La sécurité routière : est-ce vraiment une priorité gouvernementale ?

La Une

Les publicités percutantes où on voit des automobilistes imprudents provoquer des accidents sur nos routes sont d’actualité depuis plusieurs années. Le gouvernement ne lésine pas sur les messages. Mais est-ce suffisant ? Je crois que la cible n’est pas la bonne.

Qu’est-ce que nos gouvernements font de l’état des routes qui ne cessent de se détériorer ? On peut très facilement se comparer à Beyrouth, en temps de guerre, tant nos suspensions et directions sont sursollicitées.

Que dire également du rapiéçage. Les travailleurs ne sont même pas capables de remplir un trou et de le terminer au niveau. Au lieu des trous, les bosses les remplacent. Fissures, ornières, trous profonds, on voit ça sur des autoroutes, où la vitesse dépasse facilement 100 km/h, multipliant le risque d’accidents.

Dans les publicités, on demande aux conducteurs d’être prudents, de bien regarder et d’évaluer le danger envers tous les usagers de la route ; motos, bicyclettes, planches à roulettes, camions, autobus… Bref, il nous faut des yeux tout le tour de la tête.

Bien sûr le facteur humain y est pour beaucoup quand on conduit un véhicule mais l’État a aussi une grande part de responsabilité en sécurisant les routes avec de l’éclairage accru et des lignes de voies réfléchissantes sur les autoroutes. Il suffit de circuler chez l’Oncle Sam pour apprécier toute la différence à cet égard.

Et ne me parlez pas du climat ! On est habitué et rien n’est impossible !

L’autre soir, nous revenions d’une visite familiale à St-Constant, sur la Rive-Sud de Montréal. Il faisait nuit et une pluie légère tombait. Des conditions idéales pour se tuer ! Il faisait tellement noir que c’était difficile de bien voir la route sur ce chemin de campagne. Arrivé sur l’autoroute, aucunes lignes de délimitation des voies de circulation où les imprudents et téméraires s’en donnaient quand même à cœur joie pour doubler tout ce qui avait de lumières rouges derrière un véhicule.

Si je ne peux voir des lignes, il en va de même pour eux. Non ?

Rouler sur ces routes était carrément dangereux. Croyez-moi, j’avais vraiment hâte d’arriver à la maison. Le dernier kilomètre était un peu plus sécuritaire avec l’éclairage mais les lignes… on ne les voit plus, même en ville.

Alors avant de prévenir les automobilistes de leur comportement et de les inviter à la prudence. Il faudrait au minimum, refaire le lignage très tôt au printemps partout. Revoir l’éclairage. Et imaginer conduire sous la pluie par une nuit sombre.

Depuis des années, je me pose certaines questions sur l’entretient de nos routes. En voici quelques-unes :

Pourquoi faut-il refaire le traçage chaque année ? Parce qu’ils ne durent que le temps des roses.

Est-ce qu’il existe une peinture plus performante, plus durable ? Probablement, mais c’est trop cher, même au prix de vies humaines.

Est-ce qu’on pourrait mettre de la peinture réfléchissante, à défaut de doter nos autoroutes de réflecteurs sur les tracés ?

Pourtant, lorsqu’on s’apprête à tracer les lignes sur un nouveau pavage, on voit des petits réflecteurs qui indiquent temporairement les voies. On les voit très bien. Donc, c’est possible !

Le Québec est riche de son hydroélectricité, alors pourquoi ne pas éclairer adéquatement nos autoroutes ?

Imaginez ; pas de lignes, pas d’éclairage et une pluie pour arroser tout ça. Un cocktail dangereux tout autant que l’alcool même si on est sobre.

Quand on parle de sécurité routière ça implique tous les intervenants et pas seulement les conducteurs. L’État a sa large part de responsabilités sur le bilan routier québécois et elle doit définitivement améliorer son réseau en profondeur.

Et ces remarques s’appliquent également aux municipalités.


144e jour de l’année

Mercredi, 24 mai 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Louis RivardRonald Héroux

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’homme ne peut trouver retraite plus calme et plus tranquille qu’en son âme.

Marc-Aurèle


Ça s’est passé un 24 mai…

(1918) La Loi ayant pour objet de conférer le droit de vote aux femmes est une victoire importante pour les suffragettes. La loi accorde le droit de vote à toutes les femmes de race blanche. Il est important de noter que les femmes de descendance asiatique et autochtone sont laissées pour compte.

(1945) Le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis établit un fonds de 12 millions de dollars afin de favoriser la création et le développement de coopératives d’électricité. L’application de la loi est confiée à l’Office de l’électrification rurale. Entre 1945 et 1955, le nombre de fermes qui bénéficient d’un service d’électricité passera de 19 à 90 %.

(2008) La gouverneure générale, Michaëlle Jean, était présente à la cérémonie qui soulignait la réouverture partielle du Collège militaire de Saint-Jean, 13 ans après sa fermeture. Le Collège de Saint-Jean a offert à partir du mois de septembre 2008 un nouveau programme d’études collégiales de deux ans à 225 étudiants du secondaire ; son budget et ses effectifs étudiants équivaudront toutefois à la moitié de ce qu’ils étaient en 1995. De plus, les militaires devront encore se tourner vers le Collège militaire royal de Kingston ou un établissement civil au moment de poursuivre leur formation universitaire.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Le miel

La Une

Saviez-vous que l’une des premières pièces de monnaie au monde avait le symbole d’une abeille ?

Saviez-vous qu’il y a des enzymes vivantes dans le miel ?

Saviez-vous qu’au contact de la cuillère en métal ces enzymes meurent ? La meilleure façon de manger du miel est avec une cuillère en bois, si vous n’en trouvez pas, utilisez du plastique.

Saviez-vous que le miel contient une substance qui aide votre cerveau à mieux fonctionner ?

Saviez-vous que le miel est l’un des rares aliments sur terre qui seul peut soutenir la vie humaine ?

Saviez-vous que les abeilles ont sauvé les Africains de la famine ?

Une cuillerée de miel est-elle suffisante pour maintenir la vie humaine pendant 24 heures ?

Saviez-vous que la propolis produite par les abeilles est l’un des ANTIBIOTIQUES naturels les plus puissants ?

Saviez-vous que le miel n’a pas de date de péremption ?

Saviez-vous que les corps des grands empereurs du monde étaient enterrés dans des cercueils dorés puis recouverts de miel pour les empêcher de pourrir ?

Saviez-vous que le terme « LUNE DE MIEL » vient du fait que les jeunes mariés consommaient du miel pour la fertilité après le mariage ?

Saviez-vous qu’une abeille vit moins de 40 jours, visite au moins 1000 fleurs et produit moins d’une cuillère à café de miel, mais pour elle c’est toute une vie.

Vous voilà plus instruit !


143e jour de l’année

Mardi, 23 mai 2023

À la douce mémoire de…

ROGER MOORE 1927-2017 – Acteur britannique popularisé par son personnage de l’agent secret James Bond 007.

NICOLE LEBLANC 1941-2017 – Comédienne québécoise et acadienne connue principalement pour son rôle de Rose-Anna dans la série Le temps d’une paix.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Rollande Vézina

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

La plupart des échecs apparents ne sont que des versements sur la victoire finale.

Catherine Ponder


Ça s’est passé un 23 mai…

(1944) Le 16 mai, les soldats de la première brigade canadienne reçoivent l’ordre d’avancer vers la ligne Hitler à 10 km dans la vallée. Le 23 mai, l’attaque se produit et les soldats se fraient un chemin à travers les tanks et les mitrailleuses ennemis. Les tanks de la cinquième division canadienne s’enlignent vers le prochain obstacle : la Melfa River. Une très dure bataille s’est engagée au pont qui tomba enfin aux mains des soldats canadiens. La bataille de la Melfa River était terminée.

(1962) Après deux années d’étude, on entreprend les travaux de construction des deux premières lignes du métro de Montréal. Éventuellement, on ajoutera un troisième tronçon en direction de l’île Sainte-Hélène et Longueuil, en vue de l’Exposition universelle prévue pour 1967.

