In Memoriam – Carole Jolicoeur – 4e anniversaire

2012-02-02 001AQuatre années se sont écoulées depuis ce triste jour de ton départ, bouleversant tous ceux et celles qui te connaissent.

Ton irrésistible sourire est toujours présent dans nos cœurs et dans nos pensées.

Continue de veiller sur tes proches pour apaiser leur douleur et inonde-les de ta lumière afin qu’ils poursuivent leur route jusqu’au moment des retrouvailles célestes.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

Stationnements pour sous-compactes

Cases - Promenades St-BrunoLa mode est aux égratignures et aux coups de portes dans les stationnements des centres commerciaux et autres établissements publics. Pour ne pas se faire esquinter sa bagnole, mieux vaut qu’elle soit sous-compacte parce que plus gros que ça, la case de stationnement est exiguë. Trop même !

Alors que la mode est aux VUS et véhicules de gros gabarit, on rapetisse la largeur des espaces. Si vous avez une voiture deux portes, attention de ne pas frapper votre voisin en ouvrant votre large portière. Une camionnette ? Alors là, stationnez vous en fond de stationnement, où il y a peu de véhicules, et prenez deux cases.

La photo du haut est un exemple de l’étroitesse des cases de stationnement pour un petit véhicule. La photo a été prise aux Promenades St-Bruno. Si le conducteur a stationné près de la ligne jaune, c’est encore pire. De nos jours, où jadis il y avait deux places, il y en a maintenant trois. D’accord, on stationne plus de véhicules mais c’est souvent hasardeux d’avoir juste assez d’espace pour descendre de son véhicule.

Cases - Costco CandiacPar ailleurs, la photo ci-contre prise au Costco de Candiac, est une façon intelligente de marquer les espaces de stationnement. La ligne médiane est large et permet un excellent dégagement pour les portières et même de mieux charger la voiture avec des paquets, des emplettes. Quand on sait qu’en général les gens ne se stationnent jamais plus qu’une heure, peut importe le gabarit des autos ou camions, on peut se stationner sans crainte de revenir et découvrir que notre voisin nous a laissé un déplaisant coup de porte, sans laisser d’adresse. Le roulement se fait tout seul. Costco ; un exemple à suivre, côté conception de stationnement. Bravo !

C Series ou Série C ?

Série CBeaucoup d’euphorie pour Bombardier avec la vente de ses avions de la Série C à Delta Airline. On s’en réjouit pour les emplois de qualité qu’elle engendre chez nous. Du boulot dont nous avons amplement besoin.

J’écoutais aujourd’hui les différents commentaires des journalistes, spécialistes, gens concernés sans oublier les politiciens qui se permettaient avec raison, de se péter les bretelles. Atlanta c’est aux États-Unis et dans le monde, la langue anglaise est appropriée en affaires. Cependant, pourquoi toujours insister chez nous, au Québec francophone sur l’appellation « C Series » ? Nous sommes différents, il faut faire différent… Innover !

Bombardier c’est francophone depuis ses tous premiers balbutiements tout comme le Québec, alors pourquoi ne dit-on pas « Série C » ? C’est pas joli ? C’est pas in ? Encore une fois on a raté une belle occasion de souligner nos origines. Est-ce une honte de s’exprimer dans un bon et simple français au Québec ?

Je veux bien admettre que dans le monde, on parle de C Series, mais ici, c’est inacceptable. Sur toutes les tribunes et les interventions radiophoniques et télévisuelles, deux seules personnes ont osée prononcer un « Série C » très bien senti ; le premier Ministre du Québec Philippe Couillard et l’animateur Paul Houde au 98,5 fm. S’il y en a eu d’autres, vous m’en voyez ravi.

Félicitations et bravo messieurs. Je lève mon chapeau pour vous souligner cette délicatesse qui est toute à votre honneur. Souvent, ce sont ces petits détails que je retiens. On a une fierté et j’aime l’exprimer, même si les dinosaures comme moi sont en voie d’extinction. N’ayons pas peur de nos origines. Il y a déjà assez des Français qui se franglisent…

La complainte d’une machine à tuer

Anders B. Breivik
Anders B. Breivik

Assez répugnant et incompréhensible ce qui se passe en Norvège. La machine à tuer et extrémiste de droite Anders Behring Breivik, qui a été condamné à 21 ans de réclusion pour l’assassinat de 77 personnes en 2011, est maintenu en isolement depuis cinq ans dans sa cellule et se plaint de ses conditions de détention, inhumaines selon lui.

Aussi insensé que cela puisse paraître et dans un verdict retentissant rendu le 20 avril dernier, le tribunal d’Oslo avait jugé contraires à la Convention européenne des droits de l’Homme les conditions de détention de Breivik. Ce monstre bénéficie de trois cellules avec deux douches, deux télévisions, une Xbox, une PlayStation et des appareils de gym, mais il trouve que son isolement carcéral nuit à sa santé. Certains gens libres et honnêtes ne disposent même pas de ce luxe.

Dans son verdict, la juge avait notamment pointé du doigt la durée de l’isolement de l’ordure de 37 ans, détenu depuis 2011 à l’écart des autres prisonniers, l’insuffisance des mesures compensatoires ou encore les inspections corporelles après chaque promenade. Elle avait condamné l’État à payer les frais judiciaires de Breivik, soit 51 060$. Le jugement avait provoqué la stupéfaction en Norvège, pays au régime carcéral réputé humain, et mieux encore. C’est à n’y rien comprendre.

Heureusement, l’État va en appel de ce verdict et juge que l’ignoble individu ne subit aucunement un traitement inhumain. Je souhaite que la raison triomphe.

Rappelons que cette merde nazi, le 22 juillet 2011, avait tué 8 personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, puis 69 autres en traquant et tirant pendant plus d’une heure sur les participants d’un camp d’été de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utoya. Pire encore, il avait poussé l’horreur en tirant une balle dans la tête de chaque jeune victime.

Il y a de ces fois ou on se demande si un juge, dans son « jugement » mesure les dommages causés à toute une population qui vivra le reste de ses jours dans la douleur et la peine causées par la folie meurtrière d’un parasite désaxé. Quant à moi, il pourrait pourrir dans sa cellule jusqu’à ce que mort s’ensuive, sans voir un seul rayon de soleil du reste de son existence.

Apophtegme

Langue francaise écriteWow ! Qu’est-ce que ça mange en hiver ça ?
Inutile de courir à vos dictionnaires, je vais vous dévoiler sa définition : Le mot est compliqué, mais un apophtegme est un précepte, une parole mémorable ayant valeur de maxime.

Constatez par vous-même…

– L’homme descend du songe (Georges Moustaki).

– Elle était belle comme la femme d’un autre (Paul Morand).

– L’enfant est un fruit qu’on fit (Léo Campion).

– C’est curieux, se faire refaire les seins, ça coûte la peau des fesses (Vincent Roca).

– Quand il y a une catastrophe, si on évacue les femmes et les enfants d’abord, c’est juste pour pouvoir réfléchir à une solution en silence.

– Vous connaissez l’histoire du mouton qui court jusqu’à perdre la laine ?

– Si vous m’avez compris, c’est que je me suis mal exprimé (Alan Greenspan).

– L’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui (Pierre Desproges).

– Vous n’êtes pas responsables de la tête que vous avez, mais vous êtes responsables de la gueule que vous faites.

– Elle est tellement vieille qu’elle a un exemplaire de la Bible dédicacé.

– De nos jours, l’assistance à personne en danger se résume à assister au danger…

– Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir.

– Les socialistes ont eu tort de venir au pouvoir. Ils auraient dû faire comme Dieu : ne jamais se montrer pour qu’on continue à y croire (Coluche).

– Un mec est venu sonner chez moi pour me demander un petit don pour la piscine municipale, je lui ai donné un verre d’eau.

– Cette nuit un voleur s’est introduit chez moi, il cherchait de l’argent. Je suis sorti de mon lit et j’ai cherché avec lui.

– La seule fin heureuse que je connaisse, c’est la fin de semaine…

– De chez moi au bar il y a 5 minutes, alors que du bar jusque chez moi il y a 1h30 !..

– L’ironie c’est quand tu rentres en prison pour vol de voiture et que tu sors pour bonne conduite.

– Le travail d’équipe est essentiel. En cas d’erreur, ça permet d’accuser quelqu’un d’autre !

– Les parents, c’est deux personnes qui t’apprennent à marcher et à parler, pour te dire ensuite de t’assoir et de te taire !

– Avant je savais bien écrire et, un jour, j’ai eu un téléphone portable : « é depu il c produi kelk choz 2 bizar… »

– Les statistiques, c’est comme les bikinis : ça donne des idées mais ça cache l’essentiel !

– J’ai dit à ma femme que j’avais envie de la tuer, elle m’a dit que j’avais besoin de consulter un spécialiste. J’ai donc engagé un tueur à gages.

– Le Père Noël est le seul barbu qui peut survoler les États-Unis sans problèmes.

– L’être humain est incroyable : c’est la seule créature qui va couper un arbre pour en faire du papier et écrire dessus: « Sauvez les arbres » !

Voilà ! Du coup, vous venez de comprendre et de découvrir un mot compliqué de la langue française.

Zones sinistrées

Nids de poule1Ça fait 10 jours que j’ai cessé de sillonner les routes américaines et laissez-moi vous dire que ma voiture est mise à rude épreuve sur les routes de Beyrouth… Excusez ! Je veux dire du Québec. Je n’ai pas visité Beyrouth mais ce que j’ai lu sur le sujet ressemble étrangement à ce qu’on vit ici… Une immense zone sinistrée !

Partout, les rues et les routes défoncent. Les trous et crevassent sont légion et, par les temps qui courent les ateliers d’alignements, de poses de pneus et de suspensions ont des affaires d’or.

L’autoroute 10 entre le pont Champlain et l’autoroute 35, est affreuse. Sur la rive-sud, les nids de poule ne se comptent plus et le slalom est de rigueur. On nous dit que le dégel en est la principale cause… Moi je n’achète pas cette théorie. Il a le dos large le dégel et je ne peux pas croire qu’avec les technologies d’aujourd’hui, le bitume ne soit pas plus résistant. Quand vous circulez en hiver et au printemps dans l’état de New York, principalement dans les Adirondacks par l’Interstate 87, la météo n’est pas différente de Montréal et pourtant, on a l’impression de rouler sur une table de billard à longueur d’année.

Cet après-midi, je circulais sur le Chemin St-François-Xavier à Delson et il fallait zigzaguer outrageusement pour éviter les trous. Pourquoi ne pas faire cette portion de rue en béton, quand on sait que des poids-lourds circulent sur cette artère régulièrement. Est-ce que je suis le seul à constater tout ça. Parlant de poids-lourds, est-ce que les pesées du Ministère des transports sont opérationnelles ? Il me semble que ce soit le calme absolu de ce côté.

Un autre irritant qui me dérange beaucoup ; le marquage de la chaussée. Pourquoi ça ne dure que le temps des roses ? Toujours avec cette même technologie, on n’a pas encore trouvé la recette secrète pour que le traçage dure des années. Est-ce pour faire travailler les contracteurs, pour assurer leur survie ou pour entretenir ce que le CONtribuable pense déjà ; la grosse magouille qui se poursuit. Pendant ce temps-là ça fait travailler du monde et ça assure des contrats d’entretien pour la vie.

Je m’ennuie des routes américaines quand je fais face à cette réalité. Pendant ce temps à Québec, nos politiciens continuent de s’obstiner sur des peccadilles au lieu de voir à notre bien-être comme promis en campagne électorale.

Enfin, un projet d’envergure et rassembleur

Quel beau moment, en cette journée de la terre, que l’annonce de la concrétisation du SLR (Système Léger sur Rail) entièrement électrique et automatisé, qui verra officiellement le jour dans quatre ans, en 2020. Tout ce qui est électrique dans le transport me réjouit. Depuis le temps qu’on en parlait, c’est le plus gros événement d’envergure depuis la venue du métro de Montréal qui, lui aussi innovait avec ses rames sur pneumatique.

