Rhinopharyngite de merde !

RhumeNe sortez pas vos dictionnaires parce que ce grand mot savant est pour désigner un rhume banal. Oui, cette infection ordinaire qui survient quelques fois dans une année et qui est on ne peut plus désagréable. Je suis pogné avec cette calamité depuis mercredi dernier et si je suis assez résistant aux maladies et malaises de toutes sortes, ce maudit rhume est la chose que je déteste au plus haut point.

Parti d’un innocent mal de gorge, il se transforme très rapidement en une formidable usine à mucus qui en produit une phénoménale quantité dans un espace pas plus grand qu’un dé à coudre. Ça n’arrête pas ! Des yeux qui coulent, de l’enchifrènement nasal jusqu’au cerveau, le nez en peau d’orange et rougi, de la difficulté à respirer, à dormir et la toux qui vient terminer ce calvaire. L’inconfort total ! Et ça dure une éternité !

Le dicton dit ; Un rhume soigné dure 7 jours, alors qu’un rhume non soigné dure une semaine… Ça veut tout dire ! Mais dans mon cas, on parle plus souvent de deux semaines avant de s’en débarrasser complètement. On file tout croche, amorti, ankylosé, bref, on manque d’énergie. On essaie tout ; bouillon de poulet, boissons chaudes, Aspirine, Tylenol, sirop, pyjama et pantoufles, rien n’y fait. On va sur la lune, on réussit à guérir des maladies et même avec toute la technologie on ne vient pas à bout d’enrayer un simple rhume… On ne peut que le soulager. Je comprends pourquoi les manufacturiers vendent les emballages de papiers-mouchoirs en boîtes de six et plus. Il faut s’armer de munitions pour parer aux attaques humides du virus, sans oublier de sortir les poubelles qui s’emplissent vite mais demeurent légères avec une tonne de kleenex.

On manque aussi d’appétit même devant notre plat préféré. On perd le sens du goûter parce que tout goûte la même chose. On se sent bien dans un lit douillet qu’on ne veut plus quitter… à condition de réussir à dormir. Mais au réveil, la routine du papier-mouchoir recommence. Puis, on tousse à s’époumoner. Dégueulasse !

C’est aussi un période propice aux isolements, parce que c’est contagieux. On ne souhaite pas pareille malchance à son pire ennemi, imaginez à ses propres amis ! Non, je ne m’habituerai jamais et en y pensant bien, je devrais peut-être faire comme maman faisait lorsque j’étais petit ; épingler une poche de camphre à ma camisole sous mon chandail. Il me semble que ça faisait effet. Est-ce que ça existe encore ???