(1982) Béatifiée à Rome par le Pape Jean-Paul II, le 23 mai 1982, Eulalie Durocher (Mère Marie-Rose) est née à Saint-Antoine-sur-Richelieu le 6 octobre 1811. Gouvernante au presbytère de Beloeil, elle perçoit le grand besoin d’instruction pour les jeunes. À la demande de Mgr Ignace Bourget, elle se rend à Longueuil fonder une nouvelle communauté enseignante avec ses compagnes Henriette Céré et Mélodie Dufresne.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un pan de notre histoire : On célèbre quoi au Québec, en cette journée fériée ?

La Une

NI LA REINE NI DOLLARD. AU QUÉBEC, C’EST LA MÉMOIRE DES PATRIOTES QU’ON CÉLÈBRE

Soulignez-vous la fête de la Reine ou celle de Dollard ce lundi ? En fait, au Québec, depuis un peu plus de 20 ans, nous célébrons la Journée nationale des patriotes le premier lundi précédant le 25 mai.

Historiquement, cette date correspondait à l’anniversaire de naissance de la reine Victoria. Partout au Canada, depuis sa mort en 1901, les Canadiens bénéficiaient d’un jour férié. Pourtant, dans les années 1920, les Québécois, évidemment moins monarchistes que les Canadiens des autres provinces, ont rebaptisé cette fête et ont choisi de commémorer la mémoire de Dollard.

LA FÊTE DE LA REINE

C’est en 1845 qu’on crée la fête de la Reine. On veut souligner l’anniversaire de la Reine Victoria, née le 24 mai 1819. Cette fête est principalement une occasion de manifester la loyauté des Canadiens envers la monarchie britannique. Après la mort de la reine Victoria en 1901, le Parlement du Canada proclame légalement que cette fête portera le nom de Jour de Victoria. Le 24 mai de chaque année (le 25 mai si le 24 tombe un dimanche) est alors considéré comme un jour férié. Aujourd’hui, le Victoria Day est célébré partout au Canada, sauf au Québec.

DOLLARD DES ORMEAUX

Adam Dollard des Ormeaux est un personnage qui a trouvé sa place dans l’histoire de la Nouvelle-France. Il a mené une campagne militaire au milieu du XVIIe siècle contre des centaines de guerriers iroquois. Même si les Français ont été vaincus, on a longtemps considéré le caractère héroïque de Dollard des Ormeaux dans cette bataille perdue d’avance.

On disait qu’il s’était sacrifié pour la défense des colons de Ville-Marie. Cependant, de récentes études ont jeté un sérieux doute sur la nature héroïque de Dollard des Ormeaux et de ses hommes.

Dollard des Ormeaux a été recruté en 1657, à l’âge de 22 ans, par le gouverneur Paul de Chomedey de Maisonneuve pour défricher les belles terres autour du fort Ville-Marie. Malheureusement, le jeune Dollard n’avait pas beaucoup d’intérêt pour les travaux agricoles, il rêvait plutôt d’aventures et de grands espaces à conquérir.

En 1660, il reçoit une promotion et devient commandant de la garnison militaire de Montréal. C’est une époque de grandes tensions entre les troupes coloniales françaises au Canada et les Iroquois. Montréal vit littéralement en état de siège et les raids iroquois affectent le commerce des fourrures que les Français essaient tant bien que mal de mettre en place.

Quand la rumeur se répand voulant que les Iroquois se mobilisent pour attaquer massivement la petite colonie de Ville-Marie, Dollard des Ormeaux tente de les stopper en dressant une embuscade. Pendant une bonne semaine, Dollard et une poignée de combattants (16 volontaires français, 40 Hurons-Wendats et 4 Algonquins) vont défendre leur position face à plus de 700 guerriers iroquois.

On raconte que les assiégés français vont réussir à repousser trois des assauts iroquois, mais que finalement, ils seront massacrés ou fait prisonniers. Malgré leur victoire, les Iroquois remettent leurs plans d’invasion.

Pendant longtemps, on a diffusé le mythe du sacrifice de Dollard et de ses troupes. On a véhiculé l’idée qu’en plus d’avoir sauvé les Montréalais, cet acte militaire a laissé le temps aux troupes coloniales d’organiser une défense et, à moyen terme, il a aussi permis l’enracinement de la population française dans la vallée du Saint-Laurent.

Depuis quelques années cette épopée plutôt exagérée de Dollard des Ormeaux « sauveur de la nation canadienne-française » a été maintes fois révisée par de nombreux historient et elle a été reléguée dans le monde des légendes.

LES PATRIOTES

En 2003, le gouvernement de Bernard Landry propose aux Québécois d’oublier la fête de Dollard. Il annonce que c’est la mémoire des patriotes qui sera désormais célébrée. Le lundi qui précède le 25 mai de chaque année devient donc la Journée nationale des patriotes, un jour férié pour souligner la mémoire des patriotes qui ont lutté pour la démocratie et pour la reconnaissance de la nation québécoise.

Aujourd’hui, avec le recul, on peut légitimement se demander dans quelle mesure Dollard des Ormeaux fait encore figure de « héros national ».

Pour ce qui est des patriotes, la Journée nationale est assurément l’occasion de commémorer les origines démocratiques du Québec pour tous les Québécois, et ce, quel que soit leur lieu de naissance.

Source : Martin Landry, Historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 20 mai 2023, p66


142e jour de l’année

Lundi, 22 mai 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE NATIONALE DES PATRIOTES


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Danielle CoutureSteve Boulianne

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Faites ce dont vous avez peur, et votre peur mourra.

Ralph Waldo Emerson


Ça s’est passé un 22 mai…

(1892) Le docteur Washington Sheffield, un dentiste de New London aux États-Unis, invente le tube à pâte dentifrice. Ce tube était fait en métal léger, jusqu’à ce jour la pâte se vendait en pot. Depuis 1841, le tube était exploité pour la peinture à l’huile des artistes-peintres. Ce n’est qu’en 1953 que le tube de métal sera remplacé par le tube de polythène tel qu’on le connaît maintenant.

(1927) La terre tremble à Xining dans le centre ouest de la Chine avec une intensité de 8¼ et provoque un terrible bilan humain : environ 200 000 morts. L’Asie, et notamment la Chine, très peuplée, sont souvent très fortement affectées par ce type d’événement. C’est d’ailleurs dans une région assez proche que le séisme le plus meurtrier se produisit au seizième siècle, faisant 800 000 morts.

(2008) Publication du rapport « Bouchard / Taylor » sur les accommodements raisonnables au Québec. Les commissaires en arrivent à la conclusion qu’il n’y a pas eu de crise des accommodements raisonnables au Québec mais plutôt une crise dans la perception de ces accommodements. Au total ils font 37 recommandations au gouvernement du Québec. Les travaux de la commission auront coûté 3,7 millions de dollars.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un pan de notre histoire : Référendum de 1980 : comment Trudeau a trompé les Québécois

La Une

Le premier référendum sur l’indépendance s’est tenu le 20 mai 1980. Le Non a remporté 60 % des suffrages, une grande victoire pour Pierre Elliott Trudeau. Ces résultats lui ont permis ensuite de rapatrier la constitution sans le Québec, la plus grande injustice de notre histoire.

Après son élection en 1976, René Lévesque attendait pour tenir le référendum qu’il avait promis. Il croyait être débarrassé de Trudeau après la défaite électorale de ce dernier en 1979 et sa retraite de la politique. Mais Trudeau est revenu au pouvoir en 1980 à la suite d’une élection anticipée provoquée par la chute du gouvernement minoritaire de Joe Clark.

Même si c’était son principal objectif, le chef libéral n’a soufflé aucun mot de son projet de rapatrier la constitution et d’y inclure une charte qui enlèverait des pouvoirs au Québec.

