La Reine du country nous a quitté

La Une

Renée Martel n’est plus, à l’âge de 74 ans, celle que j’aimais entendre, a été emportée par une sévère pneumonie, hier.

À la belle époque de Jeunesse d’aujourd’hui, elle était déjà une idole. Comme elle était jolie et bourrée de talent. Puis sa carrière l’a appelé à suivre les traces de son père vers la musique country. Ses nombreux succès sont là pour en témoigner.

Avec Patrick Norman, elle coanimait l’émission Patrick et Renée. Elle a reçu plusieurs distinctions et ses succès ont été fredonnés par quelques générations. Sa carrière aura duré 65 ans.

Après son départ, sa fille Laurence, a tenu à publier cette lettre touchante à sa maman.

Maman,

Aujourd’hui, j’ai tenu ta main jusqu’à la toute fin. Ton départ laisse un grand vide béant dans mon cœur, plus jamais je ne t’entendrai m’appeler Ma petite cocotte, plus jamais je n’entendrai non plus ton rire communicatif et tes bonnes blagues.

Maman, tu as été une battante, une guerrière, celle qui traversait vents et marées pour toujours retrouver ce qui te faisait vibrer le plus : la musique.

Si j’adore la musique, c’est essentiellement grâce à toi. Ta lumière, ta passion et ton dévouement pour cet univers m’ont toujours accompagné peu importe où mon chemin me menait.

Maman, je t’aime. Je resterai toujours ta petite fille. Je te porte dans mon cœur jusqu’à la fin de temps.

Danse, chante, amuse-toi. Ce sera le gros party au ciel aux côtés de grand-papa Marcel et grand-maman Noëlla.

Je t’aime xxxxx

Et qui sait… On l’entendra peut-être de là-haut, en duo avec son père.

Adieu, Renée Martel et merci pour tout.


353e jour de l’année

19 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Philippe Hudon

Bon anniversaire !


On jase là…

Je suis d’avis que le fait d’avoir trois doses, devrait être suffisant pour rentrer chez-nous sans avoir à subir de test au préalable. Les scientifiques nous révèlent que le variant omicron est extrêmement contagieux, sans être mortel. En 2020, les vaccins n’existaient pas au Québec, et maintenant on serait vacciné à 90 %. Il me semble que la preuve vaccinale devrait amplement suffire pour traverser la frontière dans un sens comme dans l’autre.


Pensée et citation du jour

Le bruit fait peu de bien, le bien fait peu de bruit.

Proverbe français


Ça s’est passé un 19 décembre…

(1984) À 23 ans, et après seulement 424 parties, la jeune étoile du hockey Wayne Gretzky, des Oilers d’Edmonton, marque son millième point en carrière.

(1997) TITANIC, du réalisateur canadien James Cameron, le film qui allait devenir le plus rentable de l’histoire du cinéma, prend l’affiche dans les cinémas américains. Leonardo Dicaprio et Kate Winslet sont les vedettes de ce long-métrage. Céline Dion y interprète la chanson « My Heart Will Go On ».

(2000) Le controversé projet de loi 170 sur les fusions municipales est adopté à l’Assemblée nationale. Lucien Bouchard a dû suspendre les règles de procédure et imposer le bâillon pour paver la voie au regroupement d’une soixantaine de municipalités en cinq nouvelles, à Montréal et sur la Rive-Sud, dans l’Outaouais et dans la région de Québec. Un comité de transition assurera la bonne marche de la fusion jusqu’en janvier 2002.


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Des nouvelles du Sud

La Une

Un mois déjà que nous y sommes et on peut dire que la température est idéale ; autour de 25-30 degrés le jour et 13-20 la nuit, toujours en Celsius, évidemment.

Les réparations majeures à notre véhicule récréatif sont terminées et quelques petits travaux de finition sont à faire. Je prévois débuter la semaine prochaine. J’ai eu un bon coup de main de Marcel, mon grimpeur favori. Les hauteurs me hantent alors ce « va-nu-pieds », il sait ce que je veux dire, n’a peur de rien.

Même sans neige, les Fêtes sont soulignées par des décorations un peu partout. J’ajouterai que les Québécois sont originaux et ne se gênent pas pour créer une ambiance festive.

Mais le nouveau variant Omicron vient jeter une douche froide parmi nos compatriotes. Le port du masque est revenu en force et ce, même si certains ont reçu les trois doses. C’est mon cas. J’ai reçu ma troisième dose dimanche dernier. Louise atteindra son sixième mois la veille de Noël et dès le 26 décembre, elle devrait l’avoir reçu elle aussi.

Les Américains, eux, vivent probablement sur une autre planète. Le masque ??? Ne connaissent pas ! D’ailleurs, c’est assez calme dans la population. Récemment, le gouverneur DeSantis a eu cette réaction, devant la venue du variant Omicron : « En Floride, nous ne les laisserons pas vous enfermer, nous ne les laisserons pas vous restreindre, nous ne les laisserons pas imposer des mandats, nous ne les laisserons pas fermer les écoles, nous protégerons votre liberté pour prendre vos décisions », a déclaré DeSantis aux journalistes. « Et je n’ai aucun problème si quelqu’un est inquiet, s’il a peur de l’omicron et qu’il veut se verrouiller ou s’isoler, c’est absolument sa décision dans une société libre, mais vous n’imposez pas le fascisme à dans tout le pays ou dans tout l’État, c’est faux », a-t-il poursuivi. »

Ça vous donne une idée bien arrêtée de ce politicien, admirateur de Donald Trump.

De notre côté, nous sommes plus résilients. Par exemple, lors des vendredis soir de poker que j’organise depuis la fin de novembre, pour les francophones. Au début, Louise, moi et une autre personne, portions le masque, tout comme dans les lieux publics, épiceries et autres. Hier, quatre semaines plus tard, et avec l’Omicron qui s’est invité, 12 personnes sur 22 avaient décidé de le porter. C’est dire qu’on prend au sérieux, la très contagieuse menace.

Pour les Québécois, l’élément qui inquiète sont les assurances voyage. Les inciteront-ils à rentrer au Québec ? Certains pensent que oui, alors que d’autres en doutent. Avec les cas d’éclosions qui montent également en flèche ici, tout est probable. On suit la situation de très près.

À part ça, les activités ont repris comme avant, et certains, dont nous, n’avons pas l’intention d’y participer et principalement aux différents soupers à la salle communautaire, suivi de la danse. On passe notre tour pour cet hiver, comme d’autres.

Mis à part tout ça, la vie continue au pays des gougounes. On profite de l’agréable température. Les culottes courtes et les chandails léger, nous font apprécier notre environnement.

Finalement, le beau-frère et la belle-sœur en sont à leur dernière année en Floride. Ils viennent de vendre leur maison et tourneront la page sur 17 belles saisons à la chaleur, début avril. Avec l’âge, vient souvent les coûts indécents des protections d’assurances, incitant les Québécois à passer à autre chose.

Comme on dit, toute bonne chose à une fin et « un jour ce sera notre tour », mais pas pour les gains de loterie. En tout cas jusqu’à maintenant.

On s’en reparle…


352e jour de l’année

18 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS

LES NOCES D’OR DE DIANE SAVARD ET PHILIPPE HUDON


À la douce mémoire de…

ALAIN BARRIÈRE 1935-2019, chanteur français.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvain Nantel, mon frère.

Bon anniversaire !


On jase là…

Quelle triste nouvelle que ce nourrisson de moins de deux mois, décédé hier de la COVID-19 au CHU de Sainte-Justine. Une blessure terrible directement au cœur, pour les parents. Les consignes de préventions deviennent vitales devant la vulnérabilité des bambins. Je souhaite aux parents qu’ils trouvent la paix dans cette épreuve inqualifiable.


Pensée et citation du jour

On se plaint souvent du manque de temps, alors que c’est tout simplement l’envie de prendre le temps qui nous manque.

Pierre Péladeau


C’est arrivé un 18 décembre…

(1991) La plus importante campagne d’immunisation jamais entreprise au Québec et peut-être même au Canada débute à Saint-Jérôme, où on s’inquiète d’une poussée de méningite qui frappe surtout les jeunes âgés de 10 à 14 ans.

(2000) Le chanteur Michael Jackson a été officiellement inculpé concernant les allégations d’abus sexuels sur un mineur. Le document a été déposé jeudi après-midi au tribunal de Santa Maria, en Californie.

(2008) L’hebdomadaire américain Time a décerné au président élu Barack Obama le titre de « Personnalité de l’année 2008 » pour être devenu le premier Afro-Américain à remporter la course à la Maison-Blanche.


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L’ange au cœur d’or

La Une

Pour Noël, j’ai décidé ne plus répéter dorénavant ce qui était pourtant devenu une tradition pour moi, soit aller porter des sacs de cadeaux à quelques itinérants choisis au hasard dans la rue. Depuis quelques années, avec quel plaisir je les remplissais de vin, fromage, biscottes, cigarettes et chocolat, coupons de restaurant, ces grands contenants aux couleurs vives, en me prenant pour la fée des Étoiles. Deux ou trois jours avant Noël, je me rendais au centre-ville, le cœur battant, dans ce quartier où les sans-abris foisonnent habituellement.

En général, je repérais facilement les sans-logis recherchés, reconnaissables non seulement à leurs vêtements dépenaillés mais surtout à cause de leur démarche, cette façon qu’ils ont de traîner la patte et d’errer tristement à travers la foule de passants à l’air préoccupé et aux bras remplis de paquets. Les itinérants, eux, vagabondent sur les trottoirs sans se dépêcher, le regard vide et sans but, sinon celui de remplir leur vieux baluchon de denrées encore utilisables trouvés d’une poubelle à l’autre.

L’an dernier, Dieu sait pourquoi, ils furent moins nombreux qu’à l’accoutumée. Sans doute, la pluie diluvienne de la veille et le froid subit du lendemain avaient rendu la chaussée trop glissante et les empêchaient de sortir. Je fus dans l’obligation de remettre ma distribution à plus tard et me retrouvai finalement seule avec mes cinq sacs, par un froid glacial, le matin de la veille de Noël.

J’eus beau scruter le quartier, seule à bord de ma voiture, j’eus peine à dénicher quelques itinérants. Petit à petit, je réussis tout de même à faire quatre heureux. À tout le moins, je m’imaginais les rendre heureux à ma manière.

C’est de loin que j’aperçus mon dernier récipiendaire. Je ne pouvais pas me tromper : petit et maigrelet, zigzaguant nonchalamment parmi les piétons, un sac à la main et les yeux vaguement perdus. L’homme portait une tuque des Andes enfoncée jusqu’aux oreilles et cachait le reste de son visage derrière un affreux foulard jaune entortillé autour de son cou. Je stationnai ma voiture en double file, mis mes clignotants et m’empressai de sortir le sac que je lui tendis à bout de bras.

– Bonjour, monsieur. La fée des Étoiles a préparé un sac de cadeau pour vous. Et… joyeux Noël !

– Vous croyez vraiment que j’en ai besoin ?

C’est à ce moment précis que je remarquai l’étiquette « Kanuk » brodée sur le revers de son col. Dieu du ciel ! Je venais de commettre l’erreur du siècle ! Aucun itinérant de la ville ne pourrait se payer ce genre de manteau très coûteux. Cet homme n’était pas un sans-abri !

– Excusez-moi, monsieur. Si vous ne voulez pas de mon sac, pourriez-vous l’offrir à quelqu’un de plus malchanceux que vous, s’il vous plaît ?

Si j’avais pu rentrer dans le trottoir, je l’aurais fait ! Prise de panique, je pivotai aussitôt, m’engouffrai dans ma voiture et disparus au coin de la rue en laissant mon bonhomme en plan, sans même lui donner le temps de me répondre. Ah ! ce que je pouvais me sentir mal ! Je voulais semer la joie et voilà que je venais peut-être d’insulter quelqu’un ou de le blesser dans son amour propre, sa fierté, son intégrité. Sur le chemin du retour, je lui demandai secrètement pardon, les larmes aux yeux, me jurant de ne plus jamais recommencer l’expérience des sacs à offrir aux sans-abris. Trop risqué de commettre à nouveau de telles erreurs !

Depuis cette aventure, un an s’est écoulée, et je n’ai toujours pas changé d’idée : finie la chasse aux itinérants ! Cette année, pour Noël, je ferai un don en argent à un organisme qui s’occupe officiellement des pauvres et des démunis. Des vrais ! Non, je ne referai plus de bêtise comme l’an passée.

Ce matin, cependant, le facteur m’a laissé un mystérieux paquet enveloppé dans du papier de Noël, Curieuse, je l’ai déballé d’une main fébrile pour découvrir un petit ange de bois peint en rouge, tenant dans ses bras un cœur d’or. Ah ? Étrange… Cette figurine me rappelait quelque chose, mais je n’arrivais pas à trouver quoi, Où donc ai-je déjà vu cet ange ? Et qui me l’a envoyé ? J’ai décacheté avec empressement l’enveloppe qui l’accompagnait et j’ai parcouru, bouche bée, l’écriture ronde et régulière que je ne connaissais pas.

Chère madame,

Vous ne serez pas fâchée, je l’espère, si l’an dernier, lorsque vous m’avez quitté si rapidement au coin de la rue, je n’ai pu m’empêcher de retenir mentalement le numéro d’immatriculation de votre voiture. J’ai réussi, grâce à quelques pots-de-vin, à obtenir le nom de la propriétaire de cette voiture. Je suppose donc qu’il s’agit bien de vous.

Je suis l’homme que vous avez maladroitement pris pour un sans-abri, la veille de Noël, l’année dernière. Bien sûr, en rentrant chez moi, dans ma belle tour d’ivoire, j’ai lancé rageusement votre sac de cadeaux sur mon divan. La carte que vous y aviez insérée a alors glissé par terre. Elle portait l’image de cet ange et, à l’intérieur, on pouvait lire ce court message que vous-même aviez sans doute tracé à la main :

« On n’est jamais seul quand on donne de l’amour, Cet ange veillera sur vous. »

J’ai retourné la carte cent fois entre mes mains. Un ange veillerait sur moi, hein ? Quelle farce ! Ma femme venait de me plaquer pour un autre homme, mes enfants qui vivent en région éloignée ne m’avaient pas invité pour les Fêtes, mes employés, trop contents de partir en congé, m’avaient souhaité « Joyeux Noël » avec une indifférence évidente. Et tous mes amis étaient partis. Il ne restait plus personne. Quand vous m’avez rencontré, madame, j’étais l’être le plus seul et le plus malheureux au monde. Je me sentais à ce point désœuvré que, pour un instant, j’ai même songé à aller me pendre. Mais j’ai plutôt erré comme une âme en peine sur les trottoirs avec mon Kanuk, mes bottes de cuir et mes poches bourrées d’argent. Vous avez vu juste : j’étais un véritable itinérant. Un sans-abri dans l’âme.

Au moment où j’ai découvert les produits de votre sac, j’ai bien compris que cela ferait le bonheur de quelqu’un d’autre, pas le mien. Je pouvais m’offrir mille fois ces petites douceurs. Toutefois, votre phrase me chicotait : « Quand on donne de l’amour, on n’est plus seul, » J’ai donc décidé de me rendre au gîte Dernier Recours, refuge officiel pour les sans-abris de la ville lors de journées trop froides. Là-bas, je trouverais sûrement un bonhomme plus démuni que moi.

J’en ai trouvé cent cinquante !!! pour la plupart, des types sympathiques et sans malice. Des blessés de la vie, quoi ! Comme moi, ils avaient manqué le bateau. Pas le même que le mien, mais eux aussi étaient restés seuls au quai. Seuls, mal-aimés, abandonnés, rejetés, sans espoir. Je me suis mis à jaser avec l’un puis avec l’autre. Ça parlait, ça s’ouvrait le cœur, ça riait fort, mais ça pleurait aussi. Jamais je ne me serais imaginé faire de l’écoute dans un tel endroit. Je n’ai jamais vu l’après-midi passer. Quand est venu le temps de partir, j’ai remis votre sac de cadeaux au plus misérable d’entre eux. À ma grande surprise, sa première idée a été de partager le contenu avec les autres. À peine s’il lui est resté une gorgée de vin et une cigarette. Je n’oublierai jamais son regard radieux quand il a posé sa main sur mon épaule en me demandant si j’allais revenir pour le réveillon de minuit.

– Viens avec nous. Tu vas voir, c’est toujours formidable. On manque de personnel pour servir le repas de Noël chaque année. Tu pourrais donner ton nom à la direction.

Je me suis moi-même étonné en m’inscrivant aussitôt. Le comité des bénévoles pouvait compter sur moi dès le début de la soirée. Une fois rentré à la maison, je n’en revenais pas de mon audace. Moi, au service des sans-abris, oh là là ! Qui l’eût cru ! Soudain, j’ai aperçu l’ange au cœur d’or de votre carte. Il trônait, immobile, sur mon bureau où j’avais installé la fameuse carte. Chaque fois que je passais devant lui, j’avais l’impression qu’il me faisait un clin d’œil. Ah ! Il m’avait bien manipulé, le coquin !

Je n’ai rien regretté de cette soirée. J’ai vécu, l’an dernier, le plus beau Noël de ma vie grâce à vous, chère madame, et je voulais sincèrement vous en remercier. Cette nuit-là, sans famille, sans amis, sans alcool, sans argent et sans gâteries, j’ai ri et chanté. Les accolades, les poignées de main et même les bisous n’ont pas manqué. Que d’amour, que de chaleur humaine ! J’ai compris que le cœur d’or de l’ange y était pour quelque chose.

Cette année, je vais enfin retrouver les miens pour les Fêtes et ne pourrai pas retourner au refuge. Mais soyez assurée, chère madame, qu’à votre exemple, je préparerai moi aussi des sacs de surprises pour les sans-abris et que j’irai les leur distribuer dans les rues du même quartier, la veille de Noël. Peut-être vous y reverrai-je !

Je vous envoie cet ange que j’ai sculpté pour vous en souvenir de notre curieuse rencontre. Méfiez-vous, cependant, car cet ange pourrait bien vous mener par le bout du nez ! Je lui ai demandé de vous rendre heureuse.

L’ami de l’ange au cœur d’or

Bouleversée, j’ai caressé l’ange du bout des doigts. En le déposant dans ma chambre, j’ai eu l’impression que le petit chenapan me faisait un clin d’œil à moi aussi. Qui sait si je n’irai pas au magasin, ces prochains jours, pour me procurer quelques grands sacs de Noël…

Note de l’auteure : La première partie de ce conte a réellement eu lieu, mais je ne saurai jamais si « L’ami de l’ange au cœur d’or » a vraiment remarqué la plaque de ma voiture.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.


351e jour de l’année

17 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JIURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUSES ET AUX TRAVAILLEURS DU SEXE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Hélène Armand

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’amour transforme les impasses en autoroutes.

Louis Guertin


Ça s’est passé un 17 décembre…

(1983) Le Canadien de Montréal honore douze joueurs ainsi que l’entraîneur Toe Blake, qui ont gagné cinq coupes Stanley consécutives. Parmi eux, Maurice Richard, Doug Harvey, Henri Richard et Jean Béliveau.

(1987) Le Harfang des neiges devient l’emblème aviaire du Québec.

(1994) Mariage de Céline Dion avec René Angelil.


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Faudra-t-il tout recommencer ?

La Une

Malgré deux doses dans plus de 90 % des cas, trois dans d’autres, la période des Fêtes sera aussi imprévisible que l’an dernier. Le variant Omicron s’impose et ramène tout le monde à l’ordre.

Et il y en aura d’autres. Les scientifiques le prédisent. Il nous faudra probablement se faire vacciner annuellement. Qui sait. En tout cas, une chose est certaine, ce n’est pas demain la veille qu’on pourra s’en défaire de ce satané variant qui gâche nos vies.

Nous sommes un peu responsables des variants. Un regard autour de nous et on a l’impression que la bataille était gagnée depuis quelques mois. Les masques ont majoritairement disparu, du moins par ici en Floride, sauf chez les employés de magasins et d’épiceries.

La distanciation physique également. Nous sommes revenus à nos vieilles habitudes de rapprochements.

Serez-vous surpris si la santé publique imposait de nouvelles consignes ? De limiter nos soupers de Noël et, sans se confiner nouveau, de passer des Fêtes dans l’intimité ? Il y aura toujours des récalcitrants qui continueront de défier l’autorité, au risque d’en payer le prix. C’est connu d’avance !

De notre côté, au pays des gougounes, notre hiver devait se dérouler presque normalement. Après vingt mois d’attente, notre séjour allait être agréable. Par contre, les réceptions et repas à la salle communautaire sont moins invitantes. On le sait, la Floride est un État assez complotiste pour ce que sont les consignes. Le gouverneur DeSantis, un pro Trump et par le fait même républicain, gouverne comme si la pandémie n’avait jamais existé.

Un petit côté positif cependant. Dimanche dernier, j’ai pu obtenir ma troisième dose et ma douce la recevra entre Noël et le nouvel An. Mais, devant les ravages que l’omicron répand, on devra peut-être rentrer plus tôt au pays.

Les assurances nous pousseront peut-être à rentrer. Déjà, le gouvernement fédéral incite les gens à éviter les voyages non-essentiel… Nous ne sommes pas loin d’une autre fermeture des frontières.

C’est un sombre tableau mais il faut être réaliste. Les cas montent en flèches et partout dans le monde les mesures sanitaires obligent des contraintes. Espérons que « ça va bien aller » !


350e jour de l’année

16 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Normand Claveau

Bon anniversaire !


On jase là…

Et si on donnait un grand coup en obligeant les conducteurs en état d’ébriété à installer un antidémarreur sur leur voiture. En cas de récidive, le permis de conduire serait suspendu pour 10 ans.


Pensée et citation du jour

Les arbres nous fournissent deux éléments essentiels à notre survie : de l’oxygène et des livres.

André Vital


Ça s’est passé un 16 décembre…

(1965) Sept ouvriers sont tués dans la chute d’une voute de béton en construction dans l’échangeur Turcot. Cet accident révèle les manquements à la sécurité du travail sur les chantiers du Québec.

(2002) Le Canada ratifie le protocole de Kyoto, sur les changements climatiques.

(2009) L’hélicoptère de TVA s’est écrasé à Montréal. L’appareil s’est abîmé vers 7h40 en bordure de l’autoroute Bonaventure, près de la sortie menant au Technoparc. Deux personnes ont été blessées dans l’accident, soit le pilote Antoine Léger et le journaliste Réjean Léveillé.


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Le cerf aux bois de lumière

La Une

Je me souviens du jour de Noël, en Pologne, dans les petites rues de mon village. Les plaines qui l’encerclaient étaient couvertes d’un tapis blanc. Je voyais les enfants courir dans les petites ruelles et jouer en se lançant des boules de neige. D’autres couraient vite, afin d’aller chercher des chocolats chauds au petit commerce du village. Des stands étaient remplis de fourrure et d’outils pour la chasse d’hiver.

Dans mon village, les hivers étaient durs et froids, nous devions rester au chaud pour ne pas finir malades et fiévreux. Les jours de décembre, il y avait toujours ce mystérieux monsieur avec des vêtements élégants et chers. Il nous demandait de l’appeler monsieur Oliver. Il nous racontait plein d’histoires aussi farfelues les unes que les autres, pleines de magie et d’aventures.

Monsieur Oliver était vieux, et même s’il avait l’air d’un riche, il avait un grand cœur. C’est ce que les gens disaient. Un jour, j’étais allée me promener au petit marché du village et comme d’habitude, je l’ai vu assis sur son petit banc au milieu du marché. Plein d’enfants attendaient qu’il commence son histoire du jour. Je suis allée m’assoir avec les autres et il a commencé à raconter son histoire.

Celle-ci commençait par trois enfants, trois frères. Le plus vieux se nommait Noah, le benjamin se nommait William et le cadet, Oliver. Évidemment les enfants avaient vite compris que le vieillard avait donné son prénom à un des personnages. Les frères étaient âgés de 15, 12 et 9 ans. Le vieil homme avait précisé que cette histoire se déroulait dans ce village.

Les garçons étaient nés dans une grande famille, leur maison était proche du village et était située à proximité d’une forêt, où les enfants allaient souvent jouer. À cette époque, les histoires n’étaient pas comme celles d’aujourd’hui, elles étaient racontées comme des légendes et la légende la plus racontée était celle du « cerf aux bois de lumière. » Leur mère leur racontait tous les soirs, elle leur répétait que le cerf aux bois lumineux était un personnage très distingué, mais qu’il détestait par-dessus tout qu’on brûle des feux proches de sa forêt ou qu’on touche à ses bois lumineux, sans sa permission.

Pour le cerf, la forêt était un cadeau que les ancêtres avaient laissé et lui avaient donné la responsabilité de la garder. Un matin, les frères étaient partis s’amuser dans la forêt en passant à travers le village et en saluant tout le monde. Noah, le plus vieux aimait sculpter des objets dans le bois, il avait trouvé une grosse branche dans laquelle, il avait commencé à sculpter avec son petit couteau suisse. Les deux autres frères cherchaient une occupation. Leur frère aîné avait la responsabilité de les surveiller. William avait eu l’idée de commencer un bonhomme de neige, pendant que le jeune Oliver écrivait dans son petit carnet, les mains gelés par le froid.

Soudain, dans le village, les frères avaient entendu un cri résonner dans les plaines blanches. Les trois frères cessèrent leur occupation pour se précipiter vers le village où une maison brûlait, à cause d’une lumière qui avait éclaté. Cela arrivait de temps en temps, durant l’hiver, que l’une des maisons prenne feu à cause des décorations.

Les frères immobiles regardaient les habitants essayer d’éteindre les flammes. Le cadet, Oliver, s’était retourné d’un air étrange ayant entendu un petit bruit ou son, inconnu. Vers la forêt, à l’orée de celle-ci, des lumières brillaient de toutes les couleurs sur les bois d’un cerf. Il voulait le dire à ses frères, mais le cerf était disparu en un instant.

Le soir, après que la mère eut bordé Noah, William et Oliver, l’un des frères s’était levé, pris la lampe qui était dans la garde-robe, et s’était habillé le plus chaudement possible pour ne pas que le froid de la nuit, lui gèle le corps.

En descendant l’escalier, il était passé par la cuisine qui était juste à côté, pour passer la porte qui menait vers l’extérieur, dans le jardin. Une fois sorti, il avait allumé la lampe et marchait vers la forêt sombre. Il pouvait entendre les bruits du vent à travers les branches et le froid qui tapait son manteau. En s’enfonçant dans la forêt, il regardait autour de lui.

Le frère, le jeune Oliver était un enfant très curieux qui aimait l’aventure. Après avoir entendu le bruit plus tôt, et vu le cerf, il voulait confirmer s’il existait vraiment une telle créature, aux bois de lumière. Sur le chemin, il s’était arrêté près d’une rivière gelée et avait baissé la tête pour voir la glace gelée parfaitement comme un miroir.

Ce qui était étrange, est que normalement la glace se forme de façon… naturelle. Tout à coup, de la lumière apparue sur le reflet de la glace. Oliver avait levé la tête et vu le cerf qui le regardait droit dans les yeux. Dans toute sa jeune vie, il n’avait jamais vu une telle beauté. Des lumières vertes, blanches, rouges, jaunes et bleues étaient accrochées sur les bois du majestueux cerf. Ses yeux sombres détendaient Oliver. On aurait dit que le cerf le charmait.

Oliver secoua la tête comme s’il avait l’impression de rêver. Le jeune enfant avait reculé d’un pas et déposé sa lampe. Le cerf s’était mis à faire du bruit comme s’il était paniqué. Sur le coup, Oliver ne comprenait pas trop, puis, il reprit la lampe dans ses mains. Le cerf semblait détester qu’il ait apporté une lampe à l’huile. Oliver s’était souvenu de ce que sa mère lui répétait souvent. Il ferma la lampe et s’assit sur la neige. Oliver, très à l’aise, s’était mis à discuter avec lui. Il le complimentait sur ses bois et lui posait plein de questions, sachant quand même que le cerf ne lui répondrait pas. Il avait fini par s’endormir dans le froid.

Le lendemain, il s’était réveillé, toujours au même endroit. Heureux de ce qu’il avait vu, il avait couru à l’extérieur de la forêt et était rentré dans le salon tout excité. Personne n’était là. Ils étaient tous partis au marché du village pour acheter de la nourriture. Il avait monté dans sa chambre et avait noté tout ce qu’il avait vu.

À la fin de chaque semaine, il faisait la même chose ; il allait dans le bois, près de la rivière, pour retrouver le cerf avec ses bois lumineux. Ce soir-là, le cerf semblait lui aussi plus à l’aise. Oliver pensait que l’animal était plus solitaire, froid et distant, mais il se trompait. Le cerf était un animal doux.

L’homme qui racontait l’histoire disait aux enfants qu’avant de connaître la suite, il devait leur raconter la légende du cerf. Lorsque qu’il était petit, le cerf venait de perdre sa mère à cause des chasseurs. Le maire de notre village était un homme très sociable et courageux, il avait un grand cœur chaleureux. Il avait trouvé le cerf dans la forêt, pendant l’hiver. Il venait le nourrir de temps en temps. Le cerf le considérait un peu comme un ami. Un jour, la forêt était en feu, à cause de bandits qui étaient venus voler dans le village. Le cerf était triste d’avoir perdu son habitat.

Le maire avait fait reconstruire la forêt en faisant venir des sapins et les avait plantés. Les années passèrent et le cerf n’avait pas l’air plus vieux, il avait seulement grandi. C’est comme si Dieu l’avait béni. Les habitants du village disaient que le cerf était immortel et qu’il avait sûrement été choisi pour une mission.

Le maire, rendu vieux, avait attrapé une vilaine grippe qui lui prenait la vie de jour en jour. Un matin, malgré sa mauvaise santé, il était allé près de la forêt et avait déposé une guirlande de lumières en signe d’adieu au jeune cerf. Depuis, le cerf était devenu le gardien de la forêt, nos ancêtres l’ont respecté et adoré.

Dans cette légende, le cerf était immortel, car il choisissait, à chaque 100 ans, un successeur qui le remplacerait en tant que gardien. Il avait le pouvoir de changer les âmes et de les amener dans l’au-delà, voilà le vrai sens de cette légende. C’est ce que monsieur Oliver, celui qui racontait l’histoire, nous avait dit.

L’homme continua de raconter son histoire en nous disant qu’Oliver, cette fameuse nuit, avait été porté disparu. Sa famille ne l’a jamais retrouvé. Oliver serait mort de froid la deuxième fois qu’il était allé voir le cerf. Comme la légende le disait, le cerf avait choisi son successeur.

Les enfants étaient perturbés et, en même temps, émerveillés par l’histoire du vieux monsieur. Moi, ce jour-là, je l’avais regardé et pensé que c’était l’esprit du cerf qui était peut-être venu nous raconter son histoire. Les enfants autour de moi, ne pensaient peut-être pas la même chose que moi, mais mon intuition me l’avait dit. Après cette histoire, j’étais rentré chez moi. La ma maison se trouvant proche des plaines, on pouvait y voir la forêt au loin.

Ce soir-là, les lumières illuminaient les rues et les marchés. Pendant un moment je m’étais sentie coupée du monde. Dans mes oreilles j’entendais une douce chanson, une mélodie. Me retournant vers la forêt, et je le voyais, ses grands bois majestueux, brillants de mille feux. Ce jour-là, je me demandais s’il m’avait vu ? Je lui avais fait un sourire et j’étais rentrée dans ma maison, sans rien dire à mes parents.

Maintenant, je me retrouve à vous raconter cette histoire parce qu’il y a une belle leçon à tirer de celle-ci. Les émotions guident tes actions. La curiosité guide tes pas et ton imagination. Je veux surtout que vous reteniez que le cerf représente ton histoire. Le cerf avait eu une dure vie, mais les épreuves qu’il avait traversées, ont fait de lui le cerf aux bois de lumière.

Les lumières étaient les épreuves, les réussites et les défaites. Le successeur était la suite de ton histoire. Celui qui continuera de parler de toi ou de penser à toi. Même s’il ne pense plus à toi, il continuera de vivre.

Un conte de Jasmine Mailloux, 14 ans


349e jour de l’année

15 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU THÉ


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gaétane Michaud

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le durcissement de l’esprit est beaucoup plus sérieux que celui des artères.

Napoleon Hill


Ça s’est passé un 15 décembre…

(1964) La Chambre des communes adopte l’unifolié en tant que nouveau drapeau du Canada. L’étendard sera hissé pour la première fois le 15 février 1965.

(2008) Les pneus d’hiver deviennent obligatoires au Québec, du 15 décembre au 15 mars. Modifié pour le 1er décembre en 2019.

(2012) Le dernier tronçon de l’autoroute 30, qui contourne l’île de Montréal entre Vaudreuil-Dorion et Sorel-Tracy, est finalement accessible à la circulation.


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Au suivant…

La Une

Un moment donné, ce sont les infirmières qui ont réglé leur négociation par de substantielles augmentations de salaire. Puis, d’autres employés de la fonction publique ont suivi.

Dernièrement, ce sont les employés de garderies qui ont touché le magot. Du rattrapage de 28 %. Ce conflit étant maintenant réglé, la SAQ veut aussi sa part du gâteau. Et finalement, voilà que les ambulanciers sont insatisfaits de leur sort. Encore là, c’est une grosse question de salaires.

Et les débrayages vont continuer. En cette période pré-électorale, le temps est stratégique et très bien choisi. Tout le monde l’a compris.

Mais c’est toujours la même interrogation qui vient mettre le pavé dans la marre.

Qui va payer ?

Viendra un moment où il faudra passer à la caisse ; augmentations de taxes et d’impôts principalement. Ces syndiqués vont devoir aussi payer pour leurs avantages. C’est une roue qui tourne où tous les CONtribuables devront mettre leurs mains dans leurs poches.

La population est vieillissante et inévitablement, les besoins aussi.

J’ai une suggestion pour les gouvernements et principalement celui du Québec, en matière de taxation.

Qu’est-ce qu’on attend pour taxer les gains de loterie ? À partir d’un certain montant, une taxe devrait être perçue. Les États-Unis et leur Powerball, entre autres, le font. Pourquoi pas nous ? Et les citoyens étrangers doivent payer un montant supérieur.

Ça pourrait libérer un peu le fardeau des CONtribuables qui eux, n’ont aucun pouvoir autre celui de toujours payer. Eux aussi ont une limite.

Dans l’année électorale qui vient, on va se faire bombarder de promesses chiffrées avec la meilleure des intentions des partis politiques. Malheureusement, les gouvernements n’impriment pas de monnaie, alors c’est toujours le CONtribuable qui paie.

Avez-vous remarqué… quand le gouvernement dévoile des programmes qui donnent de l’argent aux CONtribuables, c’est toujours à une date postérieure. Quand c’est un montant qu’on doit payer, c’est tout de suite.

Leurs initiative$ ont toujours un prix. Et qui paye ? Vous connaissez déjà la réponse !


348e jour de l’année

14 décembre 2021

Pensée et citation du jour

La venue au monde d’un bébé traduit chaque fois l’espoir en des jours meilleurs.

Demis Roussos


Ça s’est passé un 14 décembre…

(1960) Inauguration de l’aéroport de Dorval, devenue en 2004, Montréal-Pierre Elliott Trudeau.

(1972) À Wabush, au Labrador, un pirate de l’air prend deux personnes en otage à bord d’un avion, dont une hôtesse de l’air, pendant une durée de 5 heures. Son but : détourner l’appareil qui se dirige vers Montréal avec 52 passagers à son bord. Armé d’une carabine de calibre 22, il ordonne qu’on le conduise à Vancouver.

(2000) Quatorze ans après avoir été le théâtre de la plus grave catastrophe nucléaire civile de l’histoire, la centrale de Tchernobyl a été définitivement fermée par les autorités ukrainiennes. Le bilan de l’accident de 1986 a été dramatique : plus de 4000 ouvriers ont été tués lors de l’accident et des travaux qui ont suivi et 70 000 ont souffert ou souffrent d’un handicap dû aux radiations. Mais on estime au total à 3,4 millions de personnes, dont quelque 1,26 million d’enfants, le nombre d’Ukrainiens affectés par le drame.


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D’où vient le sapin de Noël ?

La Une

Notre sapin de Noël vient de loin. Qu’il soit de plastique ou naturel, il a fait un long chemin pour s’installer jusque dans nos salons et devant nos maisons. Quelle est son histoire ? Que vient-il nous rappeler ?

1- La naissance de la vie.

Pas de feu, pas de vie. Certainement, la première création physique de la vie sur terre est venue lorsqu’un éclair a frappé la « soupe » chimique primordiale qui recouvrait la surface du globe, écrit Tony Van Renterghem, dans son livre La fabuleuse histoire du père Noël.

2- Le premier mythe.

À un moment de la préhistoire, un orage éclate et balaie le flanc d’une montagne. Un serpent éclair illumine le ciel. Il vole alors le feu au ciel et enflamme un arbre. Un seul arbre brûle. La majorité du groupe fuit dans la grotte, mais une jeune femme crie tout en restant sur place, elle observe. C’est alors qu’une branche se casse et tombe sur le sol. La jeune femme s’avance et ramasse la branche, qui continue de brûler. Elle l’apporte à la grotte où elle la dépose au pied de l’homme le plus âgé du groupe… Ils finissent par se réjouir tous, et continueront d’entretenir cette flamme.

3- Crainte et reconnaissance.

Pour les hommes de la préhistoire, la vie devient un peu moins inconfortable, mais ils vivent tout de même avec la crainte d’avoir offensé le Grand Esprit de la nature. Ils ont le sentiment d’avoir une dette envers le ciel. Pour lui rendre hommage, ils font des tentatives d’apaisement. Périodiquement, ces hommes du passé déposent des offrandes sacrificielles sur les branches d’un arbre et y mettent le feu. Ils espèrent ainsi retourner en quelque sorte le feu au ciel, au Grand Esprit, aux dieux.

4- Le sens du rituel.

Avec le temps, l’arbre de Feu devient l’arbre de Noël. Le rituel du sapin des Fêtes nous rappelle d’être reconnaissant pour la lumière et la chaleur reçues grâce au feu, qu’on a une responsabilité à cause de la connaissance fondamentale que ce feu nous apporte et qu’on a peut-être aussi une dette envers le ciel pour le vol du feu par le serpent éclair.

5- Pourquoi un sapin ?

Le sapin est un arbre à feuillage persistant, il ne perd pas ses épines. Le choisir nous suggère que les jours rallongeront bientôt. Autre explication : saint Boniface, au VIIIe siècle, tente de convaincre les peuples du nord de l’Europe d’opter pour le christianisme. Il fait abattre un immense chêne (leur arbre sacré) et lorsque ce dernier tombe, seul un jeune sapin vert en sort indemne. Nous appellerons cet arbre « arbre de l’Enfant Jésus », aurait dit le saint.

Source : Danielle Choquette, Psycho. Journal de Montréal du 23 décembre 2018


347e jour de l’année

13 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LE JOUR DU SOUVECIR ACADIEN (N.-B.)


À la douce mémoire de…

PIERRE LACROIX 1948-2020, ex-directeur général des Nordiques de Québec et de l’Avalanche du Colorado dans la LNH.


On jase là…

Avec le nombre important des personnes qui conduisent en état d’ébriété, pourquoi n’impose-t-on pas l’obligation d’installer un antidémarreur sur son automobile ? On attend quoi ?


Pensée et citation du jour

Lorsqu’il n’y a pas de nuages à l’horizon, il se trouve toujours quelqu’un pour déclarer que ça ne peut pas durer.

Jean Simard


Ça s’est passé un 13 décembre…

(1992) Manon Rhéaume, de la région de Québec, devient la première femme à participer à un match professionnel de hockey en saison régulière, prenant place devant le filet des Knights d’Atlanta de la Ligue internationale lors d’une rencontre remportée 4-1 par Salt Lake City.

(2000) Les nouveaux paquets de cigarettes sont maintenant sur les tablettes des commerçants. Ces paquets comportent des mises en garde avec des photos-chocs. Ils montrent des gencives attaquées par le cancer, des dents malades et des tumeurs au cerveau. Les avertissements indiquent également que le cancer peut tuer, nuire aux enfants et causer l’impuissance.

(2003) Après une traque de huit mois, Saddam Hussein est capturé dans la cave d’une ferme d’Ad-Daour, à 15 kilomètres au sud de Takrit, sa ville natale. Le dictateur déchu est découvert dans un trou dissimulé par des briques et de la terre. Les soldats saisissent deux fusils mitrailleurs AK-47, un revolver et 750 000 dollars en coupures de 100 dollars.


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Trottinette

La Une

Il était une fois, en l’an 1725, dans la banlieue de la ville allemande de Leipzig, une famille de souris qui habitait au fond d’une vieille grange. Le bâtiment, construit derrière une grande maison jaune, regorgeait de bottes de foin, de brindilles et de graines éparpillées dans tous les recoins. Un véritable paradis pour les souris, n’eût été des visites occasionnelles du chat Méchoui en quête de nourriture.

La plus jeune de la famille, la petite souris Trottinette, en avait bien peur. Dès qu’elle le voyait apparaître dans la porte entrouverte de l’étable, prise de panique, elle s’enfuyait par son passage secret, une petite fissure au bas d’un mur près du vieil âne. Ce dernier la laissait gentiment passer entre ses pattes sans alerter le chat.

Le vilain matou était pourtant bien nourri par la famille Bach qui habitait la maison jaune et le chérissait particulièrement. Le chat n’avait certainement aucun besoin de chasser les souris pour s’offrir le luxe d’un festin superflu. Hélas, l’autre jour, il avait dévoré Trottino, le petit frère de Trottinette, et il n’avait laissé que la queue ! La pauvre souris en avait sangloté toute la nuit.

Lorsqu’elle s’enfuyait ainsi hors de la grange, Trottinette n’était pas sauvé pour autant. Tremblante de peur et de froid, elle ne savait où aller et finissait par se cacher derrière un piquet de clôture ou sous une branche de cèdre. Elle attendait que le cruel Méchoui daigne ressortir du bâtiment, la bedaine bien tendue et les babines humides, pour s’en aller dormir sur son coussin de velours dans la maison jaune.

Un jour qu’elle se trouvait ainsi tapie derrière un tas de neige, immobile et retenant son souffle, elle entendit du bruit au-dessus d’elle.

– Bonjour, petite souris ! Que fais-tu là ? Vite, rentre chez toi, tu vas geler tout rond, la tempête arrive ! Et ce soir, c’est Noël !

Effarouchée, Trottinette figea sur place.

– Eh bien ! tu ne sembles pas jasante ! Que se passe-t-il ? Es-tu muette ? Aimerais-tu que je t’apprenne à chanter ? Ça te réveillerait peut-être ! Moi je m’appelle Sibémol, et toi ?

Trottinette ravala sa salive et se garda bien de répondre. Il n’était pas prudent de parler à un oiseau étranger. Peut-être s’agissait-il d’un ami de Méchoui qui allait la trahir, sait-on jamais… Mais l’oiseau chantait si bien, c’était un enchantement d’entendre ses trilles, ses trémolos joyeux et ses douces mélodies. Trottinette décelait une telle pureté dans sa voix et une telle joie dans son chant qu’elle se laissa finalement séduire.

– Oh ! oui, bel oiseau, j’aimerais beaucoup chanter comme toi ! Ça me ferait oublier le danger qui me guette à chaque instant. Hélas ! je n’ai pas de voix, je n’arrive même pas à murmurer faiblement mon nom. Mais toi, Sibémol, où as-tu appris à chanter si bien ?

– C’est simple, répondit l’oiseau, je n’ai qu’à m’installer sur le rebord de la fenêtre de la maison jaune et à écouter. Tant de belle musique résonne mystérieusement dans cet endroit-là, tu n’as pas idée ! Je me laisse alors envoûter pendant des heures, parfois si tard dans la soirée que j’en oublie d’aller dormir ! Et ça me fait du bien à moi aussi, car je suis menacé par le danger comme toi. Le vilain Méchoui aime tout autant les hamburgers à l’oiseau que les sandwiches à la souris, tu sais !

Trottinette aurait voulu monter sur la fenêtre, elle aussi, pour entendre les préludes et les menuets qu’on jouait dans cette étrange maison jaune, mais allez donc grimper tout un étage quand vos pattes n’ont que quelques millimètres de haut ! Sibémol eut beau battre des ailes et la pousser, la tirer, la soulever par la queue, rien n’y fit.

Nos deux amis étaient si occupés à trouver une solution qu’ils n’entendirent pas s’approcher un grand monsieur aux larges bottes et à la longue perruque blanche. Il semblait se diriger allègrement vers la fameuse maison, tirant derrière lui un énorme sapin coupé. C’est l’oiseau qui l’aperçut le premier et il se mit à crier à tue-tête pour avertir sa nouvelle amie d’aller se cacher.

– Vite, vite ! Sauve-toi ! Quelqu’un s’en vient !

Puis, au passage de l’étranger, il commença à siffler en faisant semblant de rien.

– Tiens ! dit l’homme, un oiseau qui chante un air ! Comme c’est joli ! Mais… ma foi, il s’agit du thème de la Fugue en do mineur que j’ai composée, hier ! Quoi ?!? Est-ce que je rêve ? Cet oiseau copie ma musique ? Je n’en reviens pas ! Quel mystère, grands dieux, quel mystère !

Quelque peu ébranlé, monsieur Jean-Sébastien Bach baissa les yeux et aperçut à ses pieds une petite souris tremblante et paralysée par la peur. De toute l’intensité de son regard muet de souris, elle implorait l’homme de lui sauver la vie. Son ami l’oiseau, lui, avait déjà disparu dans les airs.

– Oh ! comme tu es mignonne toi ! s’exclama l’homme en se penchant avec bonté. Ne crains rien, je ne te ferai aucun mal.

Au même instant, une idée de génie effleura l’esprit du musicien : « Et si j’offrais cette souris à mes enfants, en guise de cadeau de Noël, moi qui n’ai pas d’argent pour leur acheter des surprises ? » Aussitôt dit, aussitôt fait ! À la vitesse de l’éclair, il rabattit son large chapeau sur Trottinette qui s’en trouva prisonnière. Il s’en fut alors à la hâte vers la maison pour chercher, au grenier, une vieille cage d’oiseau inutilisée depuis des années. Avec mille précautions, il réussit à y déposer une Trottinette complètement affolée qui se demandait bien ce qui lui arrivait. Heureusement qu’au loin, elle entendait son ami Sibémol lancer des arpèges en fortissimo, ce qui la rassurait un peu. Monsieur Bach apporta ensuite la cage dans la maison et la déposa discrètement à l’étage, dans un placard, non sans l’avoir recouvert de sa cape de laine afin que personne ne l’aperçoive.

– À ce soir, petite souris ! Et… ne fait pas de bruit d’ici là, hein ?

Trottinette pleura longtemps avant de s’endormir. « Où suis-je ? Que va-t-il m’arriver ? Pourquoi cet homme m’a-t-il enfermée dans la maison de Méchoui ? Va-t-il m’offrir à ce chat en guise de cadeau de Noël ? Oh ! là là… Comment mon ami Sibémol pourrait-il me sauver ! »

La fatigue et les émotions vinrent à bout de la pauvre malheureuse. Elle finit par trouver le sommeil, blottie dans un coin de la cage, les quatre pattes en l’air et le museau appuyé sur les barreaux rouillés.

Ce sont des chants de Noël qui la réveillèrent, quelques heures plus tard, au beau milieu de la nuit. Toujours au fond du placard, elle ne se rappelait plus ce qui lui était arrivé. Mais les hymnes qui montaient du rez-de-chaussée lui semblaient si beaux qu’elle se crut au paradis. On aurait dit des voix d’anges chantant en canon sur les doux accords d’un clavecin. « Ça y est ! songea-t-elle, non sana un frisson de terreur, je suis morte ! Voilà que j’entends de la musique divine ! Je dois être au ciel ! »

Soudain, un bruit de pas dans l’escalier la ramena à la réalité et elle se souvint aussitôt de ses aventures de la veille. Monsieur Bach s’empara de la cage et, la balançant à bout de bras, il s’écria tout joyeux :

– Viens, ma petite souris, tu vas faire des heureux !

« Des heureux ? Ah mon Dieu ! » Trottinette imagina Méchoui en train de se lécher les babines. « C’est maintenant que je meurs pour vrai ! » pensa-t-elle en se couvrant les yeux. Ce qu’elle entrevit au pied de l’escalier la laissa bouche bée. Un magnifique sapin illuminé de bougies et rempli de bonbons trônait au milieu de la place. Jamais de toute sa vie, elle n’avait rien vu d’aussi splendide. Au fond du salon, madame Magdalena jouait du clavecin avec, autour d’elle, une ribambelle d’enfants, petits et grands, qui chantaient un choral composé par leur père spécialement pour Noël. C’était si merveilleux que Trottinette en oublia momentanément ses craintes et se sentit soudain apaisée.

Mais les chants s’arrêtèrent pile dès que les enfants aperçurent la cage.

– Oh ! la jolie petite souris ! Quel beau cadeau de Noël ! Merci, papa, tu es formidable !

Chacun voulut prendre Trottinette dans ses mains, la caresser, la dorloter, la tripoter. Wilhelm et Jean-Chrétien s’en furent chercher du pain et du fromage, Christophe versa de l’eau dans une écuelle, Carl Philip Emmanuel mit de la paille au fond de la cage.

Attendris, Jean-Sébastien Bach et sa femme regardaient leurs enfants tout excités par la présence de la souris. Ces gens n’étaient pas riches et, à part quelques friandises qui ornaient l’arbre, ils ne pouvaient acheter à leurs trop nombreux enfants les étrennes qu’ils auraient aimé leur offrir pour Noël. Mais ce soir, de les voir si heureux, les consola.

– Ils ont du cœur, nos petits. Ce ne sont pas les richesses matérielles qui les réjouissent, mais les choses simples et vraies, les choses de la nature. Que Dieu les bénisse ! Ils sauront trouver le bonheur dans les merveilles de la terre et auprès des êtres innocents et pleins de vie comme cette minuscule petite souris.

Trottinette, quant à elle, se délectait dans le plaisir et jouissait d’un bonheur sans pareil. Jamais elle n’avait été l’objet d’autant d’attention et de tendresse. Cela dépassait largement le plus flou de ses rêves. L’espace de quelques heures, elle perdit complètement la notion du temps et de la réalité. Plus tard dans la nuit, quand la fête fut terminée et que les parents prirent dans leurs bras les plus jeunes tout ensommeillés pour les conduire à leur lit, on décida de percher la cage de Trottinette bien haut sur le dessus de la cheminée, hors de portée du chat, au cas où… De toute façon, pour cette nuit, il n’y avait aucun danger, puisque sire Méchoui semblait parti célébrer Noël hors de la maison.

Méchoui… Envoûtée par les délices de la fête, Trottinette l’avait complètement oublié, celui-là ! Juste ciel, elle se trouvait justement prisonnière dans la maison même de son éternel ennemi ! Qu’allait-il arriver quand ce dernier reviendrait de sa promenade nocturne et l’apercevrait juste à la portée de ses griffes et de ses dents, à un mètre à peine du sol, sur la cheminée de sa propre demeure ? Les enfants prétendaient que le chat n’arriverait pas à grimper jusque-là, mais qui sait ? S’il se sentait affamé, le matou trouverait peut-être des forces supplémentaires pour sauter aussi haut… « Oh ! mon Dieu ! Protégez-moi, je ne veux pas mourir par une nuit pareille ! Tout a été si extraordinaire… »

La nuit s’installa, longue et angoissante, Trottinette ne ferma pas l’œil malgré le calme et le silence de la maison. Rien ne se passait pourtant, à part les ronflements de monsieur Bach qui venaient de temps en temps, rappeler à la souris qu’elle se trouvait bien en vie et qu’elle ferait mieux de dormir si elle voulait se sentir en forme et vigilante le lendemain. Heureusement, l’infâme Méchoui ne semblait pas vouloir revenir de sa nuit de débauche au fin fond de la campagne. Peut-être s’était-il délecté d’une perdrix ou d’un vieux rat pour son festin de Noël et n’aurait plus faim demain matin ?

Aux premières lueurs de l’aube, on entendit soudain le cri d’un oiseau déchirer le silence et lancer dans l’air vif une mélodie joyeuse et tonitruante. « Mon ami Sibémol, c’est mon ami Sibémol qui me fait signe, du rebord de la fenêtre ! » songea Trottinette, tout émue. « Il est encore vivant, Dieu soit loué ! » Au même instant, des pas lourds résonnèrent dans l’escalier. Monsieur Bach avait entendu l’oiseau, lui aussi, et descendait ranimer le feu dans la cheminée.

– Quelle belle mélodie chante cet oiseau ! Je pense que je vais la mettre sur papier et la transformer en arioso, tant c’est joli !

Il s’installa à sa table de travail près de la fenêtre, trempa sa plume dans l’encre et se mit à dessiner des notes sur des portées. Là seulement, il aperçut Trottinette dans sa cage.

– Ah ! bonjour petite souris, je t’avais oubliée ! As-tu bien dormi ? Je parie que tu n’avais jamais connu un tel Noël ! Mais que se passe-t-il ? Tu me sembles effrayée, ce matin. Ne crains rien, dès que mes enfants seront levés et avant même que ne revienne notre chat, nous te redonnerons ta liberté. Tu nous as apporté tant de joie… J’irai moi-même te reconduire dans un petit coin secret de notre grange. Tu pourras reprendre ta vie de souris libre, bravement et fièrement, comme cet oiseau qui chante si bien à la fenêtre.

Ce matin-là, Jean-Sébastien Bach composa un oratorio de Noël en si bémol qui ressemblait à un hymne à la vie et à la liberté, en l’honneur de Trottinette. L’oiseau Sibémol s’en fut répété cet hymne par-delà les toits jusqu’au bout du monde.

On dit que Trottinette mena une vie heureuse et fort longue, eut de nombreux enfants et… ne fut jamais dévorée par Méchoui !

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


346e jour de l’année

12 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA RADIO ET DE LA TÉLÉVISION EN FAVEUR DES ENFANTS


À la douce mémoire de…

CLAUDE CASTONGUAY 1929-2020, ministre québécois, père de l’assurance-maladie et de la régie des rentes du Québec.


On jase là…

Quelle délicatesse et respect à St-Louis, hier, à l’occasion de la visite des Canadiens de Montréal. L’organisation des Blues s’est assurée de faire chanter l’hymne national canadien dans les deux langues. Bravo !


Pensée et citation du jour

Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler.

Julien Gracq


Ça s’est passé un 12 décembre…

(1973) Les premières pièces de la monnaie olympique, destinée à aider au financement des Jeux de 1976 à Montréal, sont mises en vente.

(1985) Un DC-8 de Arrow Airlines s’écrase quelques secondes après avoir décollé de Gander (T.-N.) pour le Kentucky, tuant 248 membres de la 101e division aéroportée de l’armée américaine ainsi que les huit membres de l’équipage, des militaires américains qui rentraient dans leurs foyers pour Noël. C’est jusque-là le pire accident aérien de l’histoire du Canada.

(2008) À Alma au Québec, un jury, composé de 12 membres, prononce un verdict d’acquittement dans une cause portant sur le suicide assisté. C’est une première dans l’histoire juridique du Canada. Stéphan Dufour a été reconnu non-coupable. Il était accusé d’avoir aidé son oncle malade à s’enlever la vie, le 9 septembre 2006.


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Sainte-Anne-Des-Monts : l’éboulis désastreux du 11 décembre 1963

La Une

Pour trois frères des quatre victimes, les images de ce qu’ils appellent « le déboulis » sont toujours bien vives dans leur mémoire.

– Ça ne s’oubliera jamais, laisse tomber Roland Therrien, le benjamin de la famille aujourd’hui âgé de 69 ans.

– Ça a été un déchirement toute notre vie, ajoute son frère Jacques, 72 ans. (Entrevue accordée en 2013).

– Après le souper, l’électricité s’est mise à manquer, raconte le septuagénaire. Je voyais le feu dans les poteaux. J’ai entendu du monde parler qu’un « déboulis » venait d’arriver. Je suis allé voir. Il y avait un précipice. Je suis allé sur le bord. On m’a dit qu’il y avait un camion de tombé. J’ai tout de suite pensé à mes frères. Je les ai cherchés, mais je ne les trouvais pas.

Quelques minutes plus tard, la maison de la famille de Gérard Vallée bascule dans le gouffre.

– Le poêle à bois était allumé, relate Jacques. Le feu a pris dans la maison en tombant.

La dizaine de personnes qui se trouvaient à l’intérieur ont pu sortir à temps.

Presque simultanément, c’est au tour de la maison de Norbert St–Laurent de glisser dans le Saint–Laurent.

– Il dormait dans sa maison, se rappelle Fernand. Ils sont venus le chercher dans le fleuve.

Il en a été tout autant pour la résidence de Georges Pelletier qui a été poussée dans la mer par le torrent de boue.

– La glaise est rentrée dans le Café La Tourelle, propriété d’Alfred Ross, continue Jacques. Tout le monde a eu le temps de sortir. Le camion qui était à côté est tombé dans le cratère.

Un couple, Sylvert Miville et Ghislaine Ross, circulait lorsque le sol argileux s’est dérobé sous les roues de leur véhicule.

– Ils sont tombés, puis ont versé avec le tapon de terre, décrit Jacques. L’auto a arrêté quand le terrain a cessé de glisser.

Les quatre frères Therrien ont eu moins de chance.

– Mes frères ont piqué du nez dans le cratère, puis ensuite, ils ont versé sur le top, explique Roland. Ils sont morts sous l’impact. Ce n’est que le lendemain matin que les corps de Jean–Baptiste, Raymond, Onésime et Benoit Therrien, âgés de 20 à 32 ans, ont pu être récupérés. Raymond était marié et père de trois filles.

Outre les quatre décès et les neuf maisons envasées, renversées sur le toit ou déplacées de leur fondation, au total, vingt-et-une maisons ont dû être démolies ou déménagées.

Selon Jacques, Roland et Fernand Therrien, deux comités de soutien avaient été mis sur pied, l’un pour les pertes matérielles, l’autre pour les pertes de vie.

– Ma famille n’a jamais eu un cent pour le décès de mes frères, déplore Jacques Therrien. On a communiqué avec le curé de l’époque, Thomas Chouinard, puis avec le diocèse, qui nous ont répondu qu’ils n’avaient jamais eu d’argent. C’est pas vrai !

Les trois frères attribuent d’ailleurs la faillite de l’entreprise de leur père, quatre ans plus tard, au fait qu’il n’avait reçu aucune indemnité pour le décès de ses quatre fils, qui étaient aussi ses employés, tout comme pour la perte de son camion-benne.

Source : Les éphémérides d’Alcide


345e jour de l’année

11 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MONTAGNE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvain RaymondLouis-François PaquinPierrette Lapointe

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les gens qui savent faire des efforts, qui s’accrochent à quelque chose de plus grand qu’eux ou qui veulent se dépasser, se sentent plus heureux.

Lise Daignault


Ça s’est passé un 11 décembre…

(1946) L’UNICEF a été fondée en 1946 pour faire face aux besoins d’urgence des enfants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle est la seule organisation des Nations Unies consacrée exclusivement à l’enfance.

(1958) La Société Saint-Jean-Baptiste remet son prix Duvernay à l’écrivaine Anne Hébert.
Après avoir écrit plusieurs recueils depuis 1942, Hébert a fait publier son premier roman, « Les chambres de bois », en 1958.

(2004) Un petit garçon de sept ans a eu la vie sauve grâce à l’implantation d’un cœur mécanique à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal. Le petit Richard avait été admis à l’urgence de l’institution à la mi-octobre souffrant d’essoufflement et de fatigue, situation d’autant plus inquiétante que son petit frère de 10 mois était décédé d’une atteinte cardiaque en juin dernier.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !

Contourner les prévisions

La Une

La pandémie est toujours là mais on a appris à vivre avec. Les scientifiques nous prédisent d’autres pandémies, à l’échelle planétaire, auxquelles on n’échappera pas.

Chez beaucoup de commerçants ce fut de durs moments. On l’a vu, l’an dernier, alors que des restaurateurs avaient inséré une taxe COVID sur leurs menus, lors de la période de déconfinement. Ils voulaient éponger leurs pertes.

On connaît l’histoire. C’était illégal et le gouvernement y a mis fin.

Un phénomène semblable et insidieux ; les denrées alimentaires. On prévoit de fortes augmentations et on a l’impression que quelqu’un, quelque part, veut se « refaire ».

Qui, au bout de la chaîne alimentaire en paiera le prix ? Riche ou pauvre, ce sera encore et toujours le CONsommateur. Le pauvre et la classe moyenne encore plus siphonnés.

Réalité identique ici, en Floride. Le prix des denrées et autres produits de consommation ont fait un bon prodigieux. Certains plus que d’autres.

Une exception : ici, existe un restaurant d’hamburgers et de lait frappé. Son nom ? Steak & shake ! Pour deux personnes, vous pouvez y bouffer deux gros hamburgers délicieux, avec une généreuse portion de frites et sodas à volonté pour 12-13 dollars, taxes incluses. Et les laits frappés sont énormes.

Avec un taux de change qui se situe entre 30 et 35 %, les soldes sont bienvenus. Le soleil et la chaleur ont leurs prix.

On fait notre bouffe nous-mêmes mais une visite chez Steak & Shake, de temps en temps, demeure une sortie économique.

Et nous, les CONsommateurs, si on prenait le taureau par les cornes et qu’on décidait de contourner ces sombres prédictions qui sont en fait des certitudes ? Si on y allait d’une action collective ?

Dès aujourd’hui, on n’achète que des denrées en solde, en spécial. Les circulaires en sont remplis d’offres qu’on ne peut refuser, alors pourquoi pas. Certains le font déjà, et réalisent des économies substantielles.

Ce qui est hors de prix, on laisse ça sur les étalages. Du bœuf haché à 8 et 9 $ la livre… On attend les soldes. On applique la même rigueur. On magasine d’une autre façon, parce que dans le fond, c’est nous, par nos choix, qui pouvons ramener les pendules à l’heure et changer la tendance. On doit modifier nos habitudes.

Les entreprises ont besoin de nous… Mais pas à n’importe quel prix.

Évidemment, il faut que l’action soit collective pour avoir un impact important. Dans le cas contraire, vous en retirerez quand même un bénéfice personnel qui vous laissera une peu plus d’argent dans vos poches, et que vous contrôlez.

Vous commencez quand ? Moi, je me lance !


344e jour de l’année

10 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES ANIMAUX


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Nicole LandryClaude Landriault

Bon anniversaire !


On jase là…

Savez-vous pourquoi les poules n’ont pas de seins…? Parce que les coqs n’ont pas de mains.


Pensée et citation du jour

Le plus grand besoin de l’être humain, c’est de quitter la prison de sa solitude.

Erich Fromm


Ça s’est passé un 10 décembre…

(1948) Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations Unies.

(1997) Première du film « Les Boys ». Ce long-métrage de fiction en couleur est réalisé par Louis Saïa et produit par Richard Goudreau. Parmi les interprètes, on retrouve Marc Messier, Rémy Girard et Patrick Huard.

(2007) Le Canada se dote d’une seule Bourse combinant les actions et les dérivés avec la fusion des marchés montréalais et torontois ; la Bourse de Montréal MXX et celle de Toronto X annoncent qu’elles créent le Groupe TMX, par la voie d’une offre d’achat en actions et au comptant.


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Signification et origine des traditions de Noël

La Une

On en apprend encore : les incontournables de Noël sont demeurés au fil du temps. Mais d’où viennent ces us et coutumes ? Voici quelques-unes de leurs significations.

Le 25 décembre

La date du 25 décembre ne correspond pas à la naissance de Jésus-Christ. Elle a été fixée par le pape Libère en 354. Le but étant de créer une fête de Noël permettant de concurrencer d’autres religions dont les calendriers comptaient déjà des célébrations sacrées en fin d’année, mais aussi la fête païenne du solstice d’hiver.

La bûche

Dès le Moyen Âge, une grosse bûche était mise dans la cheminée pour se consumer le plus longtemps possible et chaque famille se réunissait à Noël autour d’elle. Les cendres étaient conservées pour protéger le foyer. Ce sont des pâtissiers français qui au XIXe siècle eurent l’idée d’en faire un dessert.

Les chaussettes sur la cheminée

Saint Nicolas, un évêque du IVe siècle (fêté le 6 décembre principalement dans l’Est de la France), est à l’origine de cette tradition. Il aurait glissé des pièces d’or dans des chaussettes qui séchaient près de la cheminée pour 3 sœurs dans la misère.

L’origine du mot Noël

Il aurait pour origine les termes gaulois noio (nouveau) et hel (soleil), en référence à la fête populaire du solstice d’hiver.

Le sapin

L’épicéa est l’arbre de l’enfantement (donc de la renaissance) et de la vie éternelle (car il ne perd pas ses aiguilles pendant l’hiver) pour les peuples celtes qui l’associent au mois de décembre. Le sapin de Noël apparut pour la première fois en France en 1521 en Alsace (à Sélestat). C’est seulement à la fin du XIXème siècle que la tradition se répand en France.

Les boules de Noël

Jusqu’au XIXe siècle, les fruits et notamment les pommes et les oranges servaient à décorer le sapin de Noël pour symboliser l’arbre du paradis. Pour remplacer les fruits après de mauvaises récoltes, un artisan verrier aurait eu l’idée de les remplacer par des boules en verre.

La dinde

C’est au XVIe siècle que Christophe Colomb la ramène d’Amérique (oiseau inconnu jusque-là en Europe). Le nom DINDE est dû au fait que les colons pensaient avoir accosté en Inde, alors qu’ils venaient de débarquer en Amérique. La tradition de la dinde de Noël viendrait au fait qu’elle est plus grosse que le poulet et moins onéreuse qu’une oie. Elle permet ainsi de nourrir toute une famille avec un seul plat.


343e jour de l’année

9 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LA CORRUPTION


À la douce mémoire de…

JEAN PAGÉ 1946-2019, animateur sportif québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Carole OuimetJohanne Jacques

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le sourire est un moyen peu coûteux de changer de tête.

Carly


Ça s’est passé un 9 décembre…

(1939) Adoption des nouvelles armoiries du Québec et de la devise « Je me souviens ».

(2004) La Cour suprême du Canada donne son accord à la légalisation du mariage gai le tribunal juge que le gouvernement fédéral a l’autorité pour redéfinir la notion du mariage il permet cependant aux groupes religieux de refuser de célébrer des mariages gais.

(2014) Ainsi, le Québec comptait 8,21 millions d’habitants le 1er juillet 2014 comparativement à 8,18 millions à la fin de l’année 2013.


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Un point commun

La Une

En cette période où on ne peut plus rien dire, j’ai décidé de tout dire, de livrer le fond de ma pensée. Il y a trop de questions que je me pose envers les criminels qui usent d’armes à feu, dont les gangs de rue, et les ravages des proxénètes envers les jeunes filles. Montréal s’américanise dangereusement avec ces fusillades mortelles.

Il ne se passe pas une seule journée sans qu’un crime ne soit commis par ces bandits.

Au bout du compte, des innocents courent le risque d’en payer le prix. Qu’ont en commun ces individus ? Leurs noms ! Leur identité sociale ! Leur couleur !

Quand on regarde les bulletins de nouvelles à la télé, on nous montre des Noirs, en forte majorité, avec des noms étrangers qui sont loin de « sonner » Québécois. Ceux qui crient au racisme agissent comme tels.

On l’a vu à Québec, encore des personnes d’autres communautés culturelles. Je ne rêve pas ! Je ne fabule pas non plus ! Je constate !

C’est le point commun !

Pourquoi c’est comme ça ? Qu’est-ce qui a changé ? C’est un phénomène qu’on ne voyait pas il y a moins de 10 ans.

Sont-ils nés au Québec ? Ils ne travaillent pas ? Ils ne vont pas à l’école ? Ils veulent s’enrichir sans travailler et en abusant des jeunes filles perdues dans cette société malade.

Sont-ils issus de l’immigration ? Si c’est le cas, Il y a quelqu’un qui a manqué le bateau. Les critères d’admissions au pays ont-ils été laissés de côté ou son trop permissifs ?

Il serait grand temps que ces officiers de l’État prennent leur rôle au sérieux pour que n’entre pas qui veut, au Canada.

C’est du n’importe quoi !

Dès qu’un immigrant est reconnu coupable d’une infraction criminelle, il devrait être expulsé, sans possibilité de retour, après avoir purgé sa peine. Devenir un citoyen Canadien n’est pas un droit, mais un privilège assorti de conditions.

On voit le même phénomène au Québec avec la langue de la majorité : il n’est pas normal qu’un immigrant ne puisse parler français pour s’établir au Québec. Ça devrait être la condition numéro 1, tout en haut de la liste. Point !

Tu ne parles pas français ? Oublie le Québec ! Il y a neuf autres provinces et territoires qui vont t’ouvrir les bras.

Lâchez-moi les incitations communautaires. Des vœux pieux ! Il faut de la fermeté de nos institutions pour qu’on reste maître chez nous.

Des bandits, des profiteurs et des étrangers qui quittent leur pays par la peur, pour défier la loi ici, dans un pays de tolérance comme le nôtre, agissent sans conscience en profitant largement de notre insouciance et de nos bontés. On n’a pas besoin de ça.

Pour ces mêmes communautés culturelles qui adoptent et endossent notre société, ils méritent d’en faire partie et de profiter pleinement de nos privilèges. Les autres, allez jouer ailleurs !


342e jour de l’année

8 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

L’IMMACULÉE CONCEPTION (Fête chrétienne)


À la douce mémoire de…

JOHN LENNON 1940-1980, Chanteur-compositeur-interprète des Beatles.


Pensée et citation du jour

Ceux qui ont le pouvoir, n’ont pas toujours la sagesse de gouverner.

Carly


Ça s’est passé un 8 décembre…

(1852) L’Université Laval de Québec est fondée officiellement.

(2014) Lise Thibault a plaidé coupable aux chefs d’abus de confiance et de fraude envers les gouvernements du Canada et du Québec. L’ex-lieutenante gouverneure du Québec a enregistré son plaidoyer de culpabilité ce matin.

(2014) Les joueurs des Canadiens de Montréal sont allés offrir leurs condoléances à la famille de Jean Béliveau au Centre Bell, avant de se diriger à Brossard pour la séance d’entraînement. L’entraîneur Michel Therrien a dit espérer que les jeunes joueurs de l’équipe aient saisi toute l’importance de l’héritage que laissent d’anciens joueurs comme M. Béliveau.


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