SLRJe me souviens encore de cette soirée d’octobre 1966 alors que toute la population était invitée à découvrir gratuitement notre nouveau métro. C’était bondé de monde, tous émerveillés par cette innovation dans le transport en commun. À la veille d’accueillir le monde entier quelques mois plus tard avec Expo67, Terre des Hommes, le Maire Jean Drapeau donnait à la grande région montréalaise un moyen de transport moderne, électrique, rapide et à l’abri des intempéries et des aléas de la circulation à l’heure de pointe.

À l’époque, je travaillais dans le centre-ville et j’adorais cette balade quotidienne, en tout confort, de la rive-sud au quartier des affaires de Montréal. Les lettres défilent rapidement sur le clavier alors que j’écris cet article. Je suis excité par le projet comme un enfant qui attend l’arrivée du père Noël. Imaginez un seul instant, l’envergure de ce projet ; 67 kilomètres de rails, 24 stations, opérationnel 20 heures par jour tous les jours et qui se rendra du Quartier Dix30 à Brossard, jusqu’à l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau, Ste-Anne-de-Bellevue, Deux-Montagnes, en passant par le centre-ville de Montréal. Et avec un pont Champlain tout neuf, on va pouvoir en prendre soin et régler une grosse partie de son achalandage excessif.

Avec la participation de 3 milliards de dollars de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), sur le projet évalué à 5,5 milliards, il est permis de le voir se concrétiser plus que jamais. Rien que d’y penser, je fabule à me rendre à l’aéroport PET en seulement 40 minutes, confortablement assis dans un wagon en lisant le journal sur ma tablette, sans stress, détendu même, beau temps mauvais temps, pour prendre un vol. Où tout simplement faire une balade. Imaginez aussi, à moyen et long terme, l’expansion qu’un tel système pourrait prendre dans toute la grande agglomération de Montréal. Et tout ça dans l’environnement silencieux que l’électrification peut offrir. Décidément, on ne pouvait espérer plus beau cadeau, le jour où on célèbre la terre. Vivement la première pelletée de cette belle terre.

Un gros pas en avant

Borne 240VPour atteindre l’objectif de 100 000 véhicules électriques en circulation au Québec en 2020, il fallait donner un bon coup de barre en augmentant les mesures incitatives. On connaît déjà la gratuité des postes de péages et des traversiers pour ce type de véhicule depuis cette année, voilà que Québec veut obliger les constructeurs de maisons neuves à installer des bornes électriques de 240 volts destinées à la recharge des véhicules électriques, d’ici la fin de l’année. Je dis haut et fort BRAVO !

C’est une excellente nouvelle et je m’en réjouis puisque cette mesure devrait inciter les automobilistes à évaluer sérieusement l’achat d’une véhicule branchable et rechargeable. C’est beaucoup plus facile de faire cette installation dans une nouvelle maison en adaptant le câblage au panneau électrique. Mais où je suis le plus satisfait, c’est que les propriétaires de logements locatifs devront aussi se conformer à ce règlement, incluant les habitations déjà construites. Un obstacle de moins pour que les locataires puissent en profiter également.

L’avantage d’une borne de 240 volts est indéniable puisqu’elle permet une recharge complète en seulement 4 heures, au lieu des 12-14 heures requises sur une prise domestique de 120 volts.

Je conduis une Chevrolet Volt 2013 depuis bientôt trois ans et je peux vous affirmer ma très grande satisfaction à rouler électrique. Une douceur de roulement silencieuse et inégalée. Avec son autonomie prolongée, fournie par une génératrice, je n’ai aucune contrainte d’être obligé de recharger avant d’être arrivé à destination. La preuve ; on fait le trajet Québec / Floride d’un trait chaque hiver. L’essence prend la relève lorsque la batterie est complètement vide. Ma situation remplie tous mes besoins en rechargeant sur ma prise 120 volts, étant locataire. Mais si j’étais propriétaire, j’aurais assurément une borne de 240 volts principalement pour sa rapidité, d’autant plus que son acquisition est subventionnée.

En attendant que les distances s’allongent considérablement sur une seule charge et que des bornes rapides soient disponibles en quantité industrielle, la Chevrolet Volt demeure, à mon avis, LE seul véhicule électrique polyvalent pour quiconque parcourt de longs trajets. Cette initiative du gouvernement du Québec, c’est un gros pas en avant dans l’électrification des transports. L’électricité étant notre richesse naturelle, la logique s’impose d’elle-même.

Certains redoutent que la technologie rende ces bornes désuètes. Peut-être et avec réserve, mais la technologie c’est le futur et pour le moment il faut prendre les moyens d’atteindre l’objectif fixé. Je me fais poser tellement de questions partout où je m’arrête que l’essor de la voiture électrique est en pleine explosion.

Rien ne bouge

– Monsieur le député d’en face, vous êtes un crosseur !
– Monsieur le président, j’exige des excuses du député d’en face pour le qualificatif grossier qu’il vient d’utiliser à mon égard.
– Monsieur le député, veuillez vous excuser.
– Aucunement Monsieur le président, ce que j’affirme est la vérité, le député d’en face est un crosseur…
– Alors vous, vous êtes un magouilleur…

Assemblée nationale1Et on pourrait continuer cette conversation pendant des heures, des jours et des mois parce que cette scène à peine fictive se déroule à l’Assemblée nationale du Québec. On s’agresse mutuellement à qui mieux mieux au point où c’est devenu une véritable farce entre gens qu’on dit intelligents et civilisés.

Depuis quelque temps, c’est devenu une mode et à tous les niveaux de gouvernement. Chaque bulletin de nouvelles nous montre ces échanges insignifiants dignes des gamins. Pourtant, ces bouffons sont des personnes intelligentes mais sont loin de le démontrer. Une guerre à finir qui paralyse tout le gouvernement. Une guerre de mots qui occupe toute la place. Ces faux acteurs exigent des excuses à tour de bras et se renvoient la balle.

À travers cette grosse mascarade, des politiciens n’en peuvent plus et prennent un congé de maladie. Du jamais vu ! C’est le bordel dans la basse-cour. Dernières batailles ; le harcèlement et même des attouchements sexuel entre parlementaires font les manchettes et noircissent les pages des journaux.

C’est ça notre élite. Ils nous disaient posséder tous les remèdes à nos maux. Pourtant, ce sont eux les malades parce que mis à part leurs généreux salaires, avantages sociaux, limousines et tout le décorum de cette mascarade, rien ne bouge.

Pendant ce temps, ça pète de partout ; en santé, en éducation, en emploi et en économie. Nos députés et ministres se chamaillent pour des niaiseries et des conneries. Il me semble qu’il y a mieux à faire dans cette société étouffée et saignée à l’os et qui pourrait se passer de ces conneries. Pourtant, en campagne électorale, ils promettaient mer et monde avec la corne d’abondance en prime. On voit ce que ça donne. La réputation de visages à deux faces de politiciens n’est pas surfaite quand on observe ce qui se passe.

Mais tout ça, c’est pas important.

La bêtise humaine

bébé1Hier dans le Journal de Montréal, on publiait le palmarès des noms que donnent les parents à leurs nouveau-nés, tirés de la liste établie par Retraite Québec et recueillie pour les allocations familiales 2015. Ça frise la bêtise humaine !

Aujourd’hui, nous sommes à l’ère de l’exclusivité. Certaines personnes veulent que leur progéniture porte un prénom unique, inégalé et qui reflète parfaitement leur tendance. Il n’y a pas si longtemps, on se contentait d’écrire les prénoms d’une façon différente afin de créer et se réserver cette particularité, cette petite touche personnelle. C’est du passé tout ça.

Le plus étrange dans cette tendance c’est qu’on agit par égoïsme sans se soucier des conséquences à long terme et surtout sans égard à ce que l’enfant pourra en tirer comme négativisme lorsqu’il aura grandi ; risées, moqueries et quolibets meubleront son quotidien peut-être au point de l’obliger à changer lui-même son prénom. Il se demandera pour toujours, ce qui a bien pu inciter ses parents à l’affubler d’un tel prénom… sans droit de regard.

Chez les filles, voici les prénoms tous plus inusités les uns que les autres : Allegresse, Arene D’or, Carla Nono, Christvie, Confiance, Exaucée, Honnête-Bukuru, Lagace, Precious-Annie, Sagette, Soda, et Watat.

Du côté des garçons ; Colle, Cris Antoine, Dong Dong, Jazz, Mathis-Adorable, Papa Serigne, Tania, Tresor-Victoire, Ualasse, Vatche et Yemi.

On dira que c’est l’originalité qui dicte ces choix mais celle-ci a ses limites. Il me semble qu’avec tous les enfants à problèmes qui fréquentent le réseau scolaire, on n’a pas besoin d’en rajouter. Et vous, parents, qui faites ces choix, mettez votre excentricité de côté et cessez de vouloir que votre enfant soit différent des autres et surtout avec un prénom qui déclenchera les rires sarcastiques dès qu’il sera dévoilé, connu ou prononcé.

Il y a tellement de jolis prénoms masculin comme féminin à choisir. Des prénoms historiques portés par de grandes personnes fières, qui ont marqué leur époque. Des modèles dont on veut se souvenir, des immortels.

En terminant, je partage la citation de Joseph Facal, dans l’édition du Journal de Montréal d’aujourd’hui, et qui résume bien le phénomène ; « Un enfant qui nait est-il une page blanche sur laquelle les parents pourront imprimer leurs caprices du moment pour toujours ? »

Rendus à destination

2015-04-16 001À la lecture des dernières données d’hier sur le blogue, vous avez été plusieurs à venir y faire un tour pour connaître la fin du périple. Malheureusement, c’est avec plus de 10 heures de retard que je prends le clavier pour partager avec vous, cette dernière journée avant d’arriver à destination. Je m’excuse du délai, mais je n’aurais pu faire autrement.

Voyez-vous, nous demeurons en permanence dans notre caravane à sellette au Québec, alors qu’en Floride, nous possédons une maison de parc. Par conséquent, lorsqu’on revient, il faut « partir la roulotte » comme on dit ; remettre l’eau, l’électricité, sortir les rallonges escamotables… Bref, c’est comme lorsqu’on débute une saison de camping, sans oublier de vider l’auto de ses bagages. C’est ce qui explique ce délai.

Mais au moment de rédiger cet article, tout va bien et le nécessaire est fait pour profiter de la nuit et refaire le plein d’énergie pour tout nettoyer à fond dès cette fin de semaine. Mais bon, ceci étant dit, la dernière étape de notre escapade a débuté vers 9 heures et à 14h30, nous étions à notre camping, avec un chaud soleil qui nous souhaitait la bienvenue. Cependant, deux faits exceptionnels se sont déroulés qui, heureusement, m’ont encore donné des anecdotes à raconter.

D’abord, au moment de quitter l’hôtel en matinée, je demande au réceptionniste si je dois prendre à droite ou à gauche pour me fondre dans la circulation dense du New York State Thruway. Il ne le sait pas ! J’ai beau répéter la question, il me répond ne pas connaître les environs, les routes autour et qu’il n’est pas très familier avec le secteur. Sa réponse me jette par terre. Un peu plus et je lui demandais s’il arrivait de la planète Mars. Voyons donc, il occupe le poste pour justement se faire poser ce genre de question. Je n’en reviens pas ! J’ai donc trouvé moi-même sans difficulté. Avouez que c’est assez renversant et étonnant.

Plus tard, juste quelques pieds avant de pénétrer en territoire canadien, voilà qu’il faut passer une inspection visuelle et parlée, par des colosses du département des Custom Border Patrol, bien armés, sérieux comme des Papes et qui ne semblent pas badiner. Évidemment les questions sont usuelles et portent sur notre va-et-vient en territoire américain. Mais honnêtement, je dois avouer que c’est la toute première fois que nous sommes confrontés à pareille situation. C’est définitivement inhabituel et déstabilisant. Quelques minutes plus tard, il nous laissent passer et nous voilà devant l’agent des douanes canadiennes dans sa cabine.

Notre échange est assez rapide et je me permets de questionner la douanière sur ce que nous venons de vivre. Je voulais savoir si c’était devenu la norme chez les américains. Très gentille et souriante, elle m’a alors expliqué, qu’ils recherchaient des personnes qui pourraient quitter le pays sans autorisation. C’était une vérification ciblée qui s’exécute à l’occasion et dans un but précis de retracer des fugitifs en cavale. Trêve de plaisanterie, je me suis demandé si je n’étais pas soudainement victime de mon article du premier avril… Une chance que je traînais avec moi, mon arête de poisson avec tête et queue.

Quoi qu’il en soit, il faisait bon retrouver nos routes cahoteuses dans un environnement encore en dormance végétale, résultat des rigueurs de l’hiver. Se retrouver soudainement en territoire familier et découvrir quelques changements depuis notre départ l’automne dernier. Dans toute cette immensité et ce vaste réseau routier, on a rencontré deux fois plutôt qu’une, Francine et Jean Duval, des snowbirds qui séjournent avec nous au même endroit l’hiver, qui rentraient également chez-eux. Comme quoi on peut confirmer ce que dit l’adage et découvrir combien « le monde est petit ». Home sweet home !

Dernier dodo sur la route

Depuis 21h15, nous sommes à l’hôtel Ramada de Newburg, NY, sur le New York State Thruway, après une ballade de 1 166 kilomètres sous un soleil de plomb. Si le mercure au lever était de 12°C et s’est maintenu par la suite pour atteindre 15°C, et il est présentement de 6°C au moment d’écrire ces lignes.

2016-04-13 001AUne seule contrainte est venue perturber cette journée et implique la police de l’état de la Virginie. Je vous raconte… avec la photo de cet article comme preuve. Nous circulions allègrement sur l’Interstate 66 en direction de l’ouest, pour rejoindre la 81 Nord. Depuis quelques kilomètres, les panneaux routiers électroniques annonçaient à l’avance la fermeture de la voie de droite pour des travaux. Soudain, à un kilomètre de là, après une petite ascension, un véhicule de police, gyrophares en activité, zigzague sur la ligne médiane à basse vitesse. Nous sommes les premiers en avant et j’en conclu que l’agent procède à une patrouille de retenue et je reste derrière, en retrait de quelques mètres, en roulant très lentement pour suivre son mouvement.

Rien de bizarre mais je me demande ce qui peut bien se passer dans cette supposée zone de construction. La file s’allonge derrière nous et le manège dure une bonne quinzaine de minutes, dont les dix dernières complètement immobiles. Louise s’inquiète et je la rassure. Elle se demande pourquoi le policier ne nous informe pas de la situation. Bizarrement, la circulation est aussi arrêtée dans l’autre direction. Finalement, au bout de quelques minutes, le policier éteint ses gyrophares et repart à une vitesse normale comme pour nous signaler la fin de l’événement. Nous reprenons notre route.

Puis, au moment de traverser la zone de travaux, on voit bien les cônes sur la ligne médiane et un camion stationné et équipé d’un réservoir, sans plus. Aucun employé, rien de particulier, niet ! Le calme plat ! Que s’est-il passé ? On l’a jamais su mais ça fait de la copie pour mon article.

Aussi j’ai noté une petite constatation. Vous savez, quand on conduit, on observe les autres et on s’interroge sur leur conduite. Le « suivre-de-trop-près » ou le tailgating comme ils l’appellent ici, est chose courante et stressante quand un mastodonte te colle aux fesses. Sans oublier les trains routiers qui dépassent à peu près tout le monde en risquant des manoeuvres périlleuses pour se faufiler entre deux voitures.

Mais le plus drôle survient lorsque des panneaux géants et bien en évidence, ordonnent de diminuer sa limite de vitesse lorsque la situation le commande. Je vous le dis candidement, j’obéissais mais j’avais la nette impression que j’étais le seul à les voir.

Bon, pour terminer, il nous reste entre quatre et cinq heures de route demain et on va faire la grasse matinée. On n’est pas pressé, et les routes des Appalaches sont assez tranquilles à cette période de l’année. Il n’y a que des snowbirds pour briser la quiétude du paysage. À demain pour la fin du périple.