À 90 secondes de péter les plombs

Depuis la rentrée, la campagne Take : 90 fait parler à Londres, au Royaume-Uni. L’initiative met l’accent sur ce conseil tout simple : si la colère monte en vous, prenez une pause de 90 secondes pour respirer. L’objectif ? Réduire le nombre d’agressions. Et la réalité ? La colère s’avère parfois beaucoup (beaucoup) plus complexe à contenir.

QUAND L’ADRÉNALINE FAIT DES SIENNES

Dans la vidéo de la campagne Take : 90, un homme apparaît, les yeux exorbités, l’air furibond. Il semble prêt à nous sauter à la gorge. Son discours, toutefois, s’avère modéré. Presque apaisant. « Vous croyez peut-être que je suis en colère en ce moment. En fait, je suis en parfait contrôle », explique-t-il.

C’est sur cette dichotomie que joue le collectif derrière cette initiative lancée à la rentrée au Royaume-Uni. Devant la hausse des événements violents rapportés à la police au cours de la dernière année, plusieurs partenaires des sphères privée et publique ont entrepris de faire la promotion d’une technique de gestion de la colère.

Pour laisser le temps aux hormones responsables de la colère de se dissiper, il suffit de s’accorder un temps de réflexion de 90 secondes, souligne la publicité. « Éloignez-vous ou, tout simplement, pensez à autre chose. […] Quatre-vingt-dix secondes seulement peuvent faire toute la différence », affirme la vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux.

« Certaines violences ont des causes complexes, mais souvent, la violence est provoquée par des personnes qui se sentent en colère et qui réagissent au cours de ces 90 premières secondes. »

— Tor Garnett, cofondatrice de Police Now

« Si nous laissons ces moments de colère mener à l’agression pendant une dispute avec un ami, un désaccord avec un étranger ou à l’occasion de nos déplacements, on rend les gens autour mal à l’aise et malheureux », expose Tor Garnett, cofondatrice de Police Now, un organisme britannique qui forme des citoyens afin qu’ils s’impliquent comme policiers de quartier. Mme Garnett est à l’origine de cette campagne nationale, inspirée par une technique mise de l’avant par la scientifique américaine Jill Bolte Taylor.

ÇA FONCTIONNE ?

Attendre 90 secondes peut permettre à certaines personnes de retrouver leur calme si elles bénéficient déjà d’une bonne maîtrise de soi, croit pour sa part Christophe Fortin, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa. Et pour les autres, plus réactives ? « C’est plus ou moins un bon truc », tranche-t-il.

Le psychologue explique que les réactions chimiques dans un cerveau en proie à la colère sont parfois difficiles à freiner (voir le troisième onglet). « Ç’a été clairement documenté dans la littérature scientifique que lorsque les gens sont en colère, ils ont l’impression d’agir de façon juste et raisonnable, explique-t-il. Ça donne un sens de supériorité morale. On se dit : « J’ai raison de faire ça. Le comportement de cette personne-là était totalement inadéquat, et en la frappant, en faisant ci, en faisant ça, tout ce que je fais, dans le fond, c’est le bien. » »

Heureusement, la portion du cerveau responsable de l’autocontrôle agit généralement assez efficacement pour nous empêcher de commettre l’irréparable. Dans ces circonstances, une pause pour se calmer s’avérera salutaire.

Mais lorsque la colère se transforme en crise, « compter jusqu’à 90, c’est parfaitement illusoire », prévient Christophe Fortin. « C’est comme dire : « Ah, le barrage vient de céder. On va mettre deux morceaux de colle… » »

SOUS PRESSION DANS L’AUTOBUS

Le comportement des usagers des transports en commun préoccupe notamment l’équipe derrière la campagne Take : 90. Le Royaume-Uni n’a d’ailleurs pas le monopole des gestes disgracieux dans les transports collectifs, fait remarquer Christophe Fortin : « Si on met des gens ultra stressés dans un environnement comme un autobus où ils sont entassés, et où la température augmente… je vous dirais que c’est comme une recette pour générer de l’agression ou de la colère. »

Le psychologue cite d’ailleurs une étude publiée en 2017 par des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Ils ont documenté les effets des actes de violence graves chez des chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Montréal. On peut y lire le témoignage de plusieurs chauffeurs victimes d’actes de violence aussi subits qu’inexpliqués. « […] Pendant que je me tournais la tête, le poing s’en venait. Il m’a frappé sur le menton. Il ne m’a rien dit non plus, il m’a radoté quelque chose après mais je ne me rappelle pas ce qu’il m’a dit là, j’étais sonné. Tu sais, il m’a rien dit, il m’a juste frappé en rentrant. […] Il est resté, il est allé s’asseoir, comme si de rien n’était », a raconté un chauffeur participant à l’étude.

Comment agir sur la colère de certains usagers et réduire le nombre d’agressions ? Mieux vaut travailler en amont et améliorer, entre autres, le service et le confort de la clientèle, croit Christophe Fortin.

RÉAGIR DEVANT LA COLÈRE

La colère ne s’exprime pas toujours avec les poings. Au quotidien, à la maison comme au travail, elle prend la forme de remarques assassines, de portes qui claquent, de cris… Dans un milieu de travail où cohabitent 300 à 400 employés, on peut assister à des milliers de manifestations de la colère chaque année, estime Jean Poitras, professeur titulaire à HEC Montréal et coauteur du livre Gestion des conflits au travail.

« La colère, souvent, c’est la manifestation d’autres choses. La personne a peur, la personne est frustrée, elle est déçue, ou triste. »

— Jean Poitras, professeur, HEC Montréal

Lorsque la colère éclate, ajoute-t-il, mieux vaut toutefois éviter les grandes théories. « Vouloir raisonner quelqu’un à chaud, c’est comme essayer de raisonner quelqu’un qui vient de perdre 20 points de QI : c’est faisable, mais on se complique la vie ! Quand on n’est pas en colère, on pense qu’un argument logique va aider. Ça ne marche pas comme ça. »

Pour les mêmes raisons, on évite de lancer un « calme-toi » bien senti au proche en colère. Jean Poitras suggère aux gestionnaires d’amener la personne en colère à exprimer rapidement ce qui la dérange. « Elle a besoin de le dire. Ensuite, on dit à cette personne : « J’ai besoin de temps pour penser à ce que tu viens de me dire. » On fait une pause dans la discussion. Pendant ce temps-là, elle n’est pas en train de penser à ce qu’elle va nous dire. Elle l’a dit. Il y a plus de chances qu’elle commence à décompresser. »

Une pause comme celle suggérée par la campagne Take : 90, mais en plus efficace, croit le professeur.

UNE ÉMOTION COMME LES AUTRES

Est-ce si néfaste de se mettre en colère ? Absolument pas, croit pour sa part le Dr Daniel Dufour, qui s’est longuement penché sur les effets du syndrome du choc post-traumatique. « La colère est une émotion mal aimée, alors que c’est une émotion comme les autres. On a envie de rire ? On rit. On est en colère ? Là, on dit qu’il faut se taire. Ce qui est très négatif, c’est de la bloquer », soutient-il, avant d’ajouter qu’une colère réprimée peut avoir des conséquences comme l’anxiété ou encore le manque de confiance en soi.

« Il faut, au contraire, reconnaître qu’on est en colère. L’idée, c’est d’apprendre à la vivre pour soi-même, nuance l’auteur du livre Les tremblements intérieurs. On peut crier dans sa voiture, dans la forêt, dans un coussin… Il y a plein de façons de faire. C’est très physique, la colère. Il ne suffit pas d’en parler. L’exprimer, c’est la sortir de soi. »

ANATOMIE D’UNE COLÈRE

Que se passe-t-il lorsque l’on voit rouge ? Voici, avec l’aide de Christophe Fortin, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa, l’anatomie de cette émotion aussi utile qu’éprouvante.

Imaginons d’abord que l’on se trouve au volant d’une voiture. C’est l’heure de pointe, et on est en retard pour une réunion importante. La route se dégage enfin, mais soudainement, un automobiliste surgit de nulle part et nous coupe le chemin. On appuie sur le klaxon, et le chauffard a l’audace de nous brandir un doigt d’honneur. La totale, quoi.

Ces quelques secondes d’information se bousculent d’abord aux portes de notre amygdale, la structure au centre de notre cerveau à la source des émotions comme la joie, la peur, la peine et la colère. Cette zone s’avère particulièrement précieuse : elle nous pousse à réagir pour nous adapter à notre environnement. D’un point de vue évolutif, elle nous a permis de fuir des animaux sauvages, de rechercher la compagnie de nos semblables et d’effectuer les changements nécessaires à l’amélioration de notre sort. Pratique, donc !

UNE CONNEXION INDISPENSABLE

Il suffit d’observer un bébé pour comprendre toute la puissance de l’amygdale et de ses émotions à l’état pur. À mesure que l’on vieillit, l’éducation permet à notre cerveau de construire une connexion entre l’amygdale et le cortex préfrontal. Cette zone située à l’avant de notre cerveau nous permet d’analyser l’information… et de respirer par le nez lorsque c’est nécessaire. C’est là que siègent, entre autres, des capacités comme le contrôle, l’analyse, l’attention et la concentration. Lorsque l’information passe de l’amygdale au cortex préfrontal, on arrive à se dire : « Bon, d’accord, on a peut-être affaire à un malappris, mais à quoi bon le poursuivre à toute vitesse et risquer un accident ? »

Dans un monde idéal, donc, cette « route » entre l’amygdale et le cerveau frontal fonctionne efficacement. Dans la réalité, par contre, ce lien peut être embrouillé par la fatigue, le stress ou encore un inconfort physique. L’information ne peut alors pas être traitée adéquatement par le cortex préfrontal. Sans la temporisation de son fidèle allié, l’amygdale perçoit alors qu’il faut agir, et vite. Gare à cet automobiliste impoli.

Sous le coup de la colère, le cerveau commande la libération de catécholamines, un groupe d’hormones d’une efficacité redoutable lorsqu’il faut passer à l’action.

Parmi elles, notons l’adrénaline. Une fois dans notre sang, elle entraîne entre autres l’accélération de notre rythme cardiaque. Notre cerveau et tout notre corps sont alors en mission devant ce qui est désormais perçu comme une menace. « Non, ça ne se passera pas comme ça ! »

L’effet des catécholamines s’estompe au bout d’un moment, plus ou moins rapidement en fonction de la gravité de la menace perçue par notre cerveau et du contexte qui provoque la colère. Une fois les hormones dissipées, on reprend alors tranquillement nos esprits, essoufflé et parfois surpris nous-même par l’intensité de cette colère.

Source : Isabelle Audet, La Presse +

Salmigondis

AUGMENTER LA SUBVENTION À L’ACHAT D’UNE VOITURE ÉLECTRIQUE
Grosse promesse de Philippe Couillard s’il est reporté au pouvoir : augmenter la subvention à l’achat d’un véhicule électrique pour atteindre 100 000 véhicules en circulation au Québec dans deux ans. Wow! Et vous l’augmentez de combien…?

1 000$ ! Elle passe de 8 000$ à 9 000 ! C’est une farce monsieur Philippe ? Vous voulez rire de nous ou quoi ? Vous êtes assez déculottés… Mais vous rêvez en couleur. 14 000$ auraient été nécessaires. C’est pas mal moins que ce que votre gouvernement a donné aux toubibs, mais essentiel pour atteindre votre objectif.

LA MASCARADE ACHÈVE
Heureusement que nous sommes à la dernière fin de semaine de la bouffonnerie qui dure depuis une trentaine de jours. Lundi, l’heure de vérité sonnera. Aucun projet de société de la part de ces supposés chefs de gouvernement. Rien à se mettre sous la dent. À les écouter discourir et ne pas cesser de s’insulter, ça promet ! Et dire qu’on va leur remettre notre destinée.

