Un pas dans la bonne direction

Francois BlaisIl était à peu près temps que quelqu’un se penche sur le phénomène des illettrés au Québec, principalement chez les aspirants enseignants du primaire et du secondaire au Québec. Félicitations au ministre de l’éducation François Blais, qui mettra la barre plus haute envers ces futurs professeurs et principalement sur la maîtrise de la langue française pour l’obtention de leur baccalauréat.

En fait, le ministre ordonnera deux mesures de resserrement. D’abord, la note de passage du Test de certification en français écrit pour l’enseignement (Tecfée), passera de 70 à 75%, puis le nombre de reprises du Tecfée pour les étudiants qui l’échoueront sera limité à 3. Quand on pense que certains étudiants se reprennent jusqu’à 6 fois, c’est important de les limiter et ne conserver que les meilleurs, la crème en quelque sorte.

Autre bonne nouvelle, à compter de septembre 2017, tous les élèves du primaire et du secondaire seront tenus de s’adonner à une période de 15 minutes de lecture tous les jours. Ces mesures sont définitivement un pas dans la bonne direction d’écrire un français impeccable et principalement chez ceux et celles qui l’enseignent ou qui aspirent à le faire.

Deux générations complètes ne savent pas écrire un français décent. On n’a qu’à lire les commentaires et textes publiés sur les réseaux sociaux pour se rendre compte de cette calamité. Même constat dans l’affichage et les traductions sur les différents produits importés. On voit rapidement comment notre langue est traitée sans respect et avec l’impression qu’elle est devenue indigène. Mais le pire demeure le fait qu’on ne réagit pas à de tels affronts. On laisse faire sans s’indigner et exiger réparation. À peine quelques-uns le font, tout en passant pour des radicaux.

Quand on nous apprend que 60% de nos immigrants adultes ne connaissent pas la langue française et qu’ils refusent systématiquement de suivre les cours qui leur sont offerts, c’est alarmant et choquant. On devrait en faire une obligation sine qua non pour les accepter dans notre communauté. D’ailleurs, depuis 2011, les candidats à l’immigration ont l’obligation de signer la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoises, qui contient un engagement clair à apprendre le français.

Ce sont les enseignants qui doivent donner l’enseignement adéquat de la langue française écrite mais pour ce faire, l’exemple irréprochable doit venir d’eux-mêmes. Par contre, j’aurais mis la barre à 85% pour m’assurer d’une meilleure qualité d’enseignement. 15% d’erreur me semble un minimum pour obtenir son bac !