La pause est terminée

2016-01-05 001AUne petite pause d’écriture pour quatre jours, ça fait du bien de temps en temps. La famille étant en visite à la maison depuis une semaine, il fallait bien s’occuper de leur confort et de leurs distractions. Vous ne m’en voudrez pas trop, je pense bien.

Toujours est-il qu’hier matin, avant le lever du jour et sous la pluie, c’était le transport de nos visiteurs vers l’aéroport de Fort Lauderdale d’où ils devaient décoller à 11h45. Toute bonne chose ayant une fin, il leur fallait retourner au Québec et sa neige. Mais auparavant, un arrêt s’imposait chez la compagnie de location pour remettre l’auto.

Vous vous souvenez que dans mon article du 3 janvier, Pierre-Olivier avait fait la connaissance avec le charme des déesses du Hooters de Tampa Bay. Et bien pour rester dans les choses prescrites pour leur jeune âge, nous sommes allés faire un tour à la piste de courses de chiens Naples Fort Myers Greyhound Tracks, mercredi. Histoire de leur montrer où éviter de dépenser son fric durement gagné. Encore là, aucune réaction. Même qu’ils se sont permis de choisir quelques combinaisons pour faire fortune… sans succès. Moi, le patriarche, j’ai remporté la dernière course et d’un coup, j’essuyais la perte du total de mes mises quotidiennes.

On a aussi fait les magasins pour habiller les enfants et explorer quelques restaurants rapides. Avec les mousses, pas de niaisage. Ils savent ce qu’ils veulent ; Pierre-Olivier c’est un hamburger fromage mayonnaise et Audrey-Anne, hotdog ketchup. On a aussi bouffé à la maison et croyez-moi, je ne sais pas où ils mettent tout ça, mais la poubelle affamée en pleurait. Elle ne se contentait que de miettes.

Jeudi, c’était jour de plage. Alors que Dame nature prévoyait un chaud 24°C avec du soleil, nous nous sommes dirigés vers la plus belle plage de la Floride ; Siesta Key à Sarasota, une vaste plage style Baywatch, sans Pamela Anderson, avec son sable aussi fin que de la farine. Ça faisait trois ans que nous n’y étions pas allés et croyez-moi, les aires de stationnements et de repos se sont grandement améliorés, avec ses centaines de tables de pique-niques judicieusement disposées autour d’abris et d’une végétation luxuriante. Des kiosques de nourritures sont disposés un peu partout et les stationnements ont refait peau neuve avec leurs ilots qui donnent au site, un cachet particulier. D’ailleurs l’aménagement est toujours en cours de réalisation.

Alors pour revenir à la plage, on a fait le trajet d’une heure sous une bruine et des nuages qu’on avait bien hâte de voir se dissiper. Hélas, ce fut peine perdue ! Dame nature s’était encore une fois trompée. Alors qu’on était sous les nuages à Sarasota, Fort Myers se faisait griller la bedaine avec Galarneau-le-resplendissant. Mais les gens continuaient quand même d’arriver, d’installer leurs serviettes et de s’allonger. Évidemment, il y avait moins de risque de s’exposer aux rayons brûlants et dévastateurs du soleil.

Mais sur les plages, il y a plus indispensable que la crème solaire ; le cellulaire ! Aucun commun rapport mis à part que le mot se termine en «aire». C’est fou ! C’est débile ! J’observais deux groupes de trois personnes non loin de notre position. Le premier installe ses effets et étend sa grande couverture. Comme une savante chorégraphie, pouf ! Ils se laissent choir et empoignent leur cellulaire. Quelques petites minutes plus tard, même scénario un peu plus loin. C’est devenu un incontournable, comme si la terre arrêtait de tourner d’un coup et qu’il fallait tout savoir. Que font nos petits-enfants dans leurs moments libres ? Le iPod et vlan sur Internet. Et ils sont doués ! Jamais un bidule n’a autant été employé par un humain. C’est à l’échelle de la planète ! On n’arrêtera pas le progrès mais je n’ose imaginer l’avenir. L’ère de l’intraveineux approche !

Finalement, la visite est repartie, laissant un vide certain. Rien ne bouge ! Fini les émissions pour enfants, c’est comme si la vie s’était arrêtée. La maison a retrouvée sa quiétude et on ne peut s’empêcher de repasser ces bons moments, de se remémorer les petits gestes et les petites attentions qui font sourire. Louise et moi avons passé une excellente semaine qui nous aura permis d’être réunis en famille. Et aux dires de mon fils et ses enfants, ce fut réciproque. En amoureux de l’écriture comme je suis, j’ai proposé un défi à mes petits-enfants : m’envoyer un texte de leur semaine passée en Floride. Pas un roman, mais leur point de vue, leurs impressions d’enfants. Ils m’ont promis de le faire alors je suis curieux, j’attends…