La Une
Tel est le titre du papier de Gabriel Côté dans le Journal de Montréal d’hier. Et le gouvernement du Québec investi 500 000 $ pour utiliser des anglicismes dans une publicité avec le faucon pèlerin, que je déplore. Je ne la trouve pas drôle du tout.

Y avez-vous pensé, un demi-million $. On n’a pas besoin de mettre en évidence les anglicismes que les francophones utilisent à profusion, on les entend déjà. À la radio, à la télévision, partout, les expressions anglaises empoisonnent les discours.
Ceux qui en font usage, ne se donnent même pas la peine de chercher dans leur petite tête le mot ou l’expression juste, en français. Un anglicisme ça fait branché, ça épate la galerie, c’est à la mode.
Personnellement je trouve ça laid ! Ça m’enrage !
L’encre de la loi 96 est à peine séchée qu’on l’a remise sur les tablettes sans insister pour la promouvoir, pour la faire respecter. Où voit-on une amélioration ? Nulle part ! L’anglais domine toujours et le français s’écrase. Au contraire, le gouvernement en parle en espérant que son message passe. Oubliez ça ! C’est un coup d’épée dans l’eau.
Et bientôt, quand les contestations des anglophones du Québec et des pays voisins, à l’est comme à l’ouest, on assistera à sa démolition.
Comme le dit si bien Maxime Laporte, le président du Mouvement Québec français afin de retarder le déclin du français; « Les moyens pour atteindre cet objectif vital, on les connaît : restauration des dispositions originelles de la loi 101 au cégep, rapatriement des pouvoirs en immigration, et j’en passe. Bref, la balle est dans le camp du ministre et de son gouvernement. »
76e jour de l’année
Vendredi, 17 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DE LA SAINT-PATRICK
LA FÊTE NATIONALE DE L’IRLANDE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Isabelle Nantel – Pascal Regnaud – Claude Taillon
Bon anniversaire !
Comportement de la langue française au Québec…
Cette semaine, trois clientes d’un restaurant ont commis un vol de 140 $ en quittant en vitesse sans payer l’addition. On a dénoncé cette action en utilisant un anglicisme « Dine and Dash ». En français, la langue officielle du Québec, on dit « grivèlerie ». C’est le même sens, mais dans notre langue.
Pensée et citation du jour
La civilisation crée plus de besoins qu’elle n’en comble.
Bernard Grasset
Ça s’est passé un 17 mars
(1819) Premier défilé de la Saint-Patrick au Canada.
(1908) Les Plaines d’Abraham deviennent un site historique. Ces terres ont été la scène, en 1759 de la bataille des Plaines d’Abraham de la guerre de Sept Ans dans laquelle l’armée britannique, sous le général James Wolfe, a escaladé les parois abruptes sous la ville dans la noirceur, surprenant et battant les Français. Aussi bien Wolfe que le commandant français Montcalm sont morts de leurs blessures, mais la bataille laissa le contrôle du Canada aux Britanniques.
(1955) Une émeute éclate au Forum de Montréal en réaction à la suspension de Maurice Richard. Une foule estimée à 10 000 personnes se livre à de nombreux actes de pillage et de vandalisme après le match opposant les Red Wings aux Canadiens.
Le président de la Ligue nationale de hockey, Clarence Campbell, a mis le feu aux poudres en se présentant au Forum quelques jours après avoir suspendu le joueur vedette du Tricolore. Il est finalement forcé de quitter son siège après avoir essuyé une pluie de projectiles et l’explosion d’une bombe lacrymogène. Maurice Richard a été sanctionné pour avoir bousculé un arbitre. Cette suspension l’a empêché de remporter le championnat des marqueurs et de participer aux séries éliminatoires.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Depuis un certain temps, partout où je téléphone, le robot m’envoie directement à une boîte vocale. C’est comme si les interlocuteurs voulaient filtrer leurs appels.

Tellement impoli qu’il m’annonce que personne ne peut me répondre parce qu’ils sont trop occupés et… faute de m’offrir le choix d’attendre, me suggère cavalièrement de rappeler plus tard.
Bien oui chose… j’ai tellement de temps à perdre.
Ce constat s’ajoute également aux messages qu’on peut y entendre sur leur société, des renseignements assez inutiles qui nous indiquent que le menu a changé… depuis quatre ans. Mieux encore chez d’autres où on se fait répondre dans les deux langues. Coupe ! Coupe ! Faites le 2 pour le service en anglais ! Point final !
Et je vous épargne les nombreux choix de sélections, qui nous promènent d’un menu à l’autre etc., etc., etc., au point de nous étourdir !
L’impatience s’installe rapidement.
Finalement, on pitonne pendant quelques minutes pour aboutir quelque part et se faire dire, « je vous transfère », après avoir calmement expliqué la raison de votre appel. Et la longueur de l’attente vous ronge de l’intérieur.
MISE EN GARDE
Maintenant on raffine les messages. Dans cette postpandémie, le robot vous demande d’être poli, de ne pas insulté votre interlocuteur et d’user d’un langage absent d’agressivité et de sacres.
Vous êtes-vous demandé pourquoi cette mise en garde ? C’est encore la faute de la pandémie qui nous a bouleversé, confiné, enfermé et soumis à un couvre-feu sur un peu plus de deux ans, faisant vaciller notre santé mentale, nous mettant à fleur de peau.
Jumelé à des attentes de plus en plus longues au bout du fil, il n’en faut pas beaucoup pour faire exploser l’exaspération des gens qui attendent des heures au bout du fil, écoutant messages et musique débile en boucle, avant qu’un humain n’ose répondre.
On craque !
La technologie a changé le monde pour le mieux en général mais, les boîtes vocales et les messages pré-enregistrés pour obtenir des informations et services ne sont pas des modèles d’efficacité et ne remplaceront jamais une voix humaine qui nous guidait jadis et rapidement, vers la bonne ressource, sans nous faire perdre votre temps. On aura beau inventer la machine la plus sophistiquée, elle ne remplacera jamais l’humain… celui qui l’a conçu.
Et je ne suis pas un anti-technologies, au contraire, mais l’ère des robots téléphonique… ce n’est pas pour moi ! Je déteste !
75e jour de l’année
Jeudi, 16 mars 2023
À la douce mémoire de…
JULIETTE HUOT 1912-2001, comédienne québécoise.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Carmelle Jutras – Roseline Poirier – Kassie Trépanier
Bon anniversaire !
On jase là…
Incompréhensible, le forcené d’Amqui qui, mardi dernier, décidait cruellement et délibérément de frapper sur le trottoir tout ce qui bougeait avec sa camionnette, causant la mort de deux personnes et en blessant 10 autres. Un grave problème de santé mentale semble avoir poussé Steeve Gagnon à commettre l’irréparable. Ce mal du siècle mêlé à l’absorption de substances devrait imposer un contrôle plus serré des malades par les autorités médicales.
Pensée et citation du jour
Pour la plupart des hommes, se corriger consiste à changer de défauts.
Voltaire
Ça s’est passé un 16 mars…
(1955) Maurice Richard est suspendu pour le reste de la saison de hockey par Clarence Campbell, occasionnant de violentes émeutes à Montréal.
(1988) L’Irak s’empare de la ville irakienne Kurde de Halabja au prix de près de 10 000 civils gazés. C’est le sinistre « Ypérite » et le « Tabun » qui ont été utilisés. Plusieurs dizaines de milliers de morts (militaires) sont à mettre à l’actif de cette hécatombe. L’Ypérite est un gaz expérimenté sur le front de l’Yser en 1917 par les Allemands. Il avait été abandonné par leurs auteurs (les Allemands) par ce que les caprices de la météo faisaient se retourner contre eux les gaz mortels.
(2003) En raison des menaces de plus en plus imminentes d’une guerre entre les États-Unis et l’Irak, près de 200 000 personnes se rassemblent à Montréal afin de faire une marche pour la paix. Cette ferveur dans toutes les régions du Québec est moins perceptible dans le reste du Canada, alors que seulement 6 000 personnes manifestent dans les rues de Toronto.
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La Une
VISIONNAIRE ET INSTIGATRICE DE LA NOUVELLE VOCATION DU MONASTÈRE DES AUGUSTINES

Sœur Claire Gagnon vient de décéder à l’âge de 96 ans. On me dira que c’est normal, je sais. Née à St-Urbain en 1927, elle a été la secrétaire de la Caisse populaire locale de son village avant d’entreprendre sa vie religieuse, qui a duré plus de 68 ans.
Quand les deux tiers du village brûlent en 1952, c’est sur ses épaules que reposent la sécurité des comptes, les paiements à effectuer et les diverses allocations. Elle a 26 ans et le village, du moins ce qui en reste, compte sur elle.
Par la suite, elle entre au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu et elle y reste jusqu’à son décès.
REDONNER VIE AU MONASTÈRE
C’est sous son impulsion que le chapitre des Augustines commence à documenter son patrimoine pour savoir ce qu’il en adviendra. Elle est alors la supérieure générale et possède une vision quant au devenir de l’ordre. C’était en 1995; elle était bien avant son temps.
En 2000, mon collègue, Robert Caron, et moi avons accompagné sœur Claire Gagnon à une rencontre avec des actuaires, rencontre qui m’a fortement impressionné. Ceux-ci, sans aucun état d’âme, ont dit aux Augustines : « Mes sœurs, dans 25 ans, vous n’existerez plus. » Sœur Claire Gagnon s’est alors tournée vers mon collègue et moi et a dit : « Maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? »
C’est ainsi que commencèrent les inventaires patrimoniaux, les études de faisabilité et les relevés de bâtiments. Ces travaux aboutirent au plus grand classement d’objets que le ministère de la Culture et des Communications n’ait jamais produit. C’est aussi le début du projet du monastère des Augustines tel qu’on le retrouve aujourd’hui.
Il a été décidé de trouver une fonction au monastère qui soit en lien avec la mission des Augustines. Elles avaient toujours soigné le Québec – depuis la Nouvelle-France ! – et elles décidèrent de continuer en en soignant l’âme et le corps.
PRÉSERVER LES GÉNÉRATIONS FUTURES
Sœur Claire Gagnon avait une vision et elle nous a aidés à la porter et à la développer, C’était une femme d’une grande sagesse.
Au monastère, on disait d’elle qu’elle faisait tout sans bruit, mais efficacement.
Quand je pense à elle, je pense aussi à toutes ces personnes qui ont fait le Québec, qui l’ont construit, bâti, elles aussi sans bruit, mais efficacement.
C’est à eux et à elles que nous devons ce que nous sommes.
Depuis plus de 375 ans, les Augustines sont les gardiennes d’un patrimoine insoupçonné, conservé au centre d’archives et à la réserve muséale. Le monastère est aujourd’hui un lieu de mémoire unique ainsi qu’un pôle de recherche exceptionnel pour découvrir l’histoire des Augustines et celle de la société québécoise : archives.monastère.ca/
Source : Évelyne Ferron, Historienne, le Journal de Montréal, cahier Weekend, 11 mars 2023, p82
74e jour de l’année
Mercredi, 15 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DE LA HONGRIE
Une année de plus sur le chemin de la vie de…
Suzanne Larochelle
Bon anniversaire !
On jase là…
La Société des alcools du Québec (SAQ) va se départir de milliers de ses frigos installés ses succursales, d’ici une quinzaine d’années. Pourquoi ? Pour réduire les émissions de dioxyde de carbone qu’ils produisent. En résumé, elle déshabillera Paul pour habiller Jean, puisqu’elle les offrira au réseau des Banques alimentaires. Les GES seront simplement déplacés ailleurs. L’idée du siècle. Pas mal écologique !
Pensée et citation du jour
Le malentendu est la forme la plus fréquente de communication entre les hommes.
Peter Benary
Ça s’est passé un 15 mars…
(1919) Fondation de l’Union des Municipalités du Québec. À l’initiative de Télesphore-Damien Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe, plusieurs maires de la région de Montréal se regroupent pour former l’Union des municipalités de la province de Québec. Ce regroupement tient son congrès inaugural les 15 et 16 mars 1919, à Montréal.
(1933) Proclamation du Troisième Reich. On appelle IIIe Reich l’État allemand dirigé selon les principes du nazisme par le chef du parti national-socialiste Adolf Hitler lorsqu’il fut parvenu au pouvoir et l’eut confisqué. Ce régime dura 12 ans (élections de 1933 – 8 mai 1945) alors que la propagande le destinait à durer 1000 ans.
(2001) La plus grosse plate-forme pétrolière du monde subit une série d’explosions. Dix personnes sont mortes tandis que la plate-forme menace de sombrer et de provoquer une catastrophe écologique sans précédent sur les côtes brésiliennes à 125 kilomètres des côtes de l’État de Rio de Janeiro. Mise en service en 2000, la plate-forme P-36 avait une hauteur 120 mètres (soit l’équivalent de 40 étages) et 175 ouvriers y travaillaient. Elle coulera le 20 mars.
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La Une
Le nettoyage du réfrigérateur. Une corvée qu’on déplace le plus loin possible parce que ça ne nous tente absolument pas. Mais bon, ça reste un mal nécessaire et on peut profiter des trucs et astuces qui suivent, de la part de madame Chasse-Taches.
***
Dès 1856, Charles Tellier, que l’on nomme le Père du froid, invente différentes armoires pour conserver à froid les aliments. Mais c’est en 1919 qu’on verra apparaître la marque Frigidaire et c’est à l’usine de Dayton, aux États-Unis, qu’apparaît le premier frigidaire. La marque populaire est devenue ensuite un nom commun, dans le langage populaire, pour désigner cet appareil ménager.

UN ENTRETIEN SIMPLIFIÉ
Préservez la propreté des bacs à légumes tout en éliminant le taux d’humidité en recouvrant le fond avec quelques feuilles de papiers essuie-tout que vous devrez changer régulièrement.
Pour nettoyer l’intérieur du frigo, utilisez une eau tiède, car l’eau chaude peut endommager les composantes en plastique ou en verre. Ajoutez à l’eau du lavage une poignée de bicarbonate de soude (3 c. à soupe par litre d’eau) ou utilisez une eau savonneuse (savon à vaisselle doux).
Évitez toutes les poudres abrasives et les nettoyants tout usage contenant de l’alcool et de l’ammoniaque. Ils pourraient assécher et endommager le revêtement intérieur. Après le nettoyage, essuyez les tablettes avec un linge bien sec avant d’y ranger à nouveau les pots et aliments.
Une éponge et une eau savonneuse nettoient bien les surfaces extérieures du réfrigérateur. Par contre, quelques appareils en inox peuvent demander plus de soins. Nombreux sont les restaurateurs qui donnent un coup de chiffon imbibé d’eau Perrier citronnée pour enlever les traces de doigts et pour nettoyer leurs appareils à la fin de la journée. Donc, une eau pétillante additionnée de quelques gouttes de jus de citron ou de lime devient un excellent nettoyant.
Utilisez une brosse à dents pour nettoyer minutieusement les joints et les bourrelets en caoutchouc qui assurent l’étanchéité du réfrigérateur.
ÉLIMINEZ LES ODEURS TENACES
Du bicarbonate de soude ou quelques briquettes de charbon de bois placés dans le bas du réfrigérateur pourront chasser une odeur persistante. Des tranches de citron déposées dans un petit bol de vinaigre blanc rangé au fond du frigo désodoriseront l’appareil. Un verre de lait, un verre de vinaigre blanc ou quelques grains à café absorbent aussi les odeurs des aliments trop odorants.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 11 mars 2023, p19
73e jour de l’année
Mardi, 14 mars 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Richard Messina
Bon anniversaire !
On jase là…
Quelle nouvelle rafraîchissante, ce vote de confiance à 98,51 %, envers Paul St-Pierre Plamondon au dernier congrès du Parti québécois. Enfin, un chef indépendantiste, un vrai, qui va promouvoir avec toute son énergie, la viabilité que le Québec gagnerait à accéder à sa souveraineté. Mis à part le court règne de Pauline Marois et depuis le dernier référendum de 1995, les autres chefs successifs, avaient mis ce désir d’une pleine autonomie au placard, en veilleuse. Enfin, l’espoir renaît et d’ici 2026, on devrait en entendre parler abondamment. J’ai confiance en PSPP.
Pensée et citation du jour
Être tolérant ne signifie pas qu’on doive tolérer l’intolérance des autres.
Jules Romains
Ça s’est passé un 14 mars…
(1950) À Québec, Albert Guay est condamné à mort pour l’attentat à la bombe qui avait tué les 23 personnes à bord d’un avion de CP Air. Avec ses complices Généreux Ruest et Marguerite Ruest-Pitre, il fut l’un des auteurs d’un des premiers attentats à la bombe de l’histoire de l’aviation, qui causa la tragédie aérienne de Sault-au-Cochon de 1949.
Le crime eut lieu le vendredi 9 septembre 1949, à 10h45, au-dessus de Sault-au-Cochon, à 65 kilomètres au nord de Québec. Le vol 108 de la Canadian Pacific Airlines, un DC-3 immatriculé CF-CUA et effectuant le trajet Montréal-Baie-Comeau, s’écrasa en flammes près de cette localité à la suite d’une explosion entendue par plusieurs témoins. L’avion venait de faire une escale à Québec.
(1970) Présentation du premier tirage de Loto-Québec. Ce premier tirage de Loto-Québec permet à 160 personnes de se partager des montants allant de 100 $ à 125 000 $ (250 000 $ en tout). Un spectacle de variété, télédiffusé en direct du théâtre Saint-Denis, accompagne le dévoilement des numéros gagnants.
(2004) Le Théâtre La Marjolaine, situé à Eastman, dans les Cantons de l’Est, revivra et prendra même de l’expansion. Quelques mois après avoir acheté le célèbre théâtre d’été, le comédien et animateur Marc-André Coallier s’est donné comme défi de relancer les activités de l’établissement.
Le théâtre qui aura 50 ans dans cinq ans compte 320 sièges, mais n’était pas rentable. Marc-André Coallier compte le rénover dans le respect de son vieux cachet. Il en fera aussi une boîte à chansons et présentera divers spectacles à longueur d’année dès 2006.
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La Une
Voilà la maladie incurable dont souffrent nos routes, enfin tout ce qui est carrossable.

Par le passé, on voyait apparaître des nids de poule en mars, au dégel. On nous disait que c’était normal à cause de cette période. Mais de nos jours, le phénomène est permanent, peu importe la saison, et on ne parle pas de petits trous… Des cratères !
On doit faire du slalom, avec les risques d’accidents que cette manœuvre comporte. Lorsque la nuit tombe, ça devient très hasardeux et dangereux pour le véhicule.
Certains secteurs dans mon patelin n’ont jamais été réparés. Principalement sur les voies de raccordement avec les artères principales, c’est comme si l’endroit avait été bombardé. Lorsqu’on quitte la route 112 à la hauteur du chemin de Chambly, je ne compte plus les trous sur un kilomètre. Il y en a autant que quatre terrains de golf. Et cette situation est présente toute l’année.

Durant la saison hivernale, les autorités remplissent les crevasses tant bien que mal et, c’est la nouvelle mode, c’est au bout d’un gros boyau sur le devant d’un camion surnommé Roadpatcher, qui déverse des agrégats mélangés à un produit liant, avec pression, dans le trou. Point net ! On passe à l’autre trou…
J’ai repassé sur le même boulevard le lendemain pour découvrir que les agrégats étaient répandus partout sur la chaussée. Toujours à recommencer ce gaspillage.
Dès le printemps, on répare les trous avec de l’asphalte et, curieusement, on n’est même pas capable de niveler le produit fini, ce qui a pour conséquence qu’on a remplacé les trous par des bosses. Impossible de s’endormir au volant. Quand un tronçon parsemé d’une trentaine de nids de poule est réparé de cette façon, on se fait brasser pas à peu près.
LE BÉTON
L’idée de refaire les rues sur un fond de béton exactement comme on fait depuis quelques années pourrait régler le problème. C’est trop cher ! Alors le fait de boucher les cratères année après année ne me semble pas plus économique.
Ces dernières années, la route 132 à Longueuil a été refaite sur quelques kilomètres sur un fond de béton et avec tout le flot de circulation lourde, les résultats sont éloquents.
Les seules personnes pour qui les nids de poules apportent du pognon à l’entreprise, sont les spécialistes des alignements et réparations de suspension et de pièces de direction. Ah ! J’oubliais… aussi les vendeurs de pneus.
Farce à part, c’est une situation intolérable et extrêmement dangereuse qui ne semble pas déranger les autorités. On met des milliards de dollars en réparations mal faites et expéditives sans s’attaquer aux sources du problème.
C’est comme la Santé et tout le reste… Ça craque de partout !
72e jour de l’année
Lundi, 13 mars 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Jean-Claude Pouliot
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Quand on a mille raisons de pleurer, il faut se trouver mille et une raisons de sourire.
Carly
Ça s’est passé un 13 mars…
(1927) La Loi des pensions de vieillesse est promulguée, ce qui permet au gouvernement fédéral d’aider les provinces qui fournissent une pension aux sujets britanniques âgés de 70 ans et plus.
(1943) Destruction du ghetto de Cracovie. Début mars 1941, les Allemands ordonnèrent la création d’un ghetto, et lui choisirent comme emplacement la quartier Podgorze, dans le sud de la ville, et non pas Kazimierz, quartier juif historique. Les Allemands y regroupèrent les Juifs de Cracovie encore présents et des milliers de Juifs provenant d’autres villes. Près de 20 000 Juifs furent ainsi confinés.
Le ghetto fut entouré de fil barbelé et, à certains endroits, d’un mur en pierre. Des tramways le traversaient mais aucun ne s’arrêtait dans son enceinte. Dans la seconde moitié de 1942, les Allemands déportèrent environ 13 000 personnes du ghetto. À la mi-mars 1943, les Allemands détruisirent le ghetto de Cracovie. Plus de 2 000 personnes furent déportées à Auschwitz-Birkenau, où elles furent exterminées. Le reste des Juifs fut déporté au camp de Plaszow.
(1955) À Boston, Maurice Richard en vint aux coups avec Hal Laycoe des Bruins de Boston. Un juge de ligne tenta à trois reprises de maîtriser Richard, tandis que son adversaire le frappait. À la troisième tentative, il se retourna et frappa le juge. Il reçut une punition de partie pour son geste, c’est-à-dire qu’il ne pouvait plus revenir au jeu.
Il s’ensuivit une enquête disciplinaire au terme de laquelle le président Clarence Campbell suspendit Maurice Richard pour le reste de la saison, soit trois parties, et pour toute la durée des séries éliminatoires. De nombreuses personnes croyaient que le rocket avait été ainsi puni parce qu’il était canadien-français. Plusieurs insinuèrent alors qu’il avait été jugé et condamné d’avance. Cette décision sera à l’origine de l’émeute qui ébranlera le Forum le 17 mars.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Ce n’est pas exagéré de dire que les banques profitent de la vulnérabilité des moins nantis pour les égorger avec des taux d’intérêt qualifiés d’usuraires à une époque pas si lointaine.
On n’a qu’a fouiller leur site web pour découvrir toute la diversité de leurs taux d’intérêt exagérés, et principalement en cette période d’inflation où les moins riches, ou plus pauvres, selon votre choix, en paient le prix.
Ceux qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts en sont rendus à se servir de leur carte de crédit pour manger, pendant que les puissants PDG des banques salivent à l’approche d’encaisser leurs bonis. Vous savez ce genre de caricature où le bonhomme a des signes de dollars à la place des yeux.
Si vous allez au guichet, rencontrer un caissier ou une caissière, évitez de lui jeter un regard trop intensif parce que vous pourriez soudainement voir des frais cachés apparaître sur vos relevés… Ils sont rendus là !
Voici la liste des taux d’intérêt sur les achats par carte de crédit au Québec, publiée cette fin de semaine dans le Journal de Montréal :
Capital One : 19,80 %
Desjardins : 19,90 %
Banque Nationale : 20,99 %
Banque Laurentienne : 20,99 %
Banque Royale : 20,99 % (dès avril)
MBNA : 20,99 %
Scotia : 20,99 %
TD : 20,99 %
CIBC : 20,99 %
C’est de l’égorgement collectif. Et leur publicité nous encourage à demander une carte de crédit à points bonis… mais qui nous coûte des frais annuels injustifiés. Encore une autre arnaque.
En bout de ligne, elles profitent de l’augmentation du taux directeur pour augmenter celui des cartes de crédit, mais ne font jamais l’inverse.
Qu’est-ce que le gouvernement attend pour plafonner raisonnablement le taux d’intérêt des cartes de crédit ?
Bien malin qui pourrait répondre à cette question !
71e jour de l’année
Dimanche, 12 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DE L’ÎLE MAURICE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Dorothée Bellemare – Chantal Therrien
Bon anniversaire !
On jase là…
Je dois vous avouer honnêtement que je suis bouleversé. Cette nuit, nous passons à l’heure d’été. Donc, on avance nos horloges D’UNE GROSSE HEURE. Et voilà que j’apprends que des personnes mettent des mois à s’en remettre. C’est incroyable et imaginez s’ils ont à voyager d’un bout à l’autre du Canada, ils ne s’en remettront jamais. Ça me semble exagéré, loufoque. Il y en a qui ne sont pas faits fort !
Pensée et citation du jour
Ô, Grand Esprit, aide-moi à ne jamais juger un autre avant d’avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois lunes.
Sagesse amérindienne
Ça s’est passé un 12 mars…
(1894) Commercialisation du Coca Cola. La firme Coca-Cola met en vente ses premières bouteilles de boisson gazeuse sur le marché américain. Le Coca-Cola existait depuis déjà un certain temps mais n’était disponible qu’à la fontaine.
(1945) Un ballon incendiaire japonais est abattu près de Coal Harbour dans l’île de Vancouver. L’ennemi espérait que ces ballons lancés au Japon et transportés par les vents hivernaux à travers le Pacifique atterriraient dans les forêts canadiennes et y allumeraient de gigantesques incendies.
Malheureusement pour les Japonais, la plupart des cibles visées sont couvertes de neige et de brouillard, ce qui réduit considérablement l’ampleur des conflagrations.
(1969) Mariage de Paul McCartney et Linda Eastman. Linda devient photographe professionnelle, spécialisée dans le rock. C’est ainsi qu’elle rencontre Paul McCartney, en photographiant les Beatles en 1967. Ils se marient en 1969 et ont trois enfants : Stella, Mary et James.
Après la séparation des Beatles en 1970, Paul apprend à Linda à jouer du clavier et l’intègre dans son nouveau groupe : les Wings. Même si Linda est considérée comme une « amatrice » par les critiques, les Wings remportent de nombreux Grammy Awards pour leur musique.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une

Un gars amène sa nouvelle conquête dans son appartement et lui fait visiter. Ils entrent dans la chambre et elle dit :
– Il est beau ton set de chambre.
– Ah ! C’est une de mes ex, Carole qui me l’a donné.
Ils entrent dans la salle à manger et elle lui dit :
– Elle est superbe ta table de cuisine.
– Çà, c’est une de mes ex, Annie, qui me l’a donnée.
Plus tard, ils vont dans la cuisine et sa blonde lui dit :
– Je te gage que c’est encore une de tes ex qui t’a donné ton réfrigérateur ?
– Ouais et le poêle aussi.
La fille est choquée. Elle lui donne une claque en plein visage et le traite de « castor ». Le gars, surpris et confus, lui demande pourquoi elle le traite de « castor ».
– Cherche dans le dictionnaire, lui répond la fille, en quittant l’appartement.
Le gars a la joue rouge cherche « castor » dans le dictionnaire et il y lit :
castor n.m (gr. castor) mammifère de l’Amérique du Nord et d’Europe qui construit son habitat avec sa queue.
Il y a quelques jours alors que je quittais une réunion, j’ai réalisé que je n’avais pas mes clés d’auto. Je me suis mise à les chercher. Elles n’étaient ni dans mes poches ni dans mon sac à main. Une recherche rapide dans le local de réunion n’a rien révélé.
Soudain, j’ai réalisé que je devais les avoir laissées dans la voiture. Frénétiquement, je me dirigeais vers le stationnement. Mon mari m’a grondée plusieurs fois par le passé, d’avoir laissé mes clés sur le contact. Ma théorie est que le contact est le meilleur endroit pour ne pas les perdre. Sa théorie est que la voiture est plus facile à voler.
Comme je me dirigeais vers le stationnement, j’en suis venue à une conclusion terrifiante. Sa théorie était juste, le stationnement était vide. J’ai immédiatement appelé la police. Je leur ai donné ma position, ai avoué que j’avais laissé mes clés dans la voiture et qu’elle avait été volée.
Puis j’ai fait l’appel le plus difficile de tous :
– Chéri, ai-je balbutié, je l’appelle toujours « chéri » dans ces moments-là. J’ai laissé mes clés dans la voiture et elle a été volée.
Il y eu une période de silence. Je pensais que l’appel avait été coupé, mais ensuite j’ai entendu sa voix. Il aboya :
– C’est moi qui t’ai conduite ce matin à ta réunion !
Maintenant, c’était à mon tour de me taire. Embarrassée, j’ai dit :
– Eh bien, viens me chercher.
Il rétorqua :
– J’étais en route pour le faire, mais je vais être retardé.
– Pourquoi ? demandais-je.
– Parce que je viens d’être arrêté par la police et tu dois maintenant les convaincre que je n’ai pas volé notre voiture ! Parce que j’ai oublié les papiers !
Trois personnes définissent quelle est la chose la plus vite au monde ?
L’Anglais dit :
Moi, je dirais que c’est la PENSÉE, puisque la pensée est immédiate.
Le Français dit :
Moi, je dirais que c’est la LUMIÈRE car il est prouvé que rien ne bat la vitesse de la lumière.
Le Québécois dit :
Moi, je dis que c’est le FLU, parce que quand tu as le flu, t’as même pas le temps de PENSER, d’ouvrir la LUMIÈRE que t’as chié dans tes culottes.
Un fermier commande une trayeuse automatique très technologique. Comme sa femme est partie faire des courses, il décide, après un mélange de fantasme et d’hésitation, de l’essayer sur lui-même.
Il insère donc son pénis dans la trayeuse et la met en marche et il ne met pas longtemps à réaliser que cet équipement lui procure un plaisir intense !
Une fois soulagé, il essaye d’enlever le boyau de succion, sans résultat !
Il lit donc hâtivement le manuel d’instruction, mais n’y trouve rien d’utile. Il tripote tous les boutons de la machine, sans plus de succès. Finalement, il se précipite sur son portable et appelle le service après-vente.
– Allo ! Je viens de me procurer votre nouvelle trayeuse. Elle fonctionne très bien, mais comment je fais pour l’enlever de la vache ?
– Ne vous tracassez pas, la machine se déconnecte automatiquement lorsqu’elle a collecté 10 litres !
Lorsque notre tondeuse à gazon ne voulait plus fonctionner, ma femme n’arrêtait pas de me rappeler que je devrais la faire réparer. Mais, d’une façon, j’ai toujours eu d’autres priorités à considérer en premier lieu : ma camionnette, la voiture, le golf… Il y a toujours quelque chose qui me semble plus important. Finalement, elle a imaginé une meilleure façon de m’imposer son idée.
Un jour, à mon retour à la maison, je l’ai trouvée assise sur la longue pelouse, occupée à la couper avec des petits ciseaux de couture. Je l’ai observée silencieusement pendant un moment, puis je suis entré dans la maison. Je suis resté là pendant une minute, puis je suis sorti de nouveau avec une brosse à dents. Je lui ai dit :
– Quand tu auras fini de couper la pelouse, tu pourrais balayer l’entrée.
Les médecins disent que je remarcherai un jour mais que je vais toujours boîter.
70e jour de l’année
Samedi, 11 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE COMMÉMORATIVE NATIONALE DES VICTIMES DE LA COVID-19 (2020-2021)
À la douce mémoire de…
CAMILLE LAURIN 1922-1999, ministre péquiste de 1976 à 1984. Il fut le père de la loi 101 sur la langue française au Québec.
FRANCINE TREMBLAY 1947-2021, résidente québécoise saisonnière à Pioneer Village.
YVES TRUDEL 1950-2022, acteur québécois personnifiant Méo, dans tous les films d’Elvis Gratton.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Gilles Geoffrion
Bon anniversaire !
On jase là…
À la mi-décembre 2022, le conseil municipal de la Ville de La Prairie adoptait certains règlements de zonage, modifiant par le fait même d’anciens règlements désuets, touchant l’abattage des arbres sur son territoire. Bizarrement, l’été dernier, un promoteur ayant acheté l’ancien terrain de golf de la municipalité pour en faire un projet domiciliaire, a déboisé une grande partie du terrain, après quoi, le règlement a été renforci. Ce déboisement avait suscité beaucoup de critiques.
Pensée et citation du jour
Il faut faire vite ce qui ne presse pas pour pouvoir faire lentement ce qui presse.
Proverbe chinois
Ça s’est passé un 11 mars…
(1847) Un médecin eut recours à l’anesthésie générale pour la première fois au Canada. Cela se passa à Sherbrooke (Québec) et le médecin en question était Edward Dagge Worthington, né en Irlande le 1er décembre 1820. Il n’était donc âgé que de 26 ans. Le Dr Worthington avait devant lui un patient atteint d’une infection à la partie inférieure de la jambe, qui lui causait une douleur insupportable dont il voulait être libéré par tous les moyens possibles.
Le jeune médecin savait qu’il devrait anesthésier son patient, mais il demeurait méfiant à l’égard des inhalateurs dont il disposait. Il entreprit donc de fabriquer son propre appareil. La « machine » peut étonner par sa simplicité. Un ballon, fait d’une vessie de bœuf munie d’un robinet d’arrêt, relié à un embout de cuir épais recouvert de soie noire et bien rembourré aux extrémités, prolongé par un long tuyau de cuivre qui avait servi de poignée de parapluie, formait un appareil qui, tout rudimentaire qu’il fut et rafistolé à la hâte, était néanmoins très au point et pour le pays, avait une apparence passablement professionnelle.
L’opération pouvait commencer. Le Dr Worthington mit deux onces d’éther dans la vessie, qu’il gonfla d’air. Après inspiration avec rejet par la bouche, les narines bien bouchées, le malade ne ressentait plus de douleur.
(1935) La Banque du Canada a obtenu le droit exclusif d’émettre des billets de banque au Canada. Elle lançait sa première série de billets unilingues. Toutes les coupures étaient libellées soit en français, soit en anglais. Les concepts étaient identiques, seule la langue changeait. Un membre de la famille royale ou un ancien premier ministre canadien était représenté sur le recto des billets, tandis que des figures allégoriques illustrant l’essor de l’agriculture, de l’industrie et du commerce au Canada ornaient le verso des billets.
(1987) « Le Déclin de l’Empire américain » atteint le cap des trois millions de dollars en revenus au guichet, en français au Québec. Le film de Denys Arcand bat ainsi le record d’exploitation en français dans la province, soit les presque trois millions de dollars de la production américaine « E.T. ».
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La Une
Simplement avec un entretien léger par-ci, une couche de peinture par-là, peut redonner de la fraicheur à son environnement. Mais dans le cas contraire, c’est triste, sans éclat vieillot, désolant et démoralisant.

C’est un peu dans cet esprit que j’étais et me sentais alors que j’attendais pour un examen de routine dans un corridor de l’hôpital Charles-LeMoyne, sur la Rive-Sud de Montréal, mardi dernier.
Dans cet article, je ne veux pas parler des soins qui sont à la hauteur et de qualité, c’est plutôt sur l’environnement intérieur que je veux élaborer.
En service depuis 1966, ce centre hospitalier de plus de 500 lits a subi plusieurs transformations et agrandissements au fil des années.
Ayant visité récemment le CUSM et le CHUM, ces deux immenses centres hospitaliers universitaires sont au goût du jour, tant par leurs décorations et espaces, bien pensées et fonctionnelles.
À Charles-LeMoyne, j’ai remarqué que les corridors font leur âge. Ils sont encombrés de chaises, et de toutes sortes d’objets qui démontrent le manque flagrant d’espace. Je comprends très bien qu’on ne peut pas agrandir de l’intérieur, mais une couche de peinture pourrait déjà être un plus.
C’est ça que je qualifie du manque d’amour. Où il y a un important nombre de patients et accompagnateurs mais, des salles d’attentes s’imposent.
Où j’étais, au sixième étage, les murs défraîchis et écorchés par le temps, étaient tapissés de nombreux messages d’instructions diverses, placés à la sauvette, avec des écritures à mains levées.
Des chaises certaines occupées par des patients, alors que d’autres attendent debout, avant de passer leur examen, le corridor est tellement achalandé qu’il faut se tasser pour laisser passer civières et fauteuils roulants. L’environnement pue !
En tenant pour acquis qu’un centre de cette envergure est composé d’équipes de travail à tous les niveaux; chirurgie, radiologie, nettoyage, cantine, clinique externe et j’en passe, il doit bien avoir des équipes pour entretenir les murs et faire les réparations mineures avant que tout devienne délabré et désolant.
Ça me fait penser aux milliers de trous sur nos rues, routes et boulevards, qui mettront des mois, voire des années à être réparés.
Il ne faut pas s’étonner qu’on soit impatient de trouver la sortie. Le décor est désolant et loin d’être invitant.
Aujourd’hui, les peintures industrielles sèchent en quelques minutes. Il me semble qu’un petit coup de pinceau sans attendre, ferait du bien pour le moral.
Si on est capable de rénover, décorer et rafraîchir une habitation, on devrait faire de même pour un hôpital, non ? On donne des soins aux patients, alors pourquoi ne pas en faire autant pour les mûrs.
Un centre hospitalier se doit de fonctionner dans un environnement aseptisé. Quand un médecin m’a déjà demandé de quitter l’hôpital pour éviter de tomber malade, et de revenir le lendemain…
Alors que je regardais les murs du corridor, mardi dernier, c’est à ça que j’ai pensé. Nous sommes en 2023 et loin d’être en guerre. Alors pourquoi cette désolation ?
Je ne veux pas fabuler, mais quand j’écoute la série Le Bon Docteur, je me mets à rêver !
69e jour de l’année
Vendredi, 10 mars 2023
À la douce mémoire de…
KARINE PELLETIER 1979-2002, connaissance.
On jase là…
Bon, si je comprends bien, je vais à l’épicerie, j’achète une livre de jambon tranché enveloppé dans du plastique, un pain dans un sac de plastique, un 2 litres de lait dans un contenant en plastique, un sac de serviettes de table enveloppé dans du plastique, une salade grecque dans un contenant en plastique, une bouteillede moutarde en plastique, tout comme le ketchup, et ils ne veulent pas me donner un sac de plastique pour transporter cette commande chez nous parce que le sac en plastique est néfaste pour l’environnement…? Est-ce qu’il y a quelque chose qu’on n’a pas compris ?
Pensée et citation du jour
Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit.
Khalil Gibran
Ça s’est passé un 10 mars…
(1959) Des Tibétains se rassemblent durant un soulèvement armé contre la Chine devant le palais Potala (ancienne maison du Dalaï Lama). Ce sont des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang.
Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l’Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.
(1986) Félix Leclerc est nommé Chevalier de la Légion d’honneur, lors d’une cérémonie chez le consul général de France à Québec. Félix Leclerc né le 2 août 1914 à La Tuque, Québec, est un auteur-compositeur-interprète, un chansonnier, un poète, un écrivain et un acteur québécois.
(1992) Plus de 100 ans après sa pendaison, les Communes réhabilitent la mémoire de Louis Riel, qui a mené à l’insurrection un groupe d’autochtones opposés à ce que leurs terres soient cédées aux Blancs. La résolution adoptée à l’unanimité par les trois principaux partis fédéraux reconnaît le rôle unique et historique du leader métis comme fondateur de la province du Manitoba et son entrée subséquente dans la fédération canadienne.
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La Une
La vieillesse, c’est l’hiver, hélas, pour beaucoup de personnes, mais pour les sages et les optimistes c’est le temps heureux et fécond de la moisson.

Aussi longtemps que l’on conserve ses facultés d’émerveillement, on retarde d’autant le vieillissement.
La vie tout entière d’un être humain dépend de deux ou trois « oui » et de deux ou trois « non » prononcés entre seize et vingt-cinq ans.
La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin, au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.
C’est en vieillissant qu’on apprend à rester jeune.
Si quelqu’un affirme qu’il est capable de faire à soixante ans tout ce qu’il faisait à vingt ans, c’est qu’il ne faisait pas grand-chose à cet âge-là.
La vieillesse embellit tout. Elle a l’effet du soleil couchant sur les beaux crépuscules de l’automne.
On se débarrasse généralement de ses défauts en vieillissant parce qu’ils ne servent plus à rien.
Il y a quatre grandes époques dans la vie d’un homme; celle où l’on croit au père Noël; celle où on ne croit plus au père Noël; celle où on est le père Noël et enfin celle où l’on ressemble au père Noël.
Le bon côté des choses, aussi vieux que l’on puisse être, c’est qu’on est toujours plus jeune qu’on ne le sera jamais.
Celui qui déclare être trop vieux pour apprendre quelque chose l’a probablement toujours été.
68e jour de l’année
Jeudi, 9 mars 2023
Prompt rétablissement
Louise se joint à moi pour souhaiter un prompt rétablissement à un ami musicien, Robert Farrese, avec qui j’ai eu le plaisir de jouer durant quelques années en Floride, et présentement hospitalisé là-bas. Je leur envoie des ondes positives à lui et son épouse Pierrette. Bon courage, ça va bien aller !
Pensée et citation du jour
Pour faire de grandes choses il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux.
Montesquieu
Ça s’est passé un 9 mars…
(1959) Lancement de la poupée Barbie, encore aussi populaire après plus de 60 ans. On en a vendu plus de 800 millions depuis son arrivée. Barbie, la plus célèbre poupée de l’histoire, voit le jour. Elle a été créée par Ruth Handler, fondatrice en 1945 de Mattel Creations avec son mari Elliot Handler.
La poupée est tout d’abord présentée comme un mannequin adolescent. En 1961 apparaît Barbie au travail; elle deviendra tour à tour ballerine, infirmière, hôtesse de l’air, puis astronaute, athlète olympique, diplomate, ambassadrice de l’UNICEF, étoile du rock, vétérinaire et médecin.
La poupée Barbie s’est vendue, avec les membres de sa famille et ses copains, à plus de 800 millions d’exemplaires dans quelque 140 pays. Si Barbie était une femme en chair et en os, ses mensurations, à l’échelle, en pouces, seraient 36-18-38 (92-46-97 en centimètres).
(1964) La première Ford Mustang sort des usines d’assemblage.
(1980) Création du 1er Festival International de Jazz de Montréal qui aura lieu à Terre des Hommes du 2 au 10 juillet. Le succès est étonnant auprès des médias et du milieu. En plus d’offrir une scène aux musiciens québécois, le Festival de jazz prendra de l’ampleur et accueillera les plus grands noms du jazz international. Grâce à cet événement, Montréal deviendra pendant une dizaine de jours, à chaque mois de juillet, une plaque tournante du jazz de toutes les tendances et de toutes les époques.
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La Une
Un immigrant mexicain bien établi dans le quartier Limoilou, à Québec depuis plusieurs années devra retourner au Mexique, son pays d’origine, car il n’a pu renouveler son permis de travail à cause d’un imbroglio… je dirais plutôt à cause d’une T-E-C-H-N-I-C-A-L-I-T-É.

Juan Manuel Velazquez Lopez est un immigrant francisé qui travaillait jusqu’à tout récemment, dans une entreprise du Port de Québec.
Il est également très connu dans le Vieux-Limoilou, pour ses talents d’artiste de rue et les nombreuses murales qu’il a peintes sur plusieurs murs de son quartier, auquel il est très attaché.
Malheureusement, sa demande de renouvellement de permis est tombée entre deux chaises et voilà qu’il devra retourner au Mexique pour au moins une année avant de refaire sa demande. Il a dû renoncer à son emploi et son attachement à sa région d’adoption.
Selon son entourage, c’est une perte pour le Québec et son employeur l’estimait beaucoup.
C’est tout de même bizarre, qu’un immigrant francophone établi ici, soit obligé de retourner temporairement dans son pays d’origine et tout recommencer le processus pour immigrer de nouveau au Canada et selon son choix, ici, à Québec.
Pendant ce temps, des cohortes de réfugiés continuent d’entrer ILLÉGALEMENT par le chemin Roxham, avec l’approbation de Justin Trudeau, tout en étant accueillis très humainement et je dirais même avec politesse.
Allez y comprendre quelque chose !
Source : Catherine Bouchard, le Journal de Québec
67e jour de l’année
Mercredi, 8 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE SUR LES DROITS DES FEMMES
La Journée internationale pour les droits des femmes fait partie des 87 journées internationales reconnues ou initiées par l’ONU. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de revendiquer l’égalité et de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Nicole Lebrun
Bon anniversaire !
On jase là…
Petite jouissance hier après-midi, alors que j’attendais au feu rouge sur le boulevard Taschereau vers Longueuil, à l’intersection Panama-Auteuil à Brossard. À cet endroit, il y a deux voies à gauche pour obligatoirement tourner à gauche sur Panama. Mais il y a toujours des malins qui décident de passer outre à l’obligation et passer tout droit. Alors, arrive un gros VUS BMW avec une immatriculation commerciale qui attend, lui aussi dans cette voie réservée. Je l’observe car j’anticipe son action.
Le feu passe au vert et le conducteur décide d’aller tout droit. Malheur ! Un véhicule de police banalisé était en surveillance de l’autre côté de l’intersection. Lorsqu’il a aperçu le contrevenant, il a activé ses gyrophares, et fait signe au conducteur de se ranger en avant de l’auto-patrouille. Et Vlan ! Pris en flagrant délit… et pas de tendresse, comme la chanson ! Oh, que non ! Vous auriez dû voir mon sourire « Colgate »…. Presque orgasmique.
Pensée et citation du jour
À force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse.
Sénèque
Ça s’est passé un 8 mars
(1967) Attirant une clientèle majoritairement jeune, la Pontiac Firebird deviendra un symbole de puissance et de performance. GM en cessera la production en 2001.
(1977) Première Journée nationale officielle de la femme. Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. En 1977, le 8 mars, la journée est officialisée par les Nations unies, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.
(2006) Dans le cadre de la Journée de la femme, la revue Châtelaine a demandé à ses lectrices qui était, selon elles, la femme de l’année et leur choix s’est arrêté sur Nathalie Simard. Pour son courage, sa détermination et sa persévérance, les lectrices ont voté massivement pour la chanteuse qui est devenue un symbole pour toutes celles qui refusent de rester des victimes de leur malheur.
La députée provinciale Fatima Houda-Pepin, qui a convaincu l’Assemblée nationale de rejeter l’idée de tribunaux islamiques au Québec, ainsi que la comédienne Hélène Bourgeois Leclerc ont aussi été choisies parmi les femmes de l’année du magazine Châtelaine.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
La Société de l’assurance auto du Québec (SAAQ) en prend pour son rhume par les temps qui courent.

On dit que quand un gouvernement veut implanter un nouveau système ou une nouvelle façon de faire c’est toujours laborieux, et principalement en informatique. On vit présentement l’exemple immensément compliqué de la nouvelle plateforme « SAAQclic ».
C’est comme déplacer une montagne avec une pelle. Ça fait broche à foin !
C’est aussi sans compter les coûts de cette implantation.
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi n’ont-ils pas mis en place la nouvelle plateforme, tout en conservant en parallèle, l’ancienne ? C’est simple !
Non ! Trop simple ! Ils ont implanté la nouvelle plateforme durant trois semaines, puis, au moment de sa mise en marche, tout a « fouèré ». Comme des amateurs payés des millions $.
La conséquence qui, à première vue n’avait sûrement pas été prévue, est que toute la population qui paie des taxes à profusion, fait le pied de grue durant des heures et des heures devant les succursales, et en plein hiver. Bravo la planification !
Bien chanceux ceux qui fréquentent des succursales situées dans des centres commerciaux. Ils sont à l’abri.
C’est tout simplement inconcevable !
Et la grosse machine gouvernementale se choque noir et tente de faire bouger quelque peu le « mammouth », sans trop de conviction et d’efficacité.
Par exemple, la semaine dernière je me suis inscrit avec succès en répondant aux nombreuses données personnelles. C’est tout juste s’ils ne m’obligent pas à leur donner la taille de mes bobettes. Et hier, j’ai essayé d’inscrire mon épouse. Si l’exercice s’est bien déroulé au début, le système a bloqué au niveau de compléter l’identification personnelle.
À la question de fournir le numéro de l’avis de cotisation 2021, j’inscris le bon numéro, vérifié 17 fois, puis le numéro de référence de son permis de conduire, lui aussi exact et revérifié 17 autres fois. À trois reprises, ils m’ont informé qu’il y avait erreur sur ces données. C’est faux ! J’ai très bien entré les données exactes figurant sur les documents officiels.
Que pensez-vous qu’il s’est produit après la troisième tentative ? Le compte a été BLOQUÉ ! Je dois recommencer le même manège dans 48 heures. Encore de l’attente complètement inutile.
Et après tout ça, on nous dit que toutes ces données qu’on entre, sont pour des raisons de sécurité.
Foutaises !
On aura beau se connecter avec les systèmes à deux facteurs, inoffensifs, des « bollés-fraudeurs » s’amusent derrière leur clavier à foutre le bordel dans les sites transactionnels supposément invincibles. Une grosse farce internationale !
On perd déjà assez de temps, qu’on n’a pas le temps de payer pour des incompétents.
Monsieur Legault…
66e jour de l’année
Mardi, 7 mars 2023
À la douce mémoire de…
EDWARD RÉMY 1926-2021 – Journaliste et chroniqueur artistique québécois.
On jase là…
Quand on vous dit qu’il y a du monde croche dans notre société, voici un bel exemple de profiteurs de systèmes. Des employés de Revenu Canada ont touché des prestations de la PCU. Une mesure prévue pour ceux qui ont perdu leur emploi à cause de la pandémie. L’ARC a réglé les dossiers à l’interne, pour étouffer l’affaire. Aucune plainte à la police. Certains employés ont été renvoyés, et tous ont dû rembourser… Permettez-moi d’en douter. Quand tu procèdes en catimini, il y a anguille sous roche.
Pensée et citation du jour
Une personne qui n’a jamais commis d’erreur n’a jamais innové.
Albert Einstein
Ça s’est passé un 7 mars…
(1969) Pierre-Paul Geoffroy, membre du FLQ, plaide coupable à 129 chefs d’accusations de fabrication et de pose de bombes, de conspiration, de vol et de possession de dynamite reliés à 31 explosions de bombes dans la région de Montréal.
(1991) La barge pétrolière Vista Bella, immatriculée à Trinidad et Tobago, sans assurance en matière de pollution, coule par 600 m de fond à 15 milles au sud-est de l’île de Nevis, une des deux îles majeures du petit Etat Caraïbe de Saint-Kitts et Nevis. Elle est chargée de 2 000 tonnes de carburant lourd.
(2003) Une Canadienne de 78 ans, arrivant de Hong-Kong, a atterri à Toronto le 23 février. Sans le savoir, elle introduit le coronavirus au Canada. Le 5 mars, elle meurt chez elle. Le 7 mars, son fils se présente à l’urgence d’un hôpital avec les symptômes d’une pneumonie.
Pour Toronto, c’est le début du cauchemar. Allison Mc Geer, spécialiste des infections, s’en souvient bien. « On ignorait ce que c’était. On ne connaissait ni la cause, ni la période d’incubation, ni le mode d’infection, ni la façon de rendre malade. Au début, on n’arrivait même pas à distinguer qui avait le SRAS de qui ne l’avait pas. Je ne sais pas comment j’ai été infectée. J’ai dû être en contact avec une personne contagieuse qu’on n’avait pas encore identifiée.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
J’adore l’histoire, les récits du temps passé qui ont façonné la vie d’aujourd’hui. Nous-mêmes dans nos vie, notre évolution précédera celle de nos survivants. C’est comme une roue qui tourne et combien de fois on se remémore des moments de vie vécus alors qu’on était tout-petits.
Mais avant nous, c’était comment ? Quand on voit l’évolution des populations, je me plais à piquer ma curiosité et découvrir le passé lointain de nos défricheurs et de leurs batailles de leur époque.
Depuis le début de l’année, l’édition de fin de semaine du cahier Weekend du Journal de Montréal nous offre de découvrir à travers l’histoire, notre passé que je trouve fascinant. J’en choisi une que je partage avec vous sur ce blogue.
Depuis cinq ans, je suis un Laprairien et je viens d’apprendre qu’on a découvert des vestiges d’un fort, ici même, à La Prairie. Ce sont des pieux de la palissade du fort, datant du XVIIe siècle.
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DES PIEUX MIRACULEUSEMENT INTACTS DE LA NOUVELLE-FRANCE RETROUVÉS EN MONTÉRÉGIE

Rares sont les villes du Québec qui peuvent se vanter d’avoir trouvé des vestiges de leurs premiers habitants ! C’est le cas de La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal, où l’on a découvert des pieux miraculeusement intacts de son fort datant du XVIIe siècle.
Malgré leur aspect banal, ces morceaux de bois (Photo 1) représentent une découverte exceptionnelle. Se décomposant rapidement dans le sol, il est très rare de trouver du bois vieux de 350 ans !
C’est l’environnement particulièrement humide de La Prairie qui a permis leur préservation.
LA PRAIRIE, UN VILLAGE FORTIFIÉ

« Je m’en vais au fort », disaient encore les vieux en 1925 en désignant le cœur villageois de La Prairie. Bien que disparu depuis plusieurs siècles, l’ouvrage militaire a marqué l’histoire et la mémoire collective de la communauté riveraine.
Fondé en 1667, le petit village de La Prairie est fortifié lorsque les hostilités avec nos voisins du Sud reprennent en 1687. Pour protéger la première église de La Prairie, le cimetière et une quarantaine de maisons, une palissade de quatre mètres de hauteur est construite par l’arpenteur Gédéon de Catalogne.
De forme trapézoïdale (Photo 2), le premier fort suit la topographie particulière de ce site près du fleuve.
LES BATAILLES DE 1691
Finalisé en 1689, le fort de La Prairie occupe une place centrale dans la défense de la région montréalaise. Plusieurs attaques anglo-iroquoises surviennent, notamment celle du 11 août 1691, où les habitants de La Prairie sont menacés par les troupes du major Pieter Schuyler.
Déployé sur place, le bataillon du gouverneur de Montréal, Louis-Hector de Callière, subit une grave défaite. Heureusement, le commandant Valrennes mène le jour même une contre-attaque victorieuse sur le chemin de Chambly, forçant le contingent anglo-iroquois à battre en retraite.
LES BOSTONNOIS S’EMPARENT DE LA PRAIRIE
Le fort de La Prairie disparaît lors d’un épisode peu connu de notre histoire : l’invasion américaine de 1775.
Une année avant la Déclaration d’indépendance des États-Unis, les rebelles décident d’attaquer le Québec, qui est, depuis 1763, une colonie britannique.
Surnommés ici les « Bostonnois » depuis la révolte du Boston Tea Party, ces insurgés entrent victorieux dans le fort de La Prairie le 8 septembre 1775. Pour préparer leur défense, les envahisseurs construisent un blockhaus : un petit bâtiment carré en rondin.
Mais après quelques mois, l’invasion se révèle un échec. Pour couvrir leur retraite, les Bostonnois détruisent le fort de La Prairie.
Au fil des ans, la mémoire s’étiole et le blockhaus finit par être perçu par les habitants comme étant l’ancien fort français.
Le petit corps de garde subsiste jusqu’au grand incendie de 1846, où il disparaît dans les flammes.

L’HÉRITAGE DU FORT DE LA PRAIRIE
Loin d’être anecdotique, la forme particulière de ce fort français est toujours visible dans la configuration des rues de La Prairie, soit le quadrilatère excédant légèrement le secteur actuel des rues Saint-Georges, Saint-Ignace, Émilie-Gamelin, Saint-Jean et Sainte-Marie.
Après les dernières fouilles archéologiques d’Arkéos en 2008-2009, un traçage au sol a été réalisé, permettant de voir concrètement les limites de l’enceinte aujourd’hui disparue.
À PROPOS DU MUSÉE D’ARCHÉOLOGIE DE ROUSSILLON
Fondé en 2013, le Musée d’archéologie de Roussillon est situé au cœur du site patrimonial de La Prairie (Photo 2). Ses collections archéologiques comptent plus de 200 000 artefacts et écofacts mis au jour sur le territoire de la MRC de Roussillon, dont les vestiges exceptionnels du fort de La Prairie.
Source : Maude Bouchard-Dupont, historienne, Journal de Montréal, cahier Weekend, 4 mars 2023, p82
65e jour de l’année
Lundi, 6 mars 2023
On célèbre aujourd’hui…
LES FÊTES NATIONALES DU GHANA ET DU TOGO
À la douce mémoire de…
HENRI RICHARD 1936-2020, capitaine des Canadiens de Montréal qui détient le record de 11 coupes Stanley.
LUC COUSINEAU 1944-2017, auteur-compositeur-interprète québécois
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Pierre Lavigne – Claude Gagnon – Yvon Desrochers
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Choisis bien tes mots, car ce sont eux qui créent le monde qui t’entoure.
Pensée navajos
Ça s’est passé un 6 mars…
(1899) Le laboratoire allemand Dreser met au point un procédé de fabrication de l’aspirine et dépose le brevet à Munich. Cette avancée médicale est l’oeuvre du chimiste Felix Hoffmann qui a réussi à synthétiser le dérivé acétylé de l’acide salicylique en 1893. Doté de grandes propriétés analgésiques, le produit a aussi la faculté de faire baisser la fièvre.
(1964) Le prophète Elijah Muhammad donne officiellement le nom de Muhammad Ali, qui veut dire aimé d’Allah, à Cassius Clay. Il devient alors membre de La « Nation de l’Islam » souvent appelée les « Black Muslims ». Malcolm X était déjà membre.
(1967) Un nouveau quotidien voit le jour dans la Vieille capitale : le Journal de Québec, fondé par Pierre Péladeau dans le même style que le Journal de Montréal. Son tirage à sa première année d’existence est de 7 388 exemplaires.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !