In Memoriam – Nicole Geoffrion – 9e anniversaire

Déjà neuf années que tes yeux se sont fermés pour toujours, par cette journée froide de janvier. Les années passent et tu demeures toujours présente dans nos cœurs.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint.

Nous t’aimons très fort.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »

Travail : 4 pistes pour réduire son stress

Selon une étude, 52% des salariés connaissent un niveau élevé d’anxiété, 29% présentent un niveau dépressif élevé et 24% sont en hyperstress, c’est-à-dire à un niveau de stress trop élevé. Si ces chiffres inquiètent, c’est que la conséquence d’un stress excessif est assez simple : le trop plein, l’absentéisme et, dans le pire des cas, le burn-out. Faut-il pour autant considérer que le stress fait partie désormais de notre vie professionnelle ?

Avec le numérique, qui ne laisse que peu de temps entre le moment où nous recevons une information et celui où nous allons la traiter, tout va plus vite. Selon une étude Stimulus, les deux sources principales de stress sont une grande quantité d’informations à traiter chaque jour (pour 72% des répondants) et le manque de temps (pour 62% d’entre eux). Sachant cela, il me semble fondamental de s’attaquer aux sources du problème, chacun(e) d’entre nous, individuellement. Comment ? Voici quelques pistes.

À DÉCOUVRIR

Un quart des salariés en hyperstress. C’est le résultat de l’étude Stimulus réalisée auprès de 32 137 salariés travaillant dans 39 entreprises de secteurs d’activité très variés. 52% des salariés connaissent un niveau élevé d’anxiété, 29% sont à un niveau dépressif élevé (l’échantillon étudié ici est composé de 6 875 salariés, répartis dans 16 entreprises, là aussi de secteurs d’activité variés).

1- RÉDUIRE LE NOMBRE D’INFORMATIONS À TRAITER

Avant d’écrire un courriel, posez-vous la question suivante : le courriel que je vais faire pourrait-il être remplacé par un coup de fil ? C’est tout bête mais un mail va générer une réponse, puis probablement une autre, et encore une. Si vous faites des dizaines de courriels par jour, vous générez vous-même votre surplus d’information. Oui, écrire un courriel peut paraître plus simple à faire à court terme, mais pensez au flux d’information généré par chacun d’entre eux. Sans même parler des courriels avec quatre destinataires et dix personnes en copie !

2 heures par jour. C’est le temps consacré en moyenne par les cadres à la lecture de leurs courriels, selon l’Observatoire de la responsabilité́ sociétale des entreprises… Imaginez le temps que vous pourriez récupérer pour vous chaque jour !

2- RÉCUPÉRER DU TEMPS POUR SOI

Volkswagen, Puma et BMW ferment leurs serveurs courriels de leur siège social de 18h15 à 7h du matin. Ce sont de grandes entreprises, internationales qui sont plutôt en bonne santé, non ? On a beau dire, recevoir à 22h un courriel de la part de son supérieur, est anxiogène, quel que soit le sujet !

Comment éviter cela ? En parlant, tout simplement. Dites à votre patron que vous coupez votre boîte de courriels à partir du moment où vous partez de votre travail. S’il y a une urgence, il/elle pourra vous appeler, mais pas de courriel. Pourquoi cette technique fonctionne ? Pour deux raisons simples :

– Vous montrez que vous êtes présent(e) en cas de besoin

– Il est beaucoup plus difficile d’appeler que d’envoyer un courriel. Déranger au téléphone est beaucoup plus impliquant que d’envoyer un courriel et cela force l’expéditeur potentiel à se poser une question que l’on se pose de moins en moins : « est-ce véritablement urgent ? » Dans 99% des cas, la réponse sera non.

Bien entendu, ces techniques s’appliquent également aux week-ends et aux vacances ! Il est urgent de réapprendre à déconnecter. Essayez de trouver le dernier jour durant lequel, du réveil au coucher, vous n’avez absolument pas pensé au travail d’une manière ou d’une autre… Si la réponse n’est pas « le week-end dernier », il faut agir !

3- RÉAPPRENDRE LA LENTEUR

La vitesse est devenue gage de qualité dans bien des cas. Et pourtant, bien souvent, c’est nous-mêmes qui nous imposons des délais de fou, sans même prendre le temps d’essayer de les rallonger. Si votre supérieur vous demande « fais-moi ça, c’est urgent », savez-vous vraiment ce que « urgent » veut dire ? Pour certains, cela signifie dans l’heure, pour d’autres, tout de suite ou dans la journée. Nous n’avons pas nécessairement, la culture de la gestion de projet ; nous avons une terrible tendance à cumuler les tâches sans véritablement les planifier.

Jerémiah Dillon, salarié chez Google, explique sa stratégie pour gérer son temps : chaque semaine, il se fixe des objectifs précis, passe le moins de temps possible en réunion et, surtout, répartit par jour ses tâches en fonction de leur difficulté : le mardi et le mercredi, jours durant lesquels nous sommes le plus productif, les plus complexes, le vendredi les moins.

4- APPRENDRE À DIRE « NON »

Pour réapprendre la lenteur, il faut savoir dire « non », et ce n’est pas toujours simple. Si votre patron vous demande un dossier pour ce soir alors que vous avez d’autres échéances, compliqué de lui lancer un « non » sèchement. Par contre, vous pouvez lui répondre : « non, j’ai d’autres urgences à gérer pour l’équipe mais je peux te le faire pour demain avant midi, ça serait ok pour toi ? ». Au lieu d’être un simple blocage, vous apportez simultanément une solution. Si vous savez être ponctuel(le), cela fonctionne. Si vous dites « oui », vous serez en retard sur d’autres tâches et génèrerez du stress additionnel.

Richard Branson, président et fondateur du groupe Virgin explique que la ponctualité est source de productivité pour une raison toute simple : vous ne vous dispersez pas. Vous devez en permanence avoir en tête les échéances que vous avez à gérer. Vous n’êtes ni Wonder Woman, ni Superman, nous avons toutes et tous nos limites, ne serait-ce que de temps, encore faut-il les connaître pour ne pas les dépasser en permanence et nous mettre en situation de stress perpétuel.

Le stress n’est pas une fatalité. Il existe bien d’autres solutions qui peuvent compléter ces quatre pistes de travail, comme le fait, chaque jour, de faire quelque chose qui nous fasse plaisir mais c’est déjà un bon début. Reprendre la maîtrise de son propre temps permet de ne plus avoir cet horrible sentiment d’être dépassé par lui ! Essayez, cela prend un petit peu de temps pour changer, mais cela fonctionne.

Source : Gaël Chatelain, Psychologie