Un temps des Fêtes à oublier pour les malades

Est-ce que ça vous surprend de constater le débordement jusqu’à 300% des salles d’urgences au Québec durant la période des Fêtes ?

Chaque année, c’est la même chose et le gouvernement ne fait rien. Dès que la mi-décembre se pointe, c’est la saison des rhumes et de la grippe et tout le monde le sait. Alors on continue d’accorder des vacances au personnel hospitalier, notamment les médecins, et ainsi va la vie. Il faut bien que ces personnes aient des vacances.

Si on s’entend que la maladie n’en prend pas de vacances, et que le personnel des hôpitaux sont les gens de première ligne à répondre à ces urgences, alors pourquoi cette situation de pénurie perdure ? Comme les policiers, les pompiers et ambulanciers sont des premiers répondants, ils doivent être sur un état d’alerte et prêt à toute éventualité pour répondre à la demande. Raison de plus à cause du débordement récurrent.

Vous souvenez vous du 1er janvier 2000 ? Tous les services informatiques étaient sur un pied d’alerte. On craignait le pire au moment d’entrer dans le 21e siècle. Tout le personnel était mobilisé. Aucun congé accordé. C’était obligatoire d’être au travail sans conditions. La situation était prioritaire. Cependant, et c’est évident, la maladie est plus importante que l’informatique. C’est une question de bien-être, de vie ou de mort.

Alors, des solutions, il en existe et avec notre nouveau gouvernement et sa majorité absolue, c’est le temps de réformer la santé. Un solide coup de barre pour ramener les priorités à leurs places. Je vais vous en proposer des solutions.

1- Aucune vacances pour le personnel médical et hospitalier entre le 15 décembre et le 15 janvier. Vous avez choisi de faire ce métier ou cette profession, alors c’est une contrainte à votre choix. Il faut vivre avec parce que la maladie frappe à tout moment. Il vous reste encore 11 autres mois pour les vacances. Les attentes de plus de 5 heures dans une salle d’urgence sont inadmissibles.

2- Obligation pour toutes les cliniques médicales d’ouvrir 24 heures par jour à l’année et accessibles sur tout le territoire. Gérées par des infirmières qualifiées, elles auraient le pouvoir de transférer les cas plus lourds ou demandant des soins hospitaliers précis directement aux hôpitaux via les services ambulanciers déjà en état d’alerte.

3- Il faut éduquer les citoyens sur comment faire face à un malaise et bien évaluer la nécessité de se présenter dans une clinique où à l’urgence d’un hôpital. Ce service doit être accessible également en tout temps.

Voilà trois priorités que le gouvernement actuel doit réformer et imposer. Quand on constate, aux différents bulletins de nouvelles, le pourcentage effarant des débordements des salles d’urgence des hôpitaux, et qu’on trouve ça normal pour la période précitée, il y a un sérieux problème d’analyse.

Au prix gargantuesque que notre service de santé nous coûte, il est temps que quelqu’un prenne le bâton du pèlerin et impose sa restructuration à ce chapitre.

Monsieur Legault et Madame McCann… c’est à vous de jouer !