Mattéo et Léo avaient fait un gros bonhomme de neige au milieu du champ. Il avait un nez carotte, des yeux clémentines, une bouche abricot sec, des cheveux haricots verts, des bras balais et, comme accessoires, le nouveau bonnet de Léo, les gants de ski de Mattéo et son écharpe bleue.
Ils avaient joué avec lui tout l’après-midi, et le bonhomme de neige était heureux. La nuit vint, et le bonhomme de neige se sentit un peu seul.
Il eut du mal à s’endormir et attendit avec impatience le lendemain. Mais les deux amis n’arrivèrent qu’après l’école et ne restèrent que jusqu’au dîner.
Et le bonhomme de neige fut de nouveau seul.
Au bout de deux jours, il était triste comme un congère.
– Ça ne va pas, bonhomme de neige? Lui demandèrent les deux amis.
– Les garçons, sans vouloir vous vexer, je commence à m’ennuyer tout seul dans mon champ. Je vous attends toute la journée et je ne peux pas bouger. J’irais bien voir un peu de pays et me faire des amis.
– D’accord, répondirent les deux copains. Nous allons t’aider.
Les deux garçons essayèrent de le mettre dans une brouette, mais le bonhomme de neige était trop lourd. Ils décidèrent de l’installer sur leur luge, mais elle était trop petite.
– Il faut lui chausser mes skis, dit Léo. Il descendra la pente tout seul.
Léo alla chercher ses skis et les glissa, non sans peine, sous le bonhomme de neige.
– Tiens, mes bâtons, dit Léo, pour tourner, ça aide. Et mon masque, pour voir le relief. Et pour s’arrêter, chasse-neige, les skis en V. Bon courage et à un de ces jours!
Et Léo lâcha le bonhomme de neige qui partit à toute vitesse, tout droit. Il franchît la clôture, traversa la route, évita de justesse une voiture, entra dans un jardin, frôla un sapin, sortit par le portillon du fond, en équilibre sur un ski. Mais là, les choses se compliquèrent. Il arriva dans le jardin d’enfants, prit le toboggan à l’envers et fit un vol plané spectaculaire.
Mattéo et Léo coururent vers le champ où le bonhomme de neige était tombé. Ils trouvèrent les skis, le masque, l’écharpe et le bonnet, mais point de bonhomme de neige.
– Ça alors! Il a disparu!
Disparu? Vraiment? Ça non! Quand le bonhomme de neige se réveilla, mille flocons tournaient autour de sa tête. Il écarquilla ses yeux clémentines et vit des dizaines de bonshommes de neige autour de lui.
– Où suis-je? demanda-t-il.
– Au royaume des bonshommes de neige. Les enfants croient que nous avons disparu, mais nous vivons là, tous ensemble. Allez, chausse tes nouveaux skis. À voir ta chute, tu as encore des progrès à faire!
Et le bonhomme de neige s’élança, soutenu par ses nouveaux amis.
Histoire de Claire Renaud
Illustrations par Quentin Greban
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Quand je dis que notre bon gouvernement, avant de taxer davantage les CONtribuables, devrait faire le ménage dans sa propre cour, c’est de cela que je veux parler. Le journal nous apprend que les ministères ont dépensé près d’un quart de million de dollars seulement pour de l’eau de source durant l’exercice financier 2012-2013. Ce n’est pas rien. On a de super usines de traitement des eaux et la qualité de notre eau potable est excellente, alors expliquez-moi pourquoi une telle dépense plus que superflue.
Pire encore, les détenus en ont consommé pour 80 000$. C’est quoi le problème? Un grand verre avec quelques glaçons et de l’eau québécoise sortie tout droit du bon vieux robinet et le tour est joué. Tout un privilège accordé à des personnes qui sont là pour payer leur dette à la société. Un muffin avec ça?
Et les juges en plus qui se complaisent avec leur petite bouteille d’eau, pour faire tendance. Une délicieuse carafe d’eau du robinet avec un peu de glace et un soupçon de citron, devrait faire amplement l’affaire. Je ne serais même pas surpris que certains ministères arrosent leurs plantes vertes avec de l’eau de source. Après tout, avec l’argent des CONtribuables, the sky is the limit!
Au chapitre des augmentations de toutes sortes, le gouvernement majoritaire souhaité par la population, nous annonce les pires horreurs pour l’année 2015 et on n’a pas fini de découvrir toute l’arrogance dont ils sont capables. Vous pensez à l’épicerie, à l’essence, aux frais de garderie, à l’électricité où tout autre poste budgétaire, ils vont tous augmenter au grand déplaisir des CONtribuables, bernés comme toujours par des profiteurs qui magouillaient il n’y a pas si longtemps encore. Janvier c’est le mois du siphonage!
Et tout ça pour atteindre l’équilibre budgétaire en 2015-2016 mais en bout de ligne la dette québécoise continuera d’augmenter et de dépasser les 270 milliard de dollars. Alors ne vous en faites pas chers CONtribuables vous avez le gouvernement que vous avez toujours voulu et vous devrez le subir jusqu’en 2018
Et pour terminer sur une bonne note, le bon ouernement devra trouver 2,3 milliard de dollars l’an prochain pour boucler son budget et pendant ce temps-là, les banques continuent d’engranger des profits exorbitants et d’imposer des frais de service pour n’importe quoi, sans que nos dirigeants ne leur demande de faire leur part eux aussi.
Ça donne définitivement la nausée!
Dans un pays lointain, il y a bien longtemps, un vieil homme arriva avec une charrette bâchée. Il s’arrêta sur la place du village et dévoila une étrange machine.
– Approchez, mesdames et messieurs, et venez admirer la machine de l’Avent!
Les gens du village, curieux, s’attroupèrent autour de l’engin. Personne n’avait jamais vu une chose pareille!
– Alors, qui choisira le premier jour? Et qui prendra le dernier?
Les villageois les plus courageux s’approchèrent encore et virent qu’il y avait vingt-quatre casiers numérotés sur la machine. Finalement. Ce fut le petit Renaud, le plus espiègle des enfants du village qui cria :
– Moi, je prendrai le premier jour!
Le premier soir de décembre, vers huit heures, tout le village s’assembla autour de la machine. Soudain, le casier numéro un s’ouvrit, un oiseau mécanique en sortit et déposa une pièce d’or dans la main du petit Renaud, qui rentra chez lui tout content.
– Qui choisira le deuxième jour? Demanda alors le vieil homme.
Grosjean, le notaire, fut le plus rapide et, à huit heures, le deuxième jour de l’Avent, il reçut deux pièces d’or. Tout le monde était émerveillé. Dame Sophie, qui était très sage, proposa que les plus riches choisissent les premiers jours et les plus pauvres les derniers. Tout le monde tomba d’accord.
À ce moment, le galop d’un cheval se fit entendre. C’était Enguerran le cruel qui arrivait, entouré de ses gardes :
– On me dit qu’il y a ici une machine qui distribue toujours plus d’or! Cria-t-il. J’en veux ma part, la part du seigneur. Je prendrai donc le 24 décembre, pour recevoir vingt-quatre pièces d’or, car tel est mon bon vouloir.
C’était injuste, mais Enguerran était un seigneur cruel et tous le craignaient.
Ainsi, le mois passa. Tous les soirs, le miracle se reproduisit, et la famille qui repartait avec les pièces d’or offrait à tous un festin de viandes rôties et de vin doux. On fêta ainsi l’attente de Noël. Le 23, ce fut le mendiant du village qui reçut vingt-trois pièces d’or de l’oiseau mécanique.
Le soir suivant, veille de Noël, Enguerran le cruel revint. À huit heures, la machine fit du bruit, le dernier casier s’ouvrit, et un oiseau en sortit, tenant dans son bec une lourde bourse d’or. Mais c’était un véritable oiseau et il s’envola dans les airs, avec les vingt-quatre pièces d’or. Enguerran essaya d’attraper l’oiseau, en vain.
Le vieil homme sourit au milieu des rires des villageois :
– Tu croyais que, parce que tu étais le seigneur, la plus grosse part te revenait. Eh bien non! La machine donne à qui le mérite. Et toi, tu ne mérites rien. De rage, Enguerran s’enfuit au galop.
Et le jour de Noël, autour d’une immense table couverte de mets raffinés, on raconta jusqu’au soir comment Enguerran le puissant, avait été trompé par un petit oiseau.
Histoire de Vincent Villeminot
Illustrations par Adeline Avril
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Bonjour maman. Déjà trois ans se sont écoulés depuis ton départ vers d’où on ne revient plus, et le souvenir de cette triste nuit du 1er décembre occupe toujours mes pensées. Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de douleurs.
Là-haut sur ton nuage, tu peux voir que papa est toujours bien entouré, et continu son chemin avec toute la force qu’on lui connait. Puisses-tu continuer de veiller sur nous et guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné.
Je t’aime…
« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »
Nous sommes en plein long congé de la Thanksgiving en cette sixième semaine hors du Québec. Si la télé vous montre la ruée vers les étalages des boutiques d’électronique, pendant les bulletins de nouvelles, dites-vous que ce n’est pas du cinéma ou de la fiction; c’est la pure réalité. Durant la journée, alors que tous les commerces sont fermés, la meute planifie sa soirée pour passer à l’action dès que ceux-ci ouvrent leurs portes. À grand coup de sorry, ça se piétine et ça se bouscule, comme la misère sur le pauvre monde, pour ne pas rater l’aubaine sur l’objet de convoitise. La ruée se poursuit comme ça toute la nuit. On a appris également que les achats en ligne ont explosées au point d’obliger les centres d’expédition à embaucher du personnel supplémentaire pour répondre à la demande.
Mais toute cette euphorie, en sages que nous sommes, nous a convaincu de rester au complexe pour profiter du succulent repas traditionnel servi à la salle communautaire. Dinde, pommes de terre en purée, patates douces, légumes, sauces et tout ce qui accompagne ce menu incluant le dessert, nous étaient servis pour la bagatelle de 10$. Avouez que pour ce prix, c’était l’aubaine, sans se marcher sur les pieds! Et, contrairement au Welcome dinner du 15 novembre dernier, les assiettes débordaient littéralement de victuailles. Selon les organisateurs, un nouveau record de 260 convives a été établi pour l’événement, pulvérisant l’ancienne marque de 150.
Exceptionnellement, on a eu droit à la danse et les canadiens ont pris le plancher d’assaut sous le regard ébahi des américains, du moins ce qu’il en restait. Par contre, pas question de veiller tard; à 20 heures, la disco-mobile s’éteignait. Fin des émissions et allez au dodo, gens aux tempes grises, avant de vous exciter au point de ne pouvoir dormir… Ouppélaye! L’art de casser un party. Qu’à cela ne tienne, nous sommes rentrés dans nos confortables chaumières alors que le mercure portait déjà son foulard.
Hier, les québécois s’étaient donné rendez-vous à la foire Allemande-américaine de Cape Coral pour un marché de Noël, avec des dégustations de mets typiques, des kiosques d’artisanat, des bars pour profiter de bonnes bières avec des collets épais comme ça… Enfin bref, l’affiche promettait beaucoup. À notre arrivée vers 14h30, on avait plutôt l’impression que c’était terminé. En moins de 15 minutes, on avait déjà fait le tour; un vrai Val-Jalbert. En fait, nous étions trop tôt puisque l’ouverture était prévue pour 15h. On a bien goûté au porc pané en bâton mais pour la saveur, on repassera. D’autres ont choisi les crêpes aux patates avec le même commentaire. Par contre, la bière était définitivement à la hauteur. Elle était savoureuse et bienvenue pour satisfaire un gosier asséché après une si longue marche.
Sans prendre racine, nous sommes repartis vers le Gulf Coast Town Center pour visiter quelques boutiques en compagnie de Carole et Mario, puis souper au Miller’s Ale House de l’endroit, pour enfin assister à la prestation des Hat Boys sur la grande scène extérieure. Un beau spectacle avec ses airs Motown et Oldies, mêlés à des chansons de Noël sous un frisquet et venteux 18°C.
Finalement, parlant de Noël, la féérie des lumières multicolores prend forme ici à Pioneer Village. Je vous promets de photographier les plus belles décorations pour les exposer dans l’album photos Floride – Hiver 2014-2015, en marge droite du blogue. Et comme on dit aux petits bouts d’choux énervés à la veille de la grande Fête; – Soyez patients!
Aujourd’hui en parcourant ma page facebook, j’ai été attiré par le cri du cœur d’une maman qui a mis au monde un enfant atteint de Trisomie 21, une anomalie chromosomique congénitale provoquée par la présence d’un chromosome surnuméraire pour la 21e paire. Physiquement, ces personnes ont une morphologie quelque peu particulière et avec les progrès de la médecine et le suivi paramédical (telle que l’orthophonie), la qualité de vie des personnes trisomiques 21 s’est considérablement améliorée, ainsi que leur espérance de vie.
Malgré tout, les préjugés sont tenaces et le regard des autres peut être dur pour des parents. C’est précisément l’objet de cette réflexion; comprendre les différences au point de ne plus les voir. Ma nièce de 23 ans en est atteinte et elle fait la fierté de toute la famille. Elle est attachante, sociable, souriante, pleine d’énergie et justement, mord pleinement dans sa vie. Certes, elle est dans son monde, mais pour nous, aucune barrière n’existe. En observant bien ces personnes, on a beaucoup de leçon de vie à apprendre et c’est pourquoi je veux partager la confession de cette mère avec vous, afin de vous sensibiliser à son quotidien.
« J’ai de la peine ce matin! J’ai le cœur blessé! Vous allez me dire, pourquoi???
Je n’écris pas souvent, je suis sur plusieurs groupes de mamans et ce matin on parlait de la Trisomie 21. Un sujet avec lequel je vis à tous les jours. Un sujet qui me tient à cœur. Un sujet pour lequel je vais me battre jusqu’à la fin de mes jours.
Comme plusieurs ici vous savez que mon tout petit François-Xavier est trisomique. Mon fils est comme tous les autres petits garçons. Il aime ce que tous les petits garçons aiment; les autos, des bateaux, sa tablette, son Nintendo DS, et ses crayons. Mon fils est heureux. Mon fils respire le bonheur comme surement la plupart de vos cocos! Mon fils ne manque de rien. Il va dans un CPE, il commence à parler, il sait plusieurs lettres de l’alphabet, il compte jusqu’à 10. Mon fils n’est pas mieux que les autres mais c’est MON FILS, mon trésor, le trésor le plus précieux que la vie m’a donné, mis à part ma fille!
De grâce avant de répondre à des questions de ce genre, posez-vous seulement une question: est-ce que je blesse une maman en disant cela?
Je ne suis pas une égoïste parce que j’ai décidé de m’occuper de mon fils au lieu de le laisser mourir à sa naissance! Parce que oui il a eu 3 opérations majeures. J’ai sacrifié ma carrière pour prendre soins de mon fils, des gens entrent et sortent de chez nous. Des ergothérapeutes, des physiothérapeutes, etc.! Malgré tout cela je me sens bien seule quand les gens me regarde avec dégout, je me suis sentie bien seule quand je me suis fait demandé: – pourquoi vous l’avez gardé?
… Désolée du roman mais je voulais juste vous sensibiliser à ce que je peux (et toutes les mamans d’enfants différents) vivre!
(C’est un texte que j’ai écrit ce matin sur une page de maman) Je sais qu’à moi seule je ne pourrai jamais changer les choses. Mais je vais peut-être toucher plusieurs personnes. Et qui sait peut-être changer la vie d’une maman…
Dannie, maman de François-Xavier, T21. »
En conclusion à cette réflexion, je vous invite à relire l’article, sur le sujet, que j’avais publié le 3 décembre 2010 sur ce blogue, en cliquant le lien suivant : https://normandnantel.com/2010/12/03/dieu-et-les-enfants-handicapes/
Si le congé férié de l’Action de Grâces au Canada est toujours célébré le deuxième lundi d’octobre, il en va de même aux États-Unis, exception faite de la date qui est le jeudi suivant le 26 novembre. En fait, la Thanksgiving, comme on l’appelle ici, a la même signification et raison d’être; remercier le Seigneur pour l’abondance des récoltes. Si l’origine de cette célébration remonte aussi loin qu’en 1620, il fallut attendre le 3 octobre 1789 pour que George Washington, alors président des États-Unis d’Amérique, décrète le premier Thanksgiving Day.
Aujourd’hui, c’est le plus grand happening de toute l’année qui s’étend sur quatre jours. Étant un jour férié et chômé, tous les commerces et institutions sont fermés à travers le pays. Pour illustrer l’ampleur du phénomène, prenez le Boxing Day, tel qu’on le connaît et multipliez-le par 10. Le géant WalMart ne fait pas exception à la règle et cesse ses opérations pour cette seule journée de l’année. Partout la dinde est à l’honneur et il est possible de les acheter depuis le début de novembre pour aussi peu que 0,59$ la livre. Imaginez, une grosse dinde de 14 livres pour 8$ et quelques cents.
Ici, à Pioneer Village, un souper est prévu à la salle communautaire et tout de suite après, hop! Pas de soirée dansante comme à l’habitude, c’est la course aux aubaines qui commence. Le Black Friday! Je ne parle pas pour nous qui sommes plus sages évidemment. Les magasins et centres commerciaux ouvrent leurs portes vers 18h00 jusqu’au milieu de la nuit pour certains, alors que d’autres le sont pour 28 heures consécutives. C’est l’euphorie et principalement chez les revendeurs de produits électroniques et ce, même si les aubaines ont débuté au début du mois.
