps. Vous venez de découvrir six mots qui ont la même prononciation. Ce sont des homophones, mais ils n’ont ni la même orthographe ni la même utilisation.

Et si l’idée vous vient de poursuivre plus intensément votre apprentissage du français écrit, je vous suggère le site francaisfacile.com

Trois gouttes de lumière…

Dans la vague des assassinats de policiers qui nourrissent l’actualité aux États-Unis par les temps qui courent, j’ai pensé vous faire partager le texte qui suit, pour vous aider à réfléchir sur ces personnes, avant tout humaines, qui sont là pour nous protéger et faire en sorte que nous vivions dans un constant sentiment de sécurité.

Je suis un officier de police

Je lace mes bottes, je réajuste ma veste, je m’attache un ceinturon de 30 livres et je mets mon badge.

Je dis au revoir à mes proches, je passe la porte avec l’espoir de revenir, je prie Dieu qu’il m’accorde sa protection et je laisse mes doutes et mes peurs derrière la porte.

Je contrôle ma voiture de service, je patrouille dans votre quartier, votre sécurité repose sur mes épaules et je rentre quand il y a un intrus.

J’arrête les bagarres, j’arrête les menaces, j’arrête les cambrioleurs et les voleurs, j’arrête ceux qui se détruisent avec la drogue, j’arrête ceux qui maltraitent les enfants et j’arrête les viols, meurtres et autres crimes.

Je suis votre première ligne de défense, je donne ma vie pour protéger la vôtre, ma sécurité est constamment en jeu et je supporte vos malheurs.

Mais vous me hurlez dessus, vous me détestez, vous n’êtes jamais d’accord avec moi et vous me traitez de cochon, de chien, d’escroc, de fou de la gâchette, de mauvais et d’inutile.

Vous me combattez, vous me crachez au visage, vous essayez de me tuer et vous apprenez à vos enfants que je suis un monstre qui viendra les emporter.

Vous jugez tous mes gestes, vous remettez en cause mes décisions, vous vous plaignez de moi et je ne vous en tiens même pas rigueur, avec mes proches qui souffrent de mon absence.

Pourtant je suis toujours là pour vous, j’aurai toujours une oreille pour vous, je continuerai à me battre pour vous et je me tiendrai toujours là pour vous.

Avec l’estomac noué, avec les mains moites, en retenant mes larmes avec mes meurtrissures et ma vie entre parenthèses, je continuerai à vous protéger, je maintiendrai la paix, je protègerai les faibles et j’aiderai ceux dans le besoin.

Je suis un officier de police, mais avant tout un humain.

Rions un peu

Rire1Un homme s’étonne auprès de son copain :

– Quoi ! Toi, si pudique, tu as emmené ta femme, cet été, dans un camp de nudistes?

– Oui, au moins, pendant un mois, elle ne s’est pas plainte de n’avoir rien à se mettre!

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Un catholique, un protestant, un musulman et un juif étaient en discussion pendant un dîner. Le catholique dit :

– J’ai une grande fortune et j’achèterais bien la Citibank!

Le protestant dit :

– Je suis très riche et j’achèterais bien la General Motors!

Le musulman dit :

– Je suis un prince fabuleusement riche. Je vais acheter Microsoft!

Ensuite, ils attendent tous que le juif parle… Le juif remue son café, place la cuillère proprement sur la table, prend une petite gorgée de café, les regarde et dit avec désinvolture :

– Je ne vends pas!

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Un homme meurt. Comme il avait décidé de se faire incinérer, on le place dans un cercueil et puis au feu. Le cercueil brûle, mais pas le corps du bonhomme. On le place dans un autre cercueil et l’on recommence. Même chose, le cercueil brûle, mais pas le type. Et la veuve déclare :

– Ça ne m’étonne pas, ça fait 30 ans qu’il prend des anti-inflammatoires.

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Une belle jeune fille de 23 ans avait envie de devenir riche très vite. Elle décide d’épouser un homme de 73 ans, milliardaire, en se promettant de le baiser à mort dès la nuit de noces. La cérémonie est grandiose, avec tout le gratin naturellement. Puis vient la première nuit.

La jeune fille se déshabille et attend son mari de 73 ans sur le lit, nue. Lorsque le mari sort de la salle de bain, il est nu lui aussi et la mariée découvre avec stupéfaction que son mari est en érection, que son machin fait bien 25 cm de long, et qu’il l’a déjà coiffée d’un préservatif. En plus de ce tableau incroyable, elle constate que son mari a dans les mains des bouches-oreilles et un pince-nez. Évidemment, elle lui demande :

– Chéri, qu’est-ce que tu vas faire avec ça?

Et le mari répond:

– Il y a deux choses que je ne peux pas supporter dans la vie; le bruit d’une femme qui hurle, et l’odeur du caoutchouc brûlé!

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FILLE : – P’pa, je viens te voir parce que je voudrais me marier. Imagine-toi que je suis tombée en amour avec un gars qui vit à New York et moi, je vis en Californie. Nous nous sommes rencontrés sur un site de rencontre, nous sommes devenus amis sur Facebook, nous avons beaucoup échangé sur Twitter et il m’a demandée en mariage sur Skype. J’aimerais que tu bénisses notre union et que tu m’offres de super grosses noces… Alors, sors ton carnet de chèques!

PÈRE : -Wow! Vraiment! Après avoir entendu ton histoire, je te suggère de te marier sur Facebook, de visiter Las Vegas sur YouTube, de jouer au Casino en ligne, d’acheter vos enfants sur Amazon et de payer avec PayPal. Et si jamais tu te tannes de ton mari, tu pourras toujours le vendre sur eBay!

Il faut resserrer les normes d’immigration

Attentat de NiceL’horreur a encore frappé à Nice, en France, en fin de journée de jeudi. Plus de 80 morts, tous fauchés délibérément par un fou furieux, fusillé par les policiers, au volant d’un mastodonte pour faire le plus de ravage possible.

Les enfants et adultes sur son tracé en zigzag n’ont eu aucune chance. Partis admirer les splendeurs d’un magistral feux d’artifices en ce jour de fête nationale, ils n’en sont jamais revenus. Peut-on imaginer une mort plus atroce?

Depuis ces événements tragiques, la radio, la télé et les médias sociaux ne parlent que de ça. Les témoignages des badauds ont innondé les lignes ouvertes pour l’occasion. Certains d’entre eux l’ont échappé belle. Quelques pas de plus et c’était la mort.

Toutes les hypothèses ont été avancées. On blâme le manque de policiers sur place, le fait que le camion circulait dans un couloir complètement fermé… C’était soir de fête, tout le monde était joyeux et dans l’ambiance. Comment peut-on prévoir un drame pareil? Il y aurait eu 500 policiers de plus qu’on n’aurait jamais été capable d’arrêter ce damné camion. Qu’aurait-on pu faire si un avion kamikaze avait décidé de s’encastrer dans cette foule qu’on estimait à 100 000 personnes, comme un fameux 11 septembre? Rien ! Absolument rien !

Les puissances mondiales connaissent les groupes terroristes islamistes, alors pourquoi ne pas les anéantir une bonne fois pour toute dans une coalition? Et il faut dès maintenant et partout sur le globe, resserrer nos normes d’immigration.

Le Canada est loin d’être un exemple en matière de lutte au terrorisme. Selfie Trudeau a fait retirer ses chasseurs en Irak, puis admis 25 000 nouveaux immigrants en début d’année et dans un temps record. Ne venez pas me faire croire que toutes ces personnes ont été passées au peigne fin? Je ne dis pas que ce sont tous des terroristes, mais s’il y en avait une cinquantaine dans le lot, imaginez notre avenir à court terme. Une réplique de la France? Qu’est-ce qui nous protège d’une telle menace de fanatiques?

