La Une
Malheureusement, ce n’est pas près de se produire au Québec. Pourtant, quand on parle d’un remède de cheval, c’est exactement ce dont on veut parler.

Vous devez bien vous demander de quoi je parle exactement ? J’adore les Italiens ! Parce qu’ils ont des couilles, pas comme les nôtres. Elles sont dures et déterminées.
Avez-vous lu le papier de Sophie Durocher dans le Journal de Montréal d’hier ? J’ai presque eu un orgasme devant la détermination qu’a pris le gouvernement italien pour protéger SA langue. Imaginez si une telle position était prise par le gouvernement de notre pays, le Québec…
À tout événement, je partage avec vous cet article-bonbon !
***
PÉNALISONS L’ANGLAIS !
Un gouvernement propose de pénaliser l’utilisation de l’anglais.
Il considère que l’anglais « rabaisse » et « dégrade » la langue nationale commune.
Il condamne « l’anglomanie », et les amendes pour les contrevenants peuvent aller de 5000 $ à 147 000 $.
Non, ce n’est pas dans le vilain Québec que sévit ce méchant gouvernement, c’est en Italie ! Oui Monsieur, si Signore !
ONLY IN ITALY
Quand j’ai lu cette nouvelle relayée par CNN, j’avoue que je suis tombée en bas de ma chaise (puisque depuis la pub du faucon pèlerin je ne dis plus « flabbergastée »).
Selon ce projet de loi, quiconque occupe un emploi dans la fonction publique doit avoir une connaissance orale et écrite et une maîtrise de l’italien.
On interdit également l’utilisation de l’anglais dans les documents officiels, ce qui comprend les acronymes et les titres des emplois dans les compagnies qui font affaire en Italie (PDG au lieu de CEO, par exemple).
Des compagnies étrangères seraient forcées d’avoir des versions italiennes de tous les règlements internes et de tous les contrats d’emplois.
Toujours selon CNN : « Le premier article de la loi garantit que, même dans les départements où on fait affaire avec des non-italophones, l’italien soit la langue d’usage. L’article 2 stipule que l’italien serait obligatoire pour la promotion et l’utilisation des services et des biens publics, partout sur le territoire national ».
Regardez ce que stipule le projet de loi : « Ce n’est pas juste une question de mode, parce que les modes passent. Mais l’anglomanie à des répercussions sur la société dans son ensemble ».
Si les Italien se sentent menacés par l’anglais et qu’ils sentent le besoin de protéger leur langue nationale, vont-ils être accusés d’intolérants, trop nationalistes et repliés sur eux-mêmes ?
Vont-ils se faire dire qu’ils doivent être plus bilingues, que c’est chill, cool, d’avoir la vibe, man et que la défense de sa langue nationale est dépassée, ringarde, has been ?

UNE LANGUE À ASSEMBLER
Parlant d’« anglomanie », en voulez-vous une bonne ?
Samedi après-midi, dans un IKEA, le préposé à la caisse m’a accueillie avec un « Suivant, Next ! » puis un « Bonjour, Hi ! ».
Quand je lui ai rappelé, poliment et gentiment, que le français était la seule et unique langue officielle du Québec, il m’a répliqué sur un ton cassant que « c’est ce genre de chialage qui fait qu’il y a autant de Quebec-hating ».
Demander de respecter la loi, se tenir debout et répéter une évidence, ça attise la haine… de nous-mêmes !
Vous vous souvenez, en 2020, quand Le Journal avait présenté tout un dossier sur le « Bonjour, Hi » une vendeuse de Victoria’s Secret avait raconté que « certains de ses collègues préféraient s’adresser aux clients en anglais, par crainte de représailles ».
« On est au centre-ville. Souvent, lorsqu’on accueille des clients en français, certains le prennent personnel et on se fait crier après », avait-elle expliqué à mes collègues.
Au IKEA, samedi, j’ai demandé à parler au gérant. Quand j’ai rappelé à celui-ci que même l’Assemblée nationale avait adopté à l’unanimité une motion qui invitait les commerçants à saluer leur clientèle avec uniquement le mot « Bonjour », il m’a répondu sèchement qu’on était une province bilingue.
Et ce gars-là est un francophone !
N’en déplaise aux Suédois, et pour faire comme les Italiens, je vais continuer à me battre pour ma langue nationale : le français !
94e jour de l’année
Mardi, 4 avril 2023

À la douce mémoire de…
MAURICE DUROCHER 1941-2005 – Officier retraité du service de la police de Longueuil.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Lise Leblanc
Bon anniversaire !
On jase là…
Hier, débutait la nouvelle émission SURVIVOR Québec sur la chaîne Noovo. Pourquoi ne l’a-t-on pas appelé SURVIVANT-QUÉBEC ou RESCAPÉ-QUÉBEC ? Encore un pied de nez à la langue française. Pourtant, on l’a fait avec DU TALENT À REVENDRE…
Pensée et citation du jour
Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères.
Voltaire
Ça s’est passé un 4 mars…
(1897) La compagnie Campbell’s invente la soupe condensée en éliminant l’eau de la canette. Ceci permettait d’économiser sur l’emballage, le transport et l’entreposage. Les variétés de soupes Campbell’s ne sont pas toutes apparues à la même date. La soupe aux tomates remonte en 1897 alors que la soupe au poulet est inventée en 1934. La société Joseph Campbell remporte la Médaille d’or de l’excellence à l’Exposition de Paris en 1900. Depuis ce jour, le médaillon apparaît sur les étiquettes de soupe Campbell.
(1949) Dans le contexte de la Guerre froide, plusieurs pays occidentaux, dont le Canada, se regroupent pour former une alliance stratégique qui porte le nom d’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Cette alliance militaire marque une étape décisive dans la « guerre froide ».
Les autres pays membres de cette nouvelle organisation sont la Belgique, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et le Portugal. L’adhésion du Canada à l’OTAN aura plusieurs conséquences, notamment celle d’amener le stationnement de soldats canadiens en pays étranger en période de paix. Cette décision amène également le gouvernement à accroître de façon importante le budget qu’il consacre à la défense.
(1971) La tempête du siècle a été une dépression qui a touché le Sud du Québec, les provinces maritimes et le Nord-Est des États-Unis. Elle a laissé entre 43 et 54 cm de neige à Montréal, avec des rafales de 108 à 110 km/h. Elle a causé 30 morts, dont 17 à Montréal, et des pannes d’électricité. Elle a paralysé la ville pendant plusieurs jours et a nécessité l’aide des motoneigistes. Elle a été surnommée la tempête du siècle, même si elle n’a pas battu le record d’accumulation de neige. Selon un chercheur, elle se reproduira avec certitude.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne et déclenche ainsi la Seconde Guerre mondiale. Au même moment, de mystérieuses caisses quittent le château de Wawel (château des rois de Pologne Krakow) vers la Cracovie. Ces caisses renferment le précieux trésor national polonais qu’on cherche à mettre à l’abri pour qu’il ne tombe pas entre les mains des forces hitlériennes.
Le butin, d’une valeur historique inestimable, est ensuite déplacé en Roumanie, en Grèce, en Turquie, en Italie, dans différentes villes de France, et finalement en Grande-Bretagne.
Ces déplacements clandestins des caisses se font dans de banals véhicules de paysans, sur de crasseuses péniches à charbon, à bord de convois ferroviaires, dans des camions de livraison et sur des navires marchands.
Une fois la cargaison arrivée à destination, le gouvernement polonais en exil craint que la Grande-Bretagne tombe, elle aussi, aux mains des nazis.
C’est dans ce contexte qu’il décide d’envoyer son précieux trésor vers le Canada.

Les caisses sont chargées dans le plus grand secret à bord du MS Batory, un bateau-prison qui doit traverser l’Atlantique dans un imposant convoi escorté par des navires de guerre.
Il faut savoir que ce convoi transporte certes le trésor polonais, mais aussi le trésor britannique.
On pense qu’il représente le plus gros montant transféré par la mer de l’histoire de l’humanité.
SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ
L’épopée du trésor royal polonais termine sa route internationale le 15 juillet 1940, à Ottawa.
Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’inestimable trésor est hébergé dans un édifice des Archives publiques du Canada, sous la protection de responsables du gouvernement de la Pologne en exil.
Dès le printemps 1945, ces mêmes responsables polonais craignent que leur pays devienne communiste et que le trésor tombe entre les mains de Staline.
Ils font donc déplacer certaines des caisses les plus précieuses dans une succursale bancaire de la Banque de Montréal, à Ottawa.
Puis, ils mettent à l’abri une bonne partie des objets précieux, ainsi que de grandes œuvres d’art au couvent des religieuses du Précieux-Sang à Ottawa et chez les pères rédemptoristes, à Sainte-Anne-de-Beaupré.
Comme le conservateur polonais en chef l’avait prévu, le Canada reconnaît le gouvernement d’allégeance communiste Polonais en juillet 1945.
C’est là que ce fabuleux trésor, porteur symbolique de l’âme du peuple polonais, reprend sa course.
Les précieux objets gardés à Sainte-Anne-de-Beaupré sont encore déplacés vers le monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec.
Puis, au printemps 1946, huit caisses qui étaient conservées dans un couvent d’Ottawa sont relocalisées et cachées dans la région de Hull, au Québec.
NOUVEAU GOUVERNEMENT
Pendant près de deux ans, les représentants du gouvernement communiste polonais tentent de récupérer la marchandise de grande valeur cachée au Canada.
Cependant, les objets les plus précieux restent introuvables. Ils devront attendre jusqu’en janvier 1948 pour localiser enfin une partie du butin à l’Hôtel-Dieu de Québec.
Malgré l’insistance de la Gendarmerie royale du Canada, au Québec, on résiste à remettre la précieuse marchandise aux communistes.
La supérieure des Augustines, à ce moment-là, ressent une grande pression pour rendre les objets entreposés dans son monastère.
Ne sachant comment agir avec cette patate chaude, elle se tourne vers le puissant premier ministre du Québec, Maurice Duplessis.
Le nouveau gouvernement communiste polonais ne plaît pas du tout à Duplessis, qui clame à qui veut l’entendre que la Pologne ne récupérera pas son trésor tant qu’elle sera sous la gouverne des communistes et un pantin de l’URSS.
Pour dénoncer l’impasse dans laquelle se retrouvent les Augustines, Duplessis demande à son garde du corps de trouver une façon de libérer les religieuses de l’embarrassant butin polonais et de le placer en lieu sûr.
MAURICE DUPLESSIS ET JEAN LESAGE
L’officier Walter Duchesnay, aidé d’une poignée de policiers habillés en civil, fait sortir les caisses au nez des autorités fédérales et les embarque dans des camions balisés aux couleurs du ministère des Travaux publics.
Le convoi prend la direction du musée provincial de Québec, aujourd’hui le Musée national des beaux-arts du Québec.
Le trésor est placé dans une chambre forte, munie d’une serrure installée par le garde du corps de Duplessis, qui est le seul à pouvoir l’ouvrir.
Quelques mois plus tard, les caisses cachées du côté de Hull seront transportées, toujours dans le plus grand secret, dans cette même chambre forte du musée.
Maurice Duplessis dénonce sans retenue Joseph Staline et traite les dirigeants communistes polonais d’usurpateurs.
Grand défenseur de la religion catholique romaine, Duplessis craint l’influence croissante des régimes politiques qui sont athées un peu partout dans le monde.
Il n’hésite pas non plus à qualifier le gouvernement fédéral, dirigé par le libéral Louis St-Laurent, de collabo communiste.
Il faudra finalement attendre après Duplessis, en 1961, pour que le gouvernement libéral de Jean Lesage accepte de renvoyer en Pologne le fameux trésor caché au Québec.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier weekend, 25 mars 2023, p76
93e jour de l’année
Lundi, 3 avril 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Richard Bourdon
Bon anniversaire !
On jase là…
Pas vraiment fort Justin Trudeau, à l’émission Tout Le Monde En Parle, hier soir. J’en ai sur sa façon de s’exprimer. Alors que les animateurs le vouvoyaient, le premier ministre du Canada les tutoyait. Un gros manque de classe. À quelque part la conversation n’était pas sur un coin de table, en privé et entre amis ou connaissances. On parle d’une émission de grande écoute alors que le premier ministre échangeait avec ses interlocuteurs comme on parle à un ami proche. Il y a toujours un certain décorum à respecter.
Pensée et citation du jour
Seules deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine.
Albert Einstein
Ça s’est passé un 2 avril…
(1892) L’histoire du sundae fait l’objet de nombreuses variantes : plusieurs villes américaines affirment être son lieu d’invention ou être à l’origine du mot. Parmi elles, les plus connues sont Ithaca (New York), Two Rivers (Wisconsin), Evanston (Illinois). Ithaca (New York) est le plus souvent considérée comme la ville d’invention du sundae, sa variante étant appuyée par de nombreuses références.
Selon elle, l’invention du sundae date du dimanche 3 avril 1892, quand Chester Platt servit à John M. Scott, une glace surmontée de sirop de cerise et de cerises confites. Enthousiasmés par l’apparence et le goût du dessert, ils l’auraient nommé Cherry Sunday.
(1973) Premier appel fait d’un cellulaire. Martin Cooper, alors directeur général de la division communication de Motorola, est à la fois excité et anxieux. Dans la rue, à quelques pas du Hilton de Manhattan, à New York, il tient dans la main un curieux objet, volumineux comme une brique, lourd comme un PC portable et muni d’une antenne longue de 10 cm.
Avec ce terminal, qu’il a conçu de toutes pièces avec le soutien d’une équipe de sept personnes, il s’apprête à effectuer le premier appel téléphonique en extérieur sans être dans une voiture. Il choisit comme destinataire de l’appel Joel Engel, son rival et néanmoins respecté confrère chez Bell Labs, le bras armé de la recherche et développement de l’opérateur AT&T de l’époque. L’expérience est un succès. L’idée du téléphone portable devient une réalité.
(2014) Le pape François confirme la canonisation des deux premiers saints de Québec : Marie de l’Incarnation, bâtisseuse du monastère des Ursulines, ainsi que l’évêque fondateur du diocèse de la capitale, François de Laval.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de mars, parues dans le Journal de Montréal.





















92e jour de l’année
Dimanche, 2 avril 2023

On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’AUTISME
À la douce mémoire de…
JACQUES THERRIEN 1940-2015 – Résident saisonnier à Pioneer Village, Floride.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Dimitri Rodrigue
Bon anniversaire !
On jase là…
Le père d’une des victimes de l’incendie du Vieux-Montréal qui a fait 7 morts vient d’intenter une action collective de plus de 22 millions $ contre l’avocat qui possède l’immeuble, un entrepreneur qui y louait des logements, et aussi contre Airbnb pour avoir permis des locations illégales ayant mené à cette tragédie. Enfin quelqu’un qui bouge, contrairement au gouvernement du Québec et à la mairesse de Montréal qui n’ont pas levé le petit doigt.
Pensée et citation du jour
N’insulte pas le crocodile avant d’avoir traversé la rivière.
Proverbe africain
Ça s’est passé un 2 avril…
(1912) 78 chauffeurs et soutiers ainsi que 41 officiers et membres d’équipage se trouvaient à bord. À 6h00, le Titanic quitta son dock, tiré par quatre remorqueurs appartenant à la Red Funnel Line. Toute la journée, le Titanic procéda à des essais de vitesse et de manœuvrabilité (arrêts d’urgence, mesures des qualités manœuvrières à différentes vitesses).
À midi, les ingénieurs, les représentants du chantier et les représentants du ministère du commerce britannique inaugurèrent, en y dînant, la salle à manger de 1re classe. Après d’autres essais, le Titanic rentra à Belfast vers 18h00. Le nouveau paquebot ayant rempli toutes les exigences du gouvernement britannique, Francis Carruthers signa le certificat de navigabilité n°131428. Vers 20h00, le paquebot vira de bord et mit le cap sur Southampton où il était attendu dans la nuit du 3 au 4 avril.
(1945) Nombre de soldats canadiens morts. On publie les chiffres : la Deuxième Guerre mondiale a entraîné la mort de plus de 91 000 Canadiens.
(1968) Création de la première loterie au Québec; la loterie volontaire du Maire Drapeau. Le maire Jean Drapeau annonce la création d’une taxe volontaire sous la forme d’une loterie, dans le but d’aider à réduire le déficit engendré par l’Expo67. La première du genre au pays.
Le premier tirage a lieu le 27 mai 1968. Madame Venitia Barrette remporte le gros lot de 100 000 $. Le 22 décembre 1969, la Cour suprême du Canada confirmera l’illégalité de la loterie déjà décrétée par un jugement de la Cour d’appel du Québec… Le lendemain, Loto-Québec voyait le jour.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Blagues, tours, canulars et poissons accrochés dans le dos… Le 1er avril est la journée des farces ! Vous cherchez un message à écrire sur vos poissons d’avril ? Vous avez besoin d’une citation pour légitimer votre plaisanterie ? Découvrez ces citations pour célébrer le poisson d’avril.

Une plaisanterie est chose sérieuse.
Un bon mot n’a jamais rendu les gens meilleurs.
Au commencement était le calembour.
La plaisanterie d’un homme riche est toujours excellente.
Une farce doit finir au moment où elle réussit le mieux.
Ne faites jamais un bon mot qui puisse vous faire perdre un ami, à moins que le mot ne soit meilleur que l’ami.
L’humour. Une plaisanterie avec un air triste.
Je ris deux fois d’un bon mot, d’abord de la manière dont je l’entends, et ensuite de la manière dont celui qui me l’a dit l’explique.
Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.
La plaisanterie est une sorte de duel où il n’y a pas de sang versé.
Pour moi, une journée sans canular, c’est un gruyère sans trou.
L’amour est un poisson d’avril.
Je ne ris pas de la plaisanterie que vous faites mais de celle que je vais faire.
L’humour et les blagues peuvent non seulement avoir un effet thérapeutique à court terme mais aussi sauver des civilisations tout entières.
C’est la vieille plaisanterie, nous tenons le monde et nous nous plaignons de ce qu’il nous tient.
Il vaut mieux être le dindon de la farce que la farce du dindon.
La plaisanterie sert souvent de véhicule à la vérité.
Seules les plaisanteries doivent Se faire dans le plus grand sérieux.
Comme les plaisanteries, les meilleures œuvres ne sont-elles pas les plus courtes ?
Il faut plaisanter sur tout. Il n’y a que les concierges qui disent : « La plaisanterie a des limites ».
N’importe quelle plaisanterie possède une vertu que les représentations habituelles ne possèdent pas : elle brise le cercle des notions consciencieuses.
Les soucis d’aujourd’hui sont les plaisanteries de demain. Rions-en donc tout de suite.
Ne pas la comprendre n’a jamais fait trouver une plaisanterie moins drôle.
Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur, et quand nous serons de l’autre côté de la page, nous serons peut-être fort étonnés d’apprendre que le mot du rébus était si simple.
Les Irlandais ont donné une cornemuse aux Ecossais pour leur faire une blague mais les Ecossais n’ont toujours pas compris que c’était une blague.
Je ne cherche pas à faire de blagues, je surveille ce que fait le gouvernement et je le raconte.
La plaisanterie expliquée cesse d’être plaisante.
Il n’y a pas de choses avec lesquelles on ne plaisante pas, il n’y a que des gens qui ne comprennent pas la plaisanterie.
Calembour : style de blagues qu’on aime bien faire entre la poire et le fromage.
Source : Le Figaro Web
91e jour de l’année
Samedi, 1er avril 2023

On célèbre aujourd’hui…
LE POISSON D’AVRIL
On jase là…
Si j’ai un petit conseil à vous donner en cette journée spéciale, surveillez vos arrières sinon, vous risquez d’être hameçonné.
Pensée et citation du jour
Les hommes sont devant des idées simples comme des chauve-souris devant la lumière. Ils sont aveugles.
Aristote
Ça s’est passé un 1er avril…
(1920) Le Royal 22e Régiment est créé pour perpétuer le souvenir du 22e Bataillon FEC et relever la garnison anglaise à Québec. C’est la première fois depuis 1760 que des troupes de langue française occupent la citadelle.
(1938) Le café instantané, mis au point en 1937 par les chercheurs de l’entreprise Nestlé, en Suisse, fait son entrée dans les foyers. Les premiers essais de fabrication et de commercialisation de café instantané datent de 1867 aux États-Unis.
À l’époque, la formule ne rencontre pas de succès contrairement au Nescafé qui va connaître le succès commercial le plus foudroyant de l ‘histoire, puisque la Seconde Guerre mondiale va fortement contribuer à la propagation du café instantané, Nescafé. Les GI’s libérant l’Europe en auront dans leurs bagages. Pour la marque Nestlé, le Nescafé est le premier produit à ne pas être fabriqué à base de lait.
(1966) Inauguration du Planétarium de Montréal. À la suite d’un don commémoratif de la Brasserie Dow à la ville de Montréal, le Planétarium Dow est érigé au cœur du quartier des affaires, à Montréal. Le maire Jean Drapeau est présent lors de son inauguration. Premier des grands planétariums canadiens, ce nouveau complexe permet d’observer les étoiles et la voûte céleste selon des thèmes établis par les scientifiques qui accueillent les visiteurs.
Construit sur le site du carré Chaboillez au coût de 1,2 millions $, le Planétarium Dow présentera une première production, « Nouveau ciel, cité nouvelle », à partir du 4 avril. Après 45 ans d’existence, le Planétarium de Montréal, dédié aux connaissances sur l’espace, a définitivement fermé les portes de ses installations de la rue Saint-Jacques, en octobre 2011. L’ouverture du nouveau planétarium a eu lieu le 6 avril 2013 et les coûts de réalisation du projet de 48 millions $.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Lorsqu’arrive un moment où la fin de vie s’annonce inévitable, où la souffrance prend bien plus de place que la joie de vivre et où la dignité humaine est menacée, la mort peut devenir synonyme de libération.

