Les victimes dénoncent enfin

Il était temps! Certaines victimes vivent avec cette humiliation depuis de nombreuses années et le temps est maintenant venu de se libérer du poids de quelques grands imbéciles pour qui le cul est l’ultime conquête. C’est le temps de remettre les pendules à l’heure. Les dénonciations ne cessent de remplir les pages de quotidiens. Les réseaux sociaux sont déchaînés.

Après la dégueulasse affaire Weinstein aux États-Unis, voilà que tout déboule; les fantasmes débiles d’Éric Salvail, Gilbert Rozon, Gilles Parent, Michel Brûlé, sont étalés au grand jour. Des hommes en autorité, riches et si puissants qu’ils croyaient leur pouvoir sans limite, au point de laisser libre cour aux pires bassesses, à exercer leurs fantasmes. Des conquérants pour qui le respect est un sentiment qu’ils ne reconnaissent pas.

Leurs empires s’écroulent comme un château de cartes et le prix à payer n’est pas encore assez élevé. Il faut plus. C’est la rançon de la déchéance. C’est de l’abus de pouvoir, de l’agression odieuse et dégradante, et la justice doit être impitoyable à leur égard. On doit tenir compte de l’humiliation profonde qu’ont subi les victimes, très souvent vulnérables dans leur milieu de travail. Le temps n’est pas aux excuses mais aux sentences. La communauté s’est prononcée, au tour de la justice de condamner et d’imposer.

Les déclarations et récits étalés des victimes, sont assez éloquentes et lèvent le cœur. Des gestes de perversion commis par des personnes qui sont censés être des exemples de notre société. Des prédateurs sexuels qui ont soif de sexe et de tout ce qui s’y rattache. Rien dans tout ça ne me surprend. Quand tout est prétexte pour parler de sexe, d’aborder la question ouvertement pour essayer de faire rire, ça demeure déplacé et dérangeant. Malheureusement, les paroles à double sens pullulent notre télévision. Les allusions sexuelles sont monnaie courante dans tous les milieux.

Est-ce qu’il y en aura d’autres? Inévitablement! Ce raz-de-marée n’est pas près de s’arrêter parce que les victimes ont décidé d’agir, de se dresser et de dénoncer au grand jour leurs agresseurs. Je dois avouer que dans les cas d’Éric Salvail et Gilbert Rozon, la nouvelle ne m’a pas fait sursauter. Leurs propos étaient très souvent suggestifs et il fallait être aveugle ou sourd pour ne pas s’en rendre compte.