Le miroir

C’était une journée normale, qui avait commencé par un petit déjeuner bien ordinaire, suivi d’une journée d’école comme les autres et d’un retour à la maison des plus banals, mais cette soirée-là fut tout ce qu’il y avait de plus anormal…

Je suis Fanny, une jeune fille de 13 ans, qui fréquente l’école Sainte-Thérèse du petit village d’Idalgo. J’ai de nombreux amis que j’adore avec qui j’aime bien faire des petites soirées où l’on écoute des films, on danse, et on se raconte des histoires. Mais cette soirée-là, le dernier vendredi avant les vacances, ce n’était pas comme les autres soirs. Miguel nous a raconté une histoire qui nous a tous bien fait rigoler, mais à laquelle nous aurions dû accorder davantage d’importance… Peut-être la prendre un peu plus au sérieux.

N’avez-vous jamais entendu parler de cette histoire de nom dans le miroir ? Selon cette vieille légende, il existerait une entité nommée « JACKY » dont on n’aurait qu’à prononcer le nom 5 fois devant une glace pour qu’il se manifeste. Une fois invoqué, il vient pour jouer, mais pas comme nous sommes habitués de le faire… oh non!… Il a sa manière bien à lui d’avoir du plaisir. Croyez-moi, vous ne voulez pas en savoir davantage.

C’est plutôt incroyable cette impression d’être invincible lorsqu’on est avec sa « gang », ce sentiment que rien ne peut nous arriver tant qu’on est ensemble. Cette histoire n’était pour nous qu’une autre machination de Miguel pour tenter de nous effrayer. C’est pourquoi Alice s’était levée, et, d’un pas décidé, encouragée par nous tous, s’était dirigée vers le miroir de ma chambre. Elle y a prononcé 5 fois ce mot.

• Jacky… Jacky… Jacky… Jacky… Jacky !

Ceci fait, elle avait éclaté de rire à en avoir mal au ventre. Même Miguel semblait trouver la situation plutôt cocasse. J’en vins à la conclusion que lui-même ne se prenait pas au sérieux. Alice en avait tellement ris qu’elle s’était étouffée avec sa propre salive, comme il lui arrivait souvent lors d’un fou-rire. Mais cette fois elle toussa… et toussa… elle commença à avoir de la difficulté à reprendre son souffle. Son visage passa du rouge au bleu. Miguel avait bien tenté quelques méthodes pour l’aider à respirer, mais sans succès. Alice s’écroula finalement au sol, inconsciente.

Prise de panique, je m’étais dirigée vers le téléphone et j’avais aussitôt appelé les services de secours. En attendant l’ambulance, Miguel mettait en pratique la technique de respiration artificielle qu’il avait apprise à l’école. Aussitôt arrivés, les ambulanciers avaient monté Alice sur une civière, embarquée rapidement dans leur camion jaune et avaient filé à toute allure vers l’hôpital. Je ne pouvais l’accompagner puisque que je devais rester pour surveiller la maison, alors ce fut Miguel qui était monté dans le camion pour lui tenir compagnie. Je me faisais tellement de souci pour Alice… mon amie d’enfance… ma meilleure amie.

Je n’en eu pas de nouvelles pendant 2 jours… Deux longues journées passées à me ronger les ongles d’inquiétude en m’imaginant le pire scénario. Je ne pouvais m’empêcher de penser à cette histoire… à ce Jacky. Et s’il y avait un lien ? Si Jacky s’était réellement manifesté parmi nous et qu’il avait provoqué cet évènement. Non… C’était ridicule ! Je m’interdisais de croire en cette stupide invention. Un banal accident était survenu, un point c’est tout !

Au bout de deux jours, on frappait à la porte de ma maison. Ma mère m’avait annoncée avec un sourire que c’était pour moi. J’ai couru ouvrir la porte pour constater qu’Alice était là, devant moi et en pleine forme ! Je l’étreignis de toutes mes forces en versant quelques larmes. Elle m’avait accompagné jusqu’à ma chambre où elle me raconta tout en détail. On avait passé plusieurs heures à placoter. Tous les jours suivants, elle était revenue me voir et on s’amusait ensemble, discutant de tout et de rien.

Le vendredi suivant, je lisais le journal en mangeant mon repas, et je tombai par hasard sur la rubrique nécrologique. J’y vis le visage de mon amie Alice suivi de ce petit texte : « Alice Deschênes ; nous a subitement quittés, suite à une semaine d’hospitalisation. Cause du décès : inconnue ».

On frappa ensuite à ma porte. 19h00 ! C’était l’heure à laquelle j’avais dit à Alice de me rejoindre pour qu’on aille ensemble au cinéma ! Je n’y comprenais plus rien ! Alice était annoncée comme morte dans le journal… alors que je l’avais fréquentée tous les jours de la semaine. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Que devais-je faire ? Ma mère était absente… J’étais donc seule ! Je me suis dirigée vers la porte à pas de souris pour l’ouvrir lentement… et apercevoir Alice qui m’attendait de l’autre côté avec un grand sourire qui traversait son visage d’ange. À présent que j’y portais plus attention, ses yeux étaient différents… Je n’y voyais pas cette étincelle habituellement si radieuse au centre de ses pupilles. Son regard était étrange… Je ne pouvais m’en défaire… Que se passait-il ? Peu à peu, je perdis tous mes sens… J’étais comme hypnotisée ! Je plongeais graduellement dans un profond sommeil. La peur me serrait le ventre.

Ensuite… plus rien ! Tout était noir et tournait autour de moi. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait… Je n’ai aucun souvenir des moments qui suivirent.

À présent, je suis recroquevillée sur moi-même dans cet endroit sombre. Il n’y a pas de mur et de plafond, ni même de plancher d’ailleurs. Je semble flotter dans cet espace d’une noirceur totale. Par moment je vois des images onduler devant moi, toutes sortes de personnes que je ne connais pas. Elles sont muettes. Je n’entends que le silence, ici où je me trouve, si cet endroit existe vraiment. Suis-je morte ? Je ne saurais le dire… Soudainement le visage d’un jeune homme se dessine devant moi, semblant flotter dans le vide. Des mots franchirent ses lèvres… des mots qui vinrent troubler le silence établi de cet endroit.

• Fanny… Fanny… Fanny…

Mais il s’arrêta là et le silence retomba lourdement en ces lieux. C’est alors que tout s’éclairci dans mon esprit ! J’ai pris sa place… Tel était donc son jeu ! Il a tué mon ami pour prendre sa forme et me tendre un piège ! À présent je n’ai plus le choix, c’est mon destin. Je suis cette entité qui n’aura comme but que de m’amuser avec vous si vous osez m’appeler. Ne pensez pas à moi ! Assurez-vous que vos amis ne le feront pas non plus, sinon vous deviendrez peut-être ma cible et vous pourriez vous retrouver ici, à ma place. Lorsque vous vous tiendrez devant un miroir, ne prononcez jamais mon nom… Sinon je viendrai pour jouer !

Joyeuse Halloween… et soyez généreux avec les petits monstres qui iront frapper à votre porte.

Source: Dany Hudon: www.danyhudon.com/

La leçon de français (16)

LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : avoir – être – 1er groupe

Règles

Les verbes avoir et être ont des formes particulières au présent de l’indicatif. Comme ils sont très souvent employés comme auxiliaires, il faut parfaitement mémoriser ces formes.

Je suis en plein vent et j’ai froid. Nous sommes en plein vent et nous avons froid.

Tu es en plein vent et tu as froid. Vous êtes en plein vent et vous avez froid.

Il est en plein vent et il a froid. Ils sont en plein vent et ils ont froid.

Tous les verbes du 1er groupe prennent les mêmes terminaisons qui s’ajoutent au radical (forme particulière de la racine d’un mot).

Je grelotte. Tu protestes. Il neige.

Nous marchons. Vous sautez. Elles travaillent.

Astuce ! Quatre terminaisons sont homophones. Il faut donc bien chercher la personne à laquelle le verbe est conjugué pour placer la bonne terminaison.

Pour les verbes en -cer, -ger, -yer, -eler, -eter ou les verbes comme lever et céder, le radical est parfois modifié.

Quelques verbes du 3e groupe ont les mêmes terminaisons que les verbes du 1er groupe : souffrir (je souffre) ou cueillir (tu cueilles)

Exercices

1- Quel pronom personnel complète la phrase suivante ?

Pour assister au match, … êtes assis dans le virage nord.

A) nous – B) vous – C) elles – D) ils

2- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

Tu … un certificat de scolarité au bureau des surveillants.

A) demande – B) demandent – C) demandes

3- Quelle suite de pronoms personnels complète cette phrase ?

Lorsqu’… est en été, … préfère porter une jupe plutôt qu’un pantalon.

A) il / tu – B) elle / tu – C) ils / elles – D) on / elle

4- Dans quelle phrase le verbe est-il conjugué au présent de l’indicatif ?

A) Vous réserverez des places de théâtre.

B) Je fréquentais la salle de sport.

C) La porte du placard coulisse sans bruit.

5- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent ?

Les invités n’… pas à se plaindre car ils … bien servis ; le buffet … garni.

A) ont / sont / est – B) sont / ont / es – C) on / son / es– D) avait / était / est

6- Pour les verbes du 1er groupe, quelle est la seule affirmation exacte ?

A) Aux 1ère et 2e personnes du singulier, les terminaisons sont identiques.

B) Aux 1ère et 2e personnes du pluriel, les terminaisons dont toutes en « -s ».

C) À la 3e personne du pluriel, la terminaison est toujours en « -ent ».

7- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent ?

Les pommes … de l’arbre et Sylvia les … une à une.

A) tombe / ramasse – B) tombes / ramasses – C) tombent / ramasse– D) tombent / ramassent

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) C – 3) D* – 4) C** – 5) A – 6) C – 7) C
* Seul le second pronom personnel « elle », à la 3e personne du singulier, convient.
** « Réserverez » est conjugué au futur simple et « fréquentais », à l’imparfait.

Un milliardaire et un millionnaire sans le sou

Il y a de ces articles de journaux qui ont l’art de venir me chercher. Des virtuoses de la plume qui parodient souvent des idioties qui finissent par nous faire sourire. Et bien plus quand il veut faire « bien paraître « des indépendants de fortune qui ont besoin de notre fric, nous les CONtribuables et payeurs de taxes qui paient beaucoup plus qu’ils ne reçoivent. Et justement, un de ces virtuoses préférés est Richard Martineau. Bien sûr, nos opinions peuvent diverger mais je dirais qu’à 90 % du temps, je suis du même avis.

Toujours est-il que dans son édition du 27 octobre du Journal de Montréal, il rédigeait une agréable parodie sarcastique de Guy Laliberté (Cirque du Soleil) avec une petite parenthèse pour Alexandre Taillefer (un ex-dragon célèbre), un multimilliardaire et un multimillionnaire qui osent quémander, sans gêne, des sous à l’état pour toutes sortes de bouffonneries. Pour nous prendre pour des valises, il n’y a qu’un petit pas. Quoi qu’il en soit, c’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui, sourire en coin bien évidemment.

S’IL VOUS PLAÎT, DONNEZ À GUY LALIBERTÉ Richard Martineau

Ainsi, Guy Laliberté voudrait que l’État l’aide dans sa nouvelle aventure entrepreneuriale.

Oui, oui, Le Guy Laliberté, celui qui a vendu le Cirque du Soleil pour plus d’un milliard de dollars. Qui a projeté de construire une résidence luxueuse de 20 millions sur une île privée en Polynésie. Qui a dépensé 35 millions pour aller dans l’espace. Et qui a essayé de faire passer son trip lunaire pour un voyage d’affaires.

LA MISÈRE NOIRE

L’appel à l’aide que Guy Laliberté a lancé cette semaine m’a profondément ému. C’est pourquoi je lance aujourd’hui une campagne de sociofinancement destinée à lui venir en aide. #AidezUnMultimilliardaire.

Vous avez de la menue monnaie qui traîne dans vos poches? Un p’tit deux ou un vieux cinq ? Eh bien, envoyez-le à monsieur Laliberté, il en a grand besoin.

Et si jamais vous trouvez une pièce de dix sous en passant l’aspirateur sous votre sofa, soyez généreux et envoyez-la à Alexandre Taillefer, lui aussi a besoin de l’aide de l’État pour réaliser ses rêves et maintenir à flot ses diverses entreprises.

Rien de plus triste que de voir un milliardaire et un millionnaire obligés de passer le chapeau ou de cogner à la porte des gouvernements pour boucler leurs fins de mois. Moi, ça me bouleverse.

Qu’est-ce que vous voulez, j’ai un grand cœur. Je ne peux rester insensible devant le spectacle de la misère.

2009 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE

J’imagine monsieur Laliberté broyer du noir dans l’une de ses nombreuses maisons, et ça me choque. Lui qui est allé réciter un poème sur l’eau dans l’espace ! Neil Armstrong a-t-il récité un poème quand il est allé dans l’espace ? Non !

Il n’a pensé qu’à planter le drapeau des États-Unis au fond d’un cratère et à retourner chez lui. Pourtant, on vient de faire un film sur son « exploit » !

Et pendant ce temps, monsieur Laliberté doit s’abaisser à quêter – oui, à quêter ! – pour concrétiser ses projets. Moi je vous le dis : le monde est injuste !

Quand le gouvernement fédéral a annoncé qu’il allait légaliser le pot pour lutter contre le crime organisé et protéger les jeunes Canadiens, Guy Laliberté est-il resté les bras croisés ? Non !

Il a répondu à l’appel de Justin Trudeau ! Il a mis la main à la pâte ! Et il a tout de suite investi six millions de dollars DE SON ARGENT dans une compagnie de cannabis ontarienne ! Parlez-moi d’un homme impliqué !

SVP, SOYEZ GÉNÉREUX

Si davantage de citoyens canadiens avaient investi leurs économies dans le pot, comme l’a fait monsieur Laliberté, la Société québécoise du cannabis ne serait pas en rupture de stock et les Québécois ne seraient pas obligés de sniffer de la colle ou de boire du parfum pour passer à travers leur week-end.

C’est ça, l’entraide, les amis !

C’est ça, l’action citoyenne !

Et que fait-on pour remercier le fondateur du Cirque du Soleil ? R-I-E-N. On le regarde froidement quémander l’aide de l’État !

Si, comme moi, vous êtes dégoûtés de l’attitude du gouvernement, envoyez votre argent à #AidezUnMultimilliardaire. Je ferai parvenir vos dons à monsieur Laliberté, moyennant un petit pourcentage…

La fameuse question du crucifix

Les Québécois sont divisés sur la solution définitive de laisser, d’enlever ou de déplacer le crucifix à l’Assemblée nationale. Pour moi, les raisons évoquées sont toutes défendables, et je préfère qu’il y reste. Mais l’analyse que j’en fait se résume pas mal à celle de Mathieu Bock-Côté, publié dans sa chronique du Journal de Montréal du 24 octobre dernier, et que je veux partager avec vous aujourd’hui.

CRUCIFIX : ÉVITONS LA DIVISION Mathieu Bock-Côté

Je ne suis pas de ceux qui ont un problème avec la présence du crucifix à l’Assemblée nationale. Non pas que j’en fasse une religion, sans mauvais jeu de mots. Si on le décrochait, je n’en ferais pas un drame. Mais le fait est qu’il y est, et qu’une majorité de Québécois y est attachée.

Et contrairement à ce que soutiennent ses détracteurs, il représente moins une alliance imaginaire entre l’État et l’Église qu’un simple rappel, au cœur de nos institutions, de notre vieux passé canadien-français qu’on a tendance à réduire à une grande noirceur.

HISTOIRE

En fait, j’y vois un symbole de continuité historique. Il nous rappelle que le présent n’épuise jamais complètement notre réalité et que le passé nous habite encore d’une manière ou d’une autre.

Il rappelle par ailleurs notre inscription dans l’histoire de la civilisation occidentale. Ce message est capital pour les communautés issues de l’immigration qui doivent savoir dans quel monde elles évolueront.

Il n’y a pas d’incohérence collective entre le maintien du crucifix là où il est et la promulgation d’une Charte de la laïcité. Car la laïcité n’a pas pour vocation d’abolir tout ce qui la précède et de javelliser notre univers identitaire.

En fait, nous mettrions simplement en place une laïcité cohérente avec notre histoire. Une identité collective s’alimente à plusieurs sources. D’ailleurs, la formule « catho-laïque » est moins injurieuse qu’on ne le croit. Comme j’aime dire, avec la Révolution tranquille, nous avons heureusement relégué le catholicisme à l’arrière-fond de la vie publique, mais nous n’avons jamais décidé de changer l’arrière-fond.

Toutefois, je le reconnais sans gêne, on peut être favorable au maintien ou au retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Les deux positions se défendent. Car l’essentiel est ailleurs. On ne doit pas accepter que cet enjeu serve de diversion politico-médiatique pour diviser contre elle-même l’immense majorité de Québécois favorables à une interdiction des signes religieux ostentatoires pour les personnes en situation d’autorité.

L’essentiel, c’est la mise en place d’un Charte de la laïcité : autour de cela, le consensus est fort. Nous aurons toujours l’occasion de nous chamailler sur le crucifix ensuite.

Petite observation historique : les Québécois ont une capacité exceptionnelle à se perdre dans ce qu’Honoré Mercier appelait des luttes fratricides. Au moment de la Révolution tranquille, l’immense majorité était favorable à la refondation politique du Québec. Les uns voulaient l’indépendance, les autres la société distincte. Tous rejetaient la subordination du peuple québécois dans le Canada. Mais ce sont les trudeauistes qui ont gagné en profitant de nos divisions.

DIVERSION

Cette fois, on assiste à la même chose, à plus petite échelle, autour de la question de la laïcité. Allons-nous vraiment renoncer à cette avancée collective parce que certains tiennent au crucifix et d’autres pas ? Allons-nous permettre aux multiculturalistes de l’emporter parce que le camp nationaliste, favorable à la laïcité, n’est pas capable de surmonter ses divisions ?

Ce qui nous manque, comme peuple, c’est une capacité de résister aux stratégies de diversion qui nous condamnent à l’impuissance.

Samedi de rire

Une blonde raconte à sa copine :

– J’étais au bar, hier, quand j’ai réalisé qu’il fallait que je pète. La musique étant très forte, j’ai synchronisé mes pets au son de la musique. Après deux chansons, je commençais à me sentir mieux. Tout en finissant mon verre, j’ai remarqué que tout le monde me regardait. Et là je me suis souvenu que j’écoutais mon iPod.

————————————————

Un monsieur est à l’hôpital avec la tête enveloppée d’un solide pansement. L’infirmière lui dit :

– Mon pauvre monsieur, votre femme doit vous manquer ?

L’homme répond :

– D’habitude oui, mais cette fois-ci, elle m’a eue !

———————————————–

Un médecin africain dit à son collaborateur Mamadou :

– Écoute, Mamadou, demain, je vais à la chasse, mais je ne veux pas fermer la clinique, alors tu t’occuperas des patients qui viendront.

– D’accord, docteur, répond Mamadou.

Le docteur va à la chasse et le lendemain, il demande à son assistant :

– Alors, comment s’est passée ta journée Mamadou ?

– Le premier avait une migraine et je lui ai donné de l’aspirine.

– Très bien, Mamadou, et le deuxième ?

– Lui, avait des brûlures d’estomac, je lui ai donné du Maalox, Monsieur.

– Bravo! Bravo, tu es un vrai pro, Mamadou. Et, le troisième ?

– Bien, j’étais assis et d’un coup sec la porte s’est ouverte. Une femme est entrée comme en furie. Elle s’est déshabillée complètement, elle s’est couchée sur la table d’examen et elle m’a crié : « Aidez-moi ! Cela fait 5 ans que je n’ai pas vu un homme ! »

Plutôt inquiet, le médecin demande :

– Et, qu’est-ce que tu as fait, Mamadou ?

– Je lui ai mis des gouttes dans les yeux !

——————————————————

Une mère regarde son fils de 18 ans et dit à son mari :

– Marcel, cet enfant ne ressemble ni à toi ni à moi !

Le mari :

– Je sais… tu te souviens à la maternité quand il a fait caca tu as dit « change-le… » je l’ai fait !

—————————————————–

Donald Trump et Barack Obama se retrouvent en même temps chez leur coiffeur. Personne ne parle, pas même les barbiers craignant que les conversations ne dérivent vers la politique. Lorsque chaque barbier a terminé son travail, celui de Trump sort sa lotion après-rasage pour lui en appliquer. Aussitôt, Donald Trump l’arrête et lui dit :

– Non non, pas de lotion, ma femme va croire que j’arrive de chez les prostituées.

Au même moment, l’autre barbier demande à Barack Obama :

– Et vous M. Obama, de la lotion ?

Il lui répond :

– Aucun problème, allez-y, mettez-en, car ma femme ne sait pas ce que ça sent chez les prostituées.

—————————————————-

Dernièrement le Service Postal des États-Unis a émis un nouveau timbre à l’effigie de Donald Trump mais le timbre ne collait pas aux enveloppes. Le président enragé a alors demandé une enquête complète par une commission spéciale. Après des semaines de recherche le comité soumet son rapport :

« Le timbre est parfait, y indique-t-on. L’adhésif est de première qualité. C’est juste que les gens crachent du mauvais côté. »

Conducteurs sous l’influence du cannabis

Cannabis, c’est le mot à la mode par les temps qui courent. À voir les files d’attente aux succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC), c’est assez évocateur des « progrès » de notre société, selon plusieurs Québécois. Mais on sait que conduire sous l’influence de l’alcool est interdit et conduire sous l’influence du cannabis l’est aussi et encore plus depuis sa légalisation.

Tristan Péloquin et Philippe Mercure en on fait un dossier complet et très intéressant dans La Presse+ du 20 octobre dernier, et c’est ce que je veux partager avec vous.

VULNÉRABLES FACE À L’IMPRÉVU

Conduire après avoir consommé du cannabis augmente les risques d’accident, la science le confirme. Mais une petite expérience menée par La Presse avec quatre volontaires fumeurs de pot et un simulateur de CAA-Québec a donné des résultats étonnants, qui sont aussi en phase avec ce que dit la science. Autopsie de la délicate question de la conduite sous l’influence du cannabis.

CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
DES RÉSULTATS SURPRENANTS Philippe Mercure

David jette des coups d’œil réguliers à son rétroviseur. Dans la voie de droite, une voiture persiste à rouler dans son angle mort.

Le simulateur de conduite lui impose de changer de voie. David actionne le clignotant, puis fixe le rétroviseur pour surveiller le comportement de l’embêtante voiture. Dans sa propre voie, devant, le trafic ralentit brusquement. Mais David ne le voit pas. Lorsqu’il ramène finalement le regard vers l’avant, il est trop tard pour freiner. David donne un coup de volant et évite de justesse un accident.

« C’est quoi, ça ! C’est un piège ! », s’exclame-t-il. Il continuera longtemps à prétendre que la situation a été « arrangée ». Sur sa feuille de pointage, Daniel Fortier, coordonnateur de sécurité routière à CAA-Québec, prend des notes. « Esquive obligée car pas assez attentif à l’avant. Sentiment de persécution ! », écrit-il.

Nous sommes chez CAA-Québec, dans un simulateur de conduite. David a devant lui le volant et le tableau de bord d’une Pontiac Sunfire. Trois écrans offrent une vue à 180 degrés d’une autoroute à quatre voies. Sa mission : faire des changements de voie quand on le lui demande.

Le jeune homme n’est pas dans son état normal. Deux heures et demie avant ce brusque coup de volant, il a fumé la moitié d’un joint bien dodu roulé avec du Sierra Fleur, une variété de pot achetée la veille par La Presse à la Société québécoise du cannabis. Il participe à une petite expérience que nous avons mise sur pied afin d’illustrer les dangers de la consommation de pot au volant.

« GELÉ » DANS LE SIMULATEUR

Jeudi, au lendemain de la légalisation du cannabis, nous avons demandé à quatre volontaires âgés de 24 à 31 ans et expérimentés avec le cannabis de tester leurs habiletés de conduite sur un simulateur. Nos participants ont d’abord fait l’exercice à jeun. Puis, ils ont chacun fumé un joint de la grosseur de leur choix, roulé à partir d’une sélection de cannabis de différentes intensités proposée par La Presse. Sous la supervision d’un infirmier, ils ont refait les tests tout de suite après avoir fumé, puis environ deux heures et demie après (voir onglet suivant pour notre méthodologie).

Parce que certains de nos participants travaillent auprès du public et que d’autres craignaient des problèmes à la frontière américaine, ils nous ont demandé de taire leur nom de famille. Le test de changements de voie a été choisi par CAA-Québec parce que les événements présentés aux participants sont générés de façon aléatoire, ce qui diminue l’apprentissage que peuvent faire nos volontaires en répétant l’exercice.

« C’est un scénario qui teste les capacités cognitives. Pour faire un bon changement de voie, il faut aller chercher toutes les informations disponibles et les analyser correctement. »

— Daniel Fortier, coordonnateur de sécurité routière à CAA-Québec

Notre petite expérience n’a aucune prétention scientifique. Elle permet néanmoins d’illustrer quelques constats observés lors de véritables études et qui montrent une chose : la relation entre pot et conduite est tout sauf simple.

David, malgré le fait qu’il ait frôlé un accident sous l’influence du cannabis, a réussi l’ensemble de l’exercice avec brio. Deux heures et demie après avoir fumé son joint, il a fait 14 changements de voie parfaits… contre seulement 6 lorsqu’il était à jeun.

« On a eu un excellent parcours… et le pire changement de voie qu’on a vu aujourd’hui », résume le formateur Daniel Fortier. La remarque illustre à elle seule toute l’ambiguïté de la conduite sous l’influence du cannabis.

Dans l’ensemble, et de façon très surprenante, nos participants ont obtenu de meilleures notes après avoir fumé leur joint qu’avant. Deux heures et demie après avoir fumé, deux d’entre eux ont même réussi à accumuler assez de points pour franchir le fil d’arrivée du parcours, un exploit qui n’avait pas été réalisé à jeun.

« Je ne m’attendais pas à voir des 100 % aujourd’hui », a admis le coordonnateur en sécurité routière Daniel Fortier. Les participants ont cependant dit, après les simulations, s’être habitués à cette routine.

DES PARTICIPANTS BIEN SONNÉS

Nos participants ont joué le jeu à fond et n’ont pas épargné leurs neurones. « Hééé bo-boy ! », s’est exclamée Karine en pénétrant dans les locaux de CAA-Québec, en rentrant du terrain vague où elle avait fumé son joint. Les néons de l’endroit, semble-t-il, ont produit une forte impression sur la jeune femme.

Invitée à noter son buzz sur une échelle de 1 à 10, Karine n’a eu aucune hésitation. « Dix ! », a-t-elle répondu.

Lors du dîner, les croustilles ont provoqué un engouement typique des légendaires « trips de bouffe » des fumeurs de pot. David en a même brandi une en l’examinant longtemps. « C’est vraiment une belle chip », a-t-il observé. Et lorsque le formateur Daniel Fortier a raconté avoir déjà lui-même percuté quatre chevreuils au volant, Karine a éclaté d’un fou rire de plusieurs minutes, les yeux inondés de larmes.

« Je ne prendrais jamais le volant comme ça », a d’ailleurs déclaré la jeune femme en s’installant derrière celui du simulateur, à peine 15 minutes après avoir inhalé son joint bourré de pot Blue Dream. Au terme de l’exercice, elle était surprise d’avoir amélioré sa performance.

« Dès que j’ai commencé à conduire, j’étais complètement dedans. Je n’avais pas le sentiment d’être stressée. Je n’étais pas pressée, je ne sentais pas l’espèce de pression sociale qui fait qu’on a toujours l’impression de courir », dit-elle.

DÉPOURVUS DEVANT L’IMPRÉVU

De façon générale, Daniel Fortier a noté que les participants conduisaient de façon plus « zen » après avoir fumé. Plusieurs études ont montré que les conducteurs sous l’influence du cannabis conduisent en fait plus lentement et prennent moins de risques pour essayer de compenser l’altération de leurs capacités.

« Même s’ils ont de meilleures notes, ils ont des temps de réaction plus lents. On voit qu’ils fixent davantage certaines choses et qu’ils ne gèrent pas l’imprévu de la même façon. »

— Daniel Fortier, coordonnateur de sécurité routière à CAA-Québec

La semaine dernière, des chercheurs de l’Université McGill ont dévoilé une étude menée auprès de 45 participants de 18 à 24 ans. Ils ont observé que la consommation de 100 mg de cannabis n’avait pas altéré de façon significative leur capacité à faire des tâches simples comme freiner, tourner le volant, contourner des obstacles ou traverser des intersections.

Mais les chercheurs ont ensuite complexifié les choses en faisant apparaître des objets dans le champ périphérique des conducteurs et en ajoutant des distractions. Les participants se sont alors avérés moins bons s’ils affrontaient ces tâches pour la première fois sous l’influence du cannabis. Fait surprenant, la baisse de performance a été notée trois heures et cinq heures après avoir consommé le cannabis, mais pas une heure après la consommation. Dans l’heure suivant la consommation, les chercheurs ont même noté que les conducteurs étaient plus vigilants.

« C’est un résultat inattendu qui va devoir être examiné de plus près », indique Isabelle Gélinas, professeure à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill et coauteure de l’étude. Selon elle, l’expérience montre que le cannabis empêche de bien gérer les situations complexes et imprévues jusqu’à cinq heures après la consommation.

« La conduite n’est jamais une tâche simple, fait remarquer la chercheuse. Quand on conduit, il faut être à l’affût de ce qui se présente et on a souvent des décisions assez complexes à prendre. Oui, il y a de l’automatisme dans la conduite, mais il faut être capable d’en sortir. Et c’est ce que les gens sous l’influence du cannabis ont de la difficulté à faire. »

DE BONNES NOTES, MAIS…

Malgré les bonnes notes de nos participants sous l’influence du cannabis, nous avons aussi observé quelques situations troublantes. En plus de David qui a frôlé la catastrophe, Karine a freiné brusquement pour une raison difficile à comprendre pendant l’exercice, en roulant brièvement à 40 km/h dans une zone de 100 km/h.

Deux heures et demie après avoir fumé son joint, Marc-Antoine a démarré sa voiture le pied enfoncé sur l’accélérateur plutôt que sur la pédale de frein. Il en était pourtant à sa troisième utilisation du simulateur.

Ces petits détails, qui n’ont pas influencé la note finale des participants, sont toutefois révélateurs.

« On peut penser qu’on est en plein contrôle pour conduire après avoir fumé un joint, mais ce n’est pas le cas ! dit Nicolas Tétreault, biochimiste clinique et membre de l’Ordre des chimistes du Québec, cité dans un communiqué de CAA-Québec. C’est un peu comme conduire sans vos réflexes, votre jugement, votre concentration et sans savoir à quelle distance se trouve la voiture devant vous. »

LES EFFETS DU CANNABIS AU VOLANT

Par le passé, d’autres études ont montré que les conducteurs sous l’influence du cannabis…

Réagissent plus lentement à diverses situations ;

Sont moins bons pour conserver leur position dans une voie ;

Peinent à maintenir une vitesse constante ;

Ont une moins bonne attention ;

Sont moins bons pour planifier un trajet ;

Conduisent plus lentement et tendent à prendre moins de risques pour essayer de compenser la diminution perçue de leurs capacités ;

Sont plus vigilants que lorsqu’ils sont à jeun ;

Réagissent moins bien aux situations inattendues et aux longues périodes de conduite monotones.

CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
COBAYES MIS À L’ÉPREUVE Tristan Péloquin

Notes méthodologiques

Nous avons offert à nos quatre participants de se rouler un joint avec l’une des trois différentes variétés de cannabis que nous avons achetées légalement à la SQDC (intensité modérée, moyenne, élevée). Le poids du joint a été mesuré avant et après l’expérience afin de connaître la quantité consommée. Les simulations se sont déroulées jeudi dernier à l’école de conduite de CAA-Québec, sous la supervision de l’infirmier Paul Lavoie, qui se spécialise dans le traitement de patients avec du cannabis médical. Les participants devaient réussir le maximum d’étapes possibles. Par la suite, les participants sont rentrés chez eux avec un service de transport offert par La Presse.

KARINE 28 ANS

« Je consomme de façon sociale. »

SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Blue Dream – intensité moyenne 17 % THC : 0 % CBD

QUANTITÉ CONSOMMÉE : 0,1 gramme

POULS À JEUN : 79

PRESSION À JEUN : 122/82

TEST À JEUN

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES (Basé sur un système de pointage cumulatif ; le total peut reculer en cas d’erreur de conduite) : 7,5

SCORE MOYEN (Utilisation du clignotant, respect de la marge de sécurité, zone à risque et stabilité) : 95,5 %

PREMIER TEST « GELÉE » (Environ 30 minutes après la consommation)

POULS : 103

PRESSION : 136/102

PUPILLES : TEMPS DE RÉACTION PLUS LENT À LA LUMIÈRE.

BUZZ RESSENTI : 10 sur 10

« Je suis complètement défoncée ! »

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 11,75

SCORE MOYEN : 97,75 %

IMPRESSIONS

« J’ai owné le test ! Dès que j’ai commencé à conduire, j’étais complètement dedans. Je n’avais pas le sentiment d’être stressée. Je n’étais pas pressée, je ne sentais pas l’espèce de pression sociale qui fait qu’on a toujours l’impression de courir. »

NOTE DE L’ÉVALUATEUR

« Conduit avec une attitude plus détendue [à une main]. »

« Freinage plus brusque. »

DEUXIÈME TEST « GELÉE » (Environ 2 heures après avoir consommé)

POULS : 89

PRESSION : 123/75

PUPILLES : DILATÉES, MAIS TEMPS DE RÉACTION PLUS NORMAL

BUZZ RESSENTI : 2 sur 10

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 12,25

SCORE MOYEN : 96,75 %

NOTES DE L’ÉVALUATEUR

« Freinage plus rapide sans nécessité. »

« Roule à 40 km/h sans nécessité. »

« Fait un seul angle mort pour changer de voie. »

ALEXIS 31 ANS

« Je suis un consommateur fonctionnel. Ma consommation est intégrée à mon travail. »

SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Blue Dream – intensité moyenne 17 % THC : 0 % CBD

QUANTITÉ CONSOMMÉE : 0,39 gramme

POULS À JEUN : 82

PRESSION À JEUN : 132/78

TEST À JEUN

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 7,5

SCORE MOYEN : 93,5 %

NOTES DE L’ÉVALUATEUR

« Manque des angles morts parfois [10%]. »

« Dépasse régulièrement les limites de vitesse. »

PREMIER TEST « GELÉ »

POULS : 79

PRESSION : 122/82

PUPILLES : PUPILLES MOINS RÉACTIVES.

BUZZ RESSENTI : 7,5 sur 10

« Je me sens bien. »

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 10,5

SCORE MOYEN : 96,25 %

IMPRESSIONS

« Dans la vraie vie, j’ai tendance à rouler plus vite. Là, j’ai juste compris comment le jeu fonctionne. »

NOTE DE L’ÉVALUATEUR

« Hésitation marquée lors d’une manœuvre [prise de décision]. »

DEUXIÈME TEST « GELÉ »

POULS : 80

PRESSION : 110/73

PUPILLES : NORMALES

BUZZ RESSENTI : 2 sur 10

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 13

SCORE MOYEN : 96,25 %

NOTES DE L’ÉVALUATEUR : aucune

« Freinage plus rapide sans nécessité. »

« Roule à 40 km/h sans nécessité. »

« Fait un seul angle mort pour changer de voie. »

DAVID 31 ANS

« Je peux fumer deux ou trois fois par mois, souvent quand d’autres en ont. C’est très rare que j’en achète et je ne fume presque jamais seul. »

SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Sierra – intensité modérée 9 % THC : 9 % CBD

QUANTITÉ CONSOMMÉE : 0,3 gramme

POULS À JEUN : 58

PRESSION À JEUN : 134/77

TEST À JEUN

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 5,75

SCORE MOYEN : 95 %

NOTES DE L’ÉVALUATEUR : aucune

PREMIER TEST « GELÉ »

POULS : 93

PRESSION : 154/80

PUPILLES : NORMALES.

BUZZ RESSENTI : 8 sur 10

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 11,5

SCORE MOYEN : 95,75 %

IMPRESSIONS

« Je me sens vraiment vedge. Je ne sais pas si c’est parce que ce que j’ai pris a beaucoup de CBD. Je n’aurais pas conduit en temps normal. J’étais quand même pas mal meilleur que la première fois »

NOTE DE L’ÉVALUATEUR

« Dépassement de la limite de vitesse. »

« A dû faire une esquive, car il n’avait pas perçu le danger subit assez tôt [très risqué]. Vérification inexistante. »

DEUXIÈME TEST « GELÉ »

POULS : 79

PRESSION : 146/74

PUPILLES : DILATÉES

BUZZ RESSENTI : 3 OU 4 sur 10

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 13

SCORE MOYEN : 92,75 %

IMPRESSIONS

« J’ai le goût d’être en pyjama ! Je me sens comme une heure après m’être réveillé. »

« Les deux imprévus sont arrivés quand j’étais gelé. Ils n’en ont pas mis dans la simulation quand j’étais à jeun. L’évaluateur a vraiment un biais négatif. »

NOTES DE L’ÉVALUATEUR :

« Esquive obligée, car pas assez attentif à l’avant. »

« Sentiment de persécution. »

MARC-ANTOINE 24 ANS

« Je suis un fumeur essentiellement social. Je peux fumer parfois dans la semaine en jouant à NHL avec mon coloc. »

SOUCHE CONSOMMÉE POUR L’EXPÉRIENCE : Delahaze – intensité élevée 24 % THC : 0 % CBD

Quantité consommée : 0,44 gramme

Pouls à jeun : 99

Pression à jeun : 127/86

TEST À JEUN

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 7,25

SCORE MOYEN : 95 %

NOTE DE L’ÉVALUATEUR

« Vérifie son rétroviseur, mais ne fait pas son angle mort chaque fois. »

PREMIER TEST « GELÉ »

POULS : 120

PRESSION : 166/82

PUPILLES : PUPILLES DILATÉES ET RÉACTION PLUS LENTE À LA LUMIÈRE.

BUZZ RESSENTI : 9 sur 10

« Le buzz est assez intense. »

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 9

SCORE MOYEN : 95,75 %

IMPRESSIONS

« Je me sens high, mais très focus. »

NOTE DE L’ÉVALUATEUR

« Dépasse la vitesse permise. »

DEUXIÈME TEST « GELÉ »

POULS : 116

PRESSION : 134/78

PUPILLES : DILATÉES MAIS RÉACTIVES

BUZZ RESSENTI : 3 sur 10

NOMBRE D’ÉTAPES DE SIMULATION RÉUSSIES : 8

SCORE MOYEN : 94,5 %

NOTES DE L’ÉVALUATEUR

« Avait le pied sur l’accélérateur lors du démarrage. »

« Neuvième changement de voie raté malgré tous ses efforts pour bien faire. »

COMMENTAIRES DE L’INFIRMIER PAUL LAVOIE

« Je ne m’attendais pas à l’augmentation de la pression aussi importante. Normalement, selon la théorie, elle devrait baisser plutôt qu’augmenter, sauf si les consommateurs en sont à leurs premières expériences. »

« Les pupilles de tous les participants restaient dilatées, mais peut-être pas au point de permettre à un policier de soupçonner que la personne est sous l’influence du cannabis. »

CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
UN DIFFICILE DÉBAT SCIENTIFIQUE Philippe Mercure

À quel point le cannabis est-il dangereux au volant ? Les chercheurs ont multiplié les études de toutes sortes au fil des ans pour tenter de le savoir, mais les résultats sont souvent contradictoires et difficiles à interpréter. Tour d’horizon.

DONNÉES EXPÉRIMENTALES

Les tests sur des simulateurs ou directement sur la route sont sans doute la façon la plus rigoureuse d’évaluer les risques du cannabis au volant. Plusieurs d’entre eux se sont toutefois révélés non concluants parce qu’on testait des aptitudes qui n’étaient pas touchées par le cannabis. Les résultats varient beaucoup d’une étude à l’autre. Les doses consommées et la tolérance de chaque individu font en sorte qu’il faut jongler avec plusieurs variables. Ces tests ont toutefois montré que les conducteurs sous l’influence du cannabis ont des temps de réaction plus longs. Ils sont moins bons pour conserver leur position dans leur voie et pour gérer l’imprévu et la nouveauté. Au contraire des conducteurs sous l’influence de l’alcool, ils tendent à conduire plus lentement, à prendre moins de risques et à augmenter leur vigilance pour essayer de compenser la diminution de leurs capacités.

PROFIL

Les statistiques montrent que les consommateurs de pot ont beaucoup plus d’accidents de voiture que l’ensemble de la population. Une preuve de la dangerosité du cannabis ? Non. Car les fumeurs de pot sont en majorité des hommes, très souvent jeunes et plus portés sur le risque que l’ensemble de la population. Or, il s’agit exactement du profil des gens qui ont le plus d’accidents. En contrôlant ces variables, les résultats des différentes études sont contradictoires.

RISQUES D’ACCIDENTS

Examiner les circonstances des accidents peut donner un indice de la dangerosité réelle du pot sur la route. La plus importante étude du genre provient de la Virginie. Les chercheurs ont comparé 3000 conducteurs impliqués dans des accidents à 6000 autres qui ont conduit aux mêmes endroits mais n’ont pas eu d’accident. L’étude montre que la marijuana n’augmente pas le risque d’accident, alors que la conduite sous l’influence de l’alcool à un taux de 0,05 multiplie ce risque par 6,75. Ces chiffres sont à prendre avec un (gros) grain de sel. La concentration de THC diminue si rapidement dans le sang qu’au moment de tester un conducteur qui vient de causer un accident, il est fort possible qu’on ne détecte rien de révélateur. Le THC peut être détecté chez certains consommateurs plusieurs jours après la consommation. Un grand nombre de conducteurs qui ont un test positif au THC dans ce genre d’études sont en parfait état de conduire, ce qui améliore artificiellement leur bilan global.

CAPACITÉS

Une façon indirecte d’évaluer les risques du cannabis au volant est d’étudier les effets du pot sur les fonctions cognitives requises pour la conduite. Encore ici, les résultats sont difficiles à interpréter et dépendent de la dose consommée et de la tolérance des consommateurs. On peut quand même dire que le cannabis touche généralement la perception du temps, la capacité d’attention, la prise de décision, la capacité de faire plusieurs tâches en même temps et les habiletés psychomotrices.

CONDUITE SOUS L’INFLUENCE DU CANNABIS
LE GRAND DÉFI DE LA DÉTECTION Philippe Mercure

La question du pot au volant donne de sérieux maux de tête aux autorités à cause d’un problème fondamental : contrairement à l’alcool, il n’existe pas de corrélation entre le taux de THC dans le sang et la capacité de conduire. Pour y remédier, les gouvernements et les policiers ont établi tout un protocole… qui pourrait bien être contesté devant les tribunaux. Explications.

LE PROBLÈME

La seule façon de savoir si un conducteur est trop « gelé » pour conduire à partir de tests biologiques serait de procéder à une biopsie dans son cerveau sur le bord de la route, ce qui est évidemment impraticable. Avec les tests de salive ou les tests sanguins, on se heurte à un dilemme. Si on fixe une limite haute, on échappera la majorité des conducteurs sous l’influence de la drogue. Dans un rapport remis au Congrès américain, la National Highway Traffic Safety Administration souligne que pour pincer un conducteur avec une haute concentration de THC dans le sang, il faudrait pratiquement que le consommateur fume son joint, saute dans sa voiture, tombe sur un policier au premier coin de rue et se fasse tester illico.

En fixant une limite trop basse, au contraire, on risque de pénaliser des gens qui conduisent en pleine possession de leurs moyens. Une faible concentration de THC peut subsister des heures et même jusqu’à un mois après la consommation, alors que l’individu est parfaitement apte à conduire.

Notons que ce problème n’existe pas avec l’alcool, puisqu’il existe une corrélation parfaite entre le taux d’alcool dans le sang et le danger sur la route.

TOLÉRANCE ZÉRO AU QUÉBEC

Au Québec, c’est tolérance zéro. Certains policiers sont dotés d’appareils approuvés permettant de détecter le THC dans la salive. La moindre concentration détectée entraîne la suspension du permis de conduire pour une durée de 90 jours. Les policiers devront toutefois avoir une bonne raison de croire qu’un automobiliste est sous l’influence du pot avant de lui imposer le test salivaire – conduite irrégulière, odeur, échec à certains tests de proprioception comme se tenir en équilibre sur une jambe, marcher sur une ligne ou rester debout les yeux fermés sans se balancer.

PEINES DE PRISON AU FÉDÉRAL

La loi fédérale prévoit quant à elle des peines qui peuvent aller d’une amende de 1000 $ à 10 ans de prison selon la concentration de THC mesurée dans le sang et le nombre de récidives de la personne qui se fait prendre. La présence d’alcool dans le sang en plus du THC fait augmenter les peines.

CONTESTATIONS PRÉVUES

Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec, s’attend à ce que les premiers automobilistes accusés de conduire sous l’influence du cannabis contestent leurs sanctions devant les tribunaux. Il croit qu’ils échoueront au provincial puisque la peine – retirer le permis de conduire – touche un privilège et non un droit. Au fédéral, par contre, les causes devront être bien montées pour conduire à des accusations. « Les premières causes mal faites par les policiers vont être contestées. Sachant que scientifiquement, on sait que du THC peut rester dans le sang jusqu’à un mois après la consommation, une accusation basée uniquement sur un taux ne tiendra pas la route. Il va falloir l’ensemble de l’œuvre – d’autres preuves que la personne avait consommé et conduisait avec les facultés affaiblies – pour obtenir des condamnations », croit-il.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.

La leçon de français (15)

NE PAS CONFONDRE : leur – leur(s)

Règles

leur : pronom personnel invariable de la 3e personne du pluriel, toujours placé près du verbe. Les musiciens sont attentifs ; le chef d’orchestre leur donne des conseils. Il signifie « à eux » ou « à elles » et peut être remplacé par « lui » : Le musicien est attentif ; le chef d’orchestre lui donne des conseils.

leur(s) : déterminant possessif, qui s’accorde avec le nom auquel il se rapporte. Les musiciens prennent soin de leur instrument. Les musiciens rangent leurs partitions.

Il peut être remplacé par un autre déterminant : « son », « sa » ou « ses ». Le musicien prend soin de son instrument. Le musicien range ses partitions.

Il est parfois difficile d’accorder « leur » quand il est déterminant possessif parce qu’on ne sait pas si l’on parle de une ou plusieurs choses, de une ou plusieurs personnes : Les cyclistes sortent leur vélo et gonflent leurs pneus.

Attention ! Dans cette phrase, c’est simple car chaque cycliste a un seul vélo, mais chaque vélo a deux pneus.

À l’inverse, l’accord est possible au singulier ou au pluriel dans la phrase suivante : Les élèves sortent leur(s) livre(s) et leur(s) cahier(s).

Exercices

1- Complétez la phrase suivante.

Ces moniteurs de ski sont sérieux; on peut … faire confiance.

A) leurs – B) lui – C) leur – D) les

2- Complétez la phrase avec le mot qui convient.

Les jongleurs rattrapent habilement … anneaux.

A) leur – B) cet – C) lui – D) leurs

3- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Après sa performance, les athlètes reconnaissent Malik comme un des leurs.

A) pronom possessif – B) pronom personnel – C) déterminant possessif – D) déterminant indéfini

4- Complétez la phrase avec les mots qui conviennent.

L’hôtesse demande aux passagers de placer … bagages dans le casier correspondant à … siège.

A) leur / leur – B) leurs / leurs – C) leurs / leur – D) leur / leurs

5- Quelle est la réponse correcte à cette question ?

As-tu donné ton adresse aux surveillants ?

A) Oui, je la lui ai donnée. – B) Oui, je le leur ai donné. – C) Oui, je la leur ai donnée. – D) Oui, je la leurs ai donnée.

6- Complétez la phrase avec les mots qui conviennent.

Les clients ont placé … achats dans … chariot et se dirigent vers la sortie.

A) leur / leurs – B) leurs / leur – C) leurs / leurs – D) leur / leur

7- Quel groupe de mots complète la phrase suivante ?

Les cosmonautes ont enfilé … combinaison et le responsable de la mission … donne des consignes avant d’effectuer … sortie dans l’espace.

A) leur / leur / leur – B) leurs / leurs / leurs – C) leurs / leur / leur – D) leurs / leur / leurs

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) D – 3) A* – 4) C – 5) C** – 6) B – 7) A
* La présence de l’article « des » permet de distinguer le pronom possessif du déterminant possessif.
** On ne peut hésiter qu’entre les réponses A et C, mais le pluriel « les surveillants » impose le pronom « leur ».

Le temps est venu d’imposer fermement

Récemment, je mettais en doute la volonté de notre nouveau gouvernement a vraiment régler une bonne fois pour toute, le dossier des signes religieux à bannir pour les personnes en autorité. Mardi dernier, Joseph Facal publiait un article, dans le Journal de Montréal, qui donnait raison à François Legault d’agir rapidement et tel qu’il l’avait promis en campagne électorale. Étant en total accord avec son analyse, c’est ce que je vous propose comme lecture, aujourd’hui.

LEGAULT A RAISON D’AGIR RAPIDEMENT Joseph Facal

Le gouvernement Legault semble décidé à interdire le port de signes religieux aux gens en position d’autorité.

Il faut l’en féliciter, l’encourager, l’inciter à tenir bon.

Le gouvernement du PLQ, qui n’a rien fait pendant 10 ans, est le premier responsable de l’inquiétude identitaire du Québec français et du recul de la laïcité.

AUTORITÉ

Certains objecteront qu’il n’y a guère de policiers, de juges ou de gardiens de prison qui portent des signes religieux visibles. L’argument ne tient pas.

Quand un principe est en cause, le nombre ne compte pas. Et le jour où des dizaines de personnes seront concernées, on nous dira que l’affaire est devenue trop explosive pour agir.

Faut-il étendre l’interdiction aux enseignants ? La CAQ pense que oui. Moi aussi. Une clause de droit acquis, dite « grand-père » éviterait les congédiements. Certains disent qu’un médecin est aussi une personne en autorité, mais que la loi à venir ne s’appliquerait pas à eux.

La différence est que l’enseignant exerce son autorité sur des jeunes très influençables, souvent des enfants.

Imaginons un dialogue entre Alice, une fillette très allumée de 11 ans, et Amira, son enseignante voilée.

– Pourquoi tu portes un foulard sur la tête, Amira ?

– Ça s’appelle un hijab, ma chouette.

– Pourquoi tu portes un hijab ?

– J’aime ça. C’est joli.

– Ah, je pensais que c’était religieux.

– C’est d’abord un choix personnel.

– Alors, comment ça se fait que ce soient seulement des filles de ta religion qui le portent ?

– Euh…

– C’est vrai, beaucoup de musulmanes ne le portent pas, mais les seules qui le portent sont toutes musulmanes,

– En fait, ça fait partie de mon identité, et dans mon identité, il y a ma religion.

– Ah, tu vois, c’est quand même un peu religieux.

– Si tu veux…

– Et elle dit quoi ta religion là-dessus ?

– Elle dit que la femme doit se vêtir modestement.

– Je ne comprends pas…

– Cela veut dire qu’elle ne doit pas, par son apparence, susciter le désir des hommes, sauf celui de son mari.

– Et c’est pour ça que certaines se recouvrent tout le visage et tout le corps ?

– Oui, c’est la même idée, mais elles vont plus loin.

– Même quand il fait très chaud ?

– Oui.

– Et l’homme, il s’habille comme il veut, genre, mettre des bermudas quand il fait chaud ?

– Oui.

ÉGALITÉ ?

Comme mon Alice est très futée, elle se questionnera sur cette drôle de conception des hommes qui, parce qu’ils verraient de cheveux, pourraient avoir du mal à se retenir.

Et elle aura beaucoup de mal à réconcilier cela avec ce que sa maman Catherine lui enseigne sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

Il faut agir maintenant.

La Grande Marche; défi relevé

Toute la fin de semaine et un peu partout au Québec, c’était La Grande Marche dans le cadre du défi Pierre Lavoie. Rien de terrifiant mais une marche de 5 km, dans son patelin, pour nous sensibiliser et nous inciter à être plus actif. En fait, c’était le coup de pied au derrière qu’il me fallait.

En ce dimanche matin froid, le manteau d’hiver était de mise. Les vents soutenus nous obligeaient à porter le capuchon. Pour ma part, il y avait bien une vingtaine d’années que je n’avais pas recouvert ma tête de cet accessoire. Tous les participants recevaient un cache-cou bleu, en tissus, qui portait les écritures de l’événement. Étonnamment chaud, cette délicate attention avait son utilité.

Cinq kilomètres, ce n’est pas la fin du monde et l’activité était ouverte à toute la famille; petits, grands, jeunes, vieux, très vieux même, et 500 personnes s’étaient donné rendez-vous au parc Lucie F. Roussel de La Prairie, à moins d’un demi kilomètre de chez-moi. Un joli parc qui offre des pistes multifonctions pour les adeptes de vélo, de marche, de jogging, bref, de toutes sortes d’activités de plein air.

Le départ prévu pour 10h30, nous sommes arrivés vers 10h00, au son d’un groupe de percussionnistes avec leurs tambours qui battaient la mesure énergiquement pour nous aider à se réchauffer et se dandiner un peu. Pommes et bouteilles d’eau en grande quantité étaient disponibles pour les participants. Parrainée par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, c’était la première fois que l’événement se déroulait à La Prairie et un médecin, bien identifié par son survêtement, participait à la marche. Et pour l’occasion, ma sœur Josée et mon frère Sylvain m’accompagnaient.

Après les présentations protocolaires de Monsieur le maire et de ses conseillers, le départ était lancé. D’un pas énergique, la masse de marcheurs empruntait le sentier balisé pour l’occasion, circulant allègrement et dans la bonne humeur. Comme pour ajouter à la température froide, quelques flocons épars sont venus nous rappeler que l’hiver est à nos portes. Une belle ambiance régnait et Josée, en athlète qu’elle est, s’amusait à prendre un peu d’avance sur ses vieux frères pour revenir vers nous. Disons que sa tactique lui donnait quelques pas supplémentaires sur son podomètre. Ça n’arrive pas souvent qu’on fait de l’activité physique en famille et j’en ai savouré chacun des instants.

Le tracé choisi représentait 3,5 kilomètres et si on y ajoute la distance aller-retour entre le parc et mon appartement, on a marché 4,5 kilomètres. Ce n’est pas le Pérou direz-vous, mais le bien-être qui en découle est indescriptible. De retour à l’appartement, c’est autour d’un bon café chaud qu’on a échangé. Et une belle surprise, je n’ai jamais tant vu mon frère rire à chaudes larmes de nos blagues. Un inoubliable moment que je garde dans mon cœur, avec l’objectif de renouveler l’expérience l’an prochain, en ajoutant ma Loulou comme randonneuse. Pourquoi pas ! On va s’entraîner cet hiver en Floride pour s’y préparer.

Et si vous avec manqué cette activité dans votre coin, n’hésitez pas à vous inscrire l’an prochain. C’est gratos, vivifiant et revigorant.