Frapper avec des mouchoirs

C’est loufoque et surtout désolant d’entendre le gouvernement de la CAQ dans l’interminable dossier de la pandémie.

En écoutant la vice-premier ministre Geneviève Guilbault récemment, et en prenant pour acquis que les partys privés sont une des principales causes de l’éclosion du virus dans cette deuxième vague, elle propose un coup de mouchoir en guise de répression envers les contrevenants.

« Dans les maisons privées, affirme-t-elle on ne veut pas plus de 6 personnes, de deux adresses maximums, dans les zones orange sinon… » trois violents coups de mouchoirs des policiers, et la job est faite !

C’est de la bouillie pour les chats. Il faut un mandat pour pénétrer chez les gens.

Alors contournons le problème.

LE CONSTAT

Voilà une arme de « destruction massive », à utiliser partout et en autant qu’on s’en serve, sans faire semblant.

Le policier arrive devant un domicile où 8 voitures sont stationnées. Déjà, il y a anguille sous roche. Il regarde par les fenêtres et 15 personnes sont parfaitement visibles. Il prend une photo pour la preuve.

Mieux encore, la distanciation physique n’est pas respectée. Deux infractions !

L’agent rédige un constat, à l’extérieur, puis frappe à la porte pour le signifier au propriétaire des lieux. Le propriétaire ne répond pas ? il laisse le constat dans la boîte aux lettres sans oublier de prendre une photo de son geste, toujours pour la preuve. Il est mentionné sur le constat, que le contrevenant doit se présenter à la cour, pour la suite des procédures et plaider sa cause.

Sur le constat, il n’y a pas d’amende puisque ce sera au juge de l’imposer, selon une plage monétaire décidée par le gouvernement, mettons entre 400 $ et 6 000 $. Assez dissuasif merci et qui fait beaucoup plus mal qu’un coup de mouchoir.

Le beau dans tout ça, c’est que le policier n’a pas à entrer « illégalement » dans le domicile du contrevenant.

Ça c’est de la répression. Un coup direct au portefeuille des imbéciles qui ne comprennent toujours rien et qui se croient invincibles.

Mais, malheureusement, c’est trop simple…