On n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Des incompétents sans aucune vision. Nous sommes à des années lumières de vrais politiciens. L’époque des Lévesque, Bourassa, Parizeau me rend nostalgique. Ces hommes qui, peu importe leur allégeance politique, savaient gouverner avec leur cœur et leurs tripes.

LES IGNARES POLITIQUES
Même si c’est assez loufoque, c’est immensément triste d’écouter le dernier vox-pop de Guy Nantel, sur les connaissances politiques des personnes interrogées à la sortie de rassemblements de même nature. Et ce sont des personnes habilitées à voter… Impensable ! C’est le constat qu’il faut tirer de notre jeunesse québécoise.

Ils connaissent par cœur le dernier succès populaire d’un artiste, mais ne peuvent donner le nom du premier ministre du Québec dont on entend parler quotidiennement depuis quatre ans. L’indifférence la plus totale. Merci à Guy Nantel de nous faire découvrir la triste réalité de notre société distincte.

LES TROIS P’TITS COCHONS
Pourquoi ne pas terminer ce texte sur quelque chose d’hilarant ? Une publicité qui me fait sourire et rire à chaque fois qu’elle est présentée à la télévision. Je veux vous parler de la dernière publicité de Rona…, une parodie des Trois petits cochons, drôle au possible, qui se présentent à un commis pour obtenir des conseils sur la construction de leur maison respective.

Le premier veut la bâtir en paille, et le commis est sceptique. Le second propose le bois et le troisième en brique… indestructible. Le commis, à la blague, propose au premier de mettre une botte de foin devant sa maison… la réplique instantanée du premier cochon est à décrocher un sourire lorsqu’il dit « le foin, c’est de la paille…! » et tout le monde s’esclaffe. Bravo au concepteur. Une pub très réussie, rafraîchissante et divertissante, au point de l’écouter au complet, lors des pauses publicitaires d’une émission enregistrée, qu’on veut faire défiler rapidement.

La leçon de français (11)

LE PARTICIPE PASSÉ EN « -É » ET L’INFINITIF EN « -ER »

Règles

Les terminaison de l’infinitif et du participe passé des verbes du 1er groupe ont la même prononciation : [ é ].

Nous avons effectué un détour. Il faut effectuer un détour.

Pour les distinguer, on remplace le verbe du 1er groupe par un verbe du 2e ou 3e groupe pour lequel on entend nettement la différence.

Nous avons fait un détour. Il faut faire un détour.

Attention ! la terminaison de la 2e personne du pluriel du présent de l’indicatif et de l’impératif se prononce également [ é ]. La encore, pour faire la différence, on remplace le verbe du 1er groupe par un autre.

Vous effectuez un détour. Vous faites un détour.

Le participe passé employé comme adjectif s’accorde avec le nom qu’il qualifie : Les volets fermés, tu pars tranquille.

Le participe passé employé avec l’auxiliaire être, et dans certains cas avec l’auxiliaire avoir, doit également être accordé avec le sujet ou le complément d’objet direct.

La porte est fermée à clé. Les volets que tu as fermés ne claqueront plus.

Exercices

1- Quel forme verbale complète cette phrase ?

Après plusieurs tentatives, Manon a enfin … un emploi de comptable.

A) décroché – B) décrochée – C) décrocher – D) décrochées

2- Quelle terminaison complète le mot en gras ?

Les élèves ne doivent pas chahut… dans les couloirs du collège.

A) é – B) er – C) ez – D) és

3- Complétez la phrase comme il convient.

Ce moteur de recherche vous a … d’utiles renseignements.

A) donnés – B) donné – C) donner – D) donnez

4- Quelle suite de terminaisons complète successivement les mots en gras ?

Bien conseill…, Zoé a opt… pour une orientation en études secondaires techniques.

A) é / é – B) er / er – C) é / ée – D) ée / é

5- Complétez la phrase comme il convient.

Vous ne vous vantez pas d’actions que vous n’avez pas … .

A) réaliser – B) réalisées – C) réalisé

6- Par quelle suite de mots peut-on remplacer les mots en gras ?

Les locaux dont l’isolation est bonne sont plus faciles à maintenir à la bonne température.