Vous savez combien les américains sont friands du football de la NFL… Eh bien, Il y a trois matchs de prévus à l’horaire de la télé nationale… et canadienne puisque TVA Sports les diffuse toute la journée. Mon ami Robert doit être au septième ciel de cette nouvelle.
Nous en sommes à notre troisième expérience de Thanksgiving et j’observe que, mis à part le congé qui s’ensuit, la réputation économique de l’événement est surfaite. Un peu comme au Québec où le boxing day débute toujours une semaine ou deux avant Noël, les «aubaines» sont déjà affichées et offertes depuis les premiers jours de novembre. On constate également que les big deals sont généralement attribués à des marques très peu connues ou à des articles de qualité discutable et douteuse. Ça demeure un mythe qui perdure et qui fait quand même rouler l’économie. Les restaurants bondés en font foi. Alors je lève mon verre aux amerloques et bonne Thanksgiving.
Pour votre information et votre culture générale, voici la reproduction du décret de George Washington du 3 octobre 1789, démontrant le caractère religieux de cette fête. C’est toujours intéressant de pouvoir lire la syntaxe de l’écriture de l’époque.
« Une proclamation du président des États-Unis d’Amérique.
« Considérant que c’est le devoir de toutes les Nations de reconnaître la providence de Dieu Tout-puissant, d’obéir à sa volonté, d’être reconnaissantes pour ses bienfaits, et humblement implorer sa protection et sa faveur, et tandis que les deux Chambres du Congrès m’ont, par leur Comité mixte, demandé de recommander au Peuple des États-Unis qu’un jour public d’action de grâce et de prières soit observé en reconnaissance aux nombreux signes de faveur de Dieu Tout-puissant, particulièrement en ayant donné au Peuple les moyens d’établir pacifiquement une forme de gouvernement pour sa sûreté et son bonheur.
« Maintenant donc, je recommande et assigne que le premier jeudi après le 26e jour de novembre soit consacré par le Peuple de ces États au service du grand et glorieux Être, qui est l’Auteur bienfaisant de tout ce qu’il y a eu, qu’il y a et qu’il y aura de bon. Nous pouvons alors tous nous unir en lui donnant notre sincère et humble merci, pour son soin et sa protection, appréciés du Peuple de ce Pays, avant que celui-ci ne soit devenu une Nation de pitié ; pour les interpositions favorables de sa Providence lors de nos épreuves durant le cours et la fin de la récente guerre ; pour le grand degré de tranquillité, d’union, et d’abondance, que nous avons depuis appréciées ; pour le pacifisme et la raison qui nous ont été conférés pour nous permettre d’établir des constitutions de gouvernement pour notre sûreté et notre bonheur, en particulier la Loi nationale récemment instituée, ; pour la liberté civile et la liberté religieuse formant à elles seules une vraie bénédiction ; pour les moyens que nous avons d’acquérir et de répandre la connaissance utile ; et d’une manière générale pour toutes les grandes et diverses faveurs qu’il nous a bien heureusement conférées.
« Nous pouvons alors nous unir en offrant le plus humblement nos prières et supplications au grand Seigneur et Gouverneur des Nations et le solliciter pour pardonner nos transgressions nationales et autres transgressions ; pour nous permettre à tous, en poste public ou privé, de remplir nos nombreuses fonctions respectives, correctement et ponctuellement ; pour permettre à notre gouvernement national de rendre bénédiction à toutes les personnes, en étant constamment un Gouvernement de lois sages, justes, et constitutionnelles, discrètement et loyalement exécutées et obéies ; pour protéger, guider et bénir tous les Souverains et toutes les Nations (particulièrement celles qui ont montré de la bonté envers nous), afin de leur assurer paix et concordance, et assurer un bon gouvernement ; pour favoriser la connaissance et la pratique vraies de la religion et de la vertu, ainsi que davantage de science parmi eux et nous, et accorder généralement à toute l’Humanité un tel degré de prospérité temporelle comme lui seul sait pour être le meilleur.
« Donné sous ma main à la Ville de New-York le troisième jour d’octobre par année 1789 de notre Seigneur. »
Dans un mois, nous fêterons Noël. Une période de l’année que j’affectionne particulièrement et qui fait rejaillir en moi, tant de souvenirs. La fébrilité de l’Avent, le scintillement des lumières multicolores dans le traditionnel sapin, les festivités, les élans de générosité, la famille, les amis, la joie, l’amour, on pourrait ajouter plein de qualificatifs tout aussi évocateurs pour cette Fête de la Nativité. Ici en Floride, une fois la Thanksgiving passée, on assiste aux mêmes rituels que ceux observés dans les paysages enneigés du Nord, exception faite de la neige bien sûr. Les décorations abondent et on peut sentir toute l’effervescence que cette Fête provoque.
Mis à part le vague souvenir des visites chez mes grands-parents, alors que j’étais tout petit, j’ai connu mon premier arbre de Noël à 17 ans, au moment de rencontrer ma Loulou. Décorer ce symbole frais coupé et au parfum unique, me fascinait. Chez-nous, on n’avait pas de place pour décorer un arbre de Noël et c’est probablement une des raisons pourquoi j’adore cette période; combler un vide. Jouer les Père-Noël me permettait encore plus de m’imprégner de cette ambiance et croyez-moi, ma personnification du personnage était tellement crédible, que les chérubins ne voyaient que du feu, avec leurs grands yeux de diamants scintillants.
Et pour mieux se préparer à cette célébration, quoi de mieux que raconter des histoires fantastiques. Pour une septième année il me fait plaisir de partager douze nouveaux contes pour attendre Noël, qui iront rejoindre les 60 déjà existants dans les archives de ce blogue. Dès le 1er décembre et à tous les deux jours jusqu’au 23, ces courtes et belles histoires seront disponibles ici, pour votre divertissement. Ce sera l’occasion de prendre une pause détente au moment du dodo des petits, pour leur raconter une belle histoire avant de se retrouver au pays de l’imaginaire, au royaume des fées, des princesses, des lutins et pourquoi pas dans l’atelier du Père Noël.
Pour mes lecteurs et lectrices snowbirds qui sont loin de leurs petits-enfants, pourquoi ne pas prendre votre tablette, ordinateur ou Skype, et profiter de cet instant privilégié pour leur faire le récit en conversation vidéo, pour leur plus grand plaisir. C’est toujours plus captivant quand l’histoire est racontée par Mamie ou Papi, et surtout lorsqu’ils n’hésitent pas à se substituer aux personnages. Vous verrez… C’est magique!
Alors, c’est un rendez-vous?
C’est sous un changement de décor que s’est majoritairement déroulée cette cinquième semaine sous le soleil, les nuages et même la pluie. Contrairement aux années précédentes, alors que la pluie était aussi inexistante que des pattes d’anguilles, jusqu’à la fin décembre, Dame nature se fait quelque peu instable. On a qu’à voir le bordel de neige de Buffalo pour se rendre compte que ses caprices sont sans limites.
Qui dit temps maussade dit, c’est le temps de faire autre chose que se faire dorer la couenne au soleil. Avec l’aide de Benoît, le temps était venu de remplacer le vieux tapis de notre Florida room, par une brillante céramique qu’on avait choisi au préalable. En expert qu’il est, il s’est exécuté avec la dextérité du maître pour réaliser un travail de qualité alors que mon coup de main se limitait à tailler les tuiles de céramique avec le couteau requis et installer six tuiles de vinyles préencollées sur les marches menant dans la maison. Voyez par vous-même le résultat partiel sur la photo qui agrémente cet article. Mettons que j’ai appris comment on effectue ce travail.
Comme je le disais précédemment, mercredi et jeudi, les rues du camping étaient désertes. Quelques braves portaient encore du court mais les chaumières devenaient des endroits où il faisait bon se réchauffer. Il y a des moments comme ça et on en profite pour faire quelques courses dans les nombreux centres commerciaux des environs. Quelques nouveaux arrivants ont fait leur entrée et Louise est toujours assidue à son bingo deux soirs par semaine. La chance l’a quelque peu laissée tomber cette semaine mais elle ne désespère pas et attend impatiemment que son amie Carole à Mario, se pointe le bout du nez pour l’accompagner. Peut-être sera-t-elle exaucée cette semaine. Je spécifie Carole à Mario parce que des Carole, il y en a beaucoup ici.
Parlant justement de Carole à Mario, j’ai une anecdote à vous raconter. Une histoire invraisemblable voire impossible à réaliser et tenant d’une chance tout à fait inouïe s’est produite ce matin même. Carole et Mario ont quitté les Cantons de l’est en fin de nuit, pour se rendre ici et ils devraient arriver demain ou au plus tard mardi.
Alors qu’il furetait sur Internet en matinée, Benoît, qui est le frère de Mario, décide d’aller vérifier les caméras de surveillance sur les autoroutes qu’ils devraient emprunter, histoire de constater de visu, l’état des routes.
À 9h51 très exactement et par le plus pur des hasards, le VUS de Mario traînant une remorque, apparait en plein centre-gauche de l’image diffusée par la caméra de surveillance. Wow! Comme synchro, c’est assez difficile à battre. Avouez que la probabilité de tomber pile est assez basse, ou presque nulle. Moi, à la place de l’ami Benoît, je me serais empressé d’aller chercher un billet de loterie… Il n’y a même pas songé!
Et c’est ainsi que se poursuit notre évasion hivernale au pays des gougounes. On annonce deux jours de pluie, mardi et mercredi, mais pour le reste, le soleil et la chaleur seront présents.
Ça brasse au Québec avec la décision du gouvernement Couillard de moduler les frais de garde en fonction des salaires des chefs de familles. Personnellement je ne suis pas contre une telle mesure qui aurait due toujours exister. J’ai toujours penché pour le principe de l’utilisateur payeur, et selon ses revenus lorsqu’il obtient un service subventionné.
Là où je m’interroge est sur la manie qu’ont les gouvernements de toujours chercher des revenus supplémentaires chez les CONtribuables, alors qu’ils ne coupent jamais dans leur propre cour. Les libéraux sont passés maîtres dans cet art. Du gras autour de l’os il y en a beaucoup dans l’administration publique. Tout ce qu’ils savent affirmer c’est que le Québec est dans le rouge, même le rouge foncé et jamais on entend parler d’imposer un régime minceur de leur côté. Leurs budgets ne cessent d’augmenter.
Je vous rappelle que, mis à part la courte séquence minoritaire de 18 mois du gouvernement Marois, les libéraux en détiennent une bonne part du déficit puisqu’ils étaient au pouvoir depuis 2002. C’est aussi sous leur règne que la Caisse de dépôt a été dépouillée de 40 milliards de dollars et que la corruption a été dévoilée au grand jour. Alors expliquez-moi comment il se fait que ces mêmes personnes, qui ne salivent qu’à fouiller dans nos poches, ont été reportées au pouvoir majoritairement l’hiver dernier? Les libéraux au pouvoir, les manifs reprennent vie. C’est viscéral!
Et pour finir sur une note triste, ils nous ont déjà fait la promesse que ce sera pire en 2015. Les «miettes» que les garderies leur rapporteront seront insuffisantes. Et entre vous et moi, dans votre propre quotidien, si vous êtes pris à la gorge est-ce que vous planifiez des projets coûteux? Je ne crois pas. Vous attendez que votre situation financière s’améliore et c’est une très sage et logique décision car il y va de VOTRE fric. La vision d’un gouvernement est de VOUS satisfaire avec VOTRE argent, même par des projets farfelus, pour le reprendre ensuite en impôts et en taxes, quand ce n’est pas de laisser la dette aux générations futures. C’est toute la différence et collectivement, on va tous mourir endettés.
Un petit garçon demande à son père:
– Papa quand tu fais l’amour avec maman, elle est quoi pour toi?
Le père surpris lui répond :
– Elle est la porte du paradis.
Son fils lui demande alors :
– Et toi, tu es quoi pour elle?
Le père lui répond :
– Je suis la clé de son paradis!
Alors son fils lui chuchote à l’oreille :
– Méfie-toi du voisin, je crois qu’il a un double!!!
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Pour sa fête, un petit garçon, voulait un vélo dix vitesses. Son père lui dit :
– Mon fils, je t’en donnerais bien un, mais l’hypothèque sur la maison est de 80,000$ et ta mère vient de perdre son emploi. Nous n’en avons malheureusement pas les moyens.
Le jour suivant, le père voit son fils qui sort par la porte avant avec sa valise. Il lui demande :
– Mon fils où vas-tu ainsi?
Le petit Patrick répond :
– Je sortais de ma chambre hier soir, puis je t’ai entendu dire à maman que tu te retirais. Puis maman t’a dit, – Attends je vais venir aussi! Si vous pensez que je vais rester ici tout seul avec une hypothèque de 80 000 $ et sans vélo!
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C’est un enfant qui a été frappé par la voisine. La mère, furieuse, va lui demander des explications :
– Pourquoi avez-vous frappé mon fils?
– Parce qu’il est mal élevé : il m’a traité de grosse.
– Et vous croyez qu’en le frappant vous allez maigrir?
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DANS UN BUREAU ARABE :
– Nom?
– Abu Abdalah Sarafi
– Sexe?
– 4 fois par semaine!
– Non, non, non! Homme ou Femme?
– Homme, femme, et quelques fois les chameaux.
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Un petit garçon arrive en courant vers sa mère :
– Maman, j’ai vu le coq s’accoupler dix fois, ce matin!
Sa mère :
– Va donc dire ça à ton père, il comprendra.
Le petit garçon va informer son père :
– Papa, maman m’a dit de te dire que j’ai vu le coq s’accoupler dix fois ce matin et que tu comprendrais…
Son père :
– Est-ce que les dix fois, c’était avec la même poule?
– Non.
– Va donc le dire à ta mère, elle comprendra.
Ainsi donc, l’achalandage des quatre casinos du Québec et en dégringolade spectaculaire depuis cinq ans. Tiens tiens, ça vous fait pleurer? Ça vous désole? Pas moi! Et pas le moindre du monde.
Les administrateurs, dans leur tour d’ivoire avec leur généreuse rémunération sertie d’indécentes primes de départ et plein d’avantages marginales n’ont rien vu venir, ou n’ont pas voulu voir. Normal, ils sont dans leur bulle de profits. Ils vendent du rêve et présentement au Québec ce rêve est inaccessible. Le CONtribuable est saigné à blanc de toute part et bien malin qui pourrait prédire où ça va s’arrêter. Quand l’économie dépend des revenus des casinos, c’est le bordel pour ne pas dire le bout d’la m…
Avez-vous remarqué la panoplie d’offres de loteries chez votre dépanneur du coin, avec ses dizaines de «gratteux»? Ça n’a plus aucun sens et il faut quasiment agrandir les comptoirs pour espérer mettre le présentoir. Quoi penser aussi des loteries sur terminaux et les sempiternelles Mini, Super, 6/49, Québec 49, avec ou sans extra et paris sportifs, sans oublier les billets qui permettent des jeux supplémentaires sur l’ordinateur personnel, dont on donne les résultats durant de longues minutes au bulletin télévisé de nouvelles, en fin de soirée…, avouez qu’on y perd rapidement son latin. Et je vous fais grâce des tirages spéciaux tout au long de l’année. Les Fêtes s’en viennent avec leurs billets à 20$. Bref, il y en a trop pour des CONtribuables qui n’ont plus de sous à dépenser.
Les touristes viennent nous visiter durant la grosse saison d’été et ils se font exploiter par les augmentations substantielles et ciblées des hôtels, des bars, des restaurants et des rafraichissements durant les festivals. Ajoutez à cela une taxe de vente avoisinant les 16% et une dévaluation de 35% de notre dollar face à l’Euro et 15% à la devise américaine. et vous obtenez un vrai coquetel explosif qui siphonne le plus garni des portefeuilles. Alors il ne reste pas grand-chose pour les casinos et pour l’impossible rêve de faire fortune instantanément.
Maintenant, il y a nous, la clientèle locale. Où pourrions-nous trouver de l’argent à dépenser pour les casinos quand les augmentations de toutes sortes sont comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Nous sommes plus sélectifs par la force des choses, sans oublier le maudit crédit qui nous ronge… Les casinos sont comme les patients sur l’organigramme du le réseau de la santé; tellement loin dans les priorités des dépenses personnelles, qu’ils sont invisibles, Et ce qu’on ne voit pas, ne nous attire pas.
Finalement, le premier janvier arrive à grand pas et qu’est-ce qui nous tombe dessus, à part la neige, à cette date supposée joyeuse du Jour de l’An? Des A-U-G-M-E-N-T-A-T-I-O-N-S de tarifs! Ça commence présentement, ils nous préparent…; le téléphone, le câble, l’électricité, le chauffage, le mazout, la garderie, le cellulaire, la bière, les taxes tout augmente comme par magie. C’est devenu un incontournable. C’est le cadeau du Jour de l’an pour tout le monde. Et qui paie pour toutes ces belles choses??? Et oui, le CONtribuable! C’est pour ça qu’on prend un bon coup solide avec la dinde, la tourtière et les patates pilées… Pour oublier! Alors pensez-vous que nous sommes attirés par les casinos? Poser la question, c’est y répondre.