LE PQ, DE LA POURRITURE

Durant la campagne référendaire, Trudeau dépêche au Québec son lieutenant, Jean Chrétien pour aider Claude Ryan, le chef du PLQ. Le ministre fédéral de la justice déclare alors que les péquistes sont « de la gangrène, de la pourriture ! »

Les fédéraux mènent aussi une campagne de peur. Les personnes âgées se font dire que leurs pensions de vieillesse seront coupées.

Privés du soutien des Canadiens anglais, les Québécois seuls se révéleraient pour ce qu’ils sont, des êtres économiquement incapables et condamnés au tiers-mondisme. La dette allait exploser et le prix de l’essence aussi. Tel est le discours tenu par les élus du Québec à Ottawa. Ceux-ci ne ménagent aucun effort pour rapetisser leur propre nation !

La campagne péquiste, elle, vise à rassurer. L’indépendance est viable, dit Lévesque. Elle se fera dans le cadre d’une association économique.

Ce n’est pas en jouant défensif qu’on marque des buts toutefois. Le PQ aurait dû attaquer le Canada anglais au sujet des injustices subies par les Canadiens français. Il fallait insister sur la menace existentielle que l’appartenance au Canada fait peser sur notre culture. Alors que les fédéraux sortaient l’artillerie lourde, la campagne du Oui était menée avec bonasserie.

À cela s’ajoute une gaffe majeure commise par la ministre péquiste, Lise Payette. Celle-ci accuse Claude Ryan d’être marié à une femme traditionaliste plutôt que féministe. Madeleine Ryan ressemble à « Yvette » dit-elle, un personnage dans un manuel scolaire de l’époque que Payette trouve stéréotypé. Cette attaque personnelle fouette le camp du Non.

PERFIDE ONTARIENNE

Outre les erreurs du camp souverainiste, le Non bénéficie de l’intervention de certains premiers ministres des provinces anglophones. Allen Blakeney, de la Saskatchewan, se dit en faveur d’un fédéralisme asymétrique.

Le premier ministre ontarien, Bill Davis, se déplace à Montréal pour faire un discours bienveillant. Pour la première fois de sa vie, il se risque à parler un peu français. Quelques semaines après nous avoir chanter la pomme, il deviendra le principal allié de Trudeau contre nous lors du rapatriement !

Cette prétendue ouverture du Canada anglais à nos demandes pave la voie au tournant du référendum, un discours de Pierre Elliott Trudeau prononcé le 14 mai 1980. Cette intervention est le dernier clou dans le cercueil du Oui.

Lors d’un rassemblement au centre Paul-Sauvé, le premier ministre fédéral prend un engagement solennel.

« Nous mettons nos têtes en jeu, nous, députés québécois, parce que nous disons aux Québécois de voter Non. Et nous vous disons, à vous des autres provinces, que nous n’accepterons ensuite que ce Non soit interprété par vous comme une indication que tout va bien et que tout peut rester comme c’était auparavant. Nous voulons du changement, nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement ! »

Tout le monde ou presque à l’époque interprète ce discours comme une ouverture aux demandes du Québec, plus d’autonomie et une reconnaissance de notre nation. Trudeau passera le reste de sa vie à dire qu’il n’a jamais trompé les Québécois. Tout le monde connaissait mes idées, fera-t-il valoir après coup.

Cette affirmation est contredite toutefois par André Burelle. Conseiller de Trudeau en 1980, c’est lui-même qui a écrit l’allocution du 14 mai ! Burelle s’est senti trompé par son patron à la suite du référendum. Il a fini par démissionner.

L’intéressé a ensuite rejoint Brian Mulroney pour travailler à l’accord du lac Meech. Il voulait l’aider à réparer les pots cassés.

C’était sans compter sur Trudeau toutefois. Non content d’avoir renié sa promesse, il torpilla cette entente. Pourquoi ? Parce qu’elle octroyait au Québec ce statut particulier qu’il avait refusé de nous donner après nous l’avoir fait miroiter.

Source : Feu Frédéric Bastien, historien et chroniqueur, Journal de Montréal, cahier Weekend, 20 mai 2023, p68


141e jour de l’année

Dimanche, 21 mai 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE POUR LE DIALOGUE ET LE DÉVELOPPEMENT


À la douce mémoire de…

DONNA SUMMER 1948-2020 – Chanteuse disco et pop-rock américaine


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Denis BraultPierre LafontaineJohnny FréchetteClaudie GilbertSuzanne Ferland

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Un pessimiste fait de ses occasions des difficultés, et un optimiste fait de ses difficultés des occasions.

Harry S. Truman


Ça s’est passé un 21 mai…

(1927) Charles Lindberg réussi la première traversée de l’atlantique, de New York à Paris, sans escale. Le « Spirit of St. Louis » se pose au Bourget près de Paris après 33 heures et 27 minutes de vol sans escale. Il a parcouru la distance de près de 6 000 km.

(1969) « Le parc national Forillon, créé en 1969, est situé à la fine pointe de la Gaspésie. Ses paysages grandioses de mer, de falaises et de montagnes s’étendent sur 244 km 2. Forillon protège un échantillon représentatif des monts Notre-Dame et Mégantic et de certains éléments de la région marine du golfe Saint-Laurent.

La présence de dix formations rocheuses différentes, les colonies d’oiseaux marins et les énigmatiques plantes arctiques-alpines donnent au parc son caractère unique. Situé à l’intérieur de ce parc de bord de mer, le site patrimonial de Grande-Grave témoigne du mode de vie des familles de pêcheurs. »

(2012) Les pompiers de Québec procède en soirée un sauvetage spectaculaire au pied de la chute Montmorency, alors qu’une trentaine de personnes réparties dans deux cabines se sont retrouvées prisonnières du téléphérique qui devait les amener en haut de la falaise ; une panne électrique survenue en plein après-midi, alors qu’on célébrait le coup d’envoi de la belle saison, serait à l’origine du problème


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

C’est bon ou pas ?

La Une

Bien des craintes entourant la santé relèvent d’idées reçues. À tort ou à raison ? Des experts se prononcent.

ACHETER DES LUNETTES DE LECTURES À LA PHARMACIE

CE N’EST PAS MAL. Selon le Dr Guillaume Fortin, président de l’Association des optométristes du Québec, les lunettes de lecture vendues en pharmacie peuvent constituer un choix pratique et économique pour les personnes atteintes de presbytie sans autres problèmes visuels.

« Ce ne sont pas des lunettes de correction, précise-t-il toutefois. Elles améliorent la vue de près grâce à leur effet grossissant, comme une loupe. Il faut aussi savoir que, contrairement à celles prescrites par l’optométriste, les lunettes de lecture en vente libre ont des verres de force identique.

Le problème : les yeux ont rarement la même vision. Elles peuvent donc causer à la longue une fatigue visuelle et des maux de tête. Par contre, elles sont sans danger pour la santé oculaire. Il faut les considérer comme des lunettes de dépannage. »

La bonne idée : passer un examen de la vue avant d’en faire l’achat. L’optométriste sera en mesure de déterminer si ce type de lunettes convient à la vision de son client et de lui conseiller la force appropriée. Par la même occasion, il effectuera plusieurs tests afin de détecter d’éventuelles maladies de l’œil telles que le glaucome et la dégénérescence maculaire. Ces affections apparaissent généralement après 50 ans.

RETENIR SES PETS

C’EST UNE MAUVAISE IDÉE. En effet, la rétention de gaz intestinaux peut causer des ballonnements extrêmement inconfortables et des douleurs abdominales. « Même si les flatulences n’engendrent pas de pathologies, il est préférable de ne pas les bloquer », affirme le Dr Mickaël Bouin, chef du service de gastroentérologie au CHUM et professeur titulaire de médecine à l’Université de Montréal.

Hélas, le besoin de libérer des gaz ne survient pas toujours au moment opportun ! « Lâcher des flatulences est socialement considéré comme un geste impoli, admet le Dr Bouin. C’est pourquoi les gens les retiennent. Mais chacun devrait se sentir libre de les évacuer ou non. Ça fait partie de la vie. » Si le geste vous rend mal à l’aise, on peut toujours s’éloigner discrètement. Trop tard pour fuir ? On n’en fait pas un plat. Après tout, personne n’y échappe.

RANGER DES RESTANTS CHAUDS DANS LE FRIGO

C’EST BON. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) recommande de refroidir les aliments le plus rapidement possible après la cuisson à une température de 4°C ou moins. Il suffit de disposer les restes dans des contenants peu profonds et de les mettre, non couverts ou à demi couverts, au réfrigérateur.

Une fois les aliments bien refroidis, on ferme les contenants. À noter : les aliments chauds placés au frigo ne suriront pas. Ce problème survient plutôt lorsqu’ils refroidissent longtemps à la température ambiante, sans compter les risquer de prolifération bactérienne. En outre, la chaleur dégagée ne présente pas de risque pour les autres aliments réfrigérés.

Source : Jacqueline Simoneau, revue Le Bel Âge, Avril 2023, p45


140e jour de l’année

Samedi, 20 mai 2023

On se remémore aujourd’hui…

L’AMÈRE DÉFAITE DU 1ER RÉFÉRENDUM QUÉBÉCOIS DE 1980 SUR SA SOUVERAINETÉ


À la douce mémoire de…

NIKI LAUDA 1949-2019 – Triple champion du monde de Formule 1 (1975 – 1977 – 1984)


Pensée et citation du jour

Les meilleures choses ont besoin de patience.

Jean Anglade


Ça s’est passé un 20 mai…

(1980) Premier référendum sur la souveraineté-association du Québec. Le NON l’emporte 59,4 % contre le OUI à 40,6 %. Un triste jour pour René Lévesque et ses souverainistes.

(1992) Le grand  » S  » des enseignes Steinberg qui fait partie du décor québécois depuis des générations va disparaître ; une transaction fait passer des magasins Steinberg à la chaîne Métro-Richelieu ; Provigo en achète 32, tandis qu’IGA fait l’acquisition de 24 autres succursales.

(2001) Une sculpture représentant l’ancien maire de Montréal, Jean Drapeau, a été dévoilée dimanche en face de l’hôtel de ville. Le maire actuel de Montréal, Pierre Bourque et l’épouse de monsieur Drapeau ont assisté à la cérémonie.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Que font-ils ici exactement ?

La Une

Les intégristes et extrémistes musulmans veulent des locaux de prière à l’école. Pourquoi reviennent-ils encore là-dessus. La société québécoise est laïque et on ne reviendra pas sur cette question. Alors, je vous pose la question : Pourquoi sont-ils ici ?

La nouvelle, publiée dans les pages du Journal de Montréal d’hier m’a fait sursauter. Nous accueillons ces extrémiste-là et voilà qu’ils contestent NOS lois et les décisions que prend notre gouvernement en matière de laïcité.

Pour qui se prennent-ils ?

S’ils veulent prier 35 fois par jour, grand bien leur fasse mais c’est à l’intérieur de leur maison ou leurs lieux de cultes réservés pour leur communauté qu’ils doivent le faire. En public, la société québécoise a décidé qu’il n’en était pas question.

Des associations musulmanes se sont liées pour contester en cours le décret qui interdit les locaux de prière dans les écoles.

Qu’est-ce qu’ils n’ont pas compris ? On ne veut rien savoir de leurs revendications. Le reste du Canada conteste aussi la loi 21 sur la laïcité, alors ils n’ont qu’à s’y installer.

Moi, je suis écœuré de ces fanatiques musulmans qui veulent imposer leur culture religieuse à toute une société qui a elle-même jeté par-dessus bord la sienne, depuis un bon moment.

Au Québec, toutes les religions se pratiquent dans l’intimité, point à la ligne et il n’est pas question de revenir là-dessus. Nous sommes ouverts, mais cette ouverture a ses limites.

Heureusement, il y a des musulmans parfaitement intégrés à la société québécoise et qui se conforment à la démocratie de la majorité. Mais pour les contestataires :

L’Association musulmane du Canada ;

Le Forum des musulmans canadiens ;

Le Centre communautaire musulman de Montréal ;

L’association musulmane de l’Amérique du Nord à Laval ;

Le centre communautaire islamique de Brossard.

Le « clan Panneton » peut vous régler ça pour pas cher !


139e jour de l’année

Vendredi, 19 mai 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE NATIONALE DES PRÉPOSÉS AUX BÉNÉFICIAIRES


À la douce mémoire de…

GILBERT COMTOIS 1937-2021 – Comédien et acteur québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Léonilla Duguay

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Une victoire n’est pas forcément une première place. Une troisième place peut en être une si elle correspond au franchissement d’un cap.

David Douillet


Ça s’est passé un 19 mai…

(1919) Quelques mois après la fin de la Première Guerre mondiale, le 22e bataillon, composé de soldats et d’officiers canadiens-français, est accueilli en grande pompe à son retour d’Europe. Cet événement est marqué par des célébrations grandioses qui se déroulent à Québec, le 18, et à Montréal, le 19.

(1945) Tokyo en flammes après un bombardement incendiaire par des B-29, mai 1945. Plus de 400 Boeing B-29 américains la bombardent. Les bombes conventionnelles larguées à partir des B-29 ont détruit plus de 40 % de la zone urbaine au Japon, les six plus grandes villes industrielles.

(1971) Les Remparts de Québec remportent la coupe Memorial. L’effectif de l’équipe est alors le suivant : En plus de Guy Lafleur et Jacques Richard les Remparts comptent dans leur rang Michel Brière, Charles Constantin, Michel Deguise, Pierre Deguay, Paul Dion, Raynald Fortier, Serge Gaudreault, Rejean Giroux, Richard Grenier, Yves Lacroix, Jean Lamarre, Rene Lambert, Bill Landers, Jean Landry, Jacques Locas, Richard Perron et Pierre Roy.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

S’armer de patience

La Une

Avez-vous déjà essayé de communiquer avec votre gouvernement ? Il faut être patient, parler à une machine et, lorsqu’on a finalement un humain au bout du fil, l’envie profonde de lui tomber dessus est vraiment difficile à freiner.

Et c’est comme ça dans tous les services gouvernementaux. On a beau nous vanter leurs nouvelles plateformes, leurs sites Internet revampés, c’est toujours le même constat : on attend, on attend, et on attend toujours !

Il faut vraiment être masochiste pour se payer pareil supplice !

Ma dernière expérience a été vraiment dégueulasse et c’est à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Vous vous souvenez du bordel de l’hiver dernier ? Ils ont encore du chemin à faire pour en arriver à un site performant et sans bavures. J’ai dû attendre deux heures au bout du fil, avant de parler à une personne. Le défi ? Je dois obtenir un rendez-vous pour un examen théorique concernant mon permis de conduire. Une mention F à ajouter à ma classe. Je l’ai eu mais ce fut toute une aventure.

Maintenant, je dois prendre un autre rendez-vous. Je fouille le site pendant une bonne partie de la soirée et je ne trouve rien pour en ce sens. Impossible à trouver !

Conclusion : je dois les rejoindre par téléphone pour qu’on m’explique.

Et c’est comme ça partout ! On se bute à un système téléphonique qui nous fait passer d’un menu à l’autre pendant de très longues minutes qui, pour passer le temps, nous joue en boucle une mélodie qui finit par nous tomber sur les nerfs. Et quelques fois, leur intervention se veut un message nous demandant des surveiller notre langage et de ne pas faire preuve d’agressivité envers le personnel, bla bla bla ! Pourquoi une telle mise en garde ? Parce qu’on veut leur crier un « char de marde » pour l’attente. On est sur le point d’exploser.

Comme si on n’avait rien d’autre à foutre que de passer le téléphone d’une oreille à l’autre pendant des heures, ou se mettre en main libre pour déranger les gens qui nous entourent.

Malheureusement, ce n’est pas la faute de la téléphoniste, mais celle des « bollés » inatteignables qui se cachent derrière leur statut de rond de cuir.

Les gouvernements devraient être AUX SERVICES DES CITOYENS. À cet égard ils ont manqué à leur devoir. Le seul moment où ces politiciens nous démontrent un semblant d’intérêt, c’est pour se faire élire.

Mon problème de rendez-vous… il faudra bien que je règle ça ! Seulement de devoir attendre encore des heures, c’est pire que le supplice de la goutte !


138e jour de l’année

Jeudi, 18 mai 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MUSÉES


À la douce mémoire de…

GILLES LUPIEN 1954-2021 – Ex-vedettes des Canadiens de Montréal.


Pensée et citation du jour

À toute action s’oppose nécessairement une réaction similaire.

Isaac Newton


Ça s’est passé un 18 mai…

(1969) Le lancement d’Apollo X constitue une répétition générale avant la grande première. En effet l’équipage fera toutes les opérations reliées à un voyage sur la lune sauf alunir qui sera fait par la prochaine mission. Arrivée à l’endroit prévu, Apollo X se met en orbite lunaire, puis Stafford et Cernan, dans le module lunaire, se détachent de la capsule, descendent à environ 15,4 km au-dessus du site retenu pour le premier alunissage, testent le radar d’alunissage et tous les autres appareils à bord. Huit heures plus tard, ils rejoignent Apollo, s’amarrent et reviennent sur terre. Tout est prêt pour le Voyage sur la lune.

(1980) Eruption du Mont Saint Helens, dans l’état de Washington qui fait une soixantaine de victimes et ravage tout sur environ 200 km de rayon. Cela équivaut à 500 fois l’explosion d’Hiroshima.

(2012) Loi 78 : Après des échanges souvent acrimonieux, la loi spéciale pour soumettre le mouvement de contestation des étudiants a été adoptée à l’Assemblée nationale en fin d’après-midi vendredi. Le gouvernement Charest y a apporté quelques changements qui ont amené la Coalition avenir Québec à l’appuyer. Les députés du Parti québécois, tout comme Amir Khadir, de Québec solidaire, Jean-Martin Aussant, d’Option nationale, et les élus indépendants Lisette Lapointe et Pierre Curzi ont voté contre le projet de loi 78. Ils jugent que cette « loi matraque » brime des droits fondamentaux. En tout, 68 députés ont voté pour, 48 ont voté contre. Il n’y a eu aucune abstention.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un judicieux conseil

La Une

En parcourant le dernier numéro de mon « Camping caravaning », j’ai découvert un article de Paul Laquerre me rappelant une pratique répandue aux États-Unis envers les touristes canadiens ; choisir sa devise. Je vous partage cet article qui pourra vous être utile.

***

CHOISIR LA BONNE DEVISE À LA CAISSE

Pendant la période estivale, plusieurs caravaniers profiteront de leurs vacances pour se rendre sur la côte est des États-Unis et se tremper les pieds dans l’eau. Moins habitués aux mœurs commerciales que les caravaniers qui passent plusieurs mois dans le Sud chaque année, certains vacanciers pourraient se retrouver avec une facture plus élevée que prévu pour des achats faits outre-frontière. Une grande vigilance s’impose donc.

Grâce à la magie des communications modernes, de grandes chaînes de magasins à rayons telles Macy’s peuvent, lorsqu’on présente une carte de crédit pour régler ses achats, détecter sur le champ que cette carte est soutenue par une institution financière canadienne. Le terminal offre alors au client deux choix pour régler le montant de la facture : en dollars américains ou en dollars canadiens.

Peu habitué à une telle demande, un touriste pourrait cliquer automatiquement sur le bouton Canadian currency. Pensant économiser en évitant les frais afférents au taux de change et aux frais bancaires liés à la transaction, il aura tendance à choisir un règlement en devise canadienne.

Dans une telle situation, la tentation de préférer un paiement dans notre monnaie est grande et devient presque un réflexe, surtout quand transiger en anglais s’avère stressant.

Qu’on se le tienne pour dit, si l’on vous offre de payer en dollars canadiens ou en dollars de l’Oncle Sam, il faut toujours opter pour la devise américaine. Puisque votre achat sera fait dans un magasin américain, votre facture sera automatiquement ajustée en taux de change du jour, auquel s’ajouteront des frais de change (± 2 %) facturés per l’émetteur de la carte, peu importe votre choix de devise.

Jusqu’ici, on peut croire que choisir une monnaie ou l’autre aboutit au même résultat, mais non. Il existe une différence importante qui n’apparaît pas à l’écran sur lequel on confirme le règlement de l’achat et celle-ci pénalise celui qui a préféré de payer en dollars canadiens. Alors qu’il pensait s’en tirer à meilleur compte, il aura en fait déboursé un montant plus élevé.

Ce qui n’apparaît pas à l’écran du terminal, ce sont des frais de nature administrative de quelques points de pourcentage facturés par le marchand. Bien sûr, ces frais sont mentionnés sur le reçu remis à la caisse, mais comme peu de gens décortiquent les reçus de caisse, plusieurs ne savent pas qu’ils ont payé trop cher pour rien.

À titre d’exemple un achat de 82,42 U$ qu’on désire payer en dollars canadiens reviendra à 120,05 $ CA, soit un taux de conversion de 1,456521 $ CA. En revanche, si l’achat est effectué en dollars américains, le montant converti sur votre carte de crédit sera de 116,73 $ CA, soit une économie de 3,32 $CA. Et on parle ici d’un achat de 80 U$. Imaginez si vos deux semaines de vacances vous coûtent 3000 U$.

Ne soyez pas les dindons de la farce.


137e jour de l’année

Mercredi, 17 mai 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE CONTRE L’HOMOPHOBIE

LA JOURNÉE MONDIALE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS ET DE LA SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION


À la douce mémoire de…

MONIQUE MERCURE 1930-2020 – Comédienne québécoise.


Pensée et citation du jour

Dans le silence de la solitude, on n’entend plus que l’essentiel.

Carly


Ça s’est passé un 17 mai…

(1950) Le pape Pie XII nomme le cardinal Léger archevêque de Montréal le 25 mars 1950. Un mois plus tard, le 26 avril, il est ordonné évêque à Rome, le jour de son 46e anniversaire de naissance. Le soir du 17 mai suivant, Mgr Paul-Émile Léger est intronisé archevêque de Montréal, dans la basilique-cathédrale par le délégué apostolique au Canada, Mgr Ildebrando Antoniutti.

(1957) Les 7 000 travailleurs de l’Aluminium Co., affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), entreprennent une grève pour améliorer les conditions de travail dans les salles de cuves. Au terme de cette grève qui se terminera quatre mois plus tard, le 18 septembre, les travailleurs obtiendront un salaire de base de 1,68 $ l’heure et une convention collective qui servira de modèle pour l’ensemble des travailleurs de l’aluminium au Québec.

(2001) Les membres du Conseil d’administration de la Société de transports de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) ont adopté une résolution visant à changer le nom de la station Île-Sainte-Hélène par celui de Jean-Drapeau. Ce choix est judicieux si l’on considère que le métro et l’Expo67 sur l’île Sainte-Hélène font partie de son oeuvre.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un pan de notre histoire : La fleur de lys, le symbole de toute une nation

La Une

Si à une époque lointaine, le lys était le symbole de la monarchie française, aujourd’hui, cette même fleur est sans aucun doute l’emblème de la présence française sur ce continent.

Il faut remonter au règne de Clovis (466-511), roi des Francs et premier roi du royaume de France, pour voir l’iris devenir le symbole de la monarchie française. Vous avez bien lu, à l’origine, c’était un iris et non un lys. Si les deux fleurs se ressemblent, elles n’appartiennent pas à la même famille de plantes. Alors, pour découvrir l’origine de notre belle fleur de lys, on doit se déplacer sur la ligne du temps.

En fait, un bond de plus de trois siècles est nécessaire pour voir apparaître la fleur de lys sur le sceptre du petit-fils de Charlemagne, le roi Charles-le-Chauve (823-877). C’est donc au cours du Moyen Âge que le lys deviendra l’emblème identitaire du royaume de France, au même titre que le lion, la rose ou l’aigle pour d’autres pays européens.

Durant presque mille ans, jusqu’à la révolution de 1789, la fleur de lys s’impose en France comme symbole héraldique sur les monuments, la monnaie, les statues, les sculptures et les objets d’art.

SYMBOLE RELIGIEUX ET PLUS ENCORE

La blason de la couronne française présente trois fleurs de lys. Elles évoquent la Sainte-Trinité, soit le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Avec le temps, le lys est aussi devenu le symbole de la soumission du roi de France à Dieu. Cette soumission, bien utile, permet de faire comprendre au bon peuple que le pouvoir royal a été accordé au roi par la volonté divine.

Le lys était aussi un symbole de fécondité dans la tradition chrétienne. Associé à la Sainte Vierge, on le retrouve fréquemment dans l’iconographie de l’art chrétien. Il apparaît d’ailleurs dans les communions ou dans les mariages, car il représente la pureté et l’amour chaste.

L’avez-vous remarqué ? L’ange Gabriel est souvent représenté avec une fleur de lys à la main. Par exemple, dans le tableau L’Annonciation de Léonard de Vinci, l’ange Gabriel tient un lys blanc comme un symbole de la pureté de la Vierge Marie.

LE LYS SE MET À FLEURIR DANS LA VALLÉE DU SAINT-LAURENT

Le symbole du lys est transporté en premier sur le continent nord-américain par l’explorateur français Jacques Cartier. Pour l’équipage de Cartier, la fleur représente la puissance de leur monarque, François 1er. Alors, pour marquer leur prise de possession coloniale, Cartier élève une première croix au havre Saint-Servan le 12 juin 1534, puis une seconde à Gaspé quelques jours plus tard.

Même si dans les premières années de l’implantation coloniale française en Amérique, nous avons bien peu de traces formelles du lys en tant que symbole, on sait qu’il est présent à Québec, à Trois-Rivières et à Montréal. Il fleurit bien au-delà de la vallée du fleuve Saint-Laurent, puisque les explorateurs qui tentent de prendre possession de l’Amérique du Nord utilisent les armoiries du roi de France pour marquer leurs possessions.

De plus, en 1673, le gouverneur Louis de Buade de Frontenac offre à Québec des armoiries dans lesquelles on retrouve des fleurs de lys (ainsi qu’un castor et deux orignaux).

En 1683, pour garantir la valeur et le poids de la piastre en circulation au Canada, on y incruste une fleur de lys. En Nouvelle-France, le lys apparaît donc dans la pierre des églises, dans des armoiries, sur des bannières militaires, dans les œuvres d’art religieuses, sculpté dans le mobilier fabriqué par l’artisan.

Bref, il s’est implanté en symbolisant une monarchie absolue qui règne sur une partie du continent nord-américain.

Le lys se fait plus discret après la Conquête britannique (1763). Toutefois, vers la fin du 19e siècle, les Canadiens français l’exhibent fièrement, en particulier durant les rassemblements de la Saint-Jean-Baptiste, soulignant ainsi leur origine. La fleur de lys devient alors le symbole d’unification d’une nation en réponse au drapeau britannique qu’arborent les Canadiens anglais.

Source : Martin Landry, Journal de Montréal, cahier Weekend, 13 mai 2023, p70


136e jour de l’année

Mardi, 16 mai 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Normand Plante

Bon anniversaire !


On jase là…

Une excellente initiative de la Ville de Longueuil comme on les aime :

le projet « Balançoires pour tous ». Les avez-vous remarquées ?

▪ Au parc Armand-Racicot, on retrouve une balançoire accessible universellement, munie d’un banc, notamment disponible pour les personnes en fauteuil roulant.

▪ À travers 6 parcs de Longueuil (Empire, Central, Henri-Cyr, René-Veillet, Jules-Moulin et Marquis-de-Montcalm), vous y verrez du mobilier urbain innovant, soit des bancs berçants qui sont fort appréciés des personnes âgées et des jeunes !

▪ Issu du budget participatif, ce projet favorise l’accessibilité universelle et l’inclusion sociale entre les citoyens de tous âges vivant différentes réalités, en plus de briser l’isolement.

Nous bonifions l’offre de service pour ce type de mobilier dans de nouveaux projets. Prendre note qu’une surface de pavé a désormais été ajoutée sous les bancs.


Pensée et citation du jour

Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui.

Proverbe chinois


Ça s’est passé un 16 mai…

(1929) Les Oscars (ou Academy Awards) récompensent chaque année, depuis 1929 les meilleurs films sortis aux États-Unis ainsi qu’un éventail des meilleurs professionnels du cinéma dans diverses catégories. La cérémonie est organisée par l’association professionnelle intitulée Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS, académie des arts et sciences du cinéma).

(1990) Des millions de pneus brûlent au dépotoir de pneus de Saint-Amable au sud de Montréal. C’est le plus gros dépotoir de la province. Devant ce monstre naissant, les sapeurs ont utilisé toute l’eau disponible pour combattre l’élément destructeur. Le réseau d’aqueducs s’est rapidement vidé, car tous les habitants, appréhendant le désastre, ont rempli leur baignoire.

Les pompiers ont alors branché des pompes aspirantes dans les cours d’eau et fossés avoisinants dans le but de soutirer le maximum d’eau. Au plus fort de l’incendie, la température a atteint un tel degré de chaleur que l’eau projetée sur l’amas de pneus se changeait en vapeur avant d’atteindre son but. La mousse s’est avérée le seul élément efficace pour étouffer les flammes mais les pompiers n’en disposaient que d’une faible quantité, nettement insuffisante dans les circonstances. Seul le sable en viendra à bout.

(2005) La Montréalaise Chantal Petitclerc remporte le prix de l’athlète handicapé de l’année de la prestigieuse fondation Laureus; âgée de 35 ans, elle a raflé cinq médailles d’or et établi trois records du monde aux Jeux paralympiques d’Athènes, en mars, elle a été nommée l’athlète féminine de l’année au gala du sport canadien, madame Petitclerc a perdu l’usage de ses jambes à l’âge de 13 ans lorsqu’elle a été renversée par une lourde porte de grange qui lui a brisé la colonne vertébrale.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Trois questions sur les cuisinières à gaz

La Une

Une étude publiée récemment dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health affirme que les cuisinières à gaz sont responsables de près de 13 % des cas d’asthme chez les enfants américains en raison du dioxyde d’azote qu’elles produisent.

Doit-on bannir cet électroménager pour demeurer en santé ? La question a été posée au Dr Stéphane Perron, médecin spécialisé en santé publique et en médecine préventive.

Q1 – Le dioxyde d’azote généré par une cuisinière à gaz présente-t-il un risque pour la santé ?

R1 – Il y a un ensemble de facteurs à prendre en considération. Toute cuisinière, qu’elle soit électrique ou à gaz, génère des particules fines qui peuvent être dommageables pour la santé. Les cuisinières à gaz produisent aussi du dioxyde d’azote, mais elles ne sont pas si problématiques quand elles sont utilisées de façon appropriée.

Il faut nuancer les résultats de l’étude, car les conditions qu’on voit aux États-Unis ne s’appliquent pas nécessairement au Québec, où moins d’un ménage sur vingt possède une cuisinière à gaz.

Q2 – Comment s’assurer d’en faire une utilisation adéquate ?

R2 – Il est primordial d’allumer la hotte dès qu’on commence la cuisson, peu importe le type de cuisinière qu’on a. Idéalement, on devrait aussi avoir un système de ventilation mécanique qui permet d’éviter l’accumulation de particules dans la maison, de même qu’un détecteur de monoxyde de carbone. Et il faut s’assurer de faire un bon entretien de notre cuisinière.

Q3 – Les gens souffrant d’une maladie pulmonaire devraient-ils renoncer à leur cuisinière à gaz ?

R3 – Pas si elle est bien entretenue et que la ventilation est adéquate. Si c’est seulement par souci de santé, ce n’est peut-être pas la priorité. Ce qui est encore plus important pour diminuer l’exposition aux particules fines et au dioxyde d’azote, c’est d’éviter les foyers à combustion, la consommation de tabac et le vapotage à l’intérieur.

Source : Marie-Josée Roy, Revue Le Bel Âge, avril 2-23, p41


135e jour de l’année

Lundi, 15 mai 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FAMILLE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Martin GeoffrionSylvain Perreault

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu’on ne pose pas de condition.

Arthur Rubinstein


Ça s’est passé un 15 mai…

(1956) À 22h37, deux avions chasseurs de type CF-100 du 445e escadron étaient lancés de leur base de Uplands, au sud d’Ottawa, pour aller identifier un avion inconnu faisant route du Grand Nord en direction de Montréal. Après avoir reconnu qu’il s’agissait d’un avion de transport North Star de l’ARC en route de Resolute Bay vers l’aéroport de Dorval, à une altitude de 7 000 pieds, les deux chasseurs ont repris de l’altitude et, à 33 000 pieds, ont effectué des pratiques routinières d’interception et ont utilisé leur surplus de carburant avant de retourner à leur base.

Un des deux appareils a atterri à Uplands mais l’autre, qui est resté dans les airs un peu trop longtemps pour utiliser son surplus de carburant, n’est jamais revenu. Il s’est plutôt écrasé en catastrophe sur la Villa St-Louis, un couvent des Sœurs grises de la Croix situé en banlieue du petit village d’Orléans. On n’a jamais établi avec exactitude la cause de l’accident ; on croit toutefois que l’accident aurait pu être attribuable à une défectuosité du système d’alimentation en oxygène de l’appareil.

Ainsi, cette défectuosité se serait soldée par l’évanouissement des deux membres de l’équipage et par la perte de 15 vies humaines. Une croix de 20 pieds, décorée de l’effigie d’un avion chasseur, et entourée de 15 pierres retirées des débris de la Villa St-Louis, marque aujourd’hui le site de cette tragédie. Cet écrasement est considéré comme l’une des pires tragédies dans les annales de l’aviation militaire au Canada.

(1992) La croix du Mont-Royal se modernise. La couleur des ampoules changent lors d’évènements spéciaux. De blanche, elle passe au violet pour souligner la mort d’un pape ou d’un roi. La couleur jaune indique un couronnement. En 1975, le bleu illuminait la croix pendant les festivités de la Saint-Jean-Baptiste. Le changement d’ampoules prend un temps considérable (plus de deux heures). Depuis 1992, un système à fibres optiques facilite le transfert de couleur. Ce système a été inauguré le 15 mai lors des célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal.

(2015) Pierre Karl Péladeau est devenu le huitième chef de l’histoire du Parti québécois. Il a remporté la course à la direction avec l’appui de 57,6% des membres. M. Péladeau, député de Saint-Jérôme, a aisément devancé Alexandre Cloutier (29,2%) et Martine Ouellet (13,2%) pour remporter le vote. Le député de Saint-Jérôme était le grand favori pour succéder à Pauline Marois, qui a démissionné au lendemain de la défaite électorale du PQ l’an dernier.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Bonne fête à toutes les mamans

La Une

C’est aujourd’hui la Fête des mères. Une journée pour se rappeler combien elle est précieuse. Elle a donné toute sa vie pour ses enfants. Moi, je n’ai plus la mienne depuis bientôt 12 ans, mais vous, serrez-la bien fort, entourez-la de votre incommensurable amour, comme elle l’a fait dès votre premier jour, et pour toujours. Si elle n’est plus là, regarder vers le Ciel et elle vous embrassera.

Afin de célébrer cette belle journée, j’offre à toutes les mamans, ces jolies citations de circonstance.

Bonne journée les mamans et faites provision d’une forte dose de câlins.

***

« J’entends au-dessus de moi dans les cieux, les anges qui chantent entre eux. Ils ne peuvent trouver de mot d’amour plus grand que celui-ci : Maman. » Edgar Allan Poe

« Maman tu es la plus belle du monde car tant d’amour inonde tes jolis yeux. » Henri Salvador

« Où que je vive, où que tu sois, tu n’es jamais très loin de moi, j’ai de l’amour quand je te pense, la plus belle maman du monde, c’est toi ». Grégoire

« Elle m’appelle et puis autour de moi, c’est le printemps à chaque fois, elle est si belle que je lui ai dit les premiers mots de ma vie… » Francis Cabrel

« Elle m’a porté avant le monde, elle me porte encore chaque seconde, elle m’emportera avec elle, je lui serai toujours fidèle. » Kendji Girac

« Le cœur d’une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon. » Honoré de Balzac


134e jour de l’année

Dimanche, 14 mai 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE DES MÈRES

LA JOURNÉE MONDIALE CONTRE L’HYPERTENSION


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Denise Rhéaume

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Vieillir, c’est passer de la passion à la compassion.

Albert Camus


Ça s’est passé un 14 mai…

(1930) Le pont du Havre, reliant la ville de Montréal et la rive-sud du Saint-Laurent, est ouvert à la circulation. Le premier piéton fut un écolier qui se rendait à l’école Saint-Pierre de Montréal. Quelques instants après l’ouverture du pont, on voyait déjà un grand nombre d’automobiles s’engageant au-dessus du fleuve. C’était un pont à trois voies.

Il fait 2725 mètres de longueur (3426, approches incluses) pour une largeur de 22 mètres. Il s’élève à 104 mètres au-dessus du fleuve et dégage un passage haut de 49,4 mètres sous le centre du pont. La vitesse maximale alors permise sur le pont était de 25 milles à l’heure, soit 40 km/h. Tous se partageaient la chaussée, à l’exception des piétons qui avaient leur trottoir. Il était interdit de dépasser un autre véhicule allant dans la même direction. En 1934, le pont du Havre sera renommé pont Jacques-Cartier.

(1969) L’avortement et la contraception sont légalisés au Canada. Le ministre de la Justice de l’époque, Pierre Trudeau, a déposé un projet de loi modifiant l’article 251 du Code criminel du Canada de façon à autoriser l’avortement lorsque la santé de la femme était considérée en danger par un comité de l’avortement thérapeutique formé de trois médecins.

La modification prévoyait que les avortements ne pourraient être pratiqués que dans des hôpitaux agréés par des médecins habilités, alors que tous les autres avortements seraient toujours passibles de sanctions en vertu du Code criminel. L’avortement était encore une infraction criminelle en vertu du Code criminel, sauf dans les circonstances prescrites.

(1995) Les Nordiques de Québec remportent au Colisée la dernière victoire de leur histoire, battant les Rangers de New York 4 à 2 lors d’un match de série huitième de finale.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un pan de notre histoire : Docteure Irma LeVasseur, la femme qui a sauvé les enfants du Québec

La Une

Il y a 100 ans, Irma LeVasseur, première femme médecin francophone au Québec, a fondé le premier hôpital pédiatrique de Québec. Cette précurseure de la médecine pédiatrique a voué sa vie à soulager les enfants pauvres et à combattre la mortalité infantile. Vous la connaissez ?

Irma LeVasseur

Irma LeVasseur naît en 1877, à Québec, dans une famille plutôt artistique. On peut dire que l’influence familiale ne la destine pas à une si belle carrière scientifique. Son père, Louis-Nazaire Le Vasseur, est journaliste, écrivain et musicien, et sa mère, Fédora Venner, est cantatrice.

La jeune Irma fait son cours classique au Collège Jésus-Marie de Sillery, puis elle étudie à l’École normale Laval. Ses études la mènent au métier d’enseignante, mais avec le temps, elle s’intéresse plutôt à la science et tout particulièrement à la médecine.

Malheureusement, pour les femmes brillantes comme elle, les portes des universités sont difficiles à ouvrir. À la fin du XIXe siècle, aucune université francophone au pays n’accepte les femmes en médecine. Certes, l’Université Bishop’s (langue anglaise) les accueille, mais la formation n’est que théorique, elle n’offre pas la possibilité de stages pratiques.

Pour réaliser son rêve et devenir véritablement docteure en médecine, Irma devra donc s’expatrier aux États-Unis, ce qui demandait audace et persévérance pour une jeune femme à cette époque.

DOCTEURE LEVASSEUR

Irma, à peine âgée de 17 ans, sera reçue à l’Université Saint-Paul, au Minnesota. Elle a la chance d’être hébergée chez un ami de la famille, le docteur Canac-Marquis.

Mary Putnam Jacobi

L’université américaine lui permet d’apprendre la théorie, mais aussi de faire de vrais stages en milieu hospitalier. C’est dans cette pratique sur le terrain qu’elle croisera la route d’une femme d’exception, la docteure Mary Putnam Jacobi. En plus d’être une militante engagée pour le droit de vote des femmes aux États-Unis, Mary Putnam Jacobi est la première femme américaine à avoir été admise à l’École de médecine de Paris.

Elle est aussi à l’origine de la fondation de la première clinique pour enfants de New York. Une docteure très inspirante, une battante qui guidera Irma LeVasseur toute sa vie.

Six ans plus tard, en 1900, Irma LeVasseur revient au Québec avec un doctorat en médecine, mais elle doit patienter. Le Québec N’étant pas encore prêt à ouvrir ses portes aux femmes dans la profession, elle attend trois longues années avant d’obtenir le droit de pratiquer la médecine chez elle.

Pendant ce temps, elle ira exercer chez nos voisins du sud, et ce, jusqu’à ce qu’un projet de loi privé, voté en avril 1903, lui permette enfin d’intégrer le très hermétique Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec. C’est ainsi qu’à l’âge de 25 ans. Irma LeVasseur devient la première Québécoise francophone à obtenir ce privilège.

Ce qu’elle découvre dans les hôpitaux du Québec l’attriste. Les soins hospitaliers, particulièrement ceux donné aux enfants, sont dangereusement inadéquats. Il faut dire qu’à l’époque la mortalité infantile est épouvantable. Un enfant sur quatre mourait avant sa première année de vie. En fait, au début des années 1900, aucun hôpital pédiatrique n’offrait de services aux francophones du Québec.

Pour avoir une incidence sur cette situation dramatique, Irma LeVasseur doit parfaire sa formation universitaire. Elle décide donc de se retrousser les manches et de traverser l’Atlantique pour aller approfondir ses connaissances en maladies infantiles en Europe.

Irma LeVasseur revient au Québec en 1906 et s’installe à Montréal, une nouvelle spécialité en chirurgie et en pédiatrie en poche. Du jamais-vu dans la province ! Elle a maintenant beaucoup plus d’outils pour lutter efficacement contre cette épouvantable mortalité infantile.

JUSTINE ET IRMA

Son grand rêve prend forme par la suite quand elle réussit à tisser des liens avec de riches bourgeoises de Montréal, dont une en particulier, Justine Lacoste-Beaulieu. Cette dernière s’impliquera activement auprès d’Irma dans la recherche de financement pour créer le premier hôpital pédiatrique canadien-français au Québec.

Eh oui, vous l’avez probablement deviné, elles sont les principales fondatrices de l’Hôpital Sainte-Justine. Ce petit hôpital pédiatrique aménagé dans ses premières années, dans une maison d’ouvrier, au 644 rue Saint-Denis, ouvre ses portes le 26 novembre 1907.

SERVIR OUTRE-MER

Même si elle est l’administratrice et l’une des fondatrices de l’hôpital pour enfants, Irma quittera l’établissement dès 1908. Tout d’abord, elle soigne les enfants à la crèche de la Miséricorde, puis dans plusieurs autres pays. Après un séjour à New York, on la retrouve par exemple en Serbie, où elle soigne des victimes du typhus (épidémie qui fera 800 000 morts en moins de deux ans).

Courageuse, elle prend de nombreux risques pour sauver des vies. En 1918, elle se porte volontaire comme médecin militaire en France, avant de revenir aux États-Unis pour travailler pour la Croix-Rouge.

100 ANS CE PRINTEMPS

Elle revient finalement au pays en 1922, mais cette fois, elle s’installe dans sa ville natale, Québec, toujours habitée par une fougue et une détermination à soigner les enfants. Elle achète alors, avec ses quelques économies en poche, une maison pour héberger son hôpital pour enfants qu’elle vient de créer avec les docteurs Édouard Samson et René Fortier.

C’est ainsi que le 29 avril 1923 – il y a cent ans ce printemps –, notre infatigable Irma LeVasseur devient l’instigatrice d’un deuxième grand Hôpital pédiatrique dans la province. Quatre ans plus tard, elle quitte pourtant l’hôpital pour fonder une clinique pour enfants handicapés dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

Par la suite, elle tentera, sans succès, de créer une autre clinique pédiatrique à Québec. Elle met sur pied une pouponnière, qui fermera ses portes. Elle contribue aussi à la création d’une école pour les enfants infirmes. Finalement, épuisée par ses projets et des soucis financiers, elle s’engage dans l’armée canadienne durant le second conflit mondial.

Cet emploi dans l’armée sera probablement son dernier poste en médecine. Elle cesse définitivement de pratiquer la médecine et de soigner nos petits à l’âge de 66 ans.

GRANDES RÉALISATIONS DAND L’OMBRE

Il faut savoir que les nombreux accomplissements extraordinaires de la première médecin québécoise francophone se sont plutôt faits dans l’humilité et la discrétion. Ce n’est qu’en 1950 qu’on souligne de façon bien modeste ses réalisations, sa persévérance et surtout son courage hors du commun.

La docteure LeVasseur s’est éteinte en janvier 1964, seule et sans sou, dans la plus grande indifférence.

Aucunes funérailles nationales et très peu d’écho médiatique pour en informer la population québécoise ou même honorer sa mémoire.

Heureusement, nous nous sommes bien repris depuis, entre autres par une plaque commémorative installée à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus ainsi que par le prix Irma-LeVasseur, remis à une femme médecin comptant plus de 10 ans de pratique.

Aujourd’hui, nous soulignons la mémoire de cette pionnière insoumise et persévérante, qui a donné la plus grande partie de sa vie à prendre soin des autres. Elle a contribué significativement à l’accès des femmes à l’éducation supérieure et a fait naître chez nous des établissements de soins pédiatriques de renommée internationale.

Source : Martin Landry, Historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 6 mai 2023, p74


133e jour de l’année

Samedi, 13 mai 2023

À la douce mémoire de…

CLAUDE BONHOMME 1943-2015 – Ami campeur.

DORIS DAY 1922-2019 – Actrice, chanteuse et productrice américaine


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Serge Fackini

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les grandes œuvres jaillissent non de la force, mais de la persévérance.

Samuel Johnson


Ça s’est passé un 13 mai…

(1917) Le maire Médéric Martin, les dignitaires de la ville, le Premier ministre Lomer Gouin, le lieutenant-gouverneur Sir Pierre-Ernest Leblanc et des membres de l’élite religieuse sont présents pour l’ouverture de la bibliothèque qui va permettre aux Montréalais d’avoir accès à plus de 23 000 livres, revues, journaux… Cette bibliothèque est située sur la rue Sherbrooke en face du Parc Lafontaine.

(1998) À la suite de la démission de Daniel Johnson comme député libéral de Vaudreuil et chef de l’Opposition officielle, la députée libérale de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, est nommée chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale. C’est la première fois dans l’histoire du parlementarisme québécois qu’une femme est désignée à ce poste. Monique Gagnon-Tremblay, qui fut non seulement présidente du Conseil du trésor et vice-première ministre, mais aussi la première femme ministre des Finances au Québec, assurera la continuité d’un caucus libéral inchangé.

(2000) Jean-Paul II révèle la 3e prophétie de Fatima qui annonçait l’attentat contre le pape Jean-Paul II et la lutte des systèmes athées contre l’Église et contre les chrétiens ; cette annonce intervient 19 ans jour pour jour après l’attentat de la place Saint-Pierre (13 mai 1981).


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !