La fin du périple

La Une

Pour notre dernière escapade vers la maison, pourquoi pas revivre le passé, sur la route ? Allons-y !

Quand on a débuté nos escapades en Floride durant les années ’80, on avait l’habitude de s’y rendre par le chemin le plus direct, soit par l’Interstate 95. Par la suite, avec le véhicule récréatif et ne pouvant pas passer dans les tunnels parce qu’on transportait du propane, on avait modifié notre trajet vers l’ouest où cette interdiction n’existait pas.

Alors cette fois-ci, pour le retour, on a décidé de revivre cette époque. Des routes très larges et jusqu’à 6 voies, tant le débit de véhicules est imposant. Malgré tout ce bitume, il y a quand même des bouchons.

Dans ce pays de grandeur, le maître c’est tout ce qui roule sur 4 roues et plus. Ce même pays qui a les plus gros verres de boissons gazeuses à volonté, les plus grosses frites et j’en passe. Comme dirait Elvis Gratton : Think Big, Stie !

La journée de samedi s’est déroulée sous le soleil où on a roulé sur près de 800 kilomètres. Nous sommes arrivés à notre dernier dodo un peu avant 17 heures.

Je dois vous raconter deux choses que j’intitulerais « Le malade » pour la première, et « Affichage rigolo », pour la seconde et que nous avons vécu, samedi.

LE MALADE

Alors que nous roulions calmement sur la voie du centre du New Jersey Turnpike, un malade en manque de sensations fortes, dans sa Cadillac Escalade, me dépasse par la droite à une vitesse que j’évalue entre 170 et 200 km/h, continue sa course en diagonale pour continuer sur la voie de gauche sans ralentir. Une grosse crampe au cerveau. Il est passé tellement vite et près de notre voiture, que celle-ci a bougé comme si un vent fort latéral l’avait frappé.

AFFICHAGE RIGOLO

Arrêt pour la pause pipi, on se rend aux toilettes et là, je remarque les symboles d’un homme et d’une femme sur la porte de leur toilette respective et qui accompagnent cet article. Ce qui m’a fait rire ce sont les jambes des pictogrammes; ils simulent une envie intenable. Fallait y penser !

DIMANCHE ET RETOUR

Comme il fait bon se retrouver dans nos affaires. On aime bien partir mais on aime aussi bien revenir. Il ne nous restait un peu moins de 400 kilomètres à parcourir, dont une bonne partir dans les Adirondacks en ce dimanche matin tranquille. Quand je compare cette chaussée à nos routes du Québec, je crois que nos ingénieurs routiers devraient prendre exemple. Une belle montagne avec un pavé comme sur une table de billard.

L’excuse météorologique ne tient pas dans ce paysage austère mais combien agréable pour rouler.

Ainsi donc, en traversant cette chaîne de montagnes, on a pu voir la neige, tombée deux jours plus tôt. Cette neige gorgée d’eau, collait encore littéralement aux branches des arbres, leur donnant un cachet féérique. Une fois libérée par quelques rayons de soleil, elle tombait alors en poudreuse. La photo est de Louise.

C’était calme et c’est à peine si on a doublé une douzaine de voiture. Au poste frontalier, aucune minute d’attente. Nous sommes passés comme du beurre dans la poêle, selon une expression populaire.

Enfin, à 11 heures, on s’arrêtait à la Rôtisserie Benny de La Prairie, pour ne pas briser la tradition, et prendre nos boîtes de délicieux poulet pour dîner confortablement dans l’appartement.

Et pour finir, on a installé et décoré notre sapin illuminé et autres décorations pour Noël.

Une arrivée de fou !


353e jour de l’année

Lundi, 19 décembre 2022

À la douce mémoire de…

GÉRARD POIRIER 1930-2021, comédien et metteur en scène québécois.

ANTOINE DÉSILETS 1926-2019, photographe et auteur québécois, récipiendaire de plusieurs distinctions.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Philippe Hudon

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le bruit fait peu de bien, le bien fait peu de bruit.

Proverbe français


Ça s’est passé un 19 décembre…

(1956) Neuf chansons d’Elvis Presley se retrouvent en même temps sur le palmarès. Il faudra attendre en 1964, avec l’arrivée des Beatles, pour que cette marque soit surpassée.

(1984) À 23 ans et après seulement 424 parties, la jeune star du hockey Wayne Gretzky, des Oilers d’Edmonton, marque son millième point en carrière.

(2000) Le controversé projet de loi 170 sur les fusions municipales est adopté à l’Assemblée nationale. Lucien Bouchard a dû suspendre les règles de procédure et imposer le bâillon pour paver la voie au regroupement d’une soixantaine de municipalités en cinq nouvelles à Montréal et sur la Rive-Sud, dans l’Outaouais et dans la région de Québec. Un comité de transition assurera la bonne marche de la fusion jusqu’en janvier 2002.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Zing et Zang

La Une

Voici le quatrième conte de Noël de 2022. Spécialement pour les grands au cœur d’enfant…

Ils se connaissaient depuis des siècles. On ne rencontrait jamais l’un sans l’autre. Étaient-ils jumeaux ou frères, amis très proches ou simples copains ? Nul ne le sait. Les anges habitent le paradis depuis si longtemps.

Ces deux-là semblaient les plus heureux des petits anges. Ils passaient leurs journées à se balader dans les nuages, dévalant les pentes des cumulus, glissant sur les cirrus comme des patinoires, culbutant d’un stratus à l’autre ou jouant à cache-cache derrière les nimbus. Le soir, ils s’endormaient, repus, serrés l’un contre l’autre sur le rayon d’un coucher de soleil, regardant les étoiles s’allumer une à une.

Ils avaient aussi une grande passion pour la musique classique. Un jour, Zing avait trouvé un violon sous un arc-en-ciel. Il l’avait aperçu de loin, brillant de mille feux. Bien sûr, il s’agissait d’un violon magique : on n’avait qu’à glisser l’archet sur les cordes pour que naissent les plus beaux concertos à avoir jamais été composés. Parfois, les lignes musicales émanant de ce violon descendaient jusque chez les hommes, en bas sur la terre, et s’infiltraient dans le cœur de ceux qui recherchaient la beauté. Les sons s’avéraient si purs et si profonds qu’ils apaisaient toutes les angoisses dont souffraient parfois les pauvres humains.

Zang, lui, avait décroché sur un croissant de lune un collier de perles roses qu’il s’était empressé de déposer sur sa tête comme une couronne. Aussitôt, il s’était mis à chanter des arias, des oratorios, des odes à la joie comme on n’en avait jamais entendus, pour les siècles des siècles. Il arrivait souvent que sa voix douce se mêle à celle d’une maman chantant une berceuse pour son enfant ou à celle d’un poète murmurant une chanson d’amour ou une prière.

Le soir, le bon Dieu faisait parfois venir ses deux petits anges auprès de son trône et leur demandait de jouer et de chanter pour lui.

– J’ai eu une si dure journée, disait-il. Les hommes ne m’ont laissé aucun répit aujourd’hui : plein d’incendies, de querelles, d’accidents. Il suffit que je règle une famine quelque part pour qu’ils commencent une guerre ailleurs, ou bien que je débarrasse un pays de son dictateur pour qu’il s’en présente un autre, Quant à réconcilier des amis, ce n’est pas toujours une sinécure ! Ah ! ils m’en donnent du fil à retordre, ces chers humains ! J’ai beau allumer des lumières dans le regard des enfants, et voiler de sérénité celui des vieillards, on dirait qu’ils ne sont jamais contents ! Joue pour moi, mon beau Zing, et chante pour moi, mon cher Zang, et que votre musique m’emporte de l’autre côté de l’éternité !

Alors les deux petits anges inventaient des largos et des andantinos pour consoler le Seigneur. Il n’était pas rare que celui-ci s’endorme enfin paisiblement, sa vieille barbe grise appuyée sur sa large poitrine de bon Dieu.

***

Cette nuit-là, 24 décembre, il y avait du remue-ménage au paradis : on préparait une grande fête avec chœurs et violons du Roi. Zing et Zang devaient même se produire devant la crèche. On les avait chargés d’endormir le petit Jésus si jamais madame Marie se sentait lasse. Tout semblait prêt, on n’attendait que minuit.

Déjà, les chérubins avaient commencé à répandre tout doucement une belle neige blanche sur la terre. On pouvait même entendre des Alléluia monter des plus belles cathédrales du monde. Les petits enfants, quant à eux, n’arrivaient pas à s’endormir car ils savaient que bientôt, tous les arbres de Noël s’illumineraient et que ceux qui s’étaient montrés sages (et même les autres !) trouveraient sous les branches des sapins des tonnes de surprises. Au pôle Nord, le chariot du père Noël était chargé et attelé, prêt à démarrer.

C’est à cet instant précis que survint le drame : on constata la disparition du père Noël ! Désespérée, sa femme et les lutins le cherchaient partout. Impossible de le trouver.

– Il est presque onze heures ! Il faudrait qu’il parte au plus vite, se lamentait-elle. Noël commence dans quelques minutes et on ne peut pas se passer de la présence du père Noël ! Ce serait une véritable catastrophe sur la planète. Que deviendraient les enfants sages aux rêves naïfs ? Et les amoureux ? Et les amis ? Les familles qui s’offrent des petits présents pour manifester leur amour ? Et les pauvres ? Tous ceux-là qu’on ne songe à gâter qu’à Noël ? Ah ! Seigneur, faites quelque chose !

C’est le grand archange en chef qui transmit à Dieu le message pressant de la terre. Ce dernier, en bon Père de l’humanité, envoya de toute urgence ses hordes d’anges à la recherche du père Noël, Ils ne mirent pas de temps à le trouver, profondément endormi au fond de son atelier de jouets, sous le banc de menuiserie, couché sur le dos, bedaine en l’air avec son gros chat ronronnant tout contre lui.

– Hé ! père Noël, levez-vous ! Il ne reste que quelques minutes avant que la grande horloge ne sonne minuit !

Mais le vieux bonhomme ronflait de plus belle. Il n’y avait rien à faire, pas moyen de le tirer de son sommeil. Quelqu’un lui avait-il donné un somnifère ? Les anges revinrent en toute hâte chez le bon Dieu pour lui expliquer que l’humanité devrait se priver du père Noël, cette année-là, car il semblait impossible de le remettre sur pied !

– Envoyez Zing et Zang au pôle Nord de toute urgence ! ordonna Dieu le Père.

C’est ainsi qu’à nos deux angelos échut la terrible mission d’aller réveiller le père Noël. Aussitôt arrivés auprès de lui, ils se mirent à faire de la musique : romances, sérénades, barcarolles, rien n’y fit. Le père Noël roupillait toujours.

– C’est ta faute, Zing, tu joues avec trop de douceur !

– Non, c’est toi, Zang, tu as une voix trop angélique ! Que faire, grands dieux, que faire ?

– Et si on jouait autre chose que de la musique classique ! Si on essayait de jouer du rock ?

– Ah ! oui, du rock ! Ça c’est une bonne idée ! Ça fait vraiment plus de vacarme !

Ils eurent beau tenter d’imiter Led Zeppelin et Elvis Presley, l’archet magique refusait obstinément d’émettre autre chose que de tendres adagio,cantabile qui faisaient ronfler le père Noël encore plus fort. Et malgré lui, Zang ne cessait de chanter de doux airs d’opéra d’une voix de soprano dès qu’il coiffait la couronne de perles.

– Ça me prendrait une guitare électrique. À tout le moins un violon électrique !

– Juste ciel, j’ai une idée ! Et si on jetait l’archet et le collier dans la cheminée, on pourrait peut-être arriver à produire de la vraie musique rock comme celle des Rolling Stones ?

– Penses-y Zing… Si on se débarrasse de l’archet et des perles, on ne pourra plus jamais jouer pour le bon Dieu.

– N’y pense pas ! Pour l’instant, il faut absolument sauver la fête de Noël chez les humains.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nos deux anges jetèrent le collier et l’archet au feu et commencèrent alors à faire des expériences musicales de tous genres. Zang chantait maintenant à tue-tête et à contre-temps d’une voix tout à fait éraillée, et Zing arrivait à jouer de la guitare sur son violon sans archet. Sur des rythmes endiablés, ils firent éclater dans l’air des hard rock d’enfer, des tunes heavy metal ensorcelés, des raps diaboliques. Ils s’amusaient tellement qu’ils en oublièrent le père Noël qui dormait juste à côté. Évidemment, ils firent un tel tapage que celui-ci finit par ouvrir un œil. Enfin !

– Dieu du ciel, qu’est-ce qui se passe ici ? Un ouragan ? Une tempête ? Un tremblement de terre ? Le diable est-il venu me visiter ? Ouille, mes pauvres oreilles !

– Vite, père Noël, réveillez-vous ! Des millions d’enfants vous attendent !

En quelques secondes, les deux anges avaient épousseté la tuque du vieux bonhomme pas encore tout à fait réveillé, peigné sa barbe et ajusté ses bottes. Ils l’installèrent sur son grand traîneau et le regardèrent partir à la hâte, en lui envoyant mille baisers du bout des doigts. Dieu merci, il était enfin en route !

Il passait quelque peu minuit lorsque Zing et Zang retournèrent au paradis. Déjà, la fête battait son plein et on entendait retentir des Gloria in Excelcis Deo à travers les nuages. Dieu fit revenir à l’instant les deux anges auprès de lui pour les féliciter et les remercier. À leur grande surprise, il leur rendit l’archet et le collier de perles qu’ils avaient jetés dans le feu de la cheminée, ainsi qu’une jolie boîte emballée dans de la soie et recouverte de pétales de rose.

– Ce cadeau est pour vous, mes enfants. C’est un petit diable qui l’a apporté afin de se racheter de son péché. Il vient de se confesser et a avoué que c’est lui qui avait endormi le père Noël. Caché derrière un fauteuil, il a assisté à vos deux concerts, l’un classique et l’autre populaire. Il s’en est trouvé très ému, semble-t-il. Pris de remords, il a, de justesse, retiré du feu l’archet et le collier afin que vous puissiez continuer à faire de la musique classique. Il m’a même déclaré, en secret, bien sûr ! que votre musique est trop belle pour laisser une flamme la détruire.

Tout excités, Zing et Zang s’empressèrent de déballer le présent. Ils y trouvèrent une guitare électrique, un synthétiseur et deux paires de jeans !!!

– Bonne idée ! s’écria Dieu. Il est temps qu’on se modernise un peu, nous, les vieux du paradis !

Puis il éclata de son beau grand rire de bon Dieu. Derrière le nuage, on entendait chanter Minuit, Chrétiens par le brillant chœur des anges accompagné d’un violon merveilleux.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


352e jour de l’année

Dimanche, 18 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS

51e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE PHILIPPE HUDON ET DIANE SAVARD – NOCES DE CAMÉLIA


À la douce mémoire de…

ALAIN BARRIÈRE 1935-2019, chanteur français à succès.

RENÉE MARTEL 1947-2021, chanteuse country québécoise.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvain Nantel

Bon anniversaire !


On jase là…

Ainsi donc, Patrice Bélanger, animateur et comédien, ouvrira sous peu avec des partenaires, un studio d’entraînement aux Promenades St-Bruno, sur la Rive-Sud de Montréal. Ironiquement, afin d’encourager le déclin du français au Québec, ce studio s’appellera : OrangeTheory Fitness. Fallait y penser !


Pensée et citation du jour

On se plaint souvent du manque de temps, alors que c’est tout simplement l’envie de prendre le temps qui nous manque.

Pierre Péladeau


Ça s’est passé un 18 décembre…

(1865) Par la ratification du 13e amendement à la Constitution, l’esclavage est officiellement aboli aux États-Unis. Voté par le Congrès en début d’année, le 13ème amendement de la Constitution américaine entre en application. Il stipule que « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction ». L’émancipation des Noirs, proclamée par Abraham Lincoln en 1863, est officialisée malgré l’assassinat du président au mois d’avril.

(1939) Historique du cercle Lacordaire de Mistassini : Le mouvement Lacordaire se développa surtout en Nouvelle-Angleterre, mais il ne tarda pas à passer les frontières canadiennes. Organisme catholique qui a pour principal objectif de promouvoir la sobriété, tant par la prévention de l’alcoolisme et l’éducation du public, que par l’aide aux buveurs excessifs. Le 18 décembre 1939, on créa, à Québec, une fédération distincte sous le nom de « Centre Canadien des Cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d’Arc ».

C’est le 20 février 1944, que le curé Egide Boivin de la paroisse St-Michel de Mistassini donna l’autorisation de fonder un cercle Lacordaire. Ce mouvement érigea un monument funéraire en l’honneur de Charles Vézina de Dolbeau, fondateur du cercle Lacordaire. En 1955, l’Association Lacordaire et Sainte-Jeanne d’Arc du Canada comptera plus de 138 000 membres, dont 6 000 dans le diocèse de Montréal. L’Église jouera un rôle primordial dans le développement de cette association dont la devise est « Honneur, santé, bonheur ». Le Mouvement a été dissout en 1971.

(1968) Création du réseau des Universités du Québec. La Loi 88, adoptée le 14 décembre, permet de créer des Universités du Québec à Montréal, Trois-Rivières et Chicoutimi. Par après, s’ajouteront celles de Rimouski, Hull et Rouyn. Il s’agit d’un réseau d’universités publiques dont la naissance s’inscrit dans la vaste réforme des institutions d’enseignement en cours depuis le début de la Révolution tranquille.

Le 18 décembre l’Assemblée législative adopte la loi constituant les Universités du Québec. Plusieurs instituts se grefferont à ce réseau dont l’Institut Armand-Frappier, l’École nationale d’administration publique et l’Institut nationale de recherche scientifique. La Télé-Université est également liée à ce réseau. La création de ce réseau d’universités francophones, qui comprend l’Université du Québec à Montréal (UQAM), répond à une revendication de vieille date des milieux universitaires québécois.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Enfin du beau soleil

La Une

Une belle journée ensoleillée, un peu fraîche, pourquoi pas.

Départ vers 7h20 hier matin, alors que la rosée enveloppait l’auto, cette seconde journée a été plutôt calme. Il faisait beau, quelques nuages épars, ici et là. Mis à part une entrave à la circulation à cause de travaux, au début de la Virginie et qui a duré une dizaine de minutes, je dois dire que ça roulait bon train. Un audacieux 10-15 km/h au-dessus de la limite permise.

Peut-être ont-ils des congés les vendredis, un peu comme chez nous, mais j’anticipais une circulation plus dense en ce milieu d’après-midi dans le secteur de Richmond et Petersburg. Pas du tout !

Ah oui, j’allais oublier. Plusieurs connaissent Pedro (photo). Tout le long des Carolines, on peut voir les affiches géantes annonçant le site South Of The Border, à leur frontière commune. C’est une halte pour les véhicules récréatifs, des jeux pour les petits et grands, des restaurants, des boutiques souvenirs et un poste d’essence.

Malgré toutes ces années à passer devant, on ne s’est jamais arrêter. Comme c’est notre dernier voyage, on s’est payé une petite visite éclair. C’était très très très tranquille, J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de monde durant la saison estivale. Louise s’est ramassé un petit souvenir pour garnir le meuble curiot à la maison.

Nous passons la nuit dans un autre Holiday Inn Express (on les adore) après avoir parcouru 710 kilomètres. Nous sommes arrivés à 14h45. C’est tôt, je sais, mais on met 4 jours pour rentrer à la maison, alors on arrête avant la nuit.

On a regardé les bulletins météorologiques à la télé, pour constater que vous allez y goûter les amis. Un Noël blanc se prépare. Ici, on devrait y goûter également aujourd’hui parce que la tempête est à Washington jusqu’au Québec et même plus.

Comme les pneus d’hiver ne sont pas obligatoire ici, vous imaginez les sorties de route qu’on va constater. La dernière fois où j’ai roulé dans la neige au États-Unis, c’était il y a dix ans et il n’avait tombé que deux pouces. On voyait beaucoup de sorties de route et les véhicules littéralement enfoncés dans la neige jusqu’à une bonne trentaine de mètres dans le champ.

C’est débile ici !

J’ai le sentiment que la journée sera longue aujourd’hui même si nous sommes samedi. Comment l’aventure va se terminer ? Vous le saurez lundi, parce que demain, je vous offrirai le quatrième conte de Noël pour les grands au cœur d’enfant.


351e jour de l’année

Samedi, 17 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUSES ET AUX TRAVAILLEURS DU SEXE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Hélène Armand

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’amour transforme les impasses en autoroutes.

Louis Guertin


Ça s’est passé un 17 décembre…

(1979) L’automobile Budweiser Rocket piloté par Stan Barrett atteint 739.7 mph et franchit ainsi la vitesse du son. Le Budweiser Rocket, un véhicule à trois roues, équipé de fusées, est le premier engin terrestre à dépasser le mur du son. Piloté par Stan Barrett, il réalise cet exploit sur le lac séché de l’Edward Air Force Base, à Muroc, au Canada. Ce « joujou » a coûté la bagatelle somme de 800 000 $. Il a fallu l’équiper de parachutes pour assurer sa décélération. Ce record ne fut jamais homologué car pour devenir officiel, deux courses sont exigées et ce fut la seule.

(1987) L’Assemblée nationale lui confère le titre d’emblème aviaire du Québec. Le harfang symbolise la blancheur des hivers québécois, l’enracinement dans un climat semi-nordique et l’extension sur un très vaste territoire. Le plus imposant hibou du nord n’est pas le plus familier des oiseaux du Québec, mais il est sans contredit l’un des plus beaux d’Amérique.

(1994) Quelque 500 invités assistent à ce que plusieurs considèrent comme « le mariage de l’année », alors que la chanteuse Céline Dion, 26 ans, et son manager René Angelil, 52 ans, échangent vœux et alliances à la basilique Notre-Dame de Montréal. Plusieurs centaines de personnes ont fait le pied de grue sur la Place d’Armes, face à la basilique, pour assister à l’arrivée des mariés et de leur cortège.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Première journée couci-couça

La Une

Oui, couci-couça pour la météo, parce que les nuages, la pluie forte et finalement le soleil, ont meublé cette première journée du retour vers le Québec.

Tout d’abord, en préambule, je veux remercier tous ceux et celles qui ont pris la peine de nous écrire un petit mot sur notre retour au Québec. C’est toujours réconfortant des messages de la sorte. Partager ses émotions et ses encouragements, c’est ce qui se fait de meilleur comme remède.

Pour revenir à nos moutons, c’est vraiment à l’eau notre affaire; on perd notre véhicule récréatif inondé, puis aujourd’hui, entre Orlando et Jacksonville, la pluie torrentielle et forte est venue nous rappeler des mauvais souvenirs. Surtout que notre séjour de 18 jours en Floride s’est déroulé en pleine chaleur, avec du soleil mur-à-mur.

Je dois dire que des retours au Québec, au fil des années, se sont souvent passés sous la pluie, pas une petite bruine inoffensive… Oh que non ! La totale, tellement totale qu’il faudrait une troisième vitesse aux essuie-glaces.

Nous avons quitté Pioneer Village vers 6h45, sous un ciel nuageux et parfois menaçant, jusqu’à ce qu’on atteigne la ville d’Orlando, le pays de Mickey et ses amis. Et là, il tombait des clous ! En même temps, les affiches électroniques sur l’Interstate 4, mettaient en garde les automobilistes qu’une veille de tornade était en vigueur dans cette région et sur une la partie centre-nord de l’Interstate 95.

Probablement une conséquence d’une tornade qui sévissait en Louisiane, où ç’a frappé pas mal fort. Lorsque la pluie a cessé, d’autres gros nuages noirs étaient encore bien présents. Une fois les 25 premiers kilomètres franchis en Géorgie, le soleil est apparu, jusqu’en Caroline du Sud, à Hardeeville, où nous passons la nuit, au Holiday Inn Express, à la fin d’un parcours de 809 kilomètres.

Côté circulation, on a perdu 15 minutes sur l’Interstate 4, à cause d’une intervention policière… et tous les curieux de la route qui ne veulent rien manquer… des « polices », ça fait toujours son effet.

Aujourd’hui, on se dirige vers Chester en Virginie. On traversera les deux Carolines avant d’entrer en Virginie. Déjà, la température est plus fraîche.

Et la tempête qui se dirige vers le Québec ? Je réponds comme la belle Colette; « C’est encore trop loin et faut pas paniquer. Les Québécois et la neige, on a déjà vu pire et il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! »

On se reparle demain.


350e jour de l’année

Vendredi, 16 décembre 2022

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Normand Claveau

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les arbres nous fournissent deux éléments essentiels à notre survie : de l’oxygène et des livres.

André Vital


Ça s’est passé un 16 décembre…

(1955) Le chanteur country, Carl Perkins, compose ce qui deviendra son plus grand succès, et un des plus grands d’Elvis, la chanson Blue Suede Shoes. Chantée par Carl, dès le départ, cette chanson (sa chanson) a fait fureur et elle est devenue une des premières au palmarès. Tout fonctionnait à merveille et on a proposé à Carl Perkins de la chanter à la télévision. Sur le trajet pour New York, il eut un terrible accident et sa convalescence prit un an. Pendant ce temps, Elvis s’est emparé de la chanson qui est devenue, pour lui aussi, un très bon hit. Par conséquent, la même chanson s’est retrouvée en tête du palmarès en deux occasions la même année et interprétée par deux artistes différents.

(2002) Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, appose sa signature aux documents de ratification du protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Le document doit être déposé le lendemain par David Anderson, le ministre de l’Environnement, au siège des Nations Unies à New York. Le Canada devient le 99e pays à signer le protocole de Kyoto. Le Canada s’engage donc à réduire d’ici une dizaine d’années les émissions polluantes de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport aux niveaux de 1990.

(2009) L’hélicoptère de TVA s’est écrasé à Montréal. L’appareil s’est abîmé vers 7h40 en bordure de l’autoroute Bonaventure, près de la sortie menant au Technoparc. Deux personnes ont été blessées dans l’accident, soit le pilote Antoine Léger et le journaliste Réjean Léveillé.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

On tourne la page

La Une

On dit que toute bonne chose a une fin, et c’est le moment de tourner la page sur la Floride, alors que les embûches administratives sont derrière nous.

Nous ne sommes pas tristes de partir, puisqu’on envisageait le retour définitif au Québec d’ici deux ans. On prend de l’âge comme tout le monde et, après 70 ans, la santé est plus fragile. Nous sommes encore en forme Louise et moi mais comme le chantait Luc De Larochellière… la vie est si fragile et il faut savoir s’arrêter.

Raison de plus pour se rapprocher des nôtres au Québec. La neige n’est plus un irritant lorsque nous sommes confortablement installés à la maison.

Mais, ce dernier 28 septembre, mère Nature a quelque peu modifié nos plans ! Heureusement que nous n’y étions pas. On regardait les images diffusées un peu partout, et qui montraient toute la fureur de cette nature déchaînée que rien ne peut arrêter. Alors que l’eau endommageait sans réserve nos caravanes, c’est à ce moment que notre décision a été prise de mettre fin à notre vie de snowbird.

Quoi qu’il en soit, en parcourant les rues étroites pour une dernière fois, on se replonge indéniablement dans le passé qui nous attirait ici, chaque automne; la maison d’untel, le terrain de pétanque témoin de nos exploits, également le Bocce, les vélos de randonnée alignés chaque matin vers 9 heures, prêts à manger des kilomètres.

C’était notre petit coin de paradis. Nous y avons fait de belles rencontres, participer aux nombreuses activités et passé du temps de qualité sous cette belle oasis d’hiver.

Avec des musiciens talentueux, réunis sous le tiki, on ne voyait pas le temps passer et sur ce point, mère Nature est sûrement venue assister à nos répétitions, puisque, de mémoire, elle ne nous a jamais empêcher de nous exprimer par la musique, envoyant ses nuages menaçants ailleurs.

Lorsque nous sommes arrivés à la fin de 2004, nous étions les petits nouveaux. Maintenant 18 années plus tard, nous sommes des vétérans, les vieux du parc. On cède la place. D’autres l’on fait avant nous, et d’autres le feront après. C’est une roue qui tourne inlassablement.

En après-midi, avant-hier, alors qu’un remorqueur attelait notre caravane pour la porter à son dernier repos, ce sont toutes ces années qui défilaient dans ma tête. Elle n’a pas quitté son lieu d’agonie sans un petit pincement au cœur et c’est normal. Elle a fait partie de nos vies durant 12 ans. Elle aura été notre refuge, notre douillet chez-nous. C’était la belle vie !

Salut à toute la population de Pioneer Village et principalement aux Québécois. Je ne nomme personne en particulier parce que je m’en voudrais d’en oublier. On vous souhaite d’apprécier votre vie de snowbird autant qu’on l’a apprécié. On quitte avec des souvenirs, mais quels souvenirs ! L’album de photos en est plein. On les regardera avec mélancolie et fierté.

Très tôt ce matin, nous sommes partis vers le Nord. Salut belle et chaude Floride. On t’a aimé !

On vous souhaite le plus beau des hivers. Profitez-en à plein et que la vie vous offre ses plus grands plaisirs.

Merci pour tout, gens de Pioneer Village. On se souviendra toujours de vous !


349e jour de l’année

Jeudi, 15 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU THÉ


À la douce mémoire de…

MONIQUE LEYRAC 1928-2019, Icône de la chanson québécoise.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gaétane Michaud

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le durcissement de l’esprit est beaucoup plus sérieux que celui des artères.

Napoleon Hill


Ça s’est passé un 15 décembre…

(1964) La Chambre des communes adopte l’unifolié en tant que nouveau drapeau du Canada. L’étendard sera hissé pour la première fois le 15 février 1965.

(2008) Les pneus d’hiver deviennent obligatoires au Québec, du 15 décembre au 15 mars. Modifié pour le 1er décembre en 2019.

(2014) L’aventurier Frédéric Dion devient le premier homme à atteindre seul le centre de l’Antarctique, appelé pôle Sud d’inaccessibilité. Après avoir franchi les 2100 km nécessaires à cet exploit, il pousse l’audace et poursuit son voyage vers le pôle Sud géographique. Il réussit l’exploit historique en atteignant en solitaire, mais avec ravitaillement, le centre du continent le plus froid de la planète, à l’aide de skis tirés par un cerf-volant.


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Certificat de propriété, c’est chose faite !

La Une

Ceux qui suivent notre sinueux cheminement pour obtenir un Certificat de propriété de la Floride pour notre caravane à sellette déclarée perte totale, seront heureux d’apprendre que son dénouement s’est concrétisé lundi dernier, en matinée.

Il nous en a fallu un temps fou pour arriver à cette conclusion. On a écouté tout le monde pour s’apercevoir que personne n’avait la solution idéale. On a tout vu et tout entendu, des faciles, des difficiles au point où ça devenait frustrant.

Je me suis alors dit que ça n’avait vraiment aucun sens que nous ne soyons pas sur la même longueur d’onde, alors j’ai fouillé le Web pour découvrir une façon de faire simple et en trois points pour obtenir enfin mon certificat de propriété floridien.

1- Compléter en ligne, puis imprimer le formulaire HSMV 82040 – REV. 11/15 du Florida Department Of Highway Safety And Motor Vehicules.

2- Se présenter avec le formulaire rempli au bureau du Collecteur de taxes local.

3- Payer les taxes requises et recevoir sur le champ le précieux certificat de propriété de la Floride.

Et me voilà en règle avec les procédures floridiennes, après toutes ces tergiversations.

Je dois vous avouer que ça nous enlève un poids énorme sur les épaules. Déjà que de perdre notre caravane était imprévu, l’énergie mit pour rencontrer les directives et obligations des assureurs était assez stressant. Mais bon, on voit maintenant la lumière au bout du tunnel et notre départ vers le Nord approche à grands pas.

La caravane est toujours stationnée dans la section d’entreposage, attendant que l’assureur en dispose, en étant maintenant propriétaire.


348e jour de l’année

Mercredi, 14 décembre 2022

On jase là…

Pour ceux et celles qui auront à poster leur Certificat de propriété de Floride, suite à la perte de leur véhicule récréatif causé par ouragan Ian, je vous suggère le poste de réception et d’expédition de FedEx, au 710 Pondella, Fort Myers. C’est dans un petit centre commercial pas très loin de Pioneer Village. Ce sera fait, subito presto !


Pensée et citation du jour

La venue au monde d’un bébé traduit chaque fois l’espoir en des jours meilleurs.

Demis Roussos


Ça s’est passé un 14 décembre…

(1837) À la bataille de Saint Eustache, à l’ouest de Montréal, les troupes britanniques et loyalistes, qui comptent environ 2 000 hommes, convergent vers la place forte tenue par les patriotes. Les 400 rebelles se sont barricadés dans l’église et résistent à un tir d’artillerie et à une charge à la baillonnette lorsque l’église prend feu. Les rebelles mourront dans les flammes ou seront faits prisonniers.

Les Patriotes morts – ou plutôt tués – à Saint-Eustache, le 14 décembre 1837, ou qui ont succombé à leurs blessures dans les jours qui ont suivi, ont été des victimes innocentes, sacrifiées inutilement afin de servir d’exemples à ceux qui auraient eu la tentation de réclamer avec un peu trop d’insistance le respect de leurs droits.

Rappelons encore une fois cette douloureuse et cruelle hécatombe telle que décrite par le curé Jacques Paquin dans ses Mémoires: « On pouvait voir les ossements de tant de malheureux brûlés dans les embrasements des édifices, se traînant et se faire hacher par les troupes ! D’autres souffrant et se roulant dans leur sang étaient achevés à coup de crosses de fusil, le crâne emporté, n’ayant plus qu’une partie du corps, la tête, les membres, tout le corps brûlé et noirci comme des charbons…

Rien n’était plus horrible que le spectacle de tous ces infortunés gisant dans les environs des bâtiments, brûlés, calcinés, mutilés, rôtis, grillés, les uns tombés la tête en bas dans un large fossé, les autres le crâne défoncé, d’autres les cheveux grillés comme l’animal qui tombe sous le couteau du boucher ».

Le chef des patriotes, Jean-Olivier Chénier (né le 9 décembre 1806), est tué lors de la bataille de Saint-Eustache. Quand les troupes anglaises, composées de quelque 1200 soldats, sont arrivées à St-Eustache, Jean-Olivier Chénier, devenu commandant en chef suite à la fuite du commandant Amury Girod, se réfugie avec quelque 400 patriotes mal armés dans l’église du village. Même en voyant l’importance des troupes ennemies, il refuse de se rendre et continue à commander les Patriotes.

Après une tentative manquée de pénétrer dans l’église, les soldats anglais décident d’y mettre le feu. Sachant que sa fin approchait, il dit avant de sortir par l’une des fenêtres : “avant d’être tué, j’en tuerai plusieurs !”. Malheureusement, il n’a eu le temps de faire feu qu’une fois puisque à peine quelques secondes après sa sortie, il fut abattu de deux balles en pleine poitrine.

On raconte qu’après la fin des hostilités, on aurait ouvert sa poitrine pour ensuite lui arracher le cœur que l’on a promené au bout d’une baïonnette dans le village.


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Le père Noël est sous enquête

La Une

Voici le troisième conte de Noël de 2022. C’est spécialement pour les petits au cœur d’ange…

Comme chaque année, on attendait le père Noël d’une minute à l’autre pour distribuer les cadeaux. Tous les enfants, frères et sœurs, cousins et cousines, amis, trépignaient d’impatience et avaient les yeux braqués sur la cheminée. Soudain, quelqu’un sonna deux grands coups à la porte. Ah !… C’était lui ! Tous s’élancèrent vers l’entrée pour l’accueillir et entendre son beau grand rire, Ho ! Ho ! Ho ! Grand-maman accourut pour lui ouvrir la porte et lui souhaiter la bienvenue.

– Bonjour père N…

Mais elle ne termina pas sa phrase. Quoi ? Le père Noël portait une tuque verte ?!? Tu parles d’une surprise ! Un grand silence se fit dans la maison. Il se passait quelque chose d’anormal. Où donc était passée sa tuque ? La vraie tuque rouge… Étrangement, personne n’osa le lui demander.

Marc-Olivier s’appuya contre le mur et regarda bien attentivement le visiteur. Et si c’était un faux père Noël ? Un bandit, un voleur d’enfants ? Après tout, un père Noël avec une tuque verte, ça n’existe pas ! Il allait faire une enquête.

Quand vint son tour de s’asseoir sur les genoux du gros bonhomme pour recevoir ses cadeaux, Marc-Olivier ne répondit que poliment en gardant ses distances.

– As-tu été sage, mon enfant ?

– Oui, oui…

Puis il se gratta la tête, toussota un peu et posa la première question de son interrogatoire d’enquête.

– Et vous, père Noël, avez-vous été sage ?

En entendant cette question, l’homme à la barbe blanche se mit à rire.

– Ho ! Ho ! Ho ! Pourquoi me demandes-tu ça mon garçon. Le père Noël est toujours très sage, tu sauras !

– Êtes-vous vraiment le vrai père Noël ?

– Mais voyons, quelle question ! Bien sûr que je suis le vrai père Noël. Il n’en existe qu’un seul et unique et c’est moi !

– Pourquoi, alors, portez-vous une tuque verte, cette année, au lieu de votre belle tuque rouge habituelle ?

– Comment ça, une tuque verte ? Je n’ai pas de tuque verte, moi !

– Mais oui ! Regardez-vous dans le miroir, père Noël, votre tuque est aussi verte que le sapin !

Le père Noël, un peu fâché, enleva brusquement son chapeau et jaillit tomber par terre en voyant sa couleur. Marc-André avait raison !

– Tu parles d’un mystère ! s’écria-t-il. Je me demande bien comment cela a pu arriver.

Le gros bonhomme ne riait plus. Il commença à se frotter le nez et à tripoter sa barbe.

– Oh ! mais j’y pense… Là, je me souviens. Cette nuit, dans le ciel, en passant au-dessus d’ici avec le traîneau, nous allions si vite que ma tuque a volé au vent. J’ai demandé à un de mes lutins de descendre pour la chercher. Il a mis beaucoup de temps à la retrouver à cause de la noirceur, puis il me l’a enfin rapportée, tout content. Comme il faisait très sombre, je n’ai pas vu qu’il s’était trompé et que la tuque était verte. Je l’ai donc mise sur ma tête et n’y ai plus pensé. Voilà toute l’histoire, mon garçon.

Tout le monde poussa un soupir de soulagement. Ouf ! Ce n’était que ça ! Mais Marc-Olivier, lui, revint parler au père Noël. L’explication ne lui suffisait pas.

– Il faut absolument retrouver votre tuque rouge, père Noël, sinon un voleur pourrait s’en emparer et entrer dans les maisons à votre place. Et puis, vous n’allez tout de même pas distribuer les cadeaux avec une tuque verte, voyons ! Les enfants ne vont pas vous reconnaître ! Laissez-moi faire, je vais continuer mon enquête.

– C’est que je suis un peu pressé, moi… fit le père Noël.

– On y va tous avec toi, Marc-Olivier ! s’écrièrent en chœur les enfants de la maison.

En moins de trois minutes, chacun avait déjà enfilé son habit de neige et ses bottes pour partir à la recherche de la fameuse tuque rouge. Muni de sa loupe de détective, Marc-Olivier prit la direction des opérations. On fouilla minutieusement tous les recoins du quartier, la rue, les trottoirs, les cours arrière et le long des clôtures, on regarda même autour des remises et des garages. Aucune tuque rouge à l’horizon.

Un peu découragée, la bande d’enfants allait retourner bredouilles à la maison quand Marc-Olivier s’aperçut que le bonhomme de neige qu’il avait construit, la veille, au bout de la rue, n’avait plus de chapeau. Ah ? tiens, tiens… Mais oui, il s’en rappelait maintenant : la mère de l’un de ses amis leur avait prêté une tuque pour mettre sur la tête du bonhomme de neige. Une tuque… verte ! C’était donc celle-là que le lutin avait rapportée au père Noël durant la nuit. Mais l’autre, la vraie, la tuque rouge, où se trouvait-elle donc ?

Marc-Olivier ressortit sa loupe et se mit à regarder attentivement par terre. Il vit alors sur la neige une longue trace pas très profonde qui menait jusqu’au creux d’un tronc d’arbre. Que pouvait-il donc y avoir dans ce trou-là ? se demanda-t-il. Il approcha sa loupe, mais ne vit rien. Pourtant, en tendant l’oreille, il entendit des petits cris étranges. Tous les autres enfants s’étaient sauvés tant ils avaient peur. « Allons, mon vieux, se dit-il, un peu de courage ! »

Il poussa un grand soupir, enleva sa mitaine et enfonça son bras jusqu’au coude dans le trou noir du tronc. Il faillit se mettre à crier. Ça grouillait là-dedans et il sentit des petites griffes lui gratter la main. Oh là là ! Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Plus au fond, il toucha du bout des doigts quelque chose de rond comme une balle, d’épais et de très doux. Il tira un peu et vit que c’était blanc. Dieu du ciel ! Il s’agissait du pompon de la tuque du père Noël ! Enfin, il avait trouvé la fameuse tuque rouge !

Il essaya de la sortir du trou mais en fut incapable. À l’intérieur de la tuque, des bébés écureuils grouillaient, tout joyeux. Un papa et une maman écureuils l’avaient sans doute trouvée, l’avaient tirée jusque dans le tronc de l’arbre et avaient décidé d’y installer leur petite famille bien au chaud pour le reste de l’hiver.

Tous les enfants revinrent et se mirent à rire. Tu parles d’une affaire ! Des écureuils dans le chapeau du père Noël ! Qui aurait cru ça ? On décida de ne pas déranger davantage les petits écureuils et Marc-Olivier leur lança un vieux biscuit trouvé au fond de sa poche en leur souhaitant un joyeux Noël. Il partit en abandonnant la tuque dans le tronc de l’arbre.

Quand les enfants revinrent à la maison, le père Noël les attendait, appuyé contre la porte, prêt à partir.

– Et alors, avez-vous trouvé ma tuque ?

– Oui, père Noël, mais pour cette année, vous allez devoir garder la verte !

Tous se mirent en même temps à raconter l’histoire des petits écureuils. Le père Noël recommença à rire.

– Ho ! Ho ! Ho ! C’est bon. Cette année, les enfants vont recevoir la visite du père Noël avec une tuque verte, voilà tout ! Et s’ils me demandent pourquoi, je vais leur raconter les aventures des bébés écureuils.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


347e jour de l’année

Mardi, 13 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LE JOUR DU SOUVENIR ACADIEN


À la douce mémoire de…

PIERRE LACROIX 1948-2020, Ex-directeur général des défunts Nordiques de Québec et de l’Avalanche du Colorado, dans la LNH.


Pensée et citation du jour

Lorsqu’il n’y a pas de nuages à l’horizon, il se trouve toujours quelqu’un pour déclarer que ça ne peut pas durer.

Jean Simard


Ça s’est passé un 13 décembre…

(1992) Manon Rhéaume, de la région de Québec, devient la première femme à participer à un match professionnel de hockey en saison régulière, prenant place devant le filet des Knights d’Atlanta de la Ligue internationale lors d’une rencontre remportée 4-1 par Salt Lake City.

(2000) Les nouveaux paquets de cigarettes sont maintenant sur les tablettes des commerçants. Ces paquets comportent des mises en garde avec des photos-chocs. Ils montrent des gencives attaquées par le cancer, des dents malades et des tumeurs au cerveau. Les avertissements indiquent également que le cancer peut tuer, nuire aux enfants et causer l’impuissance.

(2003) Après une traque de huit mois, Saddam Hussein est capturé dans la cave d’une ferme d’Ad-Daour, à 15 kilomètres au sud de Takrit, sa ville natale. Le dictateur déchu est découvert dans un trou dissimulé par des briques et de la terre. Les soldats saisissent deux fusils mitrailleurs AK-47, un revolver et 750 000 dollars en coupures de 100 dollars.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Système D

La Une

On entend souvent cette expression lorsqu’on découvre un truc pour régler un problème existentiel. Alors voici celui que préconise madame Chasse-taches et qui nous les partage.

1- Vous avez cherché un objet partout dans la maison et finalement vous venez de le trouver ! Après utilisation, rangez-le au premier endroit où vous l’avez cherché. C’est probablement la meilleure place pour le retrouver rapidement la prochaine fois.

2- À la dernière minute, vous vous rendez compte que vos chaussures en cuir ont besoin d’un petit coup de chiffon. Astiquez-les avec l’intérieur d’une peau de banane. Laissez sécher sans polir.

3- Une véritable cure de jeunesse pour la peluche ou le toutou préféré des enfants qui ne survivrait pas à un passage dans la machine à laver. Saupoudrez-le de fécule de maïs, brossez énergiquement et terminez la cure de rajeunissement avec l’aspirateur pour enlever toute la fécule.

Pour éliminer les acariens qui pourraient être présents sur la peluche, offrez-lui une petite journée au congélateur qui règlera le problème.

4- La clé est cassée dans la serrure ! Prenez une pince à épiler et tirez délicatement la clé vers vous. Au besoin, vaporisez un lubrifiant (WD40) afin que la clé puisse glisser plus facilement.

5- Pour stabiliser une table bancale, utilisez un bouchon de liège que vous découpez selon la hauteur nécessaire pour stabiliser le meuble et collez le morceau de liège sous la patte branlante ou utilisez un ruban adhésif pour tapis double face.

6- Un vide-poches dans le vestiaire règle rapidement un problème de désordre sur les tables et sur les comptoirs dans la cuisine.

7- Vous n’avez pas de rouleau à pâtisserie. Recyclez une bouteille de vin à moitié remplie d’eau froide. Rebouchez bien la bouteille et il sera facile d’étaler la pâte.

8- Lors de la corvée de pelletage, si la neige colle à la pelle, vaporisez-la d’huile végétale. La neige ne collera pas et le travail sera plus facile.

9- Si vous manquez d’espace de rangement dans les chambres à coucher, récupérez les tiroirs d’une vielle commode. Fixez quatre petites roulettes aux extrémités sous le tiroir qui deviendra un bac à rangement facile à glisser sous le lit.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, 10 décembre 2022, cahier CASA, p19


346e jour de l’année

Lundi, 12 décembre 2022

À la douce mémoire de…

CLAUDE CASTONGUAY 1929-2020, ministre québécois, père de l’Assurance maladie et de la Régie des rentes du Québec.


On jase là…

Avez-vous remarqué attentivement la façon qu’ont les jeunes de répondre et d’écrire avec leur téléphone mobile ? Moi oui ! Ils tapent avec les deux pouces. Pensez-vous que de cette manière ils soient capables d’écrire correctement sans oublier les fautes, la ponctuation et les accents ? Et après cela on s’étonne que rendu au Cégep, ils soient 50 % à écrire un texte simple, bourré de fautes toutes aussi simples. Ce sont des fautes inadmissibles puisqu’elles devraient être maitrisées bien avant la fin du secondaire. Ils écrivent et comprennent aux sons. Un bien triste constat !


Pensée et citation du jour

Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler.

Julien Gracq


Ça s’est passé un 12 décembre…

(1951) Le gouvernement libéral de Louis Saint-Laurent statue sur l’administration de la voie maritime du Saint-Laurent, créant une entité administrative qui aura les pouvoirs nécessaires pour construire et maintenir la voie maritime avec ou sans la collaboration des États-Unis.

(1985) Un DC-8 de Arrow Airlines s’écrase quelques secondes après avoir décollé de Gander (T.-N.) pour le Kentucky, tuant 248 membres de la 101e division aéroportée de l’armée américaine ainsi que les huit membres de l’équipage, des militaires américains qui rentraient dans leurs foyers pour Noël. C’est jusque-là le pire accident aérien de l’histoire du Canada.

(2008) À Alma au Québec, un jury, composé de 12 membres, prononce un verdict d’acquittement dans une cause portant sur le suicide assisté. C’est une première dans l’histoire juridique du Canada. Stéphan Dufour a été reconnu non-coupable. Il était accusé d’avoir aidé son oncle malade à s’enlever la vie, le 9 septembre 2006.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Quand un camping perd son âme

La Une

Ian aura transformé toute une communauté après son passage, laissant des dommages considérables au point où on parle en termes d’années pour revenir à la normale.

Notre terrain de camping, le Pioneer Village à North Fort Myers, sur la côte ouest de la Floride, a été fortement touché par l’ouragan dévastateur du 28 septembre dernier. Plus de trois mois après cet événement climatique, la désolation est encore présente.

Évidemment, ça chamboule ses résidents et saisonniers, dont certains ne sont pas ici et d’autres ont décidé d’aller ailleurs, vers le Texas, l’Arizona et la côte Est de la Floride, moins épargnée.

Une autre conséquence est que les travailleurs de partout, réquisitionnés pour nettoyer réparer et rebâtir les environs, ont envahi le parc avec leur équipement pour se loger convenablement dans leurs roulottes.

DÉSOLATION

Dès notre arrivée, fin novembre, j’ai senti que le parc avait changé. Ce n’était plus l’endroit qu’on avait connu et aimé. Plusieurs maisons mobiles brisées et fortement endommagées semblaient abandonnées. Les aires de jeux avaient perdu leurs décors si familiers. Les abris complètement disparus. La végétation envahissait de mauvaises herbes les allées de pétanque.

Plusieurs clôtures arrachées, les conteneurs à déchets tellement remplis que la place était jonchée de détritus. On voyait des roulottes complètement renversées attendant d’être déplacées depuis la fin de septembre. Finalement, on ne compte plus les arbres tombés. Le secteur F, jadis prisé pour son ombre, ne l’est plus, étant clairsemé dans sa majeure partie.

LES GENS

À mon sens ce sont eux qui ont souffert le plus de l’ouragan. La population âgée étant la plus vulnérable, s’en remettra-t-elle ? Plusieurs maisons sont désertes avec leurs toitures et abris toujours arrachés. Certains, à l’évidence, devront faire des choix. Heureusement que la majorité des arbres tombés ont été ramassés.

LES GENS

C’est l’aspect où ça semble faire le plus mal. Le comité social, qui organisait toutes les activités depuis tant d’années, a cédé sa place cette année. Son remplacement amène son lot de difficultés.

L’administration du parc est composée de personnel nouveau, ignorants des us et coutumes développés au fil des années. Le personnel de l’entretien est moins visible qu’auparavant. Là encore on voit de nouveaux visages et leur présence est rarissime.

Les résidents permanents du parc ont souligné les nombreuses lacunes constatées partout; des vols, des règlements et obligations qui ne sont pas observés, le non-respect du voisinage et une foule de nouveaux irritants qui perdurent. La limite de vitesse non respectée et l’abondance de gros véhicules qui, par leur gabarit, nuisent dangereusement à la circulation.

La population est devenue plus disparate, moins sensible aux autres parce que les raisons et intérêts de leur venue sont pécuniers, différents des snowbirds.

Tout n’est pas noir cependant, des bénévoles tentent de repartir le côté social du parc avec le retour des activités auxquelles nous étions habituées. À cet égard, les Québécois s’impliquent beaucoup. Mais quand je regarde tout ce portrait, je ne peux m’empêcher de penser à toute la dynamique du parc qu’on avait, tous ensemble, réussi à implanter au cours des 20 dernières années.

En ces quelques jours de septembre ce ne sont pas seulement les biens matériels qui sont partis avec l’ouragan, mais l’âme et aussi l’esprit de corps de toute une communauté, anglophone et francophone, où il faisait bon vivre.

Il faudra du temps, beaucoup de temps !


345e jour de l’année

Dimanche, 11 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA RADIO ET DE LA TÉLÉVISION EN FAVEUR DES ENFANTS

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MONTAGNE

L’ANNIVERSAIRE DE LA PROCLAMATION DU STATUT DE WESTMINSTER


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvain RaymondLouis-François PaquinPierrette Lapointe

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les gens qui savent faire des efforts, qui s’accrochent à quelque chose de plus grand qu’eux ou qui veulent se dépasser, se sentent plus heureux.

Lise Daignault


Ça s’est passé un 11 décembre…

(1941) L’attaque japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 pousse l’Allemagne à déclarer la guerre aux États-Unis. Les États-Unis font alors de même et déclarent la guerre à l’Allemagne nazie et à l’Italie fasciste. Leur intervention dans la Seconde Guerre mondiale va faire basculer le cours des choses. Ils libéreront la France aux premières heures du débarquement en Normandie en 1944.

(1946) L’UNICEF a été fondée en 1946 pour faire face aux besoins d’urgence des enfants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle est la seule organisation des Nations Unies consacrée exclusivement à l’enfance. Depuis sa création en 1946, l’UNICEF agit pour protéger la vie des enfants du monde entier. Depuis cette époque, l’UNICEF plaide et travaille pour la protection des droits de l’enfant, afin d’aider les jeunes à satisfaire leurs besoins de base et à élargir leurs possibilités de réaliser tout leur potentiel (santé, vaccination, nutrition, éducation, hygiène assainissement et approvisionnement en eau potable…). L’UNICEF est aujourd’hui présente dans 162 pays, zones et territoires. L’UNICEF recevra le prix Nobel de la paix en 1965.

(2004) Un petit garçon de sept ans a eu la vie sauve grâce à l’implantation d’un cœur mécanique à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal. Le petit Richard avait été admis à l’urgence de l’institution à la mi-octobre souffrant d’essoufflement et de fatigue, situation d’autant plus inquiétante que son petit frère de 10 mois était décédé d’une atteinte cardiaque en juin auparavant.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Une facture symbolique

La Une

Enfin, le ministre de la Santé, Christian Dubé, songe à implanter une facture symbolique pour les Québécois qui reçoivent des soins, ici.

C’est une excellente idée et ça fait longtemps que je suis de cet avis.

Tout service médical a son prix et simplement le fait de le connaître nous porte à prendre conscience que les soins de santé, que nous finançons par nos taxes, ont tout de même un prix.

SÉJOURS À L’EXTÉRIEUR DU PAYS

Depuis 20 ans, je séjourne l’hiver en Floride et en 2019 et 2021, j’ai dû y séjourner trois jours à l’hôpital, chacune des années et croyez-moi, ce n’est pas donné.

Un simple transport en ambulance, d’une dizaine de kilomètres coûte 700,00 U$.

Trois jours d’examens de toutes sortes dépassent les 30 000 U$. Heureusement que nous avons une protection d’assurance.

On me dit que des chirurgies cardiaques dépassent aisément les 300 000 U$.

PREMIERS SOINS

Au Québec, combien de fois on a vu des personnes se rendre à l’urgence pour des petits bobos ? On a beau les trier (quel vilain terme) de 1 à 5, il reste que certaines personnes pourraient se soigner avec un comprimé de Tylenol ou d’aspirine à la maison.

Certes, on a le service 811 et c’est un pas en avant pour des soins non urgents, mais cela aussi a un prix.

Lequel ?

On ne le sait pas vraiment ! Mais c’est efficace pour désengorger les salles d’urgence.

Je me souviens à la naissance de notre enfant, en 1978, ces factures symboliques existaient. Quelques semaines après l’accouchement, on avait reçu une facture détaillée de l’acte médical avec les sommes déboursées par la RAMQ et notre assurance privée. J’étais surpris mais content d’apprendre le coût engendré par cet acte médical.

CONSCIENTISATION

Quand on se compare on se console. J’entends souvent, au fil de nos conversations en Floride, des gens discuter d’assurance lorsqu’un autre snowbird doit aller à l’hôpital. Ils sont heureux d’avoir une assurance-voyage et savoir qu’ils sont protégés. Pas question pour eux d’aller à l’étranger sans une assurance qui vous empêchera de vous ruiner, le temps de le dire.

Les gens craignent l’inconnu et s’assurent.

Chez nous, on n’a pas ce problème. On se présente pour recevoir des soins en toute quiétude, médicalement parlant, sans savoir ce qu’il en coûte. Le budget en santé dépasse annuellement les 50 milliards de dollars et il faut en être conscient.

La facture symbolique pourra nous en donner le vrai portrait et nous conscientiser.

Bravo monsieur le ministre !


344e jour de l’année

Samedi, 10 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

LA JOURNÉE DES DROITS DE LA PERSONNE

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES ANIMAUX


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Nicole LandryClaude Landriault

Bon anniversaire !


On jase là…

Pierre Fitzgibbon en est à sa 6e enquête sur des manquements à l’éthique. Personnellement, je ne conteste ses compétences économiques mais je n’aime pas sa façon de l’utiliser. Je le perçois comme hautain, au-dessus de ses affaires et avec une pointe d’arrogance. Il semble ne pas s’en faire avec la déontologie politique qu’il transgresse aisément avec l’accord de François Legault. En tout cas, c’est ce qu’il dégage. N’oublions pas qu’un député, plus encore un ministre, n’effectue pas ce travail pour l’argent, mais bien pour les contacts que ça occasionne. Le respect de la morale, c’est ce qui vous donne une réputation irréprochable.


Pensée et citation du jour

Le plus grand besoin de l’être humain, c’est de quitter la prison de sa solitude.

Erich Fromm


Ça s’est passé un 10 décembre…

(1896) Décès d’Alfred Nobel, 63 ans. Chimiste, ingénieur et industriel suédois, Alfred Nobel (né le 21 octobre 1833) est l’inventeur de la dynamite en 1867, ainsi que d’autres explosifs. Il a laissé la majeure partie de sa fortune pour l’établissement de la fondation qui attribue chaque année les prix qui portent son nom. Ces prix sont remis le 10 décembre de chaque année par le roi de Suède. Remarquez qu’il n’y a pas de prix Nobel de mathématique. Pourquoi ? On prétend que sa femme, infidèle, l’aurai trompé avec un mathématicien.

(1948) Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations Unies. Sans véritable portée juridique ce texte n’a que la valeur de proclamation de droits. Cependant, à l’origine seuls deux pays ont refusé de le signer : l’Afrique du Sud de l’apartheid (en raison de l’affirmation du droit à l’égalité sans distinction de naissance ou de race) et l’Arabie saoudite (en raison de l’affirmation à l’égalité homme-femme), les deux ayant rejeté le principe fondamental d’universalité.

(1997) Première du film « Les Boys ». Ce long-métrage de fiction en couleur est réalisé par Louis Saïa et produit par Richard Goudreau. Parmi les interprètes, on retrouve Marc Messier, Rémy Girard et Patrick Huard. Le film raconte les aventures d’une équipe de hockey (Les Boys) qui fait partie d’une ligue de garage et commanditée par un bar dont Stan (Rémy Girard) est le propriétaire. Les Boys doivent remporter la victoire contre l’équipe de Méo, l’ennemi du propriétaire du bar, sinon Stan devra donner son bar à Méo.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

C’était comment ?

La Une

Sur la planète, il ne reste aucun survivant du début du 20e siècle (1900). Pour s’amuser un peu, voici un bref portrait de ce qu’était la vie à cette époque. 

– La moyenne d’âge des hommes ne dépassait pas 47 ans;

– L’essence pour une Ford n’était vendue qu’en pharmacie;

– Seulement 14 % des maisons possédaient une baignoire;

– Seulement 8 % des maisons avaient le téléphone;

– Il n’y avait que 8000 automobiles dans le monde entier et un peu plus de 200 kilomètres de route étaient pavées;

– Dans presque toutes les villes la limite de vitesse était de 16 km/h;

– La plus haute structure au monde était la Tour Eiffel;

– Le salaire moyen aux États-Unis était de 22 sous, l’heure;

– Le salaire moyen des travailleurs américains était entre 200 $ et 400 $ par année;

– Un professionnel comptable pouvait gagner 2000 $ dans une année, un dentiste environ 2500 $, un vétérinaire entre 1500 $ et 4000 $, et un ingénieur mécanique 5000 $;

– 95 % des femmes accouchaient dans leur demeure;

– 90 % des médecins n’avaient pas d’éducation collégiale. Ils avaient plutôt fréquenté, ce qu’on appelait, une école médicale condamnée par les médias du temps et les gouvernements comme étant sous standardisée;

– Le sucre se vendait 4 sous, la livre;

– On obtenait une douzaine d’œufs pour 14 sous;

– La livre de café était vendue 15 sous;

– La plupart des femmes ne se lavaient les cheveux qu’une fois par mois et elles utilisaient soit du Borax ou du jaune d’œuf comme shampoing;

– Le Canada avait passé une loi interdisant à toutes personnes pauvres d’entrer au pays;

– Les cinq principales causes de décès étaient : La pneumonie ou influenza, la tuberculose, la diarrhée, les maladies du cœur et attaques cardiaques;

– Seulement 30 résidants habitaient Las Vegas au Nevada;

– Les mots croisés, les cannettes de bière et le thé froid n’avaient pas encore été inventés;

– Il n’y avait pas de fêtes des mères et fêtes des pères;

 – Deux adultes sur dix ne savaient ni lire ni écrire;

– Seulement 6 % de tous les Américains avaient obtenu leur diplôme de secondaire;

– La marijuana, l’héroïne et la morphine étaient vendues à la pharmacie du coin comme médicaments;

– Les pharmaciens disaient que l’héroïne, nettoyait la constitution physique d’une personne, donnait de l’énergie au cerveau, activait et régulait l’estomac et les intestins et qu’enfin c’était « l’ange gardien de la santé ». Belle publicité hein;

– 18 % des domiciles avaient au moins un ou une domestique ou servante à plein temps;

– 230 homicides rapportés annuellement dans tous les États-Unis;

– 95 % des taxes que nous payons aujourd’hui n’existaient pas.


343e jour de l’année

Vendredi, 9 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LA CORRUPTION


À la douce mémoire de…

JEAN PAGÉ 1946-2019, animateur et journaliste sportif québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Carole OuimetJohanne Jacques

Bon anniversaire !


On jase là…

En Afghanistan, les talibans sont vraiment débiles. Un condamné prénommé Tajmir, était accusé d’avoir assassiné en 2017 un homme et volé sa moto ainsi qu’un téléphone portable. La sentence a été exécuté récemment, sur la place publique, par le père de la victime qui a tiré à trois reprises sur le condamné avec un fusil d’assaut kalachnikov, a précisé le porte-parole des talibans. Nous sommes en 2022. Je ne conteste pas la sentence de mort, mais la façon barbare de l’exécution.


Pensée et citation du jour

Le sourire est un moyen peu coûteux de changer de tête.

Carly


Ça s’est passé un 9 décembre…

(1939) Le gouvernement québécois adopte les armoiries actuelles de la province, suite à une étude de l’héraldiste Maurice Brodeur. Ce changement répond au désir de rendre les armoiries plus conformes aux réalités historiques du Québec. On décrit le nouveau blason comme suit : « Tiercé en fasce : d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or; de gueules, à un léopard d’or armé et lampassé d’azur; d’or, à une branche d’érable à sucre à triple feuille de sinople, aux nervures du champ. Timbré de la couronne royale. Sous l’écu, un listel d’argent bordé d’azur portant la devise JE ME SOUVIENS ».

(1951) Dans la foulée des activités reliées à l’Organisation des terrains de jeux (OTJ), à Montréal, le Centre Immaculée-Conception ouvre ses portes. Il offre aux jeunes la possibilité de pratiquer toute une panoplie de sports. La direction du centre est confiée au père Marcel de la Sablonnière qui s’implique depuis plusieurs années au sein de l’OTJ.

Le père de la Sablonnière, qui n’a que 33 ans, travaillera avec acharnement tout au long de sa carrière afin d’offrir des activités sportives aux jeunes et à leurs familles. En 1972, le centre comptera 9 000 membres et abritera une piscine, un gymnase, une garderie sportive et une garderie orientée vers l’éducation physique. En fréquentant le Centre Immaculée-Conception, les participants peuvent pratiquer une vingtaine d’activités sportives.

(1961) À peine un an après qu’il se soit retiré du hockey professionnel, Maurice Richard assiste à la première joute disputée dans l’aréna qui porte son nom. Environ 3 000 spectateurs assistent à cette occasion à une joute de hockey junior opposant des équipes de Drummondville et Montréal. Maurice Richard, qui est accompagné de sa famille, est présent pour effectuer la mise au jeu protocolaire. Il n’y a toutefois pas de grandes cérémonies puisque l’ouverture officielle est prévue pour le mois de janvier. L’aréna Maurice-Richard sera témoin de nombreuses rencontres sportives et de plusieurs événements à caractère culturels ou politiques.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

La poupée noire

La Une

Voici le second conte de Noël de 2022. Spécialement pour les grands au cœur d’enfant…

Cette attente dans les corridors de l’aéroport de Miami me paraissait interminable. L’avion dans lequel je devais monter provenait de Port-au-Prince et faisait escale à Miami avant de se diriger vers Montréal. Il avait déjà pris deux heures de retard. Je ne cessais de porter les yeux sur ma montre et de scruter la grande fenêtre dans l’espoir de voir enfin se pointer le Boeing. Arriverais-je à l’heure pour le réveillon de Noël ? J’imaginais mon mari et mes enfants en train de tourner en rond eux aussi, à l’aéroport Trudeau, désespérés par mon retard. Je me languissais de retrouver les miens après ce long et harassant voyage d’affaires en Floride.

Tant bien que mal, j’essayai de me caler confortablement dans l’un des fauteuils de la salle d’attente bondée de voyageurs tout aussi impatients que moi de partir. Noël… quelle folie à bien y penser ! Noël, cortège des dépenses insensées, de la cohue et des partys obligés ! Noël, fête du père Noël et de ses étrennes à gros prix…

Je me mis à songer à un Noël particulier de mon existence. J’avais vingt ans. Une compagne de travail nous avait apporté, pour le compte de je ne sais plus quel organisme de charité, des bas de Noël en filet rouge sur lesquels quelqu’un avait broché le nom et l’âge d’un enfant pauvre.

Chaque technicienne du laboratoire où j’étais employée avait accepter de remplir l’un de ces bas. J’avais reçu le mien avec une grande excitation. Que voilà le véritable esprit de Noël ! Offrir des gâteries à un enfant démuni me faisait mille fois plus plaisir que d’acheter pour mon entourage, par obligation et par convention, des objets que tous pouvaient s’acheter eux-mêmes et dont le choix me cassait la tête et le budget pendant des semaines !

Mon bas de Noël portait le nom d’une petite fille : Florence Beauchamp, six ans. Je remarquai qu’on avait inscrit aussi son adresse.  Sans doute une erreur de la part des organisatrices… Je m’empressai de remplir avec générosité le bas de babioles en cherchant précautionneusement ce qui pourrait plaire à une fillette de cet âge : petits bijoux de plastique, sac à main microscopique, crayons à colorier, bibelot en forme de chat, jeux d’étampes. Au fond, je savais bien qu’une poupée lui plairait davantage, mais la dimension du contenant ne me permettait pas d’en introduire une, même minuscule.

En effet, je la retrouvai dans sa grande boîte, vêtue de sa robe à fleurs défraîchie et de son affreux chapeau de paille. Et si je lui fabriquais une garde-robe ? Toutes les petites filles au monde rêvent d’une layette et de nombreux vêtements pour leur poupée. Je sortis ma machine à coudre et écoulai de nombreuses heures à catiner. Rien ne manquerait à Loulou : chemise de nuit douillette, couvertures et, pourquoi pas, robe de bal. Je m’amusais comme une petite folle, j’étais retombée en enfance.

Néanmoins, je remis avec fierté mon bas rempli à ras bord à la responsable de cette belle initiative, non sans avoir noté le nom et l’adresse de l’enfant. Quelques jours plus tard, une idée saugrenue me vint à l’esprit. Si je lui offrais la poupée chérie de mon enfance, cette poupée noire offerte par ma marraine à son retour d’Afrique ? Poupée dodue aux cheveux crépus et au sourire éternel. Ma poupée Loulou, je la possédais encore ! Je l’avais longtemps affectionnée, et j’avais refusé de m’en départir une fois à l’âge adulte. Elle devait sans doute dormir, enfouie dans les boules à mites quelque part au fond d’un placard chez ma mère, au grand désespoir de celle-ci qui se plaignait toujours de manquer d’espace pour le rangement.

La veille de Noël, je priai mon amoureux, celui-là même qui devait devenir mon mari, de me conduire dans le quartier de la petite fille pauvre afin de livrer ma surprise somptueusement emballée et étiquetée : Pour Florence Beauchamp. Bien sûr, l’idée était d’offrir le cadeau de façon anonyme. Marchant sur la pointe des pieds et le cœur battant la chamade, je le déposai par terre devant la porte de sa demeure. J’appuyai alors rapidement sur la sonnette et me dépêchai de fuir à toutes jambes vers ma voiture avant qu’on ne vienne ouvrir. De derrière le pare-brise, je vis un homme sortir et se saisir de la boîte en regardant, sans m’apercevoir, dans toutes les directions à la recherche du livreur. Ah ! quel bonheur ! La boîte était rendue à destination, l’enfant aurait son cadeau de Noël. J’avais réussi ! Je ne connaîtrais jamais la réaction de la fillette mais peu importe, dans mon cœur, c’était l’explosion.

Cette année-là, habitée de cette joie secrète, je vécus un merveilleux Noël, entourée de tous les miens. Mille fois j’imaginai le regard attendri de la petite Florence, serrant sa poupée noire sur son cœur. Je me sentais fière de moi, j’avais rendu quelqu’un heureux sans rien attendre en retour.

– Pour les passagers du vol numéro 205 à destination de Montréal, embarquement immédiat.

Je sursautai. Perdue dans mes souvenirs, j’avais oublié mon attente. Enfin, l’heure du départ venait de sonner, ce n’était pas trop tôt ! Je m’installai à la place indiquée sur ma carte d’embarquement, près du hublot, juste à côté d’un couple de jeunes Québécois déjà installés. La femme tenait un enfant de quelques mois endormi dans ses bras. Je lorgnai de son côté et constatai, à ma grande surprise, qu’il s’agissait, sous la couverture, d’un bébé noir. L’avion ne venait à peine de décoller que, déjà, la mère et moi avions lié connaissance et entrepris une longue conversation.

Ces gens revenaient justement d’Haïti où ils étaient allés chercher leur petit garçon, adopté dans un orphelinat de Port-au-Prince. La femme me raconta qu’en ce lieu fort délabré. Des enfants vivaient presque nus et dans un état de pauvreté désolante.

– Si le monde voyait ce dont nous avons été témoins, racontait-elle, toutes les familles québécoises iraient chercher l’un de ces petits. Mais pour moi, il s’agissait de réaliser un vœu, même si j’ai deux autres enfants. Lorsque j’étais une petite fille, j’ai reçu en cadeau de Noël une poupée noire que j’ai adorée. Je n’ai jamais su qui me l’a offerte, mais elle a bouleversé mon existence. À l’époque, elle m’a redonné confiance en la vie. N’est-ce pas qu’il faut croire en ses rêves ? À partir de là, j’ai entretenu le désir d’adopter, un jour, un bébé noir. Vous imaginez mon bonheur, aujourd’hui !

Je ravalai ma salive et laissai plutôt la conversation dériver sur d’autres sujets. Le vol me parut court et agréable en cette plaisante compagnie. Ironie du sort, au moment de nous quitter, la jeune femme affirma travailler comme moi pour une compagnie de produits de laboratoire. Elle me remit gentiment sa carte professionnelle que je glissai distraitement au fond de mon sac à main, l’esprit déjà tourné vers ceux qui m’attendaient à l’aéroport, aux arrivées internationales. Après tout, retrouver ma famille, en cette veille de Noël, représentait pour moi le plus beau des cadeaux. Je me sentais le cœur joyeux et léger. Noël, fête de l’amour, je le vivais à plein, cette année !

Ce n’est que quelques jours plus tard que la fameuse carte de visite me tomba sous la main. La femme s’appelait Florence Beauchamp. Je ne l’ai pas rappelée. Elle continuera d’ignorer d’où est provenue sa poupée énigmatique. Mais le souvenir du sourire dont m’a gratifié son bébé, au moment de quitter l’avion, restera à jamais gravé dans ma mémoire. Un vrai sourire de petit Jésus, couché dans la crèche…

« Note de l’auteure : La première partie de ce conte s’est réellement produite. Quant à la rencontre dans l’avion… »

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


342e jour de l’année

Jeudi, 8 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE DE L’IMMACULÉE CONCEPTION (catholique)


À la douce mémoire de…

JOHN LENNON 1940-1980, Auteur-compositeur-interprète, guitariste, écrivain, dessinateur, militant pacifiste et fondateur du groupe The Beatles.


Une Année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean-Yves Marquis

Bon anniversaire !


On jase là…

Ici, en Floride, tous les commerces, enfin presque tous, sont climatisés, au point où c’est carrément glacial. Récemment, j’étais au McDonalds du coin et croyez-moi, je me suis empressé de bouffer parce que je gelais carrément, et je ne suis pas un frileux. Rapidement, mes frites étaient froides. Lorsqu’il fait 27°C et plus à l’extérieur et qu’à l’intérieur, c’est 20-21°C, on gèle littéralement. 5°C de moins que la température extérieure serait amplement suffisant selon moi.


Pensée et citation du jour

Ceux qui ont le pouvoir, n’ont pas toujours la sagesse de gouverner.

Carly


Ça s’est passé un 8 décembre…

(1869) Timothy Eaton ouvre une petite boutique à Toronto au coin de la rue Yonge et Queen et déclare que les acheteurs obtiendront un remboursement complet s’ils n’aiment pas ce qu’ils ont acheté. Ce petit magasin sera le premier d’une chaîne de magasins immenses établie partout au Canada.

(1980) Alors qu’il s’apprête à entrer dans son appartement de New York en compagnie de son épouse Yoko Ono, John Lennon est blessé mortellement à coups de revolver par un Américain de 25 ans, Mark David Chapman, à qui il a signé un autographe quelques instants auparavant. Idole des années 60, l’ex-Beatles vient d’avoir 40 ans. En 1991, un prix Grammy (équivalent aux Victoires de la musique) lui a été remis à titre d’hommage posthume pour sa carrière exceptionnelle.

(2001) La campagne « Le Train des fêtes » du Chemin de fer Canadien Pacifique s’est amorcée vendredi à Montréal. Le convoi, décoré de 8 000 lumières, effectuera un parcours de 6 000 kilomètres jusqu’en Colombie-Britannique. La population est invitée à venir voir le train et faire des dons aux banques alimentaires. Une nouveauté cette année : deux trains font aussi une tournée aux États-Unis. Il y a deux ans, « le Train des fêtes » a permis de récolter plus de 500 000 dollars et 18 tonnes de nourriture.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !