Rapport de « Snowbird »

Le plan du complexe

Déjà mars ! Pour les snowbirds, c’est le mois qui nous fait penser que le temps de retourner au pays approche. C’est aussi le plus beau mois de l’hiver au Sud. Les températures sont chaudes, le taux d’humidité augmente et c’est aussi le temps des réceptions. Tout devient prétexte à se rassembler comme pour vivre nos dernières semaines au pays de l’Oncle Sam. J’aurai l’occasion d’y revenir plus tard en mars.

Vous souvenez vous de notre jeunesse, pour ceux et celles de ma génération j’entends. Les danses du samedi soir dans les gymnases d’écoles de l’époque. C’était la mode des orchestres; Jeunesse d’aujourd’hui, à la télé, nous mettait dans l’ambiance musicale de nos fins de semaines… et bien c’est exactement cette frénésie que l’on vit la fin de semaine ici, à Pioneer Village comme à tout autre complexe où les seniors, comme on les appelle, passent leur hiver. C’est un peu beaucoup une réplique de nos soirées dansantes des années soixante.

La piscine

Depuis mon dernier reportage on a vécu les Pioneer Days. Quatre jours de festivités en plein air et à la salle communautaire, où la bière est à un dollar le verre, servie depuis la roulotte aménagée à cette fin. La dernière journée, le houblon coule à flot, gratuitement, à la piscine avec le dîner aux hotdogs. C’est l’événement qui clôture la période des célébrations.

Des artistes viennent exprimer leurs talents par des expositions artisanales de leurs plus belles réalisations. D’autres nous livrent une entraînante musique à la terrasse en après-midi où c’est noir de danseurs. Chaque midi, un dîner est offert, sans oublier les spectacles sur scène et la soirée karaoké. Un événement qui attire beaucoup et qui, pour une deuxième année, se déroule à la fin du mois de février, alors que la température est plus clémente qu’en janvier, où il prenait l’affiche les années précédentes.

On a aussi fait un petit tour sur la côte Est, à Okeechobee, pour rendre visite à nos amis Lise et Serge qui y séjournent pour l’hiver dans un très joli parc occupé à plus de 97% par des québécois. Près de trente campeurs proviennent du Complexe La Clé des Champs de St-Philippe, où nous avons résidé durant six ans. On a pu apprécier la délicieuse omelette de Lise et la cuisine de nos chefs Serge, Léo et sa douce Lyne qui ont cuisiné un filet mignon digne des plus grands restaurants. Un des meilleurs que j’ai bouffés.

Par la même occasion, on a pu revoir notre batteur de l’orchestre LCDC qui était de passage avec sa conjointe France et qui, comme Serge et moi, a vraiment hâte de reprendre le collier et notre routine musicale avec la prochaine saison de camping qui arrive à grands pas. D’ailleurs, Serge adore tellement la musique, qu’il est venu ici à plusieurs reprises se défouler sur sa « 4 cordes » avec notre groupe de musiciens sous le Tiki, les mercredis. Et l’Amigo s’est très bien intégré, recevant l’appréciation de nos autres amoureux de la musique.

Puis, cette semaine, on a eu toute une surprise de voir arriver nos amis Marie-Josée et Jacques, pour une visite inattendue mais combien agréable. Ces deux maniaques et amants du camping étaient de retour à Pioneer pour se replonger dans l’atmosphère d’il y a deux ans, lors de leur dernier séjour. Peut-être seront-ils des nôtres l’hiver prochain ? En tout cas, on peut dire qu’ils sont sérieusement en réflexion pour retenter l’expérience avec leur véhicule récréatif, rien de moins ! Est-ce qu’ils vont nous surprendre une autre fois ??? Qui sait ! Ils n’en sont pas à une surprise…

Mars est aussi signe de fébrilité parmi sa population. C’est le moment de l’hiver où on doit prendre la décision de renouveler son emplacement pour la prochaine saison, ou tout simplement de changer de site, d’en choisir un nouveau qui répond à nos choix et préférences. Tout est planifié, avec des dates précises pour procéder. Nul besoin de vous spécifier que tout le complexe devient une fourmilière où on voit des snowbirds arpenter les rues, plan et caméra en main, pour trouver LE « spot ».

Le bureau administratif du complexe

Le 28 février était la date limite pour renouveler son site. Le 1er mars, c’était au tour de ceux qui désirent déménager sur un nouveau lot l’hiver prochain, de procéder. Mais ça fonctionne sur le système premier arrivé, premier servi.

Ceux qui veulent mettre toutes les chances de leur côté, passent la nuit à la belle étoile dès minuit, aux portes du bureau administratif du parc, qui ouvre à 9h00, afin être en bonne position de choisir l’emplacement visé. L’année dernière, j’avais vécu l’expérience et croyez-moi, j’ai trouvé ça adorable de discuter entre snowbirds, par une belle nuit chaude et étoilée. Le calme qui apaise, bien campé dans nos chaises de jardin

Le 2 mars, le même phénomène se répète, mais pour les non-résidents qui veulent accéder au complexe.

Parle parle, jase jase, au sens figuré bien sûr, ma chronique dépasse les 900 mots et je dois en garder pour une autre fois. Continuez de me faire connaître votre appréciation sur ces petits reportages en provenance du pays des gougounes. Lorsque je pense à vous, qui vivez les froidures de l’Amérique du Nord, mes doigts s’agitent agilement sur le clavier pour vous faire partager nos aventures de snowbirds

Surtout, n’oubliez pas d’avancer montres et horloges d’une heure dans la nuit du 10 mars. Une heure d’ensoleillement de plus et des soirées extérieures plus agréables sont un signe que le printemps s’annonce lentement, mais sûrement.

5 réflexions sur “Rapport de « Snowbird »

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