Les médecins n’ont plus la cote

C’est triste à dire mais beaucoup de médecins n’ont plus l’appréciation du public, du moins depuis les derniers événements qu’on leur connaît. Gains monétaires substantiels, perte de productivité évidente et accommodations de toutes sortes ont fait en sorte qu’ils ont perdu leur cote d’amour. Rendez-vous de patients déplacés ou reportés à des dates plus éloignées et souvent à la dernière minute, on constate le même phénomène chez les chirurgiens. Considérés comme des dieux, l’opinion publique les a fait descendre de leur piédestal. Ils sont devenus des profiteurs de systèmes, avec la bénédiction des deux médecins qui nous gouvernent.

Gilles Proulx a écrit un article intéressant sur le sujet hier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, que je me permets de partager avec vous…

MÉDECINS EN PERTE D’ALTITUDE

Autant nos ingénieurs avec leurs joncs argentés au petit doigt ont perdu leur crédibilité lors de la commission Charbonneau, autant nombre de médecins sont en train de dégringoler dans l’estime général. Le bon docteur Barrette a eu beau dire qu’ils sont paresseux tout en augmentant leurs revenus, on s’aperçoit que plus on en donne, moins le public en reçoit.

Habitude d’homme de radio, je prête l’oreille à ce qui se dit dans les lieux publics. J’écoute les gens parler sur les tabourets des restaurants populaires. J’y constate une grogne sans précédent contre la profession médicale.

DÉLAI DE TROIS MOIS

J’ai jusqu’à maintenant pigé le bon numéro à la loterie du système médical, je touche du bois. Que dire toutefois du cas de Roland C. (nom fictif) qui souffre du cœur et qui, le 17 mars, se fait donner un rendez-vous chez un cardiologue le 7 mai à l’hôpital de Verdun?

Un coup de fil à la secrétaire le reporte au 16 mai à 16h30. « N’oubliez pas vos pilules », lui dit cette dernière. Le jour venu, le bon cardiologue n’est pas là. Il est « parti dans les îles », lui dit-on. Bref, Roland C. ne verra ledit docteur qu’à 11h le 27 août…

JOUR DE LA MARMOTTE

Dans une clinique médicale de LaSalle, une femme de ma connaissance vivait le « Jour de la marmotte » avec son médecin. Il ne lisait pas ses notes et oubliait son cas de rendez-vous en rendez-vous. « Vous fumez! » lui disait-il chaque fois en constatant qu’elle faisait de l’emphysème. « Non, je ne fume pas! » lui répondait-elle… à quatre reprises! J’ai aidé la pauvre à se dénicher un médecin de famille moins amnésique.

On se doute bien que les scandaleuses histoires de primes pour tout ou n’importe quoi (arriver à l’heure, revêtir une jaquette, enfiler des gants, etc.) ne sont que la pointe de l’iceberg. À quand le grand ménage pour enlever les poires pourries, pour éliminer les pratiques douteuses et pour rétablir l’honneur de la profession?

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