Une semaine déjà

Nous entrons aujourd’hui dans notre septième journée de confinement. Pas si mal finalement et à vrai dire, on n’a pas vu le temps passer. Une semaine derrière nous. Il n’en reste qu’une seule et tout va bien.

Partis précipitamment de la Floride, on avait dû enregistrer plusieurs émissions et on en a profité pour faire du rattrapage télé. Là-aussi, nous sommes à date. Ensuite, le ménage. Quoi d’autre à faire me direz-vous. Là également, c’est mission accomplie pour une bonne partie. Le reste, on attend des températures plus clémentes pour une bonne aération complète.

Pour les sorties à l’extérieur, je suis sage, me permettant d’aller porter les ordures dans le conteneur, le soir, dans le noir. Je profite de la tranquillité des lieux pour me remplir les poumons d’air froid et vivifiant. Ça fait du bien et c’est justement durant ces moments qu’on apprécie pouvoir respirer cette nature qui ne souffre pas du virus.

Les bourgeons vont naître, les arbres vont se couvrir de leurs feuillages et les oiseaux vont revenir chanter la symphonie du printemps.

Et saviez-vous la meilleure…? Le téléphone, Messenger, FaceTime, l’ordinateur et autres applications du même genre, ne peuvent transmettre le virus. C’est pas un bonne nouvelle ça ? Alors pour éviter d’avoir la voix rauque et de perdre sa langue, on communique avec les parents, la famille les amis et on cause, on rit et on se raconte toutes sortes de choses.

On peut se parler proche, proche, proche. La distance n’a plus d’importance et Vidéotron, pour ne pas le nommer, a retiré ses limites de données pour tous, du moins jusqu’au 30 avril 2020. Alors vive les rapprochements. Vous pouvez même dîner ensemble à distance proche et causer, seul l’odorat du plat est absent. Un autre moyen de faire la grimace au Covid-19.

En y réfléchissant un peu, je me suis rappelé qu’en 2010, en Floride, nous avions connu un hiver de merde; du froid, du froid et encore du froid tout l’hiver, au point où les rues étaient désertes dès la tombée de la nuit. Quelques snowbirds avaient quitté pour rentrer au Québec plus tôt… tant qu’à geler !

Et là, en 2020, nous tombe ce parasite, cette cochonnerie qui bouleverse le monde sans précédent. On ne se souvient même plus d’un événement planétaire pareil, d’une telle envergure. Serions-nous programmés pour des cycles apocalyptiques tous les dix ans ? On verra bien en 2030.

Quoi qu’il en soit, c’est dans ces périodes qu’on voit une sincère implication des communautés. De partout, les gens affluent pour donner du bonheur à certains, par les courses à l’épicerie ou ailleurs. Il faut bien que la vie continue. Il ne faut pas oublier également tous ceux et celles qui œuvrent en santé et qui s’impliquent sans compter et souvent au risque de leur propre sécurité.

Une fois cette malédiction passée, il faudra les remercier à leur juste valeur inestimable. Depuis le temps qu’ils réclament leur juste part monétaire, ils représentent un excellent placement. Même constats chez ceux et celles qui travaillent dans les CHSLD. Ce sera le moment de reconnaître leur apport aussi indispensable.

Le Québec est chanceux d’avoir un premier ministre et une équipe dynamique qui nous montrent un sens civique hors du commun. Ils sont cités en exemple partout et ils récoltent ces honneurs bien humblement. Comme les politiciens et administrateurs durant la crise du verglas de 1998, ils se placent au même niveau que la communauté et gère au présent, au plus fort de la crise.

C’est dans ces moments tragiques et intenses que le Québécois apprécie son choix au moment de choisir ses dirigeants. Il faut continuer d’observer à la lettre leurs directives pour que la suite se déroule dans l’ordre, où le contrôle est plus facile.

Bien sûr, ce virus sera vaincu, écrasé, anéanti, pulvérisé mais malheureusement il y en aura d’autres. L’expérience présente doit nous guider pour l’avenir. Il doit nous rester ce savoir, cet acquis qui n’a pas de prix. On le voit avec l’Italie où rien n’est sous contrôle. Ça prend un plan et c’est ce que l’équipe Legault met en place lentement mais sûrement, et surtout réfléchi.

Enfin, cette deuxième semaine de quarantaine débute avec un réfrigérateur qui se vide peu à peu, mais nous expérimentons l’épicerie en ligne des marchés Métro. C’est tellement populaire et en demande, que ma livraison est prévue pour jeudi prochain, le 26 mars. On peut tenir le coup jusque là et je vous ferai part de mes commentaires suite à cette expérience. J’ai confiance !

Le poisson d’avril marquera la fin de notre confinement. Faut pas se garocher partout. On reprendra la routine lentement mais sûrement. Par contre les consignes s’appliqueront toujours jusqu’à nouvel ordre; se laver les mains à fond durant 20 secondes, éviter les attroupements et garder ses distances. Ceux et celles qui n’appliquent pas ces règles, n’attendez pas qu’on vous rappelle à l’ordre. Faites-le !