Il faut arrêter de fournir des armes, comme l’a fait Stéphane Dion aux saoudiens. Si on veut enrayer le terrorisme, il faut leur couper les vivres et les armes. Ce serait un premier pas de fait. Il faut arrêter de leur donner des occasions de se faire valoir. Il faut lutter! Oublier les conflits mondiaux, les guerres «normales» et stratégiques. Les guerres du 21e siècle sont des actes terroristes ciblés qui frappent tout le monde au fond des tripes et sans discernement.

Les attentats en France sont le fruit d’un laisser-aller en matière d’immigration. Au fil du temps et de la mollesse des gouvernements, la situation s’est envenimée en douce et on en découvre de façon brutale toute l’horreur et les conséquences de cette ouverture sur le monde. Les fanatiques musulmans se sont donnés une mission planétaire où ils n’ont rien à perdre et où la vie humaine n’a aucune valeur. Il faut se réveiller maintenant, avant de le faire dans l’au-delà.

Où sont passées les casseroles ?

CHSLD1Hier, dans les pages du Journal de Montréal, la chroniqueuse Lise Ravary publiait un texte sur le triste sort des aînés en CHSLD et surtout sur notre responsabilité, tant personnelle que collective, à s’occuper de cette génération en fin de parcours, laissée souvent à elle-même et qui n’a plus la force de revendiquer le minimum à leur bien-être. Les groupes de pression comme nos confortables politiciens et certaines familles de ces valeureux aînés, n’osent même pas lever le petit doigt pour changer les choses. Un jour, ce sera peut-être notre tour et si rien ne change, on aura récolté ce qu’on aura semé. Endossant fortement ce papier, je me permets de le partager avec vous.

«La nourriture servie dans les CHSLD est adéquate». Gaétan Barrette

Je ne ferais pas manger à mon chien la nourriture servie dans les CHSLD. Du moins, pas ce que l’on voit sur les photos qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est un scandale national. Ajoutez à cela la canicule. Car si des patrons ont des bureaux climatisés, seulement 10% des chambres le seraient. Bienheureux les vieux dont le bain hebdomadaire tombait hier.

C’est aussi scandaleux qu’incompréhensible dans un Québec champion canadien des dépenses en programmes de toutes sortes, soit 10 295$ par habitant contre 8 494$ en Ontario, où la santé fonctionne mieux qu’ici. Mais ce n’est pas de cela que je veux parler aujourd’hui.

L’AUTRE SCANDALE

Pourquoi il n’y a personne dans la rue? Où sont les casseroles? Où sont les chaînes humaines autour des CHSLD? Où sont les gens en colère? Allô Québec Solidaire? Pourquoi il n’y a personne au parc Émilie-Gamelin pour organiser une farandole nocturne et prêter voix aux aînés qui se taisent, de peur qu’on leur enlève le petit peu qu’ils reçoivent? Que font nos chantres de la justice sociale pour dénoncer le sort fait à ceux qui ont bâti le Québec, aujourd’hui forcés de vivre dans des conditions inhumaines?

J’ai eu beau chercher sur le site de Ricochet, le média chouchou de la gauche au Québec : je n’ai pas trouvé une traître ligne sur le sort réservé aux vieux au Québec. Par contre, le sort qu’on aimerait voir réservé à Richard Martineau est amplement couvert.

Pourquoi le Québec social s’est-il ému pour des étudiants dans la force de l’âge mais regarde dans l’autre direction, quand il s’agit des plus vulnérables, les vieux qui ont la mauvaise idée d’être malades? Sans oublier la «haine» sur internet où j’ai lu hier «meilleur idée : panne de courant généralisée au Québec. 5 jours de canicules, la loi de la nature à son meilleur. épurer ces foyer (sic)».

ET UN AUTRE…

La responsabilité des aînés qui ne peuvent plus s’occuper d’eux-mêmes appartient aux familles. Pas à l’État. Dans ma tribu, nous gardons nos vieux chez nous. Heureusement que leur état de santé le permettait mais il a fallu faire des sacrifices. J’ai refusé un poste à Londres pour m’occuper de mon père. Pas plus vertueuse que les autres, mon sens de la culpabilité est plus développé que la moyenne. Si j’ai pesté contre «l’injustice» d’être enfant unique, vivre l’âme en paix et voir mon père heureux valaient plus qu’une job de rêve dans ma ville préférée.

Les vieux sont abandonnés non seulement par le système, mais par les enfants qui leur doivent la vie. On estime à 10% le nombre de «bénéficiaires (je hais ce mot à en vomir) visités régulièrement par leur famille. Ces histoires de vieux qu’on «crisse» aux urgences le vendredi soir pour avoir une «fin de semaine off» ne sont pas des légendes urbaines.

Ce soir, allez donc voir papa ou grand-maman et apportez-lui un Tupperware de son plat préféré et un ventilateur. Et parlez-lui de la manifestation monstre qui va s’organiser, c’est certain, pour défendre son droit à vivre dans la dignité. Mais n’oubliez surtout pas de remercier les employés, souvent payés des pinottes, avant de partir. Sans eux, que feriez-vous?

La richesse de la langue française

Les verbes4Vous connaissez mon amour de la langue française. Une belle langue riche de mots. Une connaissance m’a fait parvenir le texte qui suit relatif aux verbes. Dommage que beaucoup de ces verbes soient tombés dans l’oubli ! Même le singe n’en revient tout simplement pas.

Le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache.

L’hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage, alors que les moineaux piaillent, le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse.

La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse. Le chat comme le tigre miaule, l’éléphant barrit, l’âne braie, mais le cerf rait, alors que le mouton bêle évidemment et bourdonne l’abeille. La biche brame quand le loup hurle.

Vous savez, bien sûr, tous ces cris-là mais savez-vous que si le canard nasille, les canards nasillardent ! Que le bouc ou la chèvre chevrote, que le hibou hulule mais que la chouette, elle chuinte. Que le paon braille et que l’aigle trompète.

Savez-vous que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule et que la bécasse croule, que la perdrix cacabe, que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse, la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit.

Vous saviez tout cela ? Bien !

Mais saviez-vous que l’alouette grisolle ? Vous ne le saviez pas. Et, peut-être, ne savez-vous pas davantage que le pivert picasse. C’est excusable !

Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère et que c’est à cause du chameau que l’on déblatère !

Vous ne savez pas non plus peut-être que la huppe pupule et je ne sais pas non plus si on l’appelle en Limousin la pépue parce qu’elle pupule ou parce qu’elle fait son nid avec de la chose qui pue. Qu’importe ! Mais c’est joli : la huppe pupule !

Et finalement, savez-vous que la souris, la petite souris grise : devinez ? La petite souris grise chicote ! Oui !

Avouez qu’il serait dommage d’ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, que le geai, cajole !

Merci Andrée

Une chance que le ridicule ne tue pas…

CamouflageSinon, on aurait eu trois victimes sur la conscience ; le contrevenant, son père et Madame la Juge. Ce sont probablement les trois seules personnes au Québec, qui ne sont pas au courant que les policiers portent des pantalons de camouflage, dont plusieurs de couleur rose, plus facile à repérer. Et vous chers lecteurs et lectrices, le saviez-vous ? Je fais bien sûr référence à cette histoire d’une contravention de 1 293$ qu’un contrevenant s’est vu imposer pour avoir mis en danger la vie d’une policière qui voulait l’arrêter, et qu’une magistrate, dans sa grande sagesse et avec une profonde analyse, a acquitté.

Bien voyons donc ! Cette histoire rocambolesque est cousue de fil blanc. Madame la Juge l’a avalé comme on suce un bout de spaghetti. Et hop ! C’en était fait, et ça va faire jurisprudence. Depuis deux ans, les policiers portent ces vêtements, qu’ils sont les seuls à porter et partout, aux bulletins de nouvelles télévisées comme dans les journaux, on peut les voir dans ce drôle d’accoutrement.

D’abord, rouler 71 km/h dans une zone de 50 c’est inconscient et il a reçu une contravention de 115$. Sa défense vis-à-vis de la policière est qu’il l’a confondue avec un brigadier scolaire… C’est n’importe quoi ! Si on suit son raisonnement, un brigadier scolaire peut être défié, contourné et même frappé à la limite, et c’est sans importance. Un brigadier, c’est pas une police. Ça n’a aucun pouvoir et surtout celui de nous arrêter.

Ce monsieur devrait peut-être passer par l’école de l’humour… Il a des aptitudes. Tant mieux pour lui s’il a réussi à endormir le tribunal. S’est-il acheté un billet de 6/49 ? Avec ce qu’il a économisé, il peut en acheter beaucoup. Mais un fait demeure ; c’est juste au Québec, qu’on voit des niaiseries de la sorte. C’est tellement ridicule comme événement que le gars s’est dit bof ! je vais essayer de ne pas payer cette somme en inventant une histoire à dormir debout. J’ai quoi à perdre ? Et on voit le résultat ! Inespéré !

Plus besoin de SOS-Tickets… Si vous avez l’imagination fertile, inventez-vous une histoire farfelue et racontez-la à la Cour. Si en plus, votre aventure se passe au Québec, alors là, vous doublez vos chances d’être acquitté parce qu’ici, on peut se faire passer n’importe quoi. Les sapins, les poignées dans le dos, le dos large, le mensonge… Tout ça a été inventé ici ! N’en doutez jamais.

Du gaspillage éhonté

Voiture de luxe1Six hauts fonctionnaires de la Ville de Laval reçoivent 1 000$ par mois, pour l’utilisation de leur automobile. Un gaspillage éhonté qui n’a pas sa place chez des individus qui gagnent déjà de faramineux salaires et avantages. Des fonctionnaires qui gagnent annuellement entre 137 000$ et 208 000$. C’est indécent !

Pourquoi, avec un tel salaire, vient un besoin d’être payé pour ses déplacements ? Je n’appelle pas ça de la saine gestion, c’est carrément de l’abus de pouvoir. Imaginez que demain matin, votre employeur vous donne 1 000$ par mois pour votre bagnole… Vous pourrez vous balader dans une voiture de luxe et écœurer vos subalternes en affichant votre « classe sociale ».

Et l’administration municipale de Laval, qui sort d’une période de corruption, elle ne se soucie aucunement des CONtribuables qui paient de telles absurdités avec leurs taxes qu’on leur impose sans discernement. Et ça se dit des gestionnaires responsables… Foutaise ! Ça va tellement bien avec l’argent des autres. C’est facile ! Si on a besoin d’argent pour se payer le luxe semblable, on a qu’à surtaxer… Ce doit être leur modus operandi.

Monsieur tout le monde, qui tente de joindre les deux bouts, ne penserait jamais demander un tel privilège. Il s’achète une bagnole selon ses moyens et paie toutes les dépenses et le financement qui s’y rattachent. Le haut fonctionnaire lui, qui encaisse déjà entre 2 600 et 4 000$ par semaine en salaire, reçoit en plus 1 000 par mois, des CONtribuables, pour transporter ses fesses entre son château à trois salles de bain sur un vaste domaine verdoyant et son travail. Il faut avoir du culot pour endosser pareil gaspillage.

Le jour où les administrations municipales géreront le budget de leur ville comme ils administrent leur propre pactole personnel, les augmentations de taxes seront reléguées aux oubliettes. Mais voilà… Ce n’est pas leur pognon, alors ils prennent les finances publiques comme un gros plat de bonbons sans fond et sans s’inquiéter des conséquences. Quand ils plaident le marché de l’emploi pour avoir des candidats de qualité, c’est rattaché une importance démesurée à une voiture. Cette excuse est trop facile et ça frise l’incompétence des chasseurs de têtes.

Les allocations d’automobiles ne devraient pas exister chez les hauts fonctionnaires, sous aucun prétexte. Heureusement, certaines villes comme Sherbrooke n’en versent pas. Un exemple à suivre. Mais bon, autant chercher une aiguille dans une botte de foin, au pays du Québec… Au pays de l’inertie !

Dallas ; la triste réalité américaine

DallasFaut-il se surprendre du carnage de cinq policiers qui ont payé de leur vie une ségrégation raciale en dormance, toujours susceptible d’exploser. Deux noirs ont été tués récemment par des policiers et il n’en fallait pas plus pour que la vengeance insensée soit la seule solution. Ciblés uniquement par la couleur de leur peau et leur uniforme, la marmite a sauté. On s’en prend à la police blanche alors qu’il y a beaucoup de policiers noirs aux États-Unis, qui eux aussi, ont dû intervenir dramatiquement avec leur arme de service, et aussi contre leurs semblables.

Le service militaire étant obligatoire chez nos voisins, ils ont accès très jeunes à des armes de destruction massive. Par leur puissance de feu, les américains sont de tous les combats à travers la planète, dont plusieurs vétérans, toujours de jeunes adultes, reviennent avec des traumatismes sérieux sans recevoir de traitements appropriés. Ajoutez à cela le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, qui garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes, et ce, depuis le 15 décembre 1791, vous avez là un coquetel des plus explosifs.

Le National Rifle Association (NRA), puissant lobby qui est d’avis qu’on combat les armes par les armes et le sénat américain qui est en majorité républicain, sont des groupes qui ne sont pas prêt à ce qu’un contrôle des armes à feu soit décrété. Plusieurs américains se font un plaisir sans discrétion aucune, de se montrer en public avec un pistolet à la ceinture. Un jour, j’ai même vu un motard armé d’une longue épée, prendre tranquillement un repas dans une pizzéria d’Orlando en Floride. On est presqu’au temps des cowboys.

Le tueur de Dallas était justement un vétéran armé jusqu’aux dents, qui avait minutieusement planifié son massacre et qui criait vengeance, sans connaître les vraies raisons qui ont poussé des policiers à tuer des noirs en Louisiane et dans le Minnesota. Il était armé comme à la guerre et avec des techniques apprises au combat. Malheureusement, ces assauts se reproduiront, parce que pour des désaxés armés et perturbés, ce sont des occasions de tristement passer à l’histoire.

Heureusement, il y a toujours un autre côté à une médaille, comme ces citoyens ordinaires pour qui les communautés noires comme blanches sont capables de vivre dans l’harmonie, et qui ont déposé des gerbes de fleurs en l’honneur de ces héros qui pensaient bien rentrer chez eux et retrouver les leurs. Ces gestes de sympathies démontrés en face du quartier-général de la police de Dallas, après les événements en font foi.

Nous sommes en 2016, et tant que les américains garderont la même mentalité qu’au 18e siècle, le sang d’innocents continuera de couler. C’est la triste réalité américaine.

Un homme honnête

Qui a dit que les hommes sont des menteurs ? Cette histoire prouve le contraire…

Homme honnête2Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s’élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L’homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. À sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d’or à la main :

– Est-ce là ta hache ? Lui demanda-t-il.

Le bûcheron lui répondit :

– Non.

Aussitôt Dieu retourna dans l’eau et revint cette fois avec une hache en argent :

– Est-ce là ta hache ? Lui demanda-t-il à nouveau.

À nouveau le bûcheron lui dit :

– Non.

À la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :

– Est-ce là ta hache ?

– Oui ! Lui répondit cette fois le bûcheron.

Dieu, touché par l’honnêteté de l’homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison. Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain, celle-ci tomba à l’eau. Comme l’homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin.

– Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l’homme en sanglotant.

Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras :

– Est-ce là ta femme ? lui demanda-t-il.

– Oui ! hurla l’homme.

– Dieu, furieux, fustigea l’homme :

– Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner !

Le bûcheron l’implora :

– S’il te plaît, Dieu, pardonne-moi ! Comment aurais-je dû répondre ? Si j’avais dit non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j’avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j’aurais dit oui. À ce moment-là tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes. Ce n’est que pour cette raison-là que j’ai dit oui la première fois.

La morale de cette histoire ? Finalement, les hommes ne mentent que pour des raisons parfaitement honnêtes et totalement compréhensibles !