L’heure de la fin de la récréation a sonné

Après avoir parlé à la population en bon père de famille, François Legault et son équipe doivent agir maintenant, énergiquement et sans mettre des gants blancs, envers ceux et celles qui ne respectent pas les consignes. Autant chez les clients que les propriétaires de commerces.

La fin de la récréation a sonné. Quand l’argumentation ne mène à rien, il faut sortir ce qui fait le plus mal; le portefeuille.

Advienne que pourra. Si les récalcitrants n’ont pas compris, ils devront en assumer le prix à payer. Fini le niaisage !

Samedi dernier, Joseph Facal abondait dans le même sens dans le Journal de Montréal. Son point de vue étant aussi le mien, il est temps de montrer des dents. La majorité de la population pense la même chose, sans équivoque. C’est l’article que je vous propose aujourd’hui.

LE TEMPS DE SE FÂCHER POUR VRAI

Voici une autre chronique qui ne me fera pas de nouveaux amis.

C’est la beauté de ne plus être en politique : je me fous totalement que mes opinions dérangent.

Hier, ma fille part étudier chez une copine.

Je lui sors ma cassette : masque, distance, savon, prudence, remontée des cas partout.

Elle lève les yeux au ciel.

Elle me dit : Papa, on est prudentes, je fais attention depuis six mois, tu penses que je vais baisser la garde maintenant ?

Elle dit : À quoi auraient servi tous ces efforts si je le pogne maintenant ? Faut tougher.

POIGNÉES

La majorité de la population est dans cet état d’esprit.

Mais il suffit d’une soirée karaoké chez des niaiseux, et boum !

Avant-hier, il a fallu rapidement fermer le fil des commentaires sous ma chronique tellement le feu était pris : les niaiseux n’aiment pas se faire dire qu’ils le sont.

Niaiseux et irresponsables : c’est pourtant ça qui est ça, il n’y a pas 36 façons de le dire.

On me dira que ces gens sont ultra-marginaux. Vrai, mais cet argument revient à mal comprendre le principe d’une transmission virale.

S’il a suffi d’une seule chauve-souris mordant un seul pangolin et infectant une première personne, pour nous amener là où nous sommes, alors quelques poignées d’épais, ce sont déjà quelques poignées de trop.

Vivons-nous un soubresaut de la première vague ou le début de la deuxième ? Je ne sais pas.

Mais je sais que le gouvernement Legault hésite, hésite, hésite…

Et quand on hésite, mais qu’on veut faire croire qu’on agit, on sort cette ridicule carte des couleurs pour les régions.

C’est simple : le gouvernement n’agit pas avec la vigueur requise à l’endroit des récalcitrants.

Il ne faut pas reconfiner tout le monde comme en mars, mais on sait maintenant où sont les vrais foyers : bar, restaurants et partys privés.

C’est là qu’il faut agir, mais agir pour vrai et agir maintenant.

Pas faire les gros yeux, pas lever le ton, pas pointer du doigt, pas menacer de couper le dessert.

Agir pour vrai : débarquer, fermer et faire payer. Bête de même.

Ben oui, chose, la loi et l’ordre. Bête de même.

MAINTENANT

Je comprends pourquoi le gouvernement hésite.

Ce n’est pas pour protéger sa belle cote de popularité.

Je connais assez François Legault pour savoir qu’il est honnête, courageux, qu’il a de bonnes valeurs au bon endroit.

Le gouvernement hésite parce qu’il se dit : et si la désobéissance devient massive, il reste quoi comme option ?

La police ne peut être partout, et il y aura un impact économique.

C’est comme un joueur qui ne veut pas abattre toutes ses grosses cartes d’un coup.

Mais regardons les mesures prises ailleurs. Oui, on les referme les bars. Bang !

Ça fait six mois qu’on endure.

Et on bousillerait tous nos efforts parce qu’un petit groupe veut faire primer sa conception dévoyée et égoïste de la « libââârté »?

François, fâche-toi pour vrai. Maintenant.