Et Gilles a parfaitement raison

Il faut se réjouir de l’arrivée du ministre Simon Jolin-Barrette dans le dossier de la langue au Québec. Quand on l’a vu travailler avec la loi 21 sur la laïcité au Québec, c’est définitivement l’homme de la situation. Celui qui pourrait faire en sorte de renforcir la langue française au Québec qui a grandement besoin de muscle.

Récemment, alors que j’observais les raisons sociales dans mon patelin à La Prairie, je suis tombé sur deux raisons sociales voisines et anglicisées, sur le Chemin de St-Jean.

La première, l’académie préscolaire Kreative Kidz et, la seconde, toute à côté, LEMELZHOUSE
Barbier. C’est devenu la mode et le phénomène prend de l’expansion.

Gilles Proulx, ardent défenseur de la langue française, traite de la question avec son article paru dans le Journal de Montréal d’hier, et qui me rejoint profondément. Évidemment, je ne peux faire autrement que le partager avec vous. Le voici !

NOS PURES LAINES ANGLICISÉES Gilles Proulx

Quoi de plus urgent que la francisation des immigrants ? La refrancisation des pures laines ! Un nombre aberrant de Québécois donnent des raisons sociales à consonnance anglo-américaine à leurs commerces et anglicisent notre visage.

En voyant le ministre Simon Jolin-Barrette prendre le dossier linguistique mal en point, le gouvernement Legault nous a donné l’impression que la ministre responsable de la loi 101, Nathalie Roy, avait été « tassée ».

Après les funérailles du regretté Pierre Nadeau, j’ai parlé à ladite ministre qui ne semblait pas du tout K.-O. Au contraire, elle débordait d’enthousiasme. « Cette fois, on va vous offrir du concret, M. Proulx, malgré toutes les critiques que vous avez pu m’adresser », m’a-t-elle promis, en substance.

INTROSPECTION

J’applaudis l’arrivée de Simon Jolin-Barrette dans le dossier linguistique. Je redoute néanmoins qu’avec lui, on se concentre trop sur la francisation des immigrants et pas assez sur les problèmes ataviques des non-immigrants.

Qui a nommé son bar à Hochelaga le Blind Pig ? Ou son marché gastronomique le Time Out Market ? Pensons aussi au Royalmount qui va « Dix30iser » notre île pas encore assez quétaine. Sortons de Montréal : souvenons-nous que les Sorelois ont choisi de rebaptiser leur Festival de la Gibelotte le… Gib Fest !

On voit bien que les pires ennemis de la francisation, ce sont encore des Québécois.

LA PAILLE ET LA POUTRE

« Je veux bien qu’on parle de francisation des immigrants, ai-je répondu à la ministre Roy. Mais si nos nouveaux venus baignent dans des villes aux vitrines anglicisées, à quoi bon essayer ? »

Toute promotion vigoureuse du français auprès des immigrants doit aussi viser nos « zozos » locaux qui dépersonnalisent et anglicisent nos villes. « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? » disait à ce sujet un certain Jésus, du moins si j’en crois un de ses évangélistes.

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