Dans ces cas, une option s’est ajoutée au champ des possibles : L’aide médicale à mourir (AMM). Depuis son application au Québec, en décembre 2015, l’aide médicale à mourir génère un débat de société empreint d’émotivité. Mais que l’on soit pour ou contre cet ultime recours, il fait maintenant partie des mœurs québécoises.
Pour une personne atteinte d’une maladie incurable, éprouvant des souffrances impossibles à apaiser, avoir recours à l’AMM constitue un grand rendez-vous. Elle aura traversé les étapes la menant à l’acceptation de sa mort, du déni à la colère, du marchandage à l’anxiété. La voici prête à franchir le dernier pas et à prendre en main la fin de sa vie.
Mais comment réagir lorsqu’un proche considère ce chemin comme le sien ?
UN DEUIL PLANIFIÉ, MAIS NON MOINS DIFFICILE
S’il est difficile d’accepter la décision d’un être cher de recourir à l’aide médicale à mourir, il est certes ardu de s’y opposer; surtout si la demande est mûrement réfléchie et que la personne qui la formule est déterminée.
Pour le futur endeuillé, il devient dès lors impossible de nier la mort ou la remettre à plus tard, comme il est parfois tout naturel de le faire. Le voici donc délogé de la position du déni.
Avec l’aide médicale à mourir, les proches connaissent exactement le moment du départ et le temps qu’il reste à partager. Cela permet de dire les choses, de se rassembler, de régler des conflits, de se donner des tonnes d’amour, ce qui peut adoucir l’épreuve du deuil à venir.
Par contre, puisqu’il continue d’être critiqué par certains, le choix d’opter pour l’AMM pourra faire en sorte que les membres de la famille sentent le jugement de la part de leur entourage. Chercher soutien et réconfort auprès des siens ou encore en consultant des spécialistes devient dans ce cas d’autant plus pertinent.
Depuis l’entrée en vigueur de l’aide médicale à mourir, l’attention est à juste titre portée sur les personnes malades, Rarement s’attarde-t-on à la détresse des membres de leur entourage. Or, les proches de ceux qui choisissent cette option se retrouvent, comme tous les autres endeuillés, face à une blessure à guérir. Car bien qu’elle soit choisie, la mort d’un être cher laisse des traces.
QUELQUES CHIFFRES
Depuis l’entrée en vigueur de l’aide médicale à mourir en 2015, de plus en plus de gens y ont recours, comme le démontrent les statistiques :
2015-2016 : 63
2016-2017 : 599
2017-2018 : 968
2018-2019 : 1279
2019-2020 : 1776
2020-2021 : 2426
2021-2022 : 3663
En 2021, près de 70 000 personnes sont décédées au Québec. Cela signifie que 5 % des défunts ont eu recours à l’aide médicale à mourir, comparativement à 3,3 % l’année précédente.
Dans le rapport annuel (2021-2022) de la Commission sur les soins de fin de vie, il apparaît que 93 % des personnes qui ont demandé l’AMM avaient 60 ans et plus, que 84 % avaient une espérance de vie d’un an ou moins, et que 95 % avaient de grandes souffrances physiques et psychiques.
Source : Revue Profil, des coopératives funéraires du Québec, Vol. 35, no 1, p14
90e jour de l’année
Vendredi, 31 mars 2023
On jase là…
Les réactions des oppositions, des syndicats et des médecins spécialistes sur le projet de loi Santé Québec, ne m’ont pas surpris. Ils ont joué leurs rôles respectifs et les échanges sont loin d’être terminés. Avez-vous imaginé 136 tables de négociations ? On ne s’en sortira jamais. Ce sont des négociations en continu avec les résultats mitigés, qu’on traîne constamment. Un éternel recommencement ! L’idée de Christian Dubé se tient; 4 unités de négociations pour couvrir tout l’État, c’est plus réaliste. Le débat occupera les prochains mois assurément.
Dans une moindre mesure, j’ai été un acteur présent, à Longueuil, lors des fusions municipales de 2002. On devait regrouper 8 villes, pour former la nouvelle Agglomération de Longueuil. Syndicalement parlant la tâche était immense et aujourd’hui avec une volonté d’avancer, tout le monde en est sorti gagnant avec des conditions de travail avantageuses pour tous les employés, peu importe la démographie de chaque ville. Pourquoi ça ne fonctionnerait pas en Santé ? Avec la bonne volonté de toutes les parties, ça devrait s’accomplir pour mieux servir la population du Québec, partout, malgré la distance.
Pensée et citation du jour
Qui ne veut pas quand il peut, ne peut plus quand il veut.
Proverbe italien
Ça s’est passé un 31 mars…
(1831) La ville de Montréal reçoit sa charte. Au début, la ville était administrée par des magistrats nommés par l’autorité gouvernementale. Cela faisait l’affaire de celle-ci qui pouvait y exercer les contrôles à sa guise. À partir de 1827, les instances de la population pour l’incorporation de localités sont de plus en plus pressantes et en 1831, la législature adopte une loi qu’elle érigeait dans les villes de Montréal et Québec. Elle cesse ainsi de dépendre du gouvernement de Québec. La ville de Québec reçoit également sa charte le même jour.
(1975) La tour du CN, à Toronto, devient le plus haut édifice du monde. Un hélicoptère géant hisse une des pièces terminales de quatre tonnes et demie au sommet de la tour, qui atteint une hauteur de 1 756 pieds.
Une fois les deux dernières pièces installées, la hauteur finale de la tour sera de 553 mètres (1 815 pieds).
(1991) La retraite définitive pour Guy Guy Guy, dans l’uniforme des Nordiques de Québec. Guy Lafleur fait ses adieux au hockey comme joueur actif en disputant le dernier match de sa carrière au Colisée de Québec, face au Canadien. Au début d’une cérémonie qui réunit entre autres Ginette Reno, Jean Lapointe, Julie Masse, Diane Tell et l’imitateur André-Philippe Gagnon, le public québécois réserve à Lafleur une ovation de 11 minutes.
La veille, lors de son dernier match au Forum de Montréal, le public l’avait acclamé spontanément pendant six minutes, la plus longue ovation de l’histoire sportive du Forum. Lafleur en a profité pour enfiler le 560e but de sa carrière; il aura réussi à l’âge de 37 ans avec les Rangers de New York et les Nordiques de Québec le retour le plus spectaculaire de l’histoire du hockey majeur, après une première retraite de trois ans.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Qui voudrait rendre la corvée de nettoyage moins ennuyante ? Tout le monde évidemment, et avec les judicieux trucs de madame Chasse-Taches, on peut heureusement s’en sortir avec le sourire.

1- Une capsule de savon pour lave-vaisselle dissoute dans un litre d’eau chaude permet de nettoyer manuellement la hotte de la cuisinière. Si le filtre est détachable, il ira au lave-vaisselle. Sinon, brossez-le avec la solution savonneuse.
2- Ne perdez pas de temps à gratter la nourriture collée ou la croûte noircie au fond d’une casserole. Couvrez le fond noirci d’eau chaude, déposez une feuille d’assouplissant textile non utilisée et laissez reposer toute la nuit. Les résidus de nourriture se décolleront par magie.
3- Pour nettoyer les bibelots fragiles, rien de mieux qu’un séchoir à cheveux ou un pinceau à maquillage. Même truc pour les lustres décoratifs, les meubles en rotin et le bois sculpté.
4- Un bon truc pour empêcher la poussière de coller aux écrans de télévision et d’ordinateur, on les frotte avec une feuille d’assouplissant textile déjà utilisée, ce qui éliminera l’électricité statique.
5- Évitez les taches de calcaire sur les verres et les coupes à vin. Lavez-les dans une eau chaude additionnée de vinaigre blanc. Rincez-les à l’eau froide et asséchez avec un linge à vaisselle de qualité.
6- Les étiquettes autocollantes ne sont pas toujours faciles à retirer, particulièrement sur les bouteilles et les pots en verre. Enlevez le surplus de papier en faisant tremper l’objet quelques minutes dans l’eau chaude. Étalez du beurre d’arachide sur les résidus de colle. Laissez agir une vingtaine de minutes puis faites rouler la colle sous vos doigts. Un rinçage sous l’eau chaude terminera le nettoyage.
7- Nettoyez en quelques minutes l’intérieur du four à micro-ondes en y déposant une tasse en pyrex contenant une bonne quantité d’eau. Ajoutez un quartier de citron ou 2 cuillerées de jus de citron embouteillé. Faites fonctionner l’appareil pendant 2 à 3 minutes. Attendez quelques minutes avant de nettoyer l’intérieur avec un linge sec. Vous pouvez utiliser l’eau chaude de la tasse pour nettoyer avec une éponge les comptoirs, la cuisinière et les petits électroménagers.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 25 mars 2023, p21
89e jour de l’année
Jeudi, 30 mars 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Céline Dion
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Un sourire est une clé secrète qui ouvre bien des cœurs.
Baden-Powell
Ça s’est passé un 30 mars…
(1832) La Banque de Nouvelle-Écosse, fondée en 1832 à Halifax, est la deuxième banque à charte la plus ancienne au Canada. Elle ouvre sa première succursale dans les Maritimes, mais elle s’installe aussi à Winnipeg et au Minnesota dans les années 1880, à l’époque de la construction du Canadien Pacifique.
(1931) Adoption de la « Loi des grands ponts ». Cette loi, qui est adoptée par 29 voix contre 4, permettra la construction de sept ponts complétant le réseau routier. Parmi ces sept ponts, l’on retrouve celui de l’île d’Orléans, au coût de 2,5 millions, le pont qui rejoint Lasalle à Caughnawaga (1,7 millions $) ainsi que celui de Sorel sur la rivière Richelieu (750 000 $).
Une part importante de ce budget sera également consacrée à la construction d’un pont sur la rivière Saguenay, entre Sainte-Anne et Chicoutimi (800 000 $), à un autre pont sur le Richelieu, à la hauteur de Beloeil (600 000 $), au pont Yamaska (350 000 $) et à celui qui fait le lien entre Saint-François et Pierreville (550 000 $).
(1964) Le nouveau palmarès Billboard classe les chansons des Beatles dans les cinq premiers rangs en plus de sept autres chansons inscrites dans le Top 100. Les cinq chansons sont – « Can’t Buy Me Love », « Twist and Shout », « She Loves You », « I Want to Hold Your Hand » et « Please Please Me ».
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Des débuts de la colonie jusqu’au XXe siècle, la conservation des aliments pose un problème, tant pour les citadins que pour les ruraux. Avant que les avancées technologiques permettent la mise en conserve et la réfrigération domestique, les principales techniques de conservation des aliments utilisées étaient le séchage, le fumage, les agents de conservation et le froid.

LE SÉCHAGE
Les fruits et les herbes aromatiques du jardin comme le thym, la sauge, le cerfeuil ou le persil sont les principaux aliments qui bénéficient de ce procédé de déshydratation. Une variété de poisson, la morue, est aussi exposée à cette forme de conservation, cette dernière étant susceptible de se retrouver sur bon nombre de tables.
Les Autochtones déshydratent leurs bleuets et leurs atocas. Certains fruits locaux, comme la canneberge, profiteront de ce procédé en vue de leur exportation en Europe.
Certains fruits déshydratés arrivent en sens inverse dans la colonie, comme les raisins de Corinthe ou de Malaga – pour ne nommer que ces deux variétés –, les pruneaux de Tours ou d’ailleurs, sans oublier les figues.
LE FUMAGE
S’il est bien connu que les diverses nations autochtones font fumer leurs viandes et leurs poissons soit pour les consommer, soit pour les conserver, on sait moins que les premiers Français à s’établir sur le territoire dédaignaient cette façon d’apprêter les aliments, sauf pour une pratique : faire fumer le jambon. Cette pièce de viande se retrouve, à l’occasion, suspendue à la cheminée en vue de bénéficier de l’effet de la fumée.
LES AGENTS DE CONSERVATION
Au nombre des agents de conservation, il faut notamment inclure l’alcool, le sucre, le sel et la graisse. L’alcool est surtout associé aux fruits importés dans l’eau-de-vie.
Pour sa part, le sucre est accolé à la préparation de confitures, bien qu’il faille tout de suite préciser qu’au temps de la colonie française, la consommation de préparations sucrées est limitée : la consommation de sucre n’augmente considérablement chez les francophones qu’à compter du milieu du XIXe siècle, même si la France contrôlait le marché du sucre bien avant cette période.
Le principal agent de conservation utilisé est le sel qui, contrairement à la réalité française, n’est pas taxé en Nouvelle-France. On conserve donc ainsi les gras de cuisson – le beurre, le lard ou l’anguille, ce gras du carême –, certains poissons comme le saumon et l’esturgeon, sans oublier le bœuf.
Certaines préparations comme les herbes salées ajoutent du goût aux mets.
Toutefois, le sel manque à l’occasion, surtout au XVIIIe siècle; sans sel, le cheptel dépérit, les salaisons alimentaires deviennent impossibles et toute la sécurité alimentaire est fragilisée.
Les administrateurs coloniaux n’hésitent pas à envoyer des bateaux, à partir du Québec, vers les établissements de pêche de Terre-Neuve pour s’approvisionner en sel.
Un projet de saline élaboré pour la région de Kamouraska ne verra jamais le jour, faute de main-d’œuvre et de connaissances. Après la Conquête, le sel fait l’objet d’arrivages irréguliers.
Le dernier agent de conservation, et non des moindres, est le suif fondu. Il est utilisé pour enduire les œufs. C’est sur la recommandation du scientifique Réaumur, physicien et inventeur français, que le médecin Jean-François Gaultier adopte cette pratique ; cette façon de faire se propagera dans toute la colonie. Selon Gaultier, avant l’adoption de cet avis, on peinait à conserver ses œufs jusqu’à la Mi-Carême.
À noter qu’avant la fin du XVIIIe siècle, chez les francophones, les marinades ne sont pas au rendez-vous.
LA CONSERVATION PAR LE FROID
Cette action s’effectue de quatre façons : par la neige, par la glace, par la congélation et par le caveau à légumes.
En 1683, l’intendant de Meulles écrit à ses supérieurs que le climat colonial offre un avantage indéniable : celui de conserver par congélation les viandes et volailles pendant « quatre à cinq mois ». Lorsque la saison froide est bien implantée, on fait congeler des pièces de viande pour les accrocher ensuite dans les greniers, autant en ville qu’à la campagne.
Au cours du XVIIe siècle, les colons français adoptent la façon de faire autochtone en creusant des trous dans la terre, en y enfouissant neige ou glace, pour ensuite entreposer les viandes par-dessus : une version moins coûteuse de la glacière.
Les plus riches, comme les administrateurs ou les institutions ainsi que les bouchers, profitent de glacières : Ces bâtiments sont d’immenses réceptacles en pierre, remplis de neige, puis arrosées avec des canaux d’irrigation, au-dessus desquels un hangar abrite diverses coupes de viande et autres aliments.
Le caveau à légumes, quant à lui, avec sa température fraîche – de 2°C à 5°C en hiver –, a pour rôle de protéger les fruits (surtout les pommes) et les légumes du froid hivernal.
Autre façon d’utiliser le froid, c’est de laisser certains légumes, comme les choux et les poireaux, dans les jardins sous la neige.
LA GLACIÈRE DOMESTIQUE
Ces façons de pratiquer la congélation fonctionnent très bien au XVIIe siècle, puisqu’il s’agit du siècle le plus froid du dernier millénaire. Toutefois, plus le XVIIIe siècle progresse, plus les températures se réchauffent et plus les redoux s’allongent.
Ces redoux ont lieu entre les mois de décembre et de mars. Conséquence : les aliments congelés se détériorent et deviennent gâtés, du moins pour ceux qui sont seulement exposés à l’air ambiant, sans l’apport frais de la glace ou de la neige. Si la récolte n’est pas au rendez-vous, l’insécurité alimentaire s’installe et s’amplifie.
La glacière domestique ne fera son apparition que dans le dernier tiers du XIXe siècle. Son utilisation connaîtra une progression importante après la Grande Guerre. Son fonctionnement est simple : on dépose un bloc de glace dans le compartiment supérieur et on entrepose les denrées périssables en dessous.

LA CONSERVE
La boîte de conserve, bien qu’elle soit inventée en France avant d’être améliorée en Angleterre au début des années 1800, prend du temps à s’implanter au Québec et au Canada. Après que quelques-unes ont fait leur apparition au cours du siècle, les conserveries de poisson et de fruits et légumes ne prennent vraiment leur envol qu’au cours des années 1880.
À Montréal, dès 1889-1890, la compagnie S. S. Garneau produit du ketchup aux tomates, des marinades et de la moutarde, mais il s’agit d’une aventure éphémère ! L’adoption par les Québécois des conserves ne se fait qu’après la guerre 1914-1918.
Au Québec, en 1914, la Jean-Baptiste Renaud & Cie lance la Old City Manufacturing, qui exploitera la marque Reno.
CONCLUSION
Les améliorations technologiques que sont la conserve et la réfrigération domestique ont facilité la transition printanière et atténué l’insécurité alimentaire.
Cependant, comme on peut facilement le constater, antérieurement, chaque printemps représentait un éternel défi, qu’il s’agisse des aléas du temps (les redoux), de la pénurie de produits (le sel, notamment), de mauvaises techniques (pour les œufs) ou encore de mauvaises récoltes.
Il faut ajouter que le carême se superposait à ce défi agroalimentaire, puisque pendant ces 40 jours d’abstinence, les viandes risquaient de s’altérer.
Source : Yvon Desloges, historien, Le Journal de Montréal, cahier weekend, 18 mars 2023, p78
88e jour de l’année
Mercredi, 29 mars 2023
À la douce mémoire de…
JEAN LAPIERRE 1956-2016 – Ministre fédéral et chroniqueur politique, décédé tragiquement.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Jean-Paul Lajoie
Bon anniversaire !
On jase là…
J’ai hâte de connaître le dépôt du projet de loi pour réorganiser la Santé au Québec promis par le ministre de la Santé, Christian Dubé. Pour Santé-Québec, je lui fais confiance parce qu’il est le plus qualifié pour mener cette réforme à bien.
Pensée et citation du jour
Si nous n’avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres.
La Rochefoucauld
Ça s’est passé un 29 mars…
(1867) L’Acte de l’Amérique du Nord britannique est adopté à Londres, créant la Confédération formée par l’Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick; l’acte entrera en vigueur le 1er juillet. Le projet de loi est soumis à la reine le 11 février et lu à la Chambre des lords, pour la première fois, le jour suivant.
Les travaux se déroulent dans un calme relatif et le projet de loi franchit les étapes de la première, de la deuxième et de la troisième lecture à la Chambre des lords au cours du mois de février. Les trois lectures à la Chambre des communes sont aussi expédiées en deux semaines, presque sans débat. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique obtient la sanction royale le 29 mars 1867.
(1922) Le jour le plus triste de l’histoire du sanctuaire. La basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré est entièrement détruite par un incendie. Le travail des pompiers de Québec ne suffit pas à maîtriser un incendie qui éclate dans la sacristie de la basilique Sainte-Anne de Beaupré. Seules quelques oeuvres d’art (peintures, statues) sont sauvées du désastre dont les coûts sont évalués à plus d’un million de dollars.
Le moment le plus mémorable de l’incendie survient lorsque les deux clochers de la basilique, hauts de plus de 160 pieds, s’effondrent. La presse soulèvera l’hypothèse que le feu a été provoqué par un court-circuit. La construction de la basilique remontait à la fin du XIXe siècle.
(2016) Décès de l’ex-ministre et chroniqueur politique Jean Lapierre, dans un écrasement d’avion aux Îles de la Madeleine. Sont aussi décédés dans l’accident son épouse, ses deux frères et sa sœur, ainsi que les deux membres de l’équipage dont le pilote.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Quelqu’un m’a envoyé le texte qui suit et que j’ai intitulé « Charcuterie ». Parce que massacrer une langue comme le français de cette façon, c’est la charcuter ! Il contient une soixantaine d’anglicismes. J’ajouterai que, sans vraiment en avoir la certitude, ce texte provient probablement de France, où la gangrène anglaise est déjà fortement pandémique. Mais, ici au Québec, il doit vous servir d’avertissement, parce qu’avec tous les anglicismes qu’on entend partout dans notre quotidien, cette atrocité commence à apparaître à vitesse grand V, chez nous.

Trouver un bon job n’est pas facile, maintenant les managers sont souvent en meeting et on passe son temps en brainstorming ou en debriefing des reporting du mois précédent.
Heureusement que maintenant les computers ne sont pas bruyants car, avec nos bureaux en open space, c’est pas facile. On n’a même pas de smoking place. Le midi, avec les collègues, on se fait un burger avec des chips grâce au food truck installé en face. Si on n’a pas trop faim, on demande un doggy bag.
Mon boulot consiste à animer une hot line pour des traders… qui suivent le market trade en restant très attentifs au benchmark et aux avis de leurs followers. Le boss me demande souvent de faire ses forecast pour alimenter sa data base qui destinée à préparer son prochain business plan.
Avant de quitter le bureau, je prends toujours mon smartphone pour passer un call à ma femme. Elle doit être encore en train de faire du shopping et de profiter des discounts ou du black friday. Il y a des shopping center près de chez nous ainsi que des garden centers. Elle fréquente aussi une salle de fitness car avec le temps souvent pluvieux, elle apprécie les séances en indoor. Elle y fait du home training, du streching avec sa coach.
Le week end, c’est plutôt cool… On fait du jogging ou un trail si on est en forme. Easy ! Après, j’aime bien rester en sportswear et faire un brunch le midi.
L’après-midi, on se met dans notre salon très cosy pour notre moment de cocooning.
On écoute souvent notre musique en playlist et nos émissions préférées en replay ainsi que la radio en podcast…. Ceci dit, nous aimons aussi les émissions en prime time. On se fait parfois une vidéo en streaming ou en VOD on demand.
Les concerts, on les préfère en live et unplugged. C’est rare que j’achète encore des singles de mes chanteurs préférés.
Pour les grandes occasions coktail, garden party ou sorties en night-club, on aime bien être habillés fashion mais tendance vintage tout en restant in.
Pour la voiture, c’est toujours en leasing, jamais en cash.
J’espère que mes enfants pourront un jour faire un master dans une business school. Mais l’aîné nous parle déjà de faire un road trip aux States après le secondaire !
Allez… je vous laisse à vos hobbies,
Bye !
87e jour de l’année
Mardi, 28 mars 2023
À la douce mémoire de…
JANINE SUTTO 1921-2017 – Comédienne québécoise, réputée entre autres pour son rôle de mademoiselle L’espérance dans la série humoristique Symphorien, durant plusieurs années.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Caroline Desponts – Alain Durocher – Mario Belgiorno – Raymond Lalonde – Maxime Gignac
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Avoir du génie sans avoir du cœur est un non-sens.
Mozart
Ça s’est passé un 28 mars…
(1961) À la suite d’un remaniement ministériel, le premier ministre du Québec, Jean Lesage, annonce que René Lévesque devient ministre des Richesses naturelles. Ce nouveau ministère aura notamment juridiction sur les mines et les ressources hydrauliques, qui avaient leur propre ministère auparavant. Dès la première année de son mandat, Lévesque sera un ardent défenseur de la nationalisation du réseau hydroélectrique, un projet qui sera au cœur de l’élection qui aura lieu à l’automne 1962.
(1979) À 4h du matin, le système de refroidissement de la centrale nucléaire de « Three Mile Island » (Pennsylvanie) tombe en panne. Quelques instants plus tard, un technicien désamorce le dispositif de refroidissement de secours par inadvertance. La température grimpe dangereusement au cœur du réacteur nucléaire qui commence à fondre. Des barrettes d’uranium se brisent. La vapeur d’eau radioactive s’accumule et menace de faire exploser la structure.
Alertées, les autorités américaines font évacuer les femmes enceintes et les enfants dans un rayon de 8 km. Un million et demi de litres d’eau contaminée seront déversés dans la rivière Susquehanna pour accélérer le refroidissement du réacteur. La menace d’explosion durera plusieurs jours. Pour les Etats-Unis c’est le plus grave accident nucléaire jamais survenu.
(1992) Tears In Heaven, une chanson composée par Eric Clapton en hommage à son fils de quatre ans qui a perdu la vie en chutant de la fenêtre d’un immeuble, parvient en 2e position du Hot 100 pour y demeurer pendant quatre semaines; on a pu l’entendre dans le film Rush.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Et pourquoi pas ? Dès demain, les restaurateurs de Montréal ne vous fourniront plus de tout ce qui est plastique; ustensiles, pailles, assiettes, contenants en styromousse, à usage unique. Fini ! Terminé !

Vous décidez d’aller manger au casse-croûte du coin ? Apportez vos plats, assiettes, coutellerie et même vos vieilles pailles en plastique, sinon, c’est avec vos mains que vous allez bouffer. Comme au temps de l’homme de Neandertal.
Déjà, certains établissements ont remplacé leurs pailles en plastique par le carton. Après avoir siphonné deux ou trois gorgées, elles ramollissent et laissent un goût de dégueulasse. C’est loin d’être l’invention du siècle.
Et ils appellent ça le progrès !!!
Une bonne salade de choux, sans fourchette… t’as l’air idiot à manger avec tes mains. Mieux… une bonne poutine… j’espère que tu n’as pas oublié tes ustensiles, sinon… Et ta boisson gazeuse avec une paille en métal… ce n’est pas l’invention du siècle.
À compter de demain, on va voir les gens se promener avec leur couvert, comme en camping lors des repas communautaires. J’espère que les restaurateurs vont prévoir un espace pour faire notre vaisselle.
Le plus drôle de l’histoire, c’est que la ville de Montréal avait décidé de ce règlement il y a dix-huit mois et voilà que demain, c’est le grand jour. Étrangement, en contrepartie, elle permet aux 8000 restaurateurs et commerçants d’épuiser leurs réserves. Probablement parce qu’ils n’avaient pas prévu le coup.
Ou, ne s’en souvenaient plus !
Montréal vient de se trouver une autre raison de déserter son territoire pour préférer la banlieue.
86e jour de l’année
Lundi, 27 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DU THÉÂTRE
À la douce mémoire de…
MARIE-BERTHE RIENDEAU (2011) – Famille
On jase là…
Hier soir, à l’émission Tout le monde en parle, l’excellente pianiste Alexandra Stréliski présentait son dernier album Néo-Romance. Comme toujours, une musique instrumentale inspirée et agréable à écouter. Seule ombre au tableau, la moitié des 14 chansons portent un titre anglais. Est-ce vraiment nécessaire au Québec, pour de la musique instrumentale ?
Pensée et citation du jour
C’est en vain qu’on cherche au loin son bonheur quand on oublie de le cultiver soi-même.
Jean-Jacques Rousseau
Ça s’est passé un 27 mars…
(1969) Le gouvernement fédéral envoie 3 126 avis d’expropriation aux résidents de Sainte-Scholastique et d’autres municipalités voisines. Au total, Ottawa prendra possession de 93 000 acres de terrain en vue de la construction de l’aéroport international de Mirabel.
Au total, 1 700 familles, en grande majorité des agriculteurs appartenant à 16 paroisses, devront se reloger. Pendant plus de cinq ans, les citoyens tenteront vainement de faire entendre leurs doléances. L’aéroport de Mirabel sera inauguré en octobre 1975. Finalement, à peine 50% de la superficie sera utilisée, et le 27 mars 1985 sera signé un protocole d’entente pour la rétrocession de 32 000 hectares aux expropriés.
(1996) Premier fruit de la collaboration de Disney et Pixar, « Toy Story » sort en France. C’est le premier long métrage en images de synthèse trois dimensions de l’histoire. Il relate les aventures des jouets d’un petit garçon lorsque que celui-ci les laisse seuls dans sa chambre.
(2006) L’industrie touristique des Cantons-de-l’Est et du Québec tout entier subit un dur coup avec la destruction par les flammes de l’un de ses joyaux, l’Auberge Hatley; de nombreux visiteurs célèbres y ont fait halte, dont récemment le président de la France Jacques Chirac en août 2003.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une

Regarder pour mieux constater
Et imaginer pour mieux rêver !
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Partir pour mieux revenir
Et construire pour mieux bâtir !
—
S’installer pour mieux fonder
Et s’annoncer pour mieux arriver !
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Croire pour mieux croître
Et pourvoir pour mieux accroître !
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Changer pour mieux échanger
Et déménager pour mieux recommencer !
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Chanter pour mieux espérer
Et vibrer pour mieux composer !
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S’équiper pour mieux s’armer
Et se pencher pour mieux se redresser !
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Se définir pour mieux se suffire
Et s’unir pour mieux vivre le pire !
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Aimer pour mieux te regarder
Et s’engager pour mieux t’embrasser !
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Source : Marie-Louise, Revue Le Bel Âge, Été 2022, p6
85e jour de l’année
Dimanche, 26 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU BENGLADESH
Pensée et citation du jour
Vivre sans amis, c’est mourir sans témoin.
Georges Hébert
Ça s’est passé un 26 mars…
(1885) Le crématorium St John’s est ouvert par la Société de Crémation (Cremation Society) à Woking en Angleterre. La première crémation eut lieu en ce jour du corps de Mrs Pickersgill. Un an plus tard, trois crématoriums existaient et 597 357 corps avaient été incinérés. Dès les temps les plus reculés, la crémation était employée pour détruire les cadavres.
Toute l’antiquité grecque et latine brûla des corps et les civilisations extrêmes orientales y sont restées attachées depuis les temps les plus anciens. L’inhumation était, au contraire, l’usage constant des Hébreux ; les premiers chrétiens l’adoptèrent, en souvenir de la mise au tombeau de Jésus-Christ, et avec les progrès du christianisme, la pratique de la crémation tomba peu à peu en désuétude pour disparaître complètement vers le IVème siècle de notre ère.
(1957) Elvis achète Graceland pour 100 000 $, qu’il paye comptant. Il investira par la suite, pas moins de 400 000 $ de travaux. Peu après avoir emménagé, Elvis fait repeindre la façade en bleu et or. Elle est éclairée par des projecteurs afin que les couleurs soient visibles la nuit.
(1966) Décès attribués à la consommation de la bière Dow. Le journal La Presse de Montréal titrait à la une de son édition : » Ottawa enquête à Québec sur la mort étrange d’une quinzaine de personnes « . L’article fait alors mention d’une enquête en cours par le Service des aliments et des drogues du ministère fédéral de la Santé. L’enquête, sans nécessairement faire de relation de cause à effet, indique que les victimes sont de grands consommateurs de bières, tous décédés d’un arrêt cardiaque.
Avec un certain recul, cette manchette a été la cause de la rapide chute financière de la brasserie Dow qui brassait une des meilleures bières blondes que le Québec ait connues – sa popularité ainsi que les prix internationaux qu’elle va mériter dans les années 70 en font foi. En l’espace d’un an, la brasserie Dow perdit pratiquement tout le marché brassicole du Québec. Un marché qu’elle occupait à cette époque à quelque 51 % à l’échelle provinciale, et, pour la ville de Québec seulement, à environ 85 % du marché.
Entre la rumeur et l’histoire, entre les faits évoqués et une enquête en profondeur des événements, il y a de quoi parler d’un véritable mythe de la bière Dow. En 1967, la brasserie Dow, qui ne possède plus qu’une infime part du marché de la bière au Québec, est achetée par la brasserie O’Keefe. Après plus d’un siècle d’existence, en 1998, la bière Dow est définitivement retirée du marché.
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La Une
Ce qui suit est une lettre réelle qu’un gérant de banque a fait publier dans le journal local, cette lettre d’une dame de 86 ans, cliente de sa banque.

Cher Monsieur,
Je vous écris pour vous remercier d’avoir fait rebondir mon chèque destiné à mon plombier pour mon compte du mois passé. Je calcule qu’il s’est écoulé trois nanosecondes entre le temps où le chèque a été déposé et l’arrivée de fonds requis pour le valider.
Je fais référence, naturellement, au dépôt mensuel de mes fonds de pension, autorisation qui, je dois admettre, a été faite il y a seulement huit ans.
On devrait vous féliciter d’avoir pris ce bref moment pour saisir mon compte et le débiter d’un montant de 30$ en pénalité, surtout que c’était à cause d’une défaillance de votre système bancaire.
Je sursaute et cet incident me fait repenser à la manière de gérer mes finances.
Je remarque que, personnellement, je réponds à vos appels téléphoniques et à vos lettres. Lorsque je tente de vous rejoindre, on me répond par une machine, surchargée, préenregistrée et sans visage personnel. Voilà ce que votre banque est devenue. À l’avenir, je, tout comme vous, choisis de faire affaire avec une personne en chair et en os.
Mes paiements hypothécaires et mes emprunts, à partir de maintenant, ne seront plus automatiques, mais arriveront à votre banque, par chèques adressés « personnel et confidentiel » à un ou une employée de votre banque que vous aurez désignée. Je vous fais la remarque que, si d’autres personnes ouvrent cette lettre, ils commettent une offense selon les règles de la poste nationale.
Vous trouverez, ci joint, le formulaire « Application Contact » que j’exige être complété par la personne que la banque désignera pour s’occuper de mon compte. Je regrette que ce formulaire soit de huit pages. Il est fait de manière que je connaisse bien cette personne autant que vous, vous en savez sur moi. Il n’y a pas d’autres alternatives. Aussi, prenez note que toutes copies des rapports médicaux de cette personne auront à être contresignées par un notaire public, ainsi que sa situation financière (revenus, dettes, placements et rentabilités) qui devra être accompagnée de preuves documentées.
En un moment opportun, selon mon temps, je soumettrai un numéro de NIP que la personne désignée aura à utiliser dans ses rapports avec moi. Je regrette qu’il ne puisse y avoir moins que huit caractères et, encore, j’ai pris modèle sur le nombre de boutons requis pour avoir accès à ma balance de compte sur votre service téléphonique. Comme il est dit, être imité est une forme de flatterie.
Laissez-moi tenter davantage de vous imiter.
Lorsque vous m’appellerez, voici les numéros des boutons à presser :
1. Pour en français
2. Pour prendre rendez-vous pour un paiement manquant.
3. Pour transférer l’appel dans mon salon au cas où j’y serais
4. Pour transférer l’appel dans la chambre à coucher au cas où j’y sommeillerais.
5. Pour transférer l’appel à la toilette au cas je répondrais à la nature.
6. Pour transférer l’appel à mon cellulaire au cas où je ne serais pas à la maison.
7. Pour laisser un message sur mon ordinateur dont un mot de passe est requis. Le mot de passe vous sera donné plus tard lorsque j’aurai reçu le formulaire « Application Contact » mentionné plus haut.
8. Pour retourner au menu principal et réentendre les options 1 à 7.
9. Pour porter plainte ou demander des renseignements. Le contact sera mis en attente, dépendamment du trafic de mon service de répondeur.
Vu qu’occasionnellement cela peut prendre un certain temps, une musique se fera entendre tout le temps de l’appel.
Regrettablement, mais suivant votre exemple, j’aurai à vous faire une facture couvrant les frais de ces nouveaux arrangements. Puis-je vous souhaiter, si humblement, une année moins prospère ?
Votre humble cliente.
Toujours d’actualité cette missive !
84e jour de l’année
Samedi, 25 mars 2023
19 au 25 mars
THÈME : DIGNITÉ

On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DE L’ANNONCIATION (chrétienne)
LA FÊTE NATIONALE DE LA GRÈCE
À la douce mémoire de…
BENOÎT GIRARD 1932-2017 – Comédien québécois.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Geneviève Guay
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède.
Saint Augustin
Ça s’est passé un 25 mars…
(1925) Première démonstration publique de la télévision. John Logie Baird, un ingénieur et entrepreneur écossais, réussit sa première transmission de formes simples en 1924 en utilisant un téléviseur mécanique. Le 25 mars 1925, Baird fit sa première démonstration publique de la « télévision » dans le magasin Selfridges, sur Oxford Street, à Londres. Lors de cette démonstration, il n’avait pas encore réussi à obtenir de bonnes demi-teintes dans l’image en mouvement; seules des silhouettes étaient visibles. Au début d’octobre 1925, Baird obtint la première véritable image télé dans son laboratoire.
(1961) La victoire de l’équipe libérale de Jean Lesage marque un tournant dans la conception de l’État. En mars 1961, le premier ministre déclare à ce sujet : « L’État québécois est le point d’appui collectif de la communauté canadienne-française. L’État québécois n’est pas un étranger parmi nous. Allons-nous le comprendre ! C’est à nous. Il est à nous. Il nous appartient et il émane de nous. »
(2000) Au moins 13 jeunes ont péri et 44 autres ont été blessés, au terme d’une fête d’enfants qui a tourné au drame en Afrique du Sud. Environ 600 élèves étaient réunis dans une discothèque pour fêter la fin de l’année scolaire, lorsque quelqu’un a lancé une bonbonne de gaz lacrymogène à l’intérieur. Pris de panique, les fêtards sont sortis en courant des lieux, piétinant les victimes.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Les raisons de la légalisation par l’ami Justin un fameux 17 octobre 2018, étaient très farfelues; empêcher le marché noir, faire échec aux cochonneries qui s’offrent dans la rue, aux jeunes qui consomment n’importe quoi. Les criminels qui concoctent des mélanges dangereux et parfois mortels, sans aucune retenue, provoquent des épisodes de délires. Les problèmes de santé mentale s’accentuent au point où, c’est devenu incontrôlable. On n’a rien réglé et le pire est encore à venir.
Mercredi dernier, dans le Journal de Montréal, Mario Dumont publiait un article intéressant sur le sujet, et que je vous partage aujourd’hui.
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LA DROGUE, LE TABOU DERRIÈRE LES PROBLÈMES DE SANTÉ MENTALE
Des enfants de Laval tués dans une garderie par un chauffeur d’autobus. Des piétons frappés au hasard par un concitoyen à Amqui, des parents et une grand-mère poignardés par un jeune de 19 ans.

Triste mois… Les tribunaux et leurs experts auront à déterminer si la maladie mentale doit entrer en ligne de compte du point de vue de la responsabilité criminelle. Je leur laisse ça.
Sans conclure du point de vue criminel, nous comprenons néanmoins que pour poser de tels gestes, il faut aller très mal entre les oreilles. Dans nos discussions collectives, le thème de la santé mentale revient toujours, avec ce sentiment qu’on voit de plus en plus de comportements gravement déréglés.
Il faudrait faire plus, ajouter des services. Dans son budget d’hier, le gouvernement a ajouté des fonds. Certainement, il faut faire mieux en termes de disponibilité des services. Mais serions-nous en train de fermer les yeux sur un éléphant dans la pièce en matière de santé mentale ?
LES DROGUES
Nulle part je ne vois des réflexions sur les liens entre la consommation de drogue et les problèmes de santé mentale. Pourtant, les connaissances scientifiques sont implacables. Ce lien existe. La consommation de drogue, surtout à l’adolescence, accroît les risques de développer des maladies mentales.
Sur le site de l’Institut national de santé publique du Québec, on peut lire : « Plusieurs études ont établi des liens entre la consommation régulière de cannabis et les risques d’apparition de symptômes ou troubles psychologiques. Ces risques s’accroissent particulièrement chez les personnes ayant commencé leur consommation tôt à l’adolescence… »
Assez clair.
Sur le site de Santé Canada, la question est établie clairement : « Le cannabis augmente-t-il le risque de psychose et de schizophrénie ? » Réponse de Santé Canada : Oui.
Voici quelques détails qu’on y ajoute : « il existe une relation dose-réponse entre la fréquence de consommation de cannabis et le risque de psychose et de schizophrénie. Toute consommation de cannabis est associée à une augmentation de 40 % du risque de psychose… »
Le journal de l’Association américaine de psychiatrie a publié en janvier 2022 un texte qui lie la hausse de consommation dans la société et l’accroissement de la prévalence des maladies comme la psychose ou la schizophrénie. Les relations entre cannabis et maladies mentales y sont clairement réitérées.
JEUNES À RISQUE
Avant la légalisation, les jeunes étaient déjà bien exposés au cannabis, ne nous berçons pas d’illusions. Mais qu’on le veuille ou non, la légalisation a amené une énorme banalisation.
Si c’est légal, si le gouvernement en vend, ça ne doit pas être dangereux…
Il y a une sensibilisation aux dangers qui est totalement perdue.
Il faut inclure aussi toutes les autres cochonneries qui sont vendues dans la rue. La métamphétamine, les petites pilules populaires chez les jeunes, comporte aussi des risques pour la santé mentale. Et combien d’autres produits ?
Ce n’est pas assez de constater les problèmes grandissants de santé mentale. Il faudrait être capable de pointer du doigt les drogues, un facteur clé de cette détérioration.
83e jour de l’année
Vendredi, 24 mars 2023
19 au 25 mars
THÈME : DIGNITÉ

On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA TUBERCULOSE
À la douce mémoire de…
ALBERT UDERZO 1927-2020 – Dessinateur des bandes dessinées d’Astérix.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Estelle Gagnon
Bon anniversaire !
Comportement de la langue française au Québec…
Assez mal merci ! Deux preuves que la langue française arrive deuxième tout comme son poids démographique au Canada. Le site internet de la Canadian Bank Of Commerce, la CIBC, affiche sa page d’accueil ici, au Québec, en anglais. Il faut cliquer sur FRANÇAIS pour l’obtenir. Encore pire et impardonnable chez Loto-Québec où, huit fois sur 10, la page d’accueil s’affiche uniquement en anglais et il faut faire la même manœuvre pour l’afficher en français. Et ce n’est pas mon ordinateur qui est mal configuré ! Oh que non !
Pensée et citation du jour
Nous nous guérissons nous-même lorsque nous cessons de nous en empêcher.
Thierry Bernardin
Ça s’est passé un 24 mars…
(1882) Le médecin et microbiologiste allemand Robert Koch annonce à la société physiologique de Berlin qu’il a découvert le bacille de la tuberculose. Il démontre le caractère contagieux de ce que l’on considère alors comme « la maladie du siècle ». Des mesures de lutte vont être prises partout mais il faudra attendre 1921 pour voir la tuberculose reculer vraiment avec la mise au point du vaccin du bacille de Calmette et Guérin (BCG).
(1944) Tentative d’une grande évasion (Le film « La grande évasion » a été fait à partir de ce fait vécu). Le Stalag Luft III était un camp de prisonniers de guerre (Stalag) pour les pilotes pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était situé à côté de Sagan (dans l’actuelle Pologne) et il relevait exclusivement de la Luftwaffe.
On estime qu’au début de 1944, ils étaient plus de 10 500 prisonniers. Les tentatives d’évasion étaient nombreuses, et la fuite la plus connue a eu lieu pendant la nuit du 24 mars 1944. Cette fuite était organisée par le Comité « X » créé au printemps 1943 et dirigée par le commandant Roger Bushell. Par un tunnel qui avait 111 m de longueur et 10 m de profondeur, 76 pilotes ont réussi à sortir du camp.
Les Allemands ont traqué les soldats sur tout le territoire. Résultat: trois pilotes ont échappé aux mains des Nazis, les autres ont été saisis et puis, en vertu de l’ordre d’Hitler, 50 d’entre eux ont été fusillés.
(1977) L’ailier droit Guy Lafleur réalise un nouveau record de la Ligue nationale de hockey (LNH) en réussissant au moins un point dans une 23e partie consécutive. L’ancienne marque était détenue depuis la saison 1959-60 par le joueur de centre Bronco Horvath des Bruins de Boston.
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