Se cacher derrière des marques de commerce

Tout est mis en place pour contourner le français. Les derniers en lice; les compagnies de plats préparés qui inondent la télé et la radio pour la publicité de leurs produits.

Tous en anglais !

Visent-ils le marché des voisins qui nous entourent ? Assurément ! Et ça marche !

On raconte que leurs chiffres d’affaires montent en flèche. Ils abusent de la loi 101 charcutée et rentrent dedans tant qu’ils peuvent puisque les marque de commerce sont excluent de la loi.

Vous les connaissez parce que vous en êtes friands.

DOORDASH, FRESH FOOD, GOOD FOODS, HELLO FRESH, UBER EATS et WE COOK.

Parmi eux, une seule porte une marque de commerce en français : évoilà5

C’est comme nos merveilleuses institutions financières où les initiales ont la cote depuis belle lurette.

La Banque de Commerce Canadienne Impériale, qu’on affiche CIBC pour Canadian Imperial Bank of Commerce.

La Banque Royale du Canada, qu’on affiche RBC pour Royal Bank of Canada.

La Banque de Nouvelle-Écosse, qu’on affiche Scotia Bank.

On en voit de plus en plus partout à Montréal et dans les grandes agglomérations. Il ne faut pas se surprendre que beaucoup de personnes s’adressent au Montréalais d’abord en anglais. Le portrait global s’anglicise.

J’ai très hâte de voir ce que le gouvernement Legault, par la voix de son ministre Simon Jolin-Barrette, se prépare pour l’amélioration de la loi 101, prévue pour l’automne.

Nous sommes en train de revenir aux années d’avant 1970, alors que les photos d’archives nous montraient une vision de Montréal, qu’on prendrait pour Toronto, tant c’est évident… et triste.

On devrait enlever le Je Me Souviens sur les plaques d’immatriculation. La raison : C’est devenu un grossier mensonge.