Où va le fric?

Le fond est bleu… défraîchi.

Vous souvenez-vous des années où les espaces de stationnement des hôpitaux étaient gratuits? Nul besoin de sortir un sou de ses poches, ça ne coûtait rien. C’était le bon temps, comme le dirait feu mon grand-père. Les temps ont bien changé et maintenant tout a un prix, sauf l’air qu’on respire… et encore là, faut pas le crier sur tous les toits. Tout d’un coup.

Maintenant, ces stationnements sont payants, et dans tous les sens du terme. Ils n’ont pas tous les mêmes prix mais disons que plus on s’approche des grandes agglomérations, plus les tarifs sont élevés. Prenant pour acquis que la raison première de ces revenus est de payer pour l’entretien desdits stationnements, on est en droit de s’attendre à des résultats; du revêtement bitumineux, aux traçages des lignes en passant par l’affichage et au marquage de certains endroits spécifiquement désignés, le stationnement se doit d’être d’une qualité supérieure. Malheureusement, tel n’est pas le cas et tout est en décrépitude!

La photo qui agrémente cet article en est un exemple éloquent. Elle a été prise ce midi, au Centre Hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay, qui ressemble, à s’y méprendre, plus à un centre commercial qu’un hôpital. On remarque un pavé qui date de Mathusalem, avec une zone pour handicapés qui se passe de commentaire et qui aurait grandement besoin d’un bon coup de pinceau, tant on a l’impression qu’il date de plusieurs et encore plusieurs années. Les zones de stationnement interdit sont si pâles, qu’on ne les remarque pas.

Autre détail qui mérite d’être souligné, les postes de billetteries extérieurs, aux entrées du stationnement, sont rongés par la rouille. Alors, la question se pose… « Qu’est-ce qu’on fait avec le pognon qu’on nous arrache? » Vous avez une idée?