A) bien isoler / chauffés – B) bien isolés / chauffés – C) bien isolés / chauffer – D) bien isoler / chauffé

7- Par quelle forme peut-on remplacer le mot gras ?

Impatiente d’avoir des nouvelles de ses amies, Céline a ouvert la lettre en toute hâte.

A) décachetée – B) décacheté – C) décachetées – D) décacheter

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A* – 2) B – 3) B – 4) D** – 5) B*** – 6) C – 7) B

* Lorsque le COD (Complément d’objet direct) est placé après le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir », il n’y a pas d’accord.
** L’adjectif placé en position d’épithète détachée (ici « conseillée ») s’accorde avec le nom auquel il se rapporte.
*** Dans cette phrase, le participe passé s’accorde avec le COD (« que » mis pour « actions ») placé avant lui.

La réalité toute crue

Remplie de vérité, cet article trouvé sous Le choc des idées, du Journal de Montréal du 22 septembre. En rapport à la déclaration de Philippe Couillard sur l’épicerie hebdomadaire à 75$ pour une famille de 4 personnes, il est assez édifiant.

Virginie Larivière, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, est l’auteure de ce court texte percutant, que je partage avec vous.

SE FAIRE DONNER DES RECETTES PAR DES MILLIONNAIRES
Virginie Larivière

Le premier ministre Philippe Couillard croit qu’il est possible d’arriver à nourrir une famille de trois personnes pendant une semaine avec 75$. Les nuances végétales du PM ne changent rien au fait qu’il présente la pauvreté comme un défi qui peut se relever, pour peu qu’on soit prêt à sacrifier la variété des menus.

Il est bien sûr possible de survivre avec peu de moyens. Le problème avec le débat actuel sur le prix de l’épicerie, tel que lancé par le PM, c’est qu’il limite la question de la pauvreté à la faisabilité d’une épicerie.

La réalité des personnes en situation de pauvreté s’en trouve éclipsée : le loyer trop cher, la facture d’Hydro, la petite dette accumulée… et l’épicerie, seule dépense compressible.

Personne ne meurt au Québec parce qu’il n’a pas mangé, Mais, parmi d’autres statistiques, il est démontré que l’espérance de vie des personnes habitant les quartiers pauvres est considérablement moindre que celle des personnes habitant les quartiers riches. Un écart de 11 ans à Montréal.

Vivre la pauvreté, ça ne veut pas juste dire que l’on compromet la variété de ses menus. Ça veut dire compromettre sa dignité, sa santé et son espérance de vie.

Ça veut surtout dire se faire faire la morale et se faire donner des recettes par des millionnaires.

Achetez ici !

« Prenez le temps de lire les étiquettes » !

Une sauterelle sur une voie ferrée ne serait pas capable de ralentir un train mais un milliard d’entre elles le pourraient. Avec cette pensée en tête, lisez ce qui suit, évidemment écrit par un Canadien patriotique…

Magasinant chez Lowe’s l’autre jour, je cherchais un boyau d’arrosage pour le jardin, j’ai alors remarqué que ceux qu’ils offraient étaient tous fabriqués en Chine. Le lendemain, j’étais chez Home Depot et par plaisir j’ai vérifié leurs boyaux d’arrosage, ils ont tous été fabriqués au Canada !

Commencez à chercher…

Dans notre situation économique actuelle, chaque petite chose que nous faisons ou achetons affecte quelqu’un d’autre, même leur emploi.

Une citation émanant d’un consommateur: « Mon petit-fils aime les bonbons Hershey. J’ai remarqué, cependant, qu’ils sont marqués fabriqués au Mexique maintenant, au lieu de Smiths Falls, en Ontario ».

Mon dentifrice préféré, Colgate, est fabriqué au Mexique maintenant. Je suis passé à Crest, qui est fabriqué au Canada. Ce dernier week-end, j’étais chez Wal-Mart et j’avais besoin d’ampoules 60W. J’étais dans l’allée des ampoules, et juste à côté de la marque GE que j’ai l’habitude d’acheter, se trouvait une marque étiquetée, « Valeur Quotidienne ». J’ai ramassé les deux types d’ampoules et comparé les caractéristiques; elles étaient les mêmes, sauf pour le prix. Les ampoules GE étaient plus chères que la marque Valeur Quotidienne, mais la chose qui m’a surpris le plus a été le fait que GE est fabriqué au Mexique et la marque « Valeur Quotidienne », au Canada par une entreprise de l’Ontario.

Les produits Equate sont aussi fabriqués au Canada et ils sont très bons.

Juste pour en ajouter à mon expérience sur l’achat de « Fait au Canada ». Je voulais des champignons en conserve qui viennent du Canada et je n’en ai pas trouvé, alors je les achète frais. Mais récemment, j’ai trouvé des champignons Ravine, fabriqués au Canada avec une feuille d’érable rouge sur la boîte. Un peu plus cher, mais quand j’ai ouvert la boîte j’ai vu que les champignons ont vraiment l’air de vrais champignons et non pas de champignons qui semblent avoir été nettoyés dans l’eau de Javel.

Deux marques que je n’achète plus sont Del Monte et Dole pour les fruits en conserve. Del Monte est emballé au Taiwan et Dole est maintenant produit en Chine. Pourquoi devrions-nous payer pour leurs fruits lorsque nos producteurs se retrouvent avec des fruits qui pourrissent sur les arbres. E.D. Smith est toujours fabriqué au Canada… alors achetez-les. Au moins vous saurez ce qui en est et vous aurez un certain contrôle de la qualité.

Donc rejetez le mythe selon lequel vous ne pouvez pas trouver les produits d’usage courant fabriqués ici même. Le défi est vous commenciez à lire les étiquettes lorsque vous magasinez et vous inciter à acheter ce qui est fabriqué au Canada. Le travail que vous accomplirez pourrait sauver votre propre emploi ou celui de votre voisin ! Vos enfants et petits-enfants également.

Si vous acceptez de relever ce défi, parlez-en aussi à vos amis, votre famille et ceux qui sont importants pour vous, afin que collectivement, nous puissions tous commencer à acheter des produits canadiens, un article à la fois ! Cessez d’acheter des compagnies d’outre-mer ou USA ! Aidons ainsi nos concitoyens à conserver leur emploi et à créer plus d’emplois ici au Canada.

Si le président Trump insiste sur « Fabriqué en Amérique » comme politique, ce qui est louable de sa part, pour soutenir les travailleurs américains, nous devrions faire de même pour les Canadiens. Achetez canadien! Lisez les étiquettes. Soutenez les emplois canadiens.

Retour sur le dernier débat à TVA

Tout a été dit ou presque sur le dernier débat électoral de jeudi dernier à TVA. Presqu’à l’unanimité, les gens ont apprécié la performance de Manon Massé de Québec solidaire, le parti à trois chefs.

En feuilletant les journaux, j’ai trouvé charmante l’analyse de ce tiers de chef, faite par Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal d’hier. La naïveté des Québécois ne fait pas de doute et est très bien décrite. Nous sommes au Québec, une société distincte, faut-il le rappeler. Alors voici, pour votre bon plaisir, ce bijou de texte.

UNE FEMME DE « CŒUR » Richard Martineau

Vous songez à fonder ou à diriger un parti politique ?

Conseil d’ami : ne perdez pas de temps à rédiger un programme détaillé qui respecte un cadre financier crédible et réaliste. De toute façon les gens ne le liront pas. Contentez-vous de « parler avec votre cœur ». Au Québec, les électeurs adorent ça.

UNE FEMME AUTHENTIQUE

Regardez Manon Massé. Il aura suffi qu’elle ne se plante pas dans le Face-à-Face de jeudi pour que les gens qui n’ont jamais songé à voter Québec solidaire voient soudainement la lumière. Pourquoi?

Parce que Manon « est vraie ». Elle parle « avec son cœur ». Elle s’adresse « au vrai monde ». Elle est « authentique ». C’est bon, ça, être « authentique ». C’est le mot à la mode, la valeur montante. Dis des bêtises, mais dis-les de façon « authentique », et les gens n’y verront que du feu. Il y a quelques jours, Le Journal comptabilisait la valeur des promesses faites par les différents partis.

PLQ : 8,5 milliards. CAQ : 8,2 milliards, PQ : 8,2 milliards. Et QS : vingt-huit milliards de dollars.

Vingt-huit.

« Ce qu’il y a d’extraordinaire, avec le service public, c’est que les gens ne paient pas », a dit la porte-parole de QS, jeudi.

Pas étonnant que madame Massé sourie toujours : elle a trouvé la façon de faire pousser de l’argent dans les arbres. Et les gens la croient. Parce qu’elle est « vraie ».

UN UNIVERS PARALLÈLE

Qu’importe si Québec solidaire est un parti d’extrême gauche qui prône la nationalisation partielle du système bancaire, la nationalisation des mines, la nationalisation des forêts et la nationalisation des distributeurs d’internet.

Qu’importe si les membres du Parti communiste sont automatiquement membres de QS, et si le cadre financier de parti a été conçu par des elfes jaune banane dans un univers parallèle où les règles de base de l’économie ne s’appliquent pas.

L’important n’est pas que les licornes n’existent pas. L’important, c’est d’y croire de tout son « cœur ».

Qui a dit que les Québécois son cyniques ? Ils ne sont pas cyniques, ils sont naïfs, affreusement naïfs. Ils croient encore au père Noël et à un système public « gratuit » qui profite à tout le monde, mais que personne ne paie.

Vous en voulez des programmes gratuits ? En v’là ! Les dents, l’éducation, les garderies, le transport en commun, les lunettes, alouette ! Et comment on va payer tout ça ? Mais en faisant payer les riches, pardi !

Qu’importe si le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches, cette phrase (surtout lorsqu’elle est prononcée par une « femme de cœur ») fait toujours vibrer la fibre rose bonbon du gentil Québécois.

L’ÉPOQUE POST-RÉELLE

Jean-François Lisée ne cesse de répéter que le cadre financier de son parti est le seul qui tienne compte des prévisions de la vérificatrice générale.

Quel homme dépassé !

Aujourd’hui, on se fout de la réalité, Monsieur Lisée.

Les faits, la vérité, tout ça, c’est démodé, archaïque.

L’important est de parler « vrai ». Avec son « cœur ». En regardant le « vrai » monde dans les yeux.

Triste, terne et sans ambition

Est-ce que votre faim a été assouvie au débat des chefs de jeudi soir ? Pas moi ! Je suis resté sur mon appétit avec des politiciens sans vision qui se picossent au lieu de nous présenter un projet de société emballant. Le Parti québécois, en mettant son option d’indépendance en veilleuse, ajoute à cette morosité.

Jean-François Lisée a beau nous dire qu’en 2022 ce sera l’enjeu électorale, la souveraineté manque affreusement en 2018. En voilà un gros projet de société qui stimule. On est tellement assoiffé de pouvoir, qu’on veut d’abord trôner… après on verra. Très mauvaise stratégie !

François Legault, on le connaît. Ex-péquiste et souverainiste, il a défroqué et abandonné la politique pour des raisons personnelles à l’époque, et le voilà à la tête de la CAQ. Son cafouillage sur l’immigration laissera assurément des traces et son chien est mort. Pourquoi ne pas envoyer les poupons à la maternelle dès qu’ils atteignent une année ? La société d’aujourd’hui demande aux bébés de devenir des adultes avant même de parler. Après, on se demande pourquoi les jeunes sont « fuckés », drogués et désabusés. On ne leur donne pas la chance de vivre leur enfance. On en fait des adultes avec la clé dans le cou avant même d’atteindre la puberté.

Philippe Couillard c’est un libéral qui, même si la corruption était moins évidente sous son règne, demeure avec les même valeurs politiques de magouilles à peine voilées. Son petit sourire en coins hypocrite et jaune est loin d’être convaincant. 75$ hebdomadairement pour l’épicerie d’une famille de 4 personnes, il ne faut pas être très familié avec la réalité pour en arriver à cette conclusion. « Les gens n’ont qu’à magasiner les aubaines des circulaires pour réussir pareil exploit ». Ouais…! Pour sauver 5$, ça coûte 10$ en essence. Ce qu’il ne dit pas c’est que son gouvernement nous a surtaxé durant les 3 premières années de son mandat, pour promettre mer et monde à l’approche des élections avec le magot qu’il a mis de côté.

Manon Massé est prête à dépenser 40 milliards de dollars pour nous décrocher la lune. Comment ? Très simple… en siphonnant les riches ! En taxant les compagnies ! En allant chercher le fric où il y en a. Mais où exactement ? On va le savoir après l’élection. Elle va en discuter avec son vice-premier ministre et après, on verra. Un parti à deux chefs, ce n’est pas l’idée du siècle. Quand tes chances de remporter l’élection sont quasi nulles, tu peux bien promettre mer et monde, mais les personnes moindrement politisées n’embarquent pas dans ces promesses loufoques.

Je vous prédis l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral ou caquiste, qui sera obligé de dépenser 90 millions de NOS dollars dans 18 mois au maximum, pour refaire une autre élection ou plutôt une autre bouffonnerie électorale. Quant à vous, les électeurs, ayez au moins la décence et le devoir d’aller voter. Sinon, fermez-vous la gueule et subissez !

Pour les indépendantistes, continuez de marteler sans réserve les avantages de la souveraineté pour que cet emballant projet de société soit l’enjeu ultime de votre raison d’être. Sinon, laissez votre place à d’autres. Il est minuit moins cinq.

Un dernier conseil avant d’aller voter… regarder au bas de votre plaque d’immatriculation. Vous y verrez « Je Me Souviens… » de quoi ? De chasser les libéraux !

Les gras trans bannis au Canada

Enfin une bonne nouvelle en alimentation qui se reflètera sur la santé des Canadiens. Depuis le 17 septembre dernier, et sur une transition de 2 ans, les gras trans seront définitivement interdits au Canada. Ces gras nocifs qu’on retrouve particulièrement sur la margarine solide, les frites, beignets, produits de pâtisserie, certains aliments et collations prêts-à-manger et tout aliment qui contient de « l’huile partiellement hydrogénée ».

Les gras trans, que l’on retrouve entre autres dans de nombreuses pâtisseries, sont créés en injectant de l’hydrogène dans de l’huile végétale pour lui donner un aspect plus solide et facile à tartiner. Ils permettent de conserver les aliments plus longtemps et leur procurent une texture plus appétissante. La mesure a été annoncée il y a un an par la ministre canadienne de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, mais elle est rentrée en vigueur le 17 septembre dernier.

ENCORE 2 ANS

La substance est connue pour augmenter le risque de développer des maladies cardiovasculaires, explique la nutritionniste et chroniqueuse au Journal de Montréal, Isabelle Huot. « Déjà. Depuis 10 ans, on remarque une baisse de la consommation. Les gens ont compris que ce n’est pas bon, mais il en reste encore dans les produits », révèle-t-elle.

« Ce ne sera pas juste les produits d’épiceries, mais aussi les produits en restauration. Ce qui est bien, car en restauration on ne peut pas toujours voir ce que nos plats contiennent », ajoute Madame Huot. Plusieurs aliments comme les produits laitiers, le bœuf et l’agneau contiennent naturellement des gras trans qui sont toutefois moins nocifs.

DEMANDÉ DEPUIS LONGTEMPS

Selon Francine Forget-Marin, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, les détaillants disposeront de deux ans pour se conformer à l’interdiction et retirer toute trace de gras trans dans leurs aliments. Les consommateurs devront donc attendre encore un certain temps avant de constater une différence dans les produits qu’ils achètent.

Déjà, en 2007, le gouvernement fédéral avait appelé l’industrie alimentaire à réduire volontairement les gras trans, rappelle Madame Forget-Marin.

Source : Vincent Larin, Le Journal de Montréal