Fin de séjour abrupte

Eh oui ! La mauvaise nouvelle tant redoutée nous est tombée comme un coup de masse. Nous devons rentrer au Québec ! Les répercussions de ma récente hospitalisation ont fait pencher la balance pour une fin abrupte de notre séjour. Le coronavirus n’y est pour rien.

Notre assurance-voyage nous oblige à revenir à la maison dans les plus brefs délais. Selon eux, il y a risque de récidive et ils ne veulent prendre aucune chance d’avoir à défrayer d’autres frais médicaux, déjà que la facture dépasse les 30 000 $. On n’a pas le choix et je comprends parfaitement leur décision.

En contrepartie, il semble que notre retour comme snowbird l’automne prochain ne puisse être compromis. Quoi qu’il en soit, nous quitterons notre paradis hivernal samedi en matinée, en pleine période d’instabilité mondiale que provoque le COVID-19. C’est du jamais vu ! Partout, les attroupements sont interdits. La consigne demeure la quarantaine personnelle pour rétablir une stabilité.

Comment va se dérouler notre route ? Sera-t-on soumis à des contrôles au poste frontalier ? Aurons-nous l’obligation de se placer en quarantaine volontaire une fois rentré au pays ? C’est loin d’être clair et concis.

Hier, je discutais au téléphone avec ma sœur et elle me disait que nous devrions observer quatorze jours de quarantaine, une fois rendu à destination… on verra bien. Partout c’est l’incertitude et ce coronavirus est sur toutes les lèvres. Ici, en Floride, bien des Québécois s’interrogent, s’inquiètent de l’avenir. Avec tous ces événements qui sont annulés un peu partout, ça frise la panique chez certaines personnes. C’est une situation d’urgence planétaire. C’est une pandémie.

De tels chambardements auront un impact évident sur l’économie. Les bourses accusent de fortes baisses. Du côté des événements sportifs professionnels, il y a des suspensions et des annulations de parties. Du jamais vu, même en temps de guerre.

Que dire également des écoles, casinos, bibliothèques et événements culturels de masse fermés et annulés. Il faut être attentif aux messages des autorités. Au Québec, le gouvernement y va de conférences de presse journalières, montrant l’urgence de bien informer la population. Les experts prédisent des mois d’incertitudes.

C’est donc dans cette ambiance et cette perplexité que nous remontons vers le nord. Nous arriverons assurément d’un pays étranger, même si ce sont les États-Unis. Dans les jours qui suivront je vous ferai part de nos observations et nos découvertes via ce blogue. Venez y faire un tour pour en prendre connaissance.