Des gestes qui n’ont pas leur place ici

Dimanche dernier, une policière, Anabel Benoit, qui compte 15 ans de service, y est allée d’un profond témoignage sur son travail et celui de ses confrères, publié dans les pages du Journal de Montréal, conséquemment aux événements qui se sont produits aux États-Unis récemment.

Un cri du cœur que j’endosse entièrement parce qu’il est criant de vérité, et principalement au Québec. C’est ce témoignage que je veux partager avec vous aujourd’hui.

UNE AGENTE DÉNONCE LA RAGE ENVERS LES POLICIERS

AGENCE QMI | Graffitis haineux, insultes grossières et manque de respect : une policière québécoise dénonce les jugements constants des « gérants d’estrade », qui se sont amplifiés depuis la mort de l’Afro-Américain George Floyd.

« Ça me fait rager de voir comment les gens peuvent se permettre d’être des gérants d’estrade alors qu’ils ne seraient pas capables de passer une seule semaine dans nos bottines », affirme Anabel Benoit, 39 ans, dans une publication Facebook partagée par plus d’un millier d’internautes.

Dans sa déclaration, la policière de la Sûreté du Québec à Portneuf mentionne la haine et les « scènes d’horreur » auxquelles les collègues sont confrontés.

« Combien d’entre vous dans leur travail se font traiter de grosse truie sale ou de chienne de façon récurrente ? Voyez-vous les murs de votre ville tapissés de fuck the menuisier ? C’est la haine à laquelle nous sommes exposés sans arrêt. »

L’agente Benoit, qui compte plus de 15 années d’expérience, estime que le mouvement Black Lives Matter a intensifié la « rage » envers les corps policiers. Elle invite le public à ne pas tomber dans les généralités.

DÉCÈS CONDAMNÉ

« Et pour ce geste [de Derek Chauvin, accusé de la mort de George Floyd], avez-vous seulement entendu un policier dire : Wow good job de Chauvin ? Non, au contraire, le geste a été condamné par tous, y compris nous… », expose-t-elle.

« Il y a des ripoux dans la police, mais il faut faire attention de ne pas généraliser sur notre travail. Ça fait 15 ans que je suis dans la police et je n’ai pas constaté de racisme. »