Dans la flotte

2016-01-15 001Mis à part l’hiver 2010 qui fut assez froid merci, un record de froid fracassé qui datait de 80 ans, la présente saison amène son lot anormal de précipitations dans la région ouest de la Floride. Toute la section où sont principalement disposés les véhicules récréatifs, ressemble à un champ de bataille après le passage des blindés. De profonds sillons d’un pied de large à travers les pelouses devenus de grandes éponges, je n’avais pas vu ça depuis 2004, en tout cas de façon répétitive. Les tornades, absentes entre décembre et mai, ont terrorisé Cape Corral, à côté d’ici et la région de Sarasota à deux reprises depuis deux semaines et causées d’importants dommages.

Il y a bien eu une inondation en 2005, mais c’était de la petite bière comparativement à aujourd’hui. Depuis la fin novembre, le ciel a déversé des tonnes d’eau à 3 ou 4 reprises et d’une averse à l’autre, les terrains n’ont pas le temps de s’essorer. On circule sur les rues étroites à travers les cônes pour éviter de s’enliser et qui dit VR dit camionnettes qui dépassent souvent les 3 tonnes. Comment voulez-vous ne pas laisser de traces quand vous roulez sur une surface aussi molle que de la margarine. Le sol est sablonneux ici, alors…

2016-01-15 003Les photos qui accompagnent cet article m’ont été fournies par mon ami Marcel qui constatait l’ampleur de la dernière pluie du 15 janvier. Des rizières se sont formées un peu partout et si quelques asiatiques s’étaient installés ici, ils cultiveraient le riz. Est-ce que El-Niño est responsable de tout ça ? Je n’en serais pas surpris. Regardez ce qui est arrivé au Québec en décembre, dans la région de Montréal ; pas un seul flocon de neige, des températures printanières et du golf jusqu’à Noël… Il y avait du El-Niño là-dedans !

Et pour finir le plat, comme dirait ma grand-mère, il n’y a pas encore de gérant dans le parc et le personnel se débrouille comme des poules sans tête. Pannes de courant, pénurie d’eau potable, travaux bruyants et dérangeants, ces situations provoquent la grogne chez les snowbirds et on entend leur insatisfaction. Certains ont même déjà quitté pour s’établir ailleurs et le nombre de maisons à vendre ne cesse d’augmenter. C’est pas bon pour les affaires ça. Si vous ajoutez la faiblesse du dollar canadien, ça fait beaucoup d’incitatifs pour lever les feutres ou carrément remettre son mode de vie en question.

Malgré tout, nous n’en sommes pas encore rendus là, Louise et moi. Évidemment, quand je reçois mon relevé mensuel de carte de crédit et que je fais le calcul du taux de change que je paie, qui est en fait du vent, je me dis que le soleil a son prix et qu’il faut se concentrer sur l’essentiel en matière de dépenses. L’avenir nous le dictera. Il faut prendre avec un grain de sel les propos alarmants des soi-disant experts financiers dans l’évolution du dollar. Je me souviens encore, il n’y a pas si longtemps, que d’autres experts similaires prédisaient un litre d’essence à plus de 2,50$ voire même 3$ à très court terme et c’est plutôt le contraire qui se produit présentement. La planète est tellement en effervescence, que le plus petit événement international peut changer la donne. À part ça, chez-vous sont bien ?