Pour qu’on se souvienne…

Aujourd’hui, 11 novembre, on célèbre l’Armistice qui mettait fin à la première guerre mondiale de 1914-1918. C’est aussi le Jour du souvenir. On se rappelle ceux et celles qui ont payé de leur vie, notre liberté.

Le coquelicot en est un symbole et à chaque début de novembre, des bénévoles sont à pied d’œuvre pour nous les vendre. À nous de les porter en mémoire de leur sacrifice.

Il y a aussi un autre signe, émouvant cette fois, le clairon qui brise le silence des morts tombés au champ d’honneur. En signe de solidarité, c’est l’histoire que je veux partager avec vous aujourd’hui.

HISTOIRE DE LA SONNERIE AUX MORTS

Nous avons tous à un moment donné entendu cette émouvante mélodie de l’appel aux morts (Le Dernier Clairon) qui nous serre le cœur, ou nous met la larme à l’œil. Connaissez-vous l’histoire à l’origine de cette mélodie ? Dans la négative, je crois que vous serez très touchés par cette histoire vraie.

L’histoire commence en 1862 lors de la guerre de Sécession.

Alors que l’Armée de l’Union, du capitaine Robert Ellicombe se trouvait près de Harrisson’s Landing en Virginie, se tenait de l’autre côté de cette étroite bordure de terre l’Armée de la Confédération.

Durant la nuit, le Capitaine Ellicombe entendit les gémissements d’un soldat grièvement blessé. Ne sachant pas si c’était un soldat de l’Union ou de la Confédération, le capitaine décida, au risque de sa vie, d’aller chercher le blessé afin de lui afin qu’on lui procure des soins médicaux. Sous les feux incessants de la bataille il rampât jusqu’au soldat blessé pour le ramener au camp de l’Armée de l’Union. Quand finalement il atteignit son camp, il découvrit que c’était un soldat ennemi… le soldat était décédé.

Le Capitaine alluma une lanterne et dans la pénombre il découvrit le visage du soldat. C’était son propre fils. Le garçon étudiait la musique dans le Sud lorsque la guerre éclata. Sans le dire à son père, le garçon s’était enrôlé dans l’Armée de la Confédération.

Le lendemain matin, le cœur brisé, le Capitaine malgré le statut d’ennemi de son fils demanda la permission à ses supérieurs de lui faire des funérailles militaires. Sa demande lui fut accordée mais en partie seulement.

Le Capitaine avait aussi demandé que la fanfare de l’Armée puisse jouer aux funérailles de son fils. Sa demande lui fut refusée dû au fait que son fils était un soldat ennemi. Mais par respect pour le père, on décida tout de même de lui allouer un seul musicien.

Le Capitaine choisit un joueur de clairon. Il demanda au musicien de jouer une suite de notes musicale qu’il avait trouvé sur un morceau de papier dans la poche de l’uniforme du jeune militaire. C’est ainsi que naquit l’émouvante mélodie de l’appel aux morts, maintenant jouée aux funérailles militaires. Les mots sont :

« Day is done. Gone the sun

From the lakes, from the hills

From the sky. All is well.

Safely rest. God is night.

Fading lights. Dims the sight.

And a star. Gem the sky.

Gleaming bright. From afar.

Drawing night. Falls the night.

Thanks, and praise. For our days.

Neath the sun. Neath the stars.

Neath the sky as we go.

This we know. God is night. »

Le 11 novembre lorsque nous entendrons le clairon au Jour du souvenir. Rappelons-nous le cœur serré, ceux et celles qui ont donné leur vie pour notre pays ainsi que ceux et celles revenus d’outre-mer handicapées pour la vie.

C’est un peu beaucoup grâce à ces courageux hommes et courageuses femmes que nous pouvons vivre dans un pays où la liberté de vivre et d’expression sont des